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Agbéyomé Messan Kodjo

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Compaore et Khadafi atissent le feu au lieu de le calmer !
 Réaction OBUTS Canpagne FAURE
 Communiqué de presse de OBUTS : Candidature Unique
 Droit de réponse à la Rédaction de Republicoftogo
 Togo : De la nécessité d’aller aux élections en rangs unis
 S.E. Agbéyomé Kodjo lance son parti
 Lancement officiel du Programme d'Action Politique OBUTS
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 Lettre de S.E. Agbéyomé Messan Kodjo à J.Villard
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 Revue de presse Afrique 14 avril 2009
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 Anniversaire de l'indépendance du TOGO
 INTERVIEW DU PRESIDENT NATIONAL OBUTS
 Exposé liminaire point de presse OBUTS
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 Biographie Politique du candidat Agbéyomé Kodjo à la Présidence
 Togo : communiqué de Obuts
 Discour de son SE Agbéyomé Messan Kodjo
 Togo communiqué de Presse OBUTS
 Togo : MISE AU POINT DE OBUTS.
 AGBEYOME KODJO : COURAGE POLITIQUE ET VISION.
 CARNET DE CAMPAGNE DU PRESIDENT AGBEYOME MESSAN KODJO.
 CARNET DE CAMPAGNE DU 24 FEVRIER 2010
 CARNET de CAMPAGNE du 26 Février 2010.
 CARNET de CAMPAGNE du Samedi 27 Février 2010.
 Présidentielle à huis clos au Togo
 Document Cadre de Partenariat - France-Togo (2008-2012)
 L'INEXORABLE VICTOIRE DU PEUPLE TOGOLAIS.
 Mobilisation générale pour la vérité des urnes
 L’ancien président de la République, Faure Gnassingbé

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Compaore et Khadafi atissent le feu au lieu de le calmer !

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Aujourd'hui à 17:06
La Commission Electorale Nationale Indépendante, a publié samedi dernier des résultats provisoires fortement contestés et dont la fiabilité est sujette à caution, si l’on se réfère au rapport intermédiaire publié ce jour par la Mission d’Observation de l’Union Européenne.
Au moment où des doutes sérieux sur la transparence du scrutin du 04 mars 2010 sont émis par l’Union Européenne, un des bailleurs principaux de cette élection présidentielle, et que la diplomatie française à travers le porte parole du Quai d’Orsay, Bernard VALERO, joue une certaine prudence ; nous constatons avec regret que les dirigeants africains une fois encore manquent de tact et brillent par leur mépris pour la cohésion sociale et l’instauration d’une démocratie apaisée et viable sur le continent.
Les déclarations de ce jour de Blaise COMPAORE et de Mouammar KHADAFI relayées par republicoftogo.com indiquent à suffisance leur posture partisane au moment où Bernard VALERO déclare : "N'ayant connaissance ni des résultats définitifs de l'élection présidentielle, ni des rapports définitifs des différentes missions d'observation électorale présentes sur place, je ne suis pas en mesure de répondre à votre question".
Pourtant Blaise COMPAORE, qui est intervenu à plusieurs reprises pour tenter de régler les différends entre le RPT et l’opposition, pour ce qui concerne l’organisation de l’élection présidentielle, est le Chef d’Etat africain le mieux informé de la situation togolaise.
Dans ces conditions, le message de félicitations qu’il vient d’adresser dès ce lundi à Faure GNASSINGBE, alors même qu’il ne s’agit que de résultats provisoires s’apparentant à un holdup électoral, semble au minimum déplacé, surtout lorsqu’il parle « des immenses qualités d’homme d’Etat », et de son attachement à la « promotion des valeurs de dialogue, de fraternité et de solidarité » à propos d’un président qui a jusqu’ici dirigé de façon autiste son pays avec un déficit criard de vision et d’ambitions, privilégiant les actes de discorde.
En déclarant ce jour : « C’est une victoire pour le Togo, pour les Togolais et pour la démocratie, synonyme de développement », Mouammar KHADAFI qui vient à peine de quitter la tête de l’Union Africaine (UA), semble se contredire à merveille après avoir tant défendu ces derniers mois la cohésion entre les peuples africains. A moins que l’idéal prôné ne concerne pas le peuple Togolais !
Dans tous les cas, le peuple Togolais aurait préféré en pareille circonstance le silence à défaut d’un engagement ferme pour la transparence du scrutin et la vérité des urnes. Au lieu de se précipiter pour entériner ce qui apparaît de plus en plus comme une nouvelle tentative de holdup électoral, les dirigeants africains pour une fois devraient faire preuve de hauteur politique, de vertu et de respect pour leur peuple respectif.
Nous réitérons notre appel citoyen à la communauté internationale notamment les Nations Unies, afin qu’elle intervienne rapidement dans cet épineux dossier avant que ne se détériore gravement la situation politique au Togo vu l’escalade de la violence chaque jour un peu plus perpétrée contre de paisibles citoyens qui ne réclament que le respect de leurs droits humains élémentaires.
Fait à Lomé, le 8 mars 2010.
M. Vignon APEDO
Politologue, Lyon (France). |
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Réaction OBUTS Canpagne FAURE

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AUTISME POLITIQUE ET APOLOGIE DE LA DUPLICITE
Le dernier Président de l’innommable dictature togolaise, Faure Gnassingbé, a brillé par l’absence de hauteur politique qui l’a toujours caractérisée durant son quinquennat lors de sa dernière adresse à la Nation prononcée ce lundi 15 février, avant que ne s’ouvre officiellement la campagne pour l’élection présidentielle du 4 mars.
Si besoin était encore, il a apporté la démonstration pathétique au peuple togolais meurtri et perplexe, qu’il est incapable d’entendre ses cris de détresse et de souffrance, et son aspiration à vivre mieux dans un Togo prospère.
En décidant de n’apporter aucun correctif au processus électoral en cours, comme si aucun problème ne se posait dans la préparation du scrutin, il a montré son mépris avéré pour l’exercice de la démocratie apaisée et son indifférence face aux appréhensions justifiées de violences et de fraudes émanant de toutes les composantes de la Nation.
Quelle belle démonstration d’autisme politique en ignorant sciemment à quinze jours de l’élection, les graves problèmes qui se posent à la CENI, dénoncés par tous les représentants de l’opposition, à propos de la révision des listes électorales, des mesures de traçabilité et d’authentification des bulletins de vote, de la suppression du vote anticipé, des procédures de centralisation, de publication et de transmission des résultats du scrutin, de la publication par les médias, des résultats affichés dans les bureaux de vote et dans les CELI ou de la formation conséquente des personnels électoraux. Ainsi le candidat Faure Gnassingbé a clairement affiché son intention de laisser perdurer des pratiques qui lui permettent avec ses acolytes du RPT, de phagocyter comme à l’accoutumée les résultats du suffrage universel.
De plus, quand il fait le vœu malicieux d’un scrutin sans violence, d’un côté rappelant que « que l’élection présidentielle n’est pas une épreuve mortelle ni une occasion d’affrontement physique ou ethnique ; elle ne doit pas être un terreau de violence insensée et d’actes de vandalisme » et de l’autre, en couvrant les turpitudes en cours au sein de la CENI, à mettre à l’actif des représentants de son parti, le RPT ; le Président sortant, censé être le garant des institutions, montre aux yeux du peuple togolais et du monde son vrai visage. Celui de l’autisme grevé de la duplicité.
En se félicitant que « le peuple togolais a prouvé sa maturité démocratique en faisant des législatives de 2007, un succès politique salué par la classe politique et la communauté internationale », Faure Gnassingbé tente de faire oublier désespérément les réprobations contenues dans le rapport de la Mission d’observation de l’Union Européenne, qui a largement fait état de nombreuses imperfections et irrégularités, tout comme l’achat massif de consciences opéré sur toute l’étendue du territoire national.
Etrangement, le fil conducteur de l’intervention de Faure Gnassingbé se réfère à la violence et à l’anarchie. Comme l’inconscient n’a de cesse de transparaître au creux du dire et du faire de notre autiste national ! Son discours confine presque à l’incongruité lorsqu’il « exhorte l’ensemble de la classe politique et toutes les forces vives de la nation à poursuivre leurs efforts pour bannir à jamais la violence dans notre pays ». Comment peut-il s’exonérer de son écrasante responsabilité avec autant de mépris pour la classe politique et le peuple togolais tout entier, sur les mauvais coups en préparation à la CENI, alors qu’il se rend complice des dysfonctionnements en son sein ? Nous rappelons que le mur du refus de toute amélioration opposé par le RPT, a entraîné le retrait de certains candidats de l’opposition, et que l’injustice sciemment perpétrée porte en elle les ferments du trouble et de la violence.
Mais tout cela serait encore moindre mal, si Faure Gnassingbé, ce lundi 15 février 2010, ne s’était pas abrité derrière la fonction présidentielle pour assener sur son propre comportement, un criard mensonge éhonté, qui sonne comme une insulte à la mémoire des plusieurs centaines de victimes des douloureux événements consécutifs à l’élection présidentielle de 2005.
Nous avons tous été témoins des agissements de Faure Gnassingbé pour retarder délibérément le renforcement de nos capacités institutionnelles, entravant ainsi à dessein toute politique de bonne gouvernance. Pour preuve, l’imposture et le cynisme ont caractérisé sa démarche inopportune et bien tardive de mise en place de la Commission Vérité-Justice-Réconciliation réduite qu’à la simple expression de son décret de création. Cet instrument institutionnel, seul capable de nous permettre de réaliser collectivement l’introspection qui s’impose sur notre passé pour mieux construire notre avenir, s’il rendait ses conclusions avant le présent scrutin, aurait pu mettre en évidence son écrasante responsabilité lors des douloureux événements de 2005 consécutifs à son hold-up électoral.
La politique de réconciliation dont il s’est prévalu hier est une coquille vide qui a servi de façade à toutes les dérives politiques et économiques. Comment peut-on réconcilier le peuple togolais avec lui-même si on est incapable de réconcilier sa propre famille ? Le frère cadet du Président sortant à l’instar d’autres compatriotes, est toujours détenu jusqu’à ce jour à la suite de son interpellation au cours d’une étrange tentative de coup d’Etat dont les contours restent encore non élucidés par la justice.
En regard de cette démonstration hors pair d’incivilité politique, l’heure n’est pas à la démission, elle est au contraire à l’action, pour s’engager résolument et avec détermination dans un combat politique serein de haut niveau, au cours duquel nous devons exiger la vérité des comptes d’un bilan désastreux, et montrer que nous sommes capables de proposer la meilleure alternative à cette gestion surannée des affaires publiques.
Le moment est venu, pour le peuple togolais de trancher entre la continuité pour une condition misérable, et la rupture pour un avenir qui transforme radicalement sa condition et lui permette d’être acteur d’un grand dessein commun pour toute la nation ! Cet espoir de rupture et d’avenir, c’est Agbéyomé Kodjo qui le porte aujourd’hui, et lui seul avec Foi, Intrépidité et Dépassement !
C’est pourquoi OBUTS appelle de toutes ses forces toutes les filles et tous les fils du Togo à prendre leur destin en main, et à soutenir son programme d’action intitulé « Ensemble pour un Togo Prospère » en vue de réaliser une véritable alternance cette année 2010.
OBUTS invite ainsi à l’engagement le plus profond tous les jeunes, tous les corps institutionnels et professionnels, toutes les autorités confessionnelles, nos frères et sœurs des forces de sécurité et de l’ordre, tous les membres de la communauté internationale partenaires du Togo, notamment l’Union Européenne, les Etats-Unis, la CEDEAO qui se sont investis pour que la démocratie franchisse un nouveau pallier au Togo, à l’occasion de cette élection présidentielle, à se tenir mobilisés et prêts, pour veiller sans compromission de quelque nature que ce soit au bon déroulement du scrutin.
Que Dieu nous accorde à ce tournant décisif de notre douloureuse histoire commune le regain d’énergie nécessaire qui fera la différence, pour que tous les regards du Monde tournés vers nous, soient témoins de l’avènement du Togo Libéré et Prospère !
Fédérons nos énergies pour un Togo Prospère !
Fait à Lomé, le 15 février 2010
Pour OBUTS
Le Président National
Agbéyomé KODJO. |
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Communiqué de presse de OBUTS : Candidature Unique

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La rencontre des forces démocratiques tenue à Paris les 9 et 10 février 2010 ; à l’initiative de Maître François Boko ; avait pour objectif d’accorder toutes les principales forces de l’opposition sur la définition d’une stratégie politique crédible commune, devant conduire à la désignation consensuelle d’un candidat unique de l’opposition pour la présidentielle du 28 février prochain.
Cette initiative, autant que les parties prenantes de cette assise, (UFC, CAR, CDPA, OBUTS, SURSAUT TOGO), qui ont été jusqu’ici copieusement moquées, voire vilipendées, notamment de la part des journaux en ligne inféodés au pouvoir, méritent d’être saluées, même si leur résultat n’est pas totalement à la hauteur de nos propres espérances, et surtout de l’espoir que nous avons fait naître chez nos compatriotes, et que nous avons pu mesurer, au cours de la précampagne que nous venons de mener ces six derniers mois.
Nous nous réjouissons nonobstant les difficultés d’avoir pu jeter de sérieuses bases de cette candidature unique, dont les contours seront finalisés solennellement dans les heures à venir à Lomé. Nous veillerons à ce que le contrat de confiance que nous avons conclu le 04 février passé avec le peuple togolais ne soit pas trahi.
Le programme politique cohérent et réaliste que nous avons construit et présenté aux togolais, n’a cessé jusqu’ici de sous-tendre notre démarche, y compris dans le cadre de la recherche d’un consensus, et nous considérons qu’il doit, au moins pour partie, être pris en compte dans le cadre d’une alliance politique.
Comme nous n’avons cessé de le répéter, le Togo doit faire face à une crise triple : éthique, identitaire et managériale. Sa résolution exige une démarche cohérente et saine en vue de la refondation morale, politique et socio-économique de notre pays. Dans cette optique, OBUTS ne peut s’associer à quelque initiative n’intégrant pas ce tryptique.
Les propositions qui ont été faites à OBUTS, sont loin de prendre suffisamment en compte toutes les préoccupations de notre peuple. En l’état, lesdites propositions ne sont pas de nature à permettre à OBUTS d’influer de façon efficace et efficiente pour la part qui lui revient, sur la nouvelle politique dont notre pays a besoin.
Nous réaffirmons ici, qu’en nous rendant à cette rencontre, notre volonté de créer les conditions d’une candidature unique autour du parti le mieux implanté, demeure sincère si tant est que son Président National la soutienne.
Fort du souci de la clarté du débat politique, nous souhaiterons que le Président National de l’Union des Forces du Changement (UFC), M. Gilchrist Olympio, maître d’œuvre incontestable de la popularité de cette formation politique puisse se prononcer. En conséquence, nous considérons qu’une déclaration de M. Gilchrist Olympio, s’avère indispensable pour rassurer la base électorale de l’ensemble des forces démocratiques, ce qui nous confortera dans notre démarche, conférant ainsi à la campagne à mener toute sa symbolique et sa force.
OBUTS interpelle donc expressément le Président National de l’UFC, M. Gilchrist Olympio afin qu’il mette du sien dans les heures à venir, pour que nous parvenions à un accord solide et équitable pour toutes les forces démocratiques, avant l’ouverture de la campagne électorale prévue pour le 12 février prochain.
Soucieuse d’aider la génération présente et à venir, pour construire un avenir apaisé et harmonieux, OBUTS prend à témoin le peuple togolais et sa diaspora de sa volonté sincère, pour rendre effectif l’espoir de Paris en vue d’une candidature unique véritablement consensuelle.
OBUTS rassure le peuple togolais et sa diaspora de son engagement résolu à lui rendre sa victoire au lendemain du 28 février prochain, et appelle toutes les filles et tous les fils du Togo à une mobilisation sans précédent pour faire échec à la duplicité et au déni de justice sociale d’où qu’elle vienne.
Fait à Paris, le 10 février 2010
Le Président National
Agbéyomé KODJO. |
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COMMUNIQUE DE PRESSE OBUTS.
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"L’UFC en annonçant la suspension de sa participation à la CENI et en qualifiant de hold-up la candidature de Monsieur Jean Pierre FABRE fragilise implicitement le front naissant "
Les dernières évolutions de l’actualité politique sont fort préoccupantes et interpellent la classe politique toute entière, à apporter des explications à notre peuple, suffisamment meurtri par la grave et profonde crise que ne cesse de traverser notre pays. Elles impliquent que chacun assume désormais ses responsabilités.
En effet, au lendemain de la rencontre de Ouagadougou entre le Facilitateur, le Président Compaoré et les partis parlementaires siégeant à la CENI, et celle de Paris qui a vu naître le Front Républicain pour le Changement et l’Alternance au Togo ; des décisions fondées sur le constat de graves irrégularités entachant le processus électoral ont été prises aussi bien par l’UFC, que par le CAR en date du 12 et 13 Février 2010. Nous en prenons acte, tout en regrettant de n’avoir pas été consultés sur un sujet aussi grave.
L’UFC en annonçant la suspension de sa participation à la CENI et en qualifiant de hold-up la candidature de Monsieur Jean Pierre FABRE fragilise implicitement le front naissant et discrédite aux yeux de l’opinion, du gouvernement sortant ainsi que de la communauté internationale le choix porté sur son représentant. Au surplus, l’attente de la base de l’électorat des forces démocratiques vient d’être plombée par les dissonances au sommet de l’UFC et le silence pesant de son Président National, M. Gilchrist OLYMPIO.
Quant au CAR, sa décision de ce jour de suspendre sa participation aux travaux de la CENI, assortie du retrait de son candidat Maître Yawovi AGBOYIBOR du processus électoral, vient renforcer le désarroi du peuple togolais face à l’absence de synergie, de cohérence et de cohésion au sein des forces démocratiques.
Confronté à l’angoissante perspective de boycott de la présidentielle par les forces démocratiques à 48 heures de l’ouverture de la campagne, le peuple togolais s’interroge légitimement avec anxiété, et a droit à une réponse claire et précise.
En ce qui la concerne, OBUTS tient à rassurer le peuple togolais et sa diaspora, de son engagement résolu dans la stratégie unitaire de participation à la présidentielle afin de réaliser à tout prix l’alternance. A défaut d’engagements clairs dépourvus de toute ambiguïté, et fort du souci de ne pas trahir le contrat de confiance passé avec le peuple le 4 Février dernier, OBUTS rappelle au peuple togolais et à sa diaspora, qu’elle n’entend pas cautionner un boycott .Elle n’entend pas participer à une aventure politique qui aurait pour effet de pérenniser les dérives politiques qui ont caractérisé notre pays, durant les dernières décennies.
Face à l’ampleur des dysfonctionnements relevés au sein même de la CENI par certains de ses membres notamment le gonflement inexpliqué du fichier électoral dans la région septentrionale faisant craindre un tripatouillage électoral, OBUTS déplore la suspension de la participation de l’opposition parlementaire aux travaux de la CENI et souhaite vivement qu’une solution rapide puisse être trouvée à cette crise.
Dans ce contexte de crise, OBUTS met en garde le gouvernement sortant contre toute velléité de vouloir saborder la CENI pour confier la gestion dudit processus au Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales, et rend attentives toutes les institutions nationales et internationales impliquées dans le processus électoral à y veiller scrupuleusement.
OBUTS réitère à tout le peuple togolais et sa diaspora, sa détermination inébranlable à lui rendre sa victoire, sa liberté et sa joie de vivre au lendemain du 04 mars prochain. Elle appelle par conséquent toutes les filles et tous les fils du Togo, à une vigilance accrue et une mobilisation sans précédent, pour faire échec à l’imposture et au hold-up électoral en préparation.
Ensemble pour un Togo prospère !
Fait à Lomé le 13 Février 2010.
Le Président National.
Agbéyomé KODJO. |
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Droit de réponse à la Rédaction de Republicoftogo

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DROIT DE REPONSE A LA REDACTION DE REPUBLICOFTOGO
Dans votre article intitulé « Pas question de s’effacer devant Jean Pierre Fabre » publié le 6 Février 2010, vous écrivez : « l’ancien premier ministre Agbéyomé KODJO a indiqué qu’il refusait le principe d’une candidature unique au profit de l’UFC (opposition), dont le candidat est Jean-Pierre Fabre. »
Nous tenons à apporter un démenti formel à ces propos qui sont une déformation délibérée de notre réaction suite à une question d’un journaliste lors de la conférence de presse organisée par notre formation politique le 4 Février 2010.
Nous tenons à rétablir la stricte vérité.
L’opposition togolaise s’investit en ce moment de manière active à trouver un candidat unique à travers des groupes de travail.
Ceux-ci n’ont pas encore rendu public le résultat de leur tractation.
Dans ce contexte, il nous paraissait inopportun qu’un candidat puisse s’autoproclamer candidat unique, et intimer l’ordre aux autres de se ranger derrière lui.
C’est ce que nous avons indiqué tout en précisant que nous sommes disposés à consentir tous les sacrifices, pour aider à l’avènement de l’alternance au Togo en 2010.
En définitive, pour dissiper tout malentendu nous reprenons la réponse à la question du journaliste "(...) Si j’ai mille raisons de m’effacer pour m’aligner derrière Gilchrist OLYMPIO, je n’ai pas les mêmes raisons de m’effacer pour m’aligner derrière Jean-Pierre FABRE. Néanmoins, si l’alternance passe par là, je m’y plierai"
Fait à Lomé le 7 Février 2010
Pour le Bureau National
Gérard ADJA
Conseiller Spécial du Président |
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Togo : De la nécessité d’aller aux élections en rangs unis

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Le 28 Février 2010 les Togolais sont appelés à aller aux urnes pour désigner celui qui va présider leur destinée pour les 5 ans à venir.
Comme de coutume, le RPT va encore s’arroger le droit du peuple en vidant les élections de leur substance. La question aujourd’hui est de savoir si l’opposition a maintenant retenu les leçons du passé. Il y a eu 1998, 2003 et 2005 ou elle a tout raflé tel un torrent, renversant tout sur son passage. Qu’a-t-elle fait de sa victoire? Rien du tout ou peu. Comment peut-on gagner les élections et aller aux négociations en se laissant dicter la conduite à tenir et en se contentant des miettes que le pouvoir vomi du RPT lui donne.
Ce comportement lâche de l’opposition a fait qu’il y a aujourd’hui péril en la demeure. Elle doit donc chercher en son sein le bon candidat qui au soir des élections doit nous emmener au pouvoir. La donne a changé. Il ne faut plus aller aux élections pour revenir dire qu’on a gagné tout en concédant l’exercice du pouvoir au perdant. Il faut être vraiment incapable pour laisser le RPT gouverner avec seulement 7% des suffrages comme cela a été le cas en 2005. “On ne change pas une équipe qui gagne”, dit-on souvent. Au Togo, l’opposition a érigé en règle le contraire. Pour elle, on ne change pas une équipe qui perd. A chaque grand rendez-vous, comme à la Conférence Nationale Souveraine, en 1992, 1993, 1998,2003 et 2005, l’opposition a brillé par son incapacité et surtout son impuissance à occuper le terrain et à organiser la résistance. Elle laisse toujours le peuple éteindre le feu qu’ils ont allumé. Apres avoir joué au pyromane, elle se refugie qui dans les maquis, qui à l’extérieur, en envoyant le peuple abandonné à l’abattoir pour ensuite tenter de revenir jouer le rôle du sapeur pompier.
A nouvelle donne, nouvelle mentalité. L’opposition doit accepter aller à l’école du sacrifice, du partage et de l’union. Elle doit s’assimiler à son armée comme elle s’identifie à son peuple. Ensuite, chaque leader doit faire une introspection en reconnaissant ses limites et surtout en reconnaissant les mérites et les aptitudes de l’autre. La délivrance et la conquête du pouvoir sont à ce prix.
L’armée, cette énigme
Comment peut-on vouloir le soutien et l’appui d’un corps dont on ignore tout: son langage, ses attentes et surtout ses appels du pied. Il faut arrêter de lui tirer dessus à boulets rouges car les vrais coupables sont à rechercher ailleurs. Les leaders doivent d’abord comprendre la complexité de l’armée togolaise avant de porter sur elle un quelconque jugement.
Pendant longtemps, les militaires qui sont nos frères, nos enfants et nos pères ont été identifiés comme la branche armée d’abord d’Eyadema, ensuite du RPT. En réalité, il y a une minorité de perturbateurs, composée du clan (frères, cousins, enfants, neveux et gendres) qui détient tout l’appareil du commandement. Tout le reste est tenu en respect par le “pacte d’allégeance et de fidélité”. Toute entrave ou tout égarement est sanctionné par la mort. Le parcours de survie du supplicié passe par un passage rédhibitoire qui est le féticheur Tanaw de Djamdé, véritable cauchemar des officiers. Sa potion magique peut s’avérer être un puissant poison mortel (Lieutenant Amouzou, Colonel Assila, Colonel Merlaud et Capitaine Francisco. Le refus de se présenter devant Djamde expose aussi les récalcitrants à la mort par assassinat (Gaston Gnéou, Osseyi, Koffi Kongo). Certains qui ont eu le courage de critiquer les dérives de l’armée ont été purement et simplement assassinés ou exécutés. C’est le cas d’Ameyi, de Tepe, d’Akpoh, d’Epou, de Tokofai, etc.
Tout comme le peuple, l’armée cherche son rédempteur. Tant qu’elle ne l’aura pas trouvé, elle ne franchira pas le Rubicon, d’où la nécessité de désigner un leader à la fois dur et souple, intraitable et flexible. L’armée s’engagera clairement et résolument quand elle aura identifié ce leader intrépide.
Où était l’opposition quand on a voulu assassiner le Général Bonfoh? Le Général Tidjani a eu la vie sauve grâce à la bravoure et à la témérité du soldat Gbessa (ancien chauffeur du Colonel Biténéwé) quand Ernest a tenté de l’assassiner au camp Landja. Le Colonel Biténéwé a été sauvé du glaive par le clergé, mobilisé de la base au sommet, tandis que le Capitaine Pelo et le Colonel Assih ont dû choisir entre la mort et l’exil. Le jeune Lieutenant Innocent Kpandang et bien d’autres encore ont été empoisonnés. Face à toutes ces tragédies, les leaders de l’opposition n’ont pas cru bon de lever le petit doigt, s’enfermant plutôt dans leurs calculs mesquins, cherchant à éliminer un candidat jugé dangereux pour leur accession à la présidence. Ils ont ignoré l’appel au secours de l’armée qui leur envoyait des “SOS”.
Aujourd’hui que nous voulons une refonte de l’armée dans la société, il incombe à l’opposition de désigner en son sein l’oiseau rare, celui là même qui pourra répondre à l’appel de l’armée tout en restant près du peuple.
De 1990 a 2010, soit pendant 20 ans, nous avons pu voir nos leaders (à l’exception d’un seul, Gilchrist Olympio) à l’œuvre. A la moindre incartade, ils sont hors des frontières, abandonnant le brave et courageux peuple à son sort. Agboyibo, Gnininvi, Jean-Pierre Fabre en passant par Edouard Kodjo, Adani Ifê, Zarifou Ayeva, Jean-Lucien Savi de Tové ont tous été sur le terrain. Certains ont eu le courage, il faut le noter , de retourner leur veste. C’est le cas de Zarifou Ayeva, d’Edouard Kodjo, de Jean-Lucien Savi de Tové, et plus récemment de Léopold Gnininvi.
D’autres comme Agboyibo ont été échaudés par leur expérience carcérale (qui a émoussé sa verve). Le plus inquiétant cependant est le cas de Jean-Pierre Fabre, l’homme aux deux visages. En effet, le plus proche collaborateur de Gilchrist Olympio a profité d’un instant de faiblesse de celui-ci, terrassé par la maladie pour le poignarder dans le dos; acte diabolique et lâche à la faveur d’un pacte dénommé contrat social avec Faure Gnassingbé.
Pourquoi sont-ils tous hors course?
D’abord, le patriarche Apollinaire Yaovi M. Agboyibo
Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est a Dieu. Dans l’opposition, il est celui qui a marqué son temps après Gilchrist Olympio. A la tête de la CNDH, il a abattu un travail incommensurable et par la subtilité, il s’est engouffré dans la brèche ouverte par Me Djovi Galli et surtout les étudiants de l’université du Benin à la recherche de leur camarade Nayone porté disparu après une réunion des étudiants du Nord Togo où il a émis des critiques à l’encontre du régime. Malheureusement, il a dilapidé tout ce capital de sympathie accumulé, à cause de son inexpérience politique et de sa soif du pouvoir qui l’emmènera certes à la primature, mais le coupera de sa base, véritable cordon ombilical, qu’est le peuple. Dans la vie, il faut savoir quitter les choses avant que les choses ne vous quittent. Il est temps pour lui de tirer sa révérence et de passer véritablement la main aux jeunes de son parti. Il doit aussi faire preuve de sagesse, d’amour de pardon et de patriotisme en mettant de coté ses ressentiments personnels en serrant la main de ceux qui l’ont offensé. Il doit mettre au-dessus de toute considération, l’intérêt supérieur de la patrie. L’union de l’opposition passe par la réconciliation de ses leaders.
Ensuite, il y a la CDPA de Gnininvi et de Brigitte Adjamagbo-Johnson
En réalité, ce parti a cesse d’exister depuis la mort d’Eyadema qui a coïncidé avec l’abdication de son Secrétaire General, Gnininvi. A tour de rôle, les membres du bureau ont commencé à aller à la soupe RPT en commençant par Gnininvi et Aduayom. C’est maintenant autour d’Hilaire Logo Dossouvi et de Brigitte Adjamagbo-Johnson a qui des promesses de portefeuilles ministériels ont été faites. La stratégie est de laisser la CDPA aller aux élections pour enlever à la vraie opposition une partie de l’électorat, ce qui profitera au RPT. D’ailleurs les jeunes loups du parti que sont Tino Agbelenko Doglo, Adje Kpade et Eloi Koussawo l’ont très tôt compris et se sont désolidarisés de la ligne prise.
Nicolas Lawson l’anti héros
Voila un monsieur qui avait tout pour rentrer dans l’histoire et qui a tout perdu par la faute de sa cupidité.
Nicolas Lawson avec Jean Yaovi Degli, Gabriel Agah, Alain Koumondji, Jacob Tevi Lawson et feu Bertin Kangni Folly sont ceux qui ont soutenu et financé les étudiants en 1990 et en 1991 dans leur lutte contre la dictature d’Eyadema. Apres la grève des étudiants, ils se sont taillé la part du lion en mettant sur le carreau les pauvres étudiants. Les trois premiers cités vont d’ailleurs convaincre les étudiants d’abandonner le terrain au COD qui a été précipitamment créé pour entamer les négociations avec le pouvoir. Koffigoh et surtout Agboyibo devaient ainsi récupérer ce cadeau généreusement offert par ce trio moyennant des promesses. Nicolas Lawson va cependant claquer la porte après avoir dénoncé le non respect des promesses par Koffigoh. Depuis, il a décidé de vendre son âme au diable en se présentant aux élections avec le cautionnement du RPT pour diviser les voix de l’opposition.
Le mystère Péré
En 2003, des pasteurs et surtout une partie du haut commandement de l’armée avaient approché l’opposition pour lui demander d’investir Maurice Dahuku Péré comme son candidat pour affronter Eyadema. La démarche était d’enlever au Général Président l’éternel argument de la division Nord-Sud et avait 2 objectifs: fédérer des énergies nouvelles autour de Péré pour se débarrasser d’Eyadema et avoir l’assurance qu’il n’y aurait pas de chasse aux sorcières.
Le choix était clair aux yeux de l’armée:
- Designer Péré comme candidat de l’opposition et recevoir l’appui militaire, ou
- Designer quelqu’un d’autre et faire face aux conséquences.
Comme il fallait s’y attendre, l’opposition a rejeté cette proposition qui la réconciliait avec son armée en espérant se servir de la rue pour chasser Eyadema.
Déçu, Péré s’enferme dans la foi chrétienne qui a fini par l’éloigner du rationnel. Il a désormais du mal à communiquer sa pensée. Il se voit désormais investi d’une mission divine, celle de délivrer le Togo. Il ne peut pas se présenter aux élections faute de caution.
Kofi Yamgnane, l’inconnu qui intrigue
L’avenir lui tendait les bras. Il avait tout pour être le candidat de l’union. Comme Gilchrist Olympio il ne s’est pas mouillé. Il est du Nord et il a les relations internationales. L’armée croit enfin avoir trouvé l’homme qu’il faut et le pouvoir en place l’a compris. Kofi Yamgnane donne le tournis et de l’insomnie au RPT qui voit en lui un réel danger. Les réunions se succèdent les une après les autres pour trouver la bonne raison pour le mettre hors d’état de nuire. Debbasch, Bodjona et Bawara sont formels. Pour eux quelque soit le cas de figure, Kofi Yamgnane ne doit pas aller aux élections. Le laisser aller est un risque que le pouvoir ne doit pas prendre car il attire de la sympathie dans les populations, surtout du Nord et dans la grande muette. En effet, il a la confiance des officiers Bassar et de certains officiers restés fidèles à Kpatcha. Enfin, il a l’oreille attentive d’une certaine France qui voudrait à tout prix le départ des Gnassingbé.
Pour l’écarter de la course, trois scenarii ont été retenus: la nationalité, la résidence et la naissance. Le premier a été très vite abandonné faute d’arguments convaincants d’autant plus que la plupart de nos dirigeants possèdent eux-mêmes la double nationalité. Le deuxième aussi a été écarté parce qu’ils n’avaient pas d’argument béton. Logiquement, ils se sont rabattus sur le troisième scenario qui leur offrait une brèche. Pour ce faire, il fallait avoir l’aval de la Cour Constitutionnelle. Son Président, Abdou Assouma a été convoqué au haut commandement militaire pour se voir intimer l’ordre de signer une déclaration qui éliminait Kofi Yamgnane de la course présidentielle. Le Président Assouma refusa d’obtempérer arguant du fait que le rejet n’avait aucune base juridique. Pour le décider, les militaires font planer des menaces sur sa famille et le séquestrent. Ecœuré et éreinté, le vieux Assouma abdique le lendemain à six heures du matin après une nuit difficile. Il est autorisé à rentrer chez lui après avoir signé le document rédigé par Bodjona et introduit par “une certaine armée”.
Le pouvoir RPT est un rouleau compresseur qui ne laisse rien sur son passage. Il écrase toute velléité de résistance même au sein de l’armée, de la CENI et de la Cour Constitutionnelle.
Jean Pierre Fabre le fourbe
Seul face à sa conscience il pourra avouer ce qui l’a poussé à poser cet acte. Jean Pierre Fabre est simplement dangereux. En politique, il n’y a pas de sentiment. C’est la dure leçon qu’il a donnée à son mentor. Tout a été calculé, préparé avec minutie. Qui peut expliquer comment en 24 heures Jean Pierre Fabre a rassemblé tous les documents pour sa candidature de recours?
En réalité, il avait son dossier prêt depuis 2005 où il avait demandé à Gilchrist Olympio de le proposer plutôt que Bob Akitani. Depuis le refus du Président de l’UFC, Jean Pierre Fabre lui voue une haine viscérale, se refugiant sous son ombre, tel un félin tapi dans l’ombre, attendant l’occasion propice. La maladie de Gilchrist Olympio et surtout son éloignement lui donneront cette occasion.
En fait, voilà sa démarche, au commencement était un pacte dénommé contrat social entre le RPT et le groupe de Jean Pierre Fabre. Le deal était clair:
- Jean Pierre Fabre et son groupe écartent Gilchrist Olympio des élections et apportent un gage au camp RPT qu’il n’y aurait pas de poursuites pour crimes économiques, crimes de sang et pour trafic de drogue.
- En retour, le camp RPT s’engage à donner un joli pactole, des portefeuilles ministériels et surtout à passer la main en 2015 au camp de Jean Pierre Fabre.
Voila ce qui est ressorti de l’entretien qu’ont eu les deux camps, l’un, représenté par le Ministre d’Etat Pascal Akoussoulelou Bodjona et le bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Alexis Coffi Aquereburu, et l’autre, représenté par Isabelle Ameganvi, Georges Latevi Lawson, Patrick Lawson, Ruben Doe Bruce et Jean Pierre Fabre.
Le groupe de Jean pierre a exigé et reçu du RPT l’implication du médiateur Blaise Compaoré, comme garant de l’accord. C’est pourquoi au lendemain de sa candidature, Jean Pierre voulait se rendre à Ouaga prétextant aller défendre la candidature de Monsieur Olympio. Le but du voyage en fait était d’aller expliquer au médiateur les raisons de la mise a l’écart de Gilchrist et surtout la nécessite d’une alternance en 2015.
D’ailleurs, l’avez vous depuis entendu dénoncer l’impréparation de ces élections? Son regard est déjà tourné vers 2015, considérée par son camp comme année de l’alternance.
Jean Pierre Fabre n’est pas Gilchrist Olympio. Il n’est pas le leader de l’opposition pour demander aux autres de se joindre à lui pour aller aux élections. C’est l’erreur à ne pas commettre car alors, ce sera donner le pouvoir au RPT sur un plateau d’or.
Pour rappel, hier, quand le peuple était dans la rue pour combattre la dictature, Jean Pierre Fabre s’était refugié sous l’ombre de son ami Djoua qui était son voisin d’en face à la résidence du Bénin, celui là même qui incarnait la face visible de la répression. Djoua avait positionné des éléments qui assurraient la garde de Fabre et de Massan Osseyi, épouse Dagadzi.
Apres avoir trahi Gilchrist Olympio, il pousse le cynisme en le forçant à avaliser la forfaiture en parlant à sa place, lui jetant des fleurs au passage, histoire de l’embrasser pour mieux l’étouffer. La démarche est d’emmener Gilchrist Olympio à lui apporter un soutien public. Il sait que l’UFC est toute la vie du leader et qu’il fera tout pour préserver son unité. Pour ce faire, le seul recours qu’il aura sera lui Jean Pierre, même si c’est à son corps défendant.
A l’analyse, on dirait que Jean pierre ne connait pas bien l’animal politique qu’est Gilchrist.
Nul n’a besoin de montrer à Monsieur Olympio la voie à suivre. Sa tâche est plus ardue qu’il sait que même, en se ralliant à la candidature de Jean Pierre, sa base fidàle ne le suivra pas. D’ailleurs, beaucoup reprochent à Monsieur Fabre son arrogance et son mépris pour les gens.
Face a cette situation du “cul” entre deux chaises on se demande ce que Gilchrist ferait, non pas pour son parti l’UFC, Mais pour le Togo et pour l’Histoire.
Gilchrist Olympio, héros malgré lui
40 ans dans la vie d’un homme c’est beaucoup. Voila ce que Gilchrist Olympio a donné au peuple pour qui il a tout tenté. C’est d’ailleurs pourquoi ce peuple a fini par s’identifier à lui. Pour rester dans la ligne qu’il s’est tracée, Gilchrist doit justement penser à ce peuple en se prononçant sur l’avenir du pays et sur le choix à faire en votant utile.
Le véritable ennemi de Monsieur Olympio est sa popularité. Il est craint et détesté par le clan Gnassingbé-RPT et par les autres leaders de l’opposition. C’est un peu le “Robin des bois” de la politique togolaise. Tout ce que le pouvoir et ses amis de l’opposition lui ont pris, la rue le lui a toujours retourné.
Marqué par la mort de Tavio Amorin et de Marc Attidépé et éprouvé par les attaques mesquines des autres leaders, il se réfugie dans l’isolement et la solitude. Face à son destin, il a fini par faire tout seul sa mutation. Il confiait encore récemment que cette lutte n’est pas l’affaire d’un parti, encore moins d’une seule personne. Il disait qu’il faut rassembler les forces vives engagees dans le changement vrai, donner sa place à l’armée dans la cité et tendre la main a tous nos frères égarés qui veulent revenir dans le droit chemin.
Ce changement de ton malheureusement lui coûtera cher. Le nouveau langage dérangeait aussi bien le pouvoir que le camp de Jean Pierre Fabre qui le présentaient aux yeux de l’opinion comme élément de blocage du processus démocratique dans un climat apaise. Pour étouffer ce changement dans l’œuf, ils ont donc décidé de l’écarter en passant a l’acte. Le soin est laissé à ses propres amis du parti de lui porter l’estocade finale. “Ô Dieu garde moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge”. Par cet acte abject et immonde, ils ont voulu l’enterrer. Ils se rendent compte qu’ils l’ont au contraire réveillé. Ils veulent le pousser à parler car son silence ne les arrange pas. Pour réellement prendre la main Jean Pierre attend le passage de témoin, ce qui lui donnerait une légitimité et une base électorale pour 2015.
A défaut, le camp Fabre se contente du mutisme de Monsieur Olympio, se refugiant derrière l’adage “qui ne dit mot consent”. Le silence de Gilchrist est coupable et ne sert pas la cause nationale, cette cause pour laquelle il a tout donné.
Il est incontournable et pour rentrer dans l’Histoire il doit parler. L’ironie veut qu’il soit aujourd’hui le faiseur de roi. Gilchrist doit pouvoir transcender les considérations de personne pour se projeter dans l’avenir. Au passage, il doit se débarrasser de sa casquette de leader de l’UFC pour revêtir plutôt celui de rassembleur, du leader incontesté de toute l’opposition, la vraie. Il doit choisir entre son cœur et la raison, entre l’ami et le candidat utile, entre la vieille méthode qui consiste a gagner les élections et a laisser le RPT gouverner a la place et celle plus pragmatique qui consiste a gagner les élections et a récupérer le pouvoir des mains de l’usurpateur.
Au soir des élections, le peuple ne voudra plus entendre que l’opposition a gagné mais voudra marcher derrière son leader pour aller prendre ce qui lui appartient, sans ciller ni trembler. En ayant le courage de poser cet acte Gilchrist Olympio rentrera dans l’Histoire du Togo comme celui qui a mis fin à l’imposture. La postérité retiendra de lui ses qualités d’homme intègre et de défenseur des causes perdues.
Pour revêtir ce manteau, Gilchrist doit commencer par joindre l’acte à la parole en tendant la main à Kofi Yamgnane, Yaovi Agboyibo, Maurice Dahuku Péré et à Messan Agbéyomé Kodjo. C’est à ce seul prix que le Togo survivra.
Messan Agbéyomé Kodjo, victime ou coupable
Il ne laisse personne indifférent. On l’aime ou on ne l’aime pas. Agbéyomé Kodjo aura réussi par son attitude arrogante à mettre beaucoup de personnes sur son dos. Il faut reconnaitre que l’homme a cependant appris depuis sa traversée du désert et son expérience carcérale.
Néanmoins, pour se faire une nouvelle virginité, il doit avoir le courage d’aller vers tous ceux qu’il a” froissé” pour faire son mea culpa franc et sincère. Il a déjà beaucoup fait, mais c’est insuffisant. Il doit cultiver l’humilité et la simplicité. Agbéyomé doit vider son contentieux avec Agboyibo qui doit accepter les excuses de son cadet et pardonner les griefs.
Trois éléments aujourd’hui constituent un frein à ses aspirations:
- Sa déclaration a la Conférence Nationale Souveraine (CNS)
- La tuerie de Freau jardin
- Et son implication dans l’incarcération d’Agboyibo.
On serait tenté de le clouer toute suite au pilori. Mais a y voir clair, Agbéyomé est beaucoup plus victime que coupable. Il a été l’instrument dont le clan Gnassingbé s’est servi pour régler ses comptes.
D’abord le plus grave, la tuerie de Freau jardin. Agbéyomé a eu le Malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, étant Ministre de l’Intérieur au moment des faits. Mais à la lumière des analyses et des recoupements faits, les leaders de l’opposition sont plus coupables que lui. Ils ont laissé se dérouler une manifestation à laquelle eux-mêmes n’ont pas pris part. Ils ont eu la vie sauve parce que Agbéyomé les avait dissuadés d’y aller. Ce qu’ils ne disent pas, c’est qu’il leur avait demandé aussi d’annuler la manifestation parce que l’unité de la “brigade rouge” au sein de la police nationale, constituée de militaires et de policiers tous issus de Pya, avait prévu d’assassiner des manifestants et des leaders pour décourager et dégoûter les gens de manifester encore. L’opposition a refusé d’annuler la manifestation parce qu’elle voulait ainsi exposer la véritable face du pouvoir aux Ministres Allemand et Français de la Coopération. Avec du recul, plutôt que de pointer un doigt accusateur vers Agbéyomé, il faut au contraire poser la question à Agboyibo, Edouard Kodjo et Gnininvi de savoir pourquoi ils n’étaient pas à la marche de Freau jardin alors qu’ils ont appelé le peuple à venir massivement. Il faut préciser que Gilchrist est exempt parce qu’étant absent du territoire.
Il y a ensuite l’arrestation arbitraire et le jugement inique du leader du CAR. Là aussi, il faut avouer qu’Eyadema est passé maitre dans l’art de diviser. Il a utilise Agbéyomé, qui malheureusement s’est prêté au jeu, pour affaiblir moralement et surtout écarter un concurrent gênant.
Cependant, l’homme n’est pas complètement blanc puisqu’il a déclaré en larmes à la CNS qu’il était au service d’un homme, Eyadema. Il lui revient de venir expliquer le sens de ses propos. Il est courageux de reconnaitre ces erreurs mais il est héroïque de se tenir devant Eyadema et les caciques du régime pour dénoncer les dérives du pouvoir. Deux hommes ont eu le mérite de le faire, Maurice Dahuku Péré et Messan Agbéyomé Kodjo.
Ce qu’il est important de retenir de l’homme est qu’il ne recule jamais devant ses droits. Il s’inscrit dans la lignée de Wade et de Gbagbo qui ont su transcender leur peur pour aller chercher non leur victoire, mais le pouvoir qui leur avait été injustement refusé.
Agbéyomé a eu le courage de dénoncer le système alors qu’il était au sommet. Il a eu un passage a vide, a reconnu ses erreurs quand il était aux affaires, et s’est publiquement repenti. Que celui là qui n’a jamais péché lui jette la première pierre.
A l’analyse de la situation politique du Togo, le choix aujourd’hui est entre un renégat et un repenti. Faut il choisir entre celui qui a goûté aux délices du pouvoir et qui y a renoncé librement en soutenant au péril de sa vie un ami en difficultés à cause de ses opinions et celui qui veut goûter aux mêmes délices en foulant au pied les valeurs défendues par son parti et en usant d’artifices et de moyens lâches pour écarter de la course le candidat investi, son ami d’hier. Face a ce dilemme, Monsieur Olympio doit parler et surtout designer le roi.
Faure Gnassingbé prétend appeler le peuple à l’union et a la paix. Il a créé une commission Vérité et Réconciliation et il a promis des élections apaisées et transparentes. Le voila encore qui sème les germes de la discorde et de l’injustice en écartant par des moyens peu orthodoxes d’éventuels ou supposés concurrents. Un climat social apaise appelle à la participation de tous les candidats dont les dossiers sont en conformité avec le code électoral. A tirer à hue et à dia, Faure ne laisse à l’opposition d’autre alternative que le rapport de force.
L’opposition doit se préparer à aller vers la confrontation si c’est ce que lui propose le pouvoir et pour ce faire, il faut un leader qui tienne la dragée haute au RPT. Nos leaders traditionnels ont tous lamentablement échoué face à cette stratégie du pouvoir. Mieux, en 2003 et en 2005, alors qu’ils avaient les renseignements que le RPT avait commandé des urnes supplémentaires qu’il avait bourrées, que le vote avancé de l’armée et des forces de sécurité était un moyen de tricher, que le RPT allait interrompre le réseau de communication téléphonique et internet, et qu’il y aurait des agressions et des voies de fait pour décourager d’éventuels audacieux, les leaders de l’opposition n’ont pu trouver la parade.
L’opposition sait qu’il y a une pratique au RPT qui veut qu’a chaque élection présidentielle on mette a la disposition des observateurs de l’argent, des chambres, des voitures et surtout des femmes payées pour les occuper dans leurs chambres, les détournant donc de leur mission. Ces observateurs pour la plupart ne visitent les bureaux de vote que depuis leurs chambres, rédigent des rapports pour déclarer que globalement tout s’est bien passé a part quelques incidents mineurs qui ne sont pas d’ordre à remettre en cause les résultats des élections.
Pour dénoncer toutes ces pratiques il faut un homme nouveau, un homme qui n’a pas sa langue dans la poche et qui n’a pas peur d’avancer. C’est en avançant que le pouvoir reculera.
Si Jean Pierre Fabre a pu trahir Gilchrist, cela va de soi, qu’il pourra trahir le RPT demain et plus tard, le Togo.
Par Medjeougani Tchalla
medjeou80@yahoo.com
L’œil de Cain.
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S.E. Agbéyomé Kodjo lance son parti

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Samedi 2 août 2008
S.E. Agbéyomé KODJO
Lance son parti politique
OBUTS
Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire
« Face à l’effondrement de la nation, à la dégradation du pays et à l’injustice qui y prévaut, j’ai décidé de prendre une décision grave qui engage ma vie et celle de ma famille ». Ces mots de Messan Agbéyomé Kodjo résument les objectifs visés par l’ancien premier ministre en lançant samedi dernier son parti politique : OBUTS (Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire). Dans la foulée, il a annoncé sa candidature pour l’élection présidentielle de 2010.
C’est à la Chapelle Christ Rédempteur à Lomé que l’ancien premier ministre, Messan Agbéyomé Kodjo et ses partisans ont organisé l’Assemblée générale constitutive créant OBUTS. Nouvelle entité sur la scène politique togolaise, la formation de M. Agbéyomé se fixe comme mission de changer le destin des Togolais qui, depuis un certain temps, à son avis, sont confrontés à d’énormes difficultés. « Nous sommes prêts à changer le destin des populations togolaises et nous allons le décider ici et maintenant », a lancé le président de ce parti. Selon ce dernier, le Togo se trouve dans une situation de dégradation avancée. Et pour cause, les dirigeants togolais ont échoué dans leur mission de conduire le pays vers des horizons prospères. L’ancien premier ministre en tient pour preuve les inondations auxquelles sont confrontées actuellement différentes populations. « Gouverner, c’est prévoir. Le Togo n’est pas le seul pays sur lequel s’abattent les pluies diluviennes. Pourtant, ce sont les populations togolaises qui en souffrent le plus. Cela est dû à l’incapacité de nos dirigeants qui n’ont pas su prévoir la catastrophe afin de préparer des mesures d’urgence », a laissé entendre Agbéyomé Kodjo. Et d’ajouter que pour diriger un pays, il faut des personnes compétentes, des personnes d’expérience. « Ces personnes, OBUTS en dispose et voudrait les mettre à la disposition du pays afin de changer les conditions de vie des Togolais », a-t-il fait comprendre.
Dans la foulée, l’ancien président de l’Assemblée nationale a annoncé sa candidature pour l’élection présidentielle d’avril 2010. « Au vu de mon parcours politique et de ce que j’ai apporté pour ce pays, il est temps que je brigue la présidence de la République pour apporter un changement dans la vie des Togolais et pour rattraper le retard du Togo vis-à-vis d’autres pays », a déclaré Messan Agbéyomé Kodjo. |
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Lancement officiel du Programme d'Action Politique OBUTS

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"Lancement solennel du programme d'action gouvernemental de OBUTS le 30 Novembre 2009 au Siege de OBUTS
Pour regardez la vidéo cliquez sur ce lien :
http://www.obutsonline.org/ |
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http://www.obuts.org

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Mes Cher(e)s Ami(e)s,
Je vous demande de prendre connaissance du communiqué concernant le Gouvernement du Togo mais surtout de vous rendre sur le Site du Président Agbéyomé Messan KODJO, candidat à l'élection présidentielle, président du Groupe Afrique du Forum Francophone des Affaires, Président du Comité d'Honneur de notre Organisation Africa.
www.obuts.org
Ce n'est pas faire de la politique que de souhaiter un continent africain plus humain, plus juste, plus fraternel, plus solidaire, prospère et en paix.
Je me souviens des propos de ceux qui nous reprochaient de soutenir Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mandela... et qui se sont retouvés être les plus chauds partisans de ces hommes d'exception lorsqu'ils ont connu la célébrité.
Nous souhaitons la paix et la prospérité en Afrique, en union avec la France et l'Europe.
Pour ce faire, il faut savoir prendre des risques et sortir des sentiers battus.
Nous travaillons dans tous les pays africains, anonymement et modestement, sans aucune subvention publique ou privée.
Pour les peuples d'Afrique, nous mettons en lumière les hommes et les femmes qui sont à même de forger un espoir.
Agbéyomé Messan Kodjo est de ces hommes d'exception.
Le Togo est un peuple frère.
Nous sommes au rendez-vous de l'histoire.
Jacques VILLARD
Président Fondateur d'Africa
COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'ORGANISATION POUR BATIR DANS L'UNION UN TOGO SOLIDAIRE (OBUTS
OBUTS vient de prendre connaissance de la composition du nouveau Gouvernement du Premier Ministre Gilbert HOUNGBO.
Un premier constat s'impose. Il n'y a pas eu le grand changement qu'on annonçait. Ceci traduit la volonté du Chef de l'Etat de poursuivre la politique de régression économique sociale et morale qui plonge le peuple togolais dans le désarroi le plus profond.
OBUTS constate que le Chef de l'Etat, en dépit de ses nombreuses charges s'est octroyé deux portefeuilles importants : celui de la Défense et des Anciens Combattants, et celui des Travaux Publics et des Equipements.
Elle espère que les travaux de réhabilitation des ponts, et des routes vont s'accélérer afin de permettre aux usagers de la route de disposer des infrastructures de qualité pour assurer leurs déplacements dans de meilleures conditions de sécurité.
OBUTS note par ailleurs un événement atypique. Un Premier Ministre sortant qui prend place dans l'équipe de son successeur, à un poste où il n'a aucune connaissance avérée.
En Conclusion OBUTS considère que le Chef de l'Etat, au lieu de prendre la mesure du désastre national s'obstine à imposer à la Nation une équipe qui enregistre des contre performances pour accroitre la misère du peuple togolais.
OBUTS lance un appel solennel au peuple opprimé de rester mobilisé pour faire échec à la politique menée par le régime en place qui conduit notre pays à la ruine, à l'indigence matérielle et morale.
OBUTS restera vigilante pour défendre à chaque fois que de besoin les intérêts du peuple, qui lutte pour sa survie et sa dignité.
Fait à Lomé le 15 Septembre 2008
Pour OBUTS
Le Président National
Agbéyomé Messan KODJO
Premier Ministre, Chef du Gouvernement : Gilbert Fossoun HOUNGBO
Ministre d'Etat, Ministre de la Santé : Komlan MALLY (nouveau)
Ministre d'Etat, Ministre de l'Industrie, de l'Artisanat et des Innovations Technologiques : Prof. Léopold GNININVI (changement de ministère)
Ministre d'Etat, ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Porte-parole du gouvernement : Pascal Akoussoulèlou BODJONA (inchangé)
Ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat : Issifou OKOULOU-KANTCHATI (changement de ministère)
Ministre de l'Economie et des Finances : Adji Othèth AYASSOR (inchangé)
Ministre de la Coopération, du Développement et de l'Aménagement du territoire : Gilbert BAWARA (inchangé)
Garde des sceaux, ministre de la justice, Chargé des Relations avec les Institutions de la République : Kokou Biossey TOZOUN (inchangé)
Ministre des Affaires Etrangères et de l'Intégration Régionale : Kofi ESAW (nouveau)
Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche : Messan Adjimado ADUAYOM (inchangé)
Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile : Colonel Atcha TITIKPINA (inchangé)
Ministre des Enseignements primaire et secondaire et de l'alphabétisation : Yves Madow NAGOU (inchangé)
Ministre des Postes et Télécommunications : Kokouvi DOGBE (inchangé)
Ministre de l'Action sociale, de la promotion de la femme, de la protection de l'enfant et des personnes âgées : Mme Mémounatou IBRAHIMA (inchangée)
Ministre de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche : Kossi Messan EWOVOR (inchangé)
Ministre des Mines, de l'Energie et de l'Eau: Noupokou DAMIPI (inchangé)
Ministre du Travail de l'Emploi et de la Sécurité sociale : Octave Nicoué BROOHM (inchangé)
Ministre de l'Environnement et des Ressources forestières : Kossivi AYIKOE (nouveau)
Ministre de la Fonction publique, de la Réforme administrative et des Relations avec institutions de la république : Ninsao GNOFAME (nouveau)
Ministre de l'Enseignement Technique et de le Formation Professionnelle : Mme Henriette KUEVI AMEDJOGBE (nouvelle)
Ministre du Tourisme : Batienne KPABRE-SYLLI (nouveau)
Ministre de la Communication et de la Culture : Oulegoh KEYEWA (nouveau)
Ministre des Droits de l'Homme, de la Consolidation de la Démocratie et de la Formation Civique : Me Yakoubou Koumadjo HAMADOU (nouveau)
Ministre des Sports et des Loisirs : Padumhèkou TCHAOU (nouveau)
MINISTRES DELEGUES
Ministre Délégué auprès du Président de la République chargé du commerce et de la Promotion du secteur privé : Guy Madjé LORENZO (nouveau)
Ministre Déléguée auprès du PM, chargé du Développement à la Base : Mme Victorine SIDEMEHO-DOGBE (nouvelle)
SECRETAIRES D'ETAT
Secrétaire d'Etat auprès du PM chargé de la Jeunesse et de l'Emploi des Jeunes : Mme Nathalie Manzinèwè BITHO (nouvelle)
Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la Coopération et de l'Aménagement du Territoire, chargé de l'aménagement du territoire : Bandifoh OURO-AKONDO (nouveau)
Les ministères de la Défense et des Anciens combattants ainsi que celui des Transports sont provisoirement rattachés à la Présidence de la République.
Publié le 15 septembre 2008. |
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Lettre de S.E. Agbéyomé Messan Kodjo à J.Villard

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Le calvaire de l'ancien Premier Ministre du Togo
Agbéyomé Messan KODJO
L'ancien Premier Ministre du Togo, Agbéyomé Messan KODJO, est membre du Comité d'Honneur d'Africa.
Nous lui laissons la plume. Ce courrier est adressé au Président d'Africa.
Monsieur le Président,
J’ai l’honneur de vous adresser ce message pour vous exprimer mes sincères remerciements pour votre inestimable contribution dans l’heureux dénouement de l’affaire qui m’opposait à la famille GNASSINGBE, par la justice interposée.
Grâce à vos pressions et à vos prières j’ai recouvré ma liberté et je vous en saurai gré à jamais.
La permanence de vos efforts et la constance de votre sollicitude ne m’ont jamais fait défaut tout le long de cette épreuve et, en ces circonstances difficiles l’importance de ces manifestations de soutien n’en est que plus profondément ressentie.
Le 27 Juin 2002, à 11 heures GMT date de ma dernière rencontre avec feu le Général EYADEMA, celui-ci me déclarait que les reformes politiques que je souhaitais mettre en œuvre qui au demeurant relèvent des exigences des bailleurs de fonds, participent de mon ambition de lui prendre son fauteuil.
A partir de ce moment que je me suis rendu compte que la rupture était totalement consommée entre le Chef de l’Etat et moi , et que de graves risques pesaient sur mon avenir et ma vie.
Vous connaissez la suite de ce feuilleton et les diverses persécutions dont je fus victime et dont le dernier épisode fut mon enlèvement le 8 Avril 2005 et mon incarcération arbitraire à la prison militaire de Kara dans des conditions que la pudeur m’interdit de vous décrire dans les menus détails.
Pendant longtemps pour justifier toutes les persécutions dont ma famille et moi-même fûmes victimes, on a prétexté que j’avais détourné au préjudice du Port de Lomé une somme de Dix Milliards de Francs CFA, fruit de deux conventions financières.
Il s’agissait fondamentalement de jeter le discrédit sur ma personne par le truchement d’une cabale politico-judiciare sur un arrière-plan de motivations qui n’avaient strictement rien à voir avec les fait tels qu’ils avaient été présentés.
Ce que je n’ai eu de cesse d’affirmer sereinement pendant ces trois dernières années d’exil, s’est finalement révélé au grand jour, confirmant l’idée selon laquelle aucune entrave, aussi sinueuse soit-elle ne peut empêcher la puissance de la manifestation de la vérité.
En effet j’avais signé respectivement en 1995 et en 1997 avec la BOAD, et l’AFD deux accords de financement dans le cadre de la modernisation et du renforcement de la capacité d’intervention de l’outil portuaire pour un meilleur traitement des navires, à raison de 5 Milliards pour l’un et 5,6 Milliards pour l’autre.
Je n’ai pas abusé de la confiance des bailleurs de fonds comme l’ont prouvé tour à tour le Tribunal de Grande Instance de Paris, par le rejet de la demande d’extradition formulée par les autorités de mon pays le 5 Juillet 2002, la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Lomé le 10 Mai 2005, dans son arrêt, estimant le délit qui m’était reproché comme relevant du domaine du délit de l’impossible, et les lettres de conformité adressées au Gouvernement togolais par les deux institutions financières cocontractantes avec le Port de Lomé.
Mes pourfendeurs n’eurent aucun scrupule pour me couvrir de toute sortes d’accusations infamantes toutes aussi apocryphes que grotesques.
Dans ce feuilleton la justice a été instrumentalisée pour me présenter comme un hideux personnage qui ne mériterait pas le moindre sentiment de compassion.
Mon seul crime était mon ambition de vouloir aider le Chef de l’Etat à sortir le Togo de son isolement et de son déclin économique et social.
Aujourd’hui par vos actions et soutiens la vérité a triomphé et la justice s’est imposée. C’est donc une page sombre de ma vie qui vient d’être tournée.
Il nous faut donc regarder l’avenir avec lucidité et mettre avec détermination au service de notre pays l’expérience que nous avons acquise dans l’exercice de nos diverses responsabilités.
Le Togo est à reconstruire et le chantier est immense dès lors que nous avons tous la volonté de servir les intérêts de nos populations qui vivent dans une totale résignation et dans un climat de peur généralisée. Je suis en France depuis quelques jours pour suivre des traitements en vue de recouvrer ma santé, et pour me mettre à la disposition de mon pays et de ma famille en particulier qui a payé un lourd tribut dans cette épreuve que j’ai traversée durant mes trois années d’exil et mes deux mois de prison.
Les événements qui secouent mon pays en ce moment commandent que nous puissions tous apporter notre contribution pour une sortie heureuse de crise afin de mettre fin à la spirale de violence et de déni de droit dont les togolais sont victimes.
Nous ne pouvons rien construire de durable sans la paix et la réconciliation des filles et des fils de notre Nation.
A cet égard il me parait important que tout soit mis en œuvre pour le retour des réfugiés, et que les familles des victimes des violences depuis le 5 Février 2005 soient réhabilités.
La situation politique actuelle du Togo ne peut plus durer encore longtemps.
Il est urgent que tous les acteurs politiques oeuvrent de concert pour l’ouverture d’un dialogue franc et sincère devant conduire à la mise en place d’un Gouvernement de salut public seul susceptible d’offrir au Togo le chemin de la concorde et du redressement économique et social.
Je vous prie de vous de bien vouloir apporter votre grande somme d’expertise politique que nous vous reconnaissons pour aider le peuple togolais à retrouver les vertus du dialogue et le goût de vivre ensemble une aventure exaltante commune pour préserver son unité et son avenir.
Je demeure convaincu que la grande attention que vous accordez à la problématique politique dans notre pays nous sera utile dans le cheminement complexe de l’accouchement d’un Etat de droit et plus en phase avec les sollicitations de l’environnement international qui est le notre aujourd’hui.
C’est dans cet état d’esprit que je m’inscris résolument aujourd’hui et je ne saurais clore ce message sans vous réitérer les marques sincères de ma gratitude pour toutes les actes posés et les intentions exprimées pour le recouvrement de ma liberté. |
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S.E. Agbéyomé Kodjo annonce sa candidature

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Agbéyomé Messan Kodjo
officialise son parti et annonce sa candidature pour 2010.
Agbéyomé en veste, casque sur la tête, chante parmi les militants...
C’est désormais officiel ! .L’ex Premier Ministre et ex Directeur du Port Autonome de Lomé (PAL), ex membre du bureau politique du RPT ( Rassemblement du Peuple Togolais), Messan Agbéyomé Kodjo, vient d’installer officiellement son parti politique, a constaté canaltogo à Lomé. Agbéyomé Kodjo officialise son parti et annonce sa candidature pour 2010.
La cérémonie marquant la sortie officielle du nouveau cadre politique de l’économiste s’est déroulée dans la maison du Christ Rédempteur (Brother Home) en présence de sympathisants et militants venus de la capitale et d’autres régions du Togo, tous vêtus du bleu pâle, la couleur du parti.
L’OBUTS (L’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire) est le nom du nouveau parti politique qui a déjà enregistré plus de 500 membres.
Avec ce parti, Agbéyomé compte s’appuyer pour mener le Togo vers le changement. L’Assemblée Générale Consécutive à laquelle les militants du dernier parti politique ont pris part est consacrée à l’adoption des textes et la mise en place des membres du bureau.
Offrir un chemin pour un développement durable, libérer le Togo de l’injustice et rompre avec le passé pour un Togo prospère et libre, sont entre autres les grands défis que l’OBUTS compte relever avec bien sûr la jeunesse togolaise.
Au cours de son mot de bienvenue aux différents invités et militants, Agbéyomé Kodjo a exprimé toute sa joie, celle de voir femmes, vieux, jeunes autour de lui pour prendre le train du Changement. « L’heure est grave… », disait-t’il en faisant allusion aux maux qui gangrènent l’évolution du Togo (inondation, infrastructures délabrées…). Avant d’ajouter : « Gouverner, c’est prévoi… ».
Parlant de lui-même et de son passé, le Président de l’OBUTS a laissé entendre que les accusations portées contre lui par le régime sur les 5 milliards de francs détournés à la BOAD, ne sont qu’un tissu de mensonges.
Sa distance avec le Président de l’Alliance, Dahuku Péré dit-il, s’explique par l’orientation qu’a voulu donner Péré et qui ne lui a pas plu. « L’orientation que Péré voulait donner à l’Alliance ne m’a pas plu… », dixit Gabriel Messan. Et d’ajouter : « Après, je me suis retiré dans un silence strident… ».
Son retour sur la scène politique, confie-t’il est dû à un seul constat : « Face à la dérive en vue, à la dégradation des infrastructures, j’ai pris la ferme décision même si cela peut me coûter la vie et celle de ma famille de participer aux prochaines échéances électorales… », clame-t-il.
Très sûr de sa capacité à devenir Président en 2010, Agbéyomé ne cesse de dire : « Nous avons des expertises, nous avons des expériences, nous allons gagné… », tient-il à souligner. Toutefois, il demande aux togolais de lui faire confiance, car dit-il, OBUTS se donne comme objectif de changer la vie des citoyens. Et il confirme : « Si Eyadema était vivant et doit choisir son successeur, je pense que ce serait moi « Agbéyomé » qu’il va choisir… ». |
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Premières impressions de la délégation française

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S.e. Agbéyomé Kodjo
Candidat aux Présidentielles de 2010
Investi par le nouveau parti togolais
OBUTS
A ses côtés, d’un village de France est venue le soutenir, une délégation Faugerole composée du Maire de Faugères, Martine Brun et de deux de ses adjoints, Georgette Ségur et Jacques Villard, Président de l’oing Africa et représentant le Rotary-club de Lamalou-Bédarieux.
Voici les premières impressions recueillis à chaud par le Président d’Africa J. Villard
Nous partons pour Tokpli, village natal du candidat à l’élection présidentielle de 2010, S.E. Agbéyomé Messan Kodjo qui nous accompagne.
Nous recevons un accueil plus que chaleureux. Sur 30 km de route, se sont des dizaines et des dizaines de jeunes qui nous suivent et qui nous applaudissent
Une réception extraordinaire nous attend sur la place du village. Plus de deux cents personnes sont là pour nous recevoir avec danses, spectacles et musique.
Tout et rien que de l’africain pur, nous confie avec une grande émotion le président d‘Africa et de rajouter : « ici, je suis chez moi !
Les gens que nous croisons sont de grande qualité et partout ce ne sont que sourires et paroles de paix».
Jacques Villard est très optimiste quand à la création de synergies et de préciser que ce voyage n’est pas un voyage d’agrément. Chacune des personnes de la délégation est partie avec une mission à accomplir :
Tout d’abord, un premier protocole de jumelage a été signé entre les autorités de Tokpli et les autorités de Faugères.
Ensuite, un autre jumelage sera signé entre l’Institution « La Conscience » et l’oing Africa pour venir en aide aux enfants togolais avec la possibilité aussi de jumeler cette institution à un lycée agricole héraultais.
Et enfin, un dernier jumelage sera signé entre le Rotary Club Doyen de Lomé et le Rotary Club de Lamalou-Bédarieux avec en perspective pour 2010, l’acheminement d’un convoi de matériel médical pour l’hôpital de Lomé.
Ce sont beaucoup d’actions à mettre en place, beaucoup de travail en perspective et beaucoup de bonnes volontés à solliciter.
Partout où passe la délégation française, conduite soit par Son Excellence Agbéyomé Kodjo, soit par son épouse Alfreda, soit par Augustin Dossey, président d’Africa Togo, c’est du délire, avec des centaines de togolais pour les accueillir, avec des banderolles en travers des rues portant en inscription, « Bienvenue à la délégation française », « Bienvenue à Faugères ».
Après une autre journée passée en brousse, la délégation faugerole est reçue le soir même au Rotary Club de Lomé où la rencontre s’avère être exceptionnelle et où son représentant repart avec une mission.
Chaque jour qui passe, la délégation faugerole continue à être honorée de manière princière ; toute la population, les corps constitués avec Préfet et chefs tribaux l’acclament.
Des messages de sympathie arrivent chaque jour félicitant S.E. Agbéyomé Kodjo pour son heureuse initiative, le Bureau d’Africa les en remercie bien chaleureusement.
Nous ajouterons aussi le message de profonde gratitude envoyé par Kodjo Djissenou, Directeur de l’Institution « La Conscience » qui exprime toute sa reconnaissance par la visite de la délégation et des propositions qui lui ont été soumises.
Nous concluons, pour aujourd’hui, par cette dernière information, la délégation faugerole accompagnée de Monsieur Augustin Dossey, Président d’Africa Togo, sera reçue à l’Ambassade de France à Lomé le mardi 12 août 2008, par Son Excellence l’Ambassadeur.
Samedi 9 août 2008. |
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Trois Français face à un évènement majeur au Togo

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TROIS FRANCAIS ASSISTENT A UN EVENEMENT MAJEUR AU TOGO
L'ancien Premier Ministre et Président de l'Assemblée Nationale de la République togolaise, Agbéyomé Messan KODJO, vient de créer son parti, OBUTS, pour un Togo uni et solidaire.
Devant plus de 600 délégués élus de tous les cantons du Togo et en particulier de celui de l'actuel Président de la République togolaise, il a officiellement déclaré sa candidature à l'élection présidentielle qui devrait avoir lieu dans dix-huit mois.
Profondément croyant, humaniste, africain convaincu, gestionnaire et professeur des collectivités publiques et des entreprises, formé par les universités françaises, actuel Président du Groupe Afrique du Forum Francophone des Affaires, expert d'un groupe bancaire international, Agbéyomé Messan KODJO est porté par des milliers de togolais qui désirent un changement radical de la vie publique togolaise, mais aussi par un grand nombre de pays africains et étrangers.
Homme de progrès, hanté par la lutte contre la corruption, homme de fidélité, il a tenu à inviter trois élus français du secteur rural qui lui manifestent leur soutien : Martine BRUN, Maire de Faugères accompagnée de ses deux adjoints : Georgette SEGUR et Jacques VILLARD.
Jacques VILLARD n'est pas un inconnu. Ancien fonctionnaire du Ministère des Finances, Président de l'OING AFRICA, il est depuis de nombreuses années l'un des conseillers du candidat à l'élection présidentielle et fut l'un de ceux qui, aux côtés du bâtonnier Mario STASI, a combattu afin d'obtenir la libération de son ami Agbéyomé Messan KODJO.
Les trois Français seront reçus, pendant leur séjour qui doit durer une dizaine de jours, par un certain nombre de personnalités ainsi qu'à l'Ambassade de France à Lomé.
Agbéyomé Messan KODJO visitera la France durant sa campagne et se rendra à Faugères lors de son périple dans l'Hérault. L’Hérault qui, par le passé, a eu l’honneur de l’accueillir une première fois en 2006 où il a rencontré à Palavas-les-Flots le Maire Philippe JEANJEAN et à Castelnau-le-Lez le Maire Jean-Pierre GRAND, sans oublier sa visite au journal le Midi-Libre. Puis, en 2007, Agbéyomé Messan KODJO découvre Faugères et ses vins.
Les trois Français sont invités à revenir au Togo et à participer à la victoire éventuelle de leur Président ami.
Pour l'instant, ils travaillent à mettre en place des structures de jumelage entre leur village d'origine et le village de Tokpli, lieu de naissance du Premier Ministre KODJO, mais ils sont aussi chargés de missions économiques et culturelles diverses, en particulier faire découvrir le vin et le miel de Faugères aux togolais.
A suivre… |
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Le conseil municipal de Faugères se rend au Togo

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Une délégation du conseil municipal, conduite par Martine Brun, le maire, séjournera au Togo à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 13 août afin de finaliser un partenariat commercial autour des vins de Faugères et nouer des relations culturelles avec la ville togolaise de Tokpli dans le cadre d’un jumelage.
Cette visite fait suite à celle effectuée en octobre dernier à Faugères par l’ancien Premier Ministre togolais, Agbéyomé Messan Kodjo, qui avait retenu le principe de l’achat de vins de Faugères notamment pour une manifestation à Lomé, la capitale togolaise, à l’occasion des fêtes de fin d’année, manifestation basée jusqu’à présent autour des fromages et des huîtres.
Martine Brun sera accompagnée de son deuxième adjoint, Jacques Villard, et de son troisième adjoint, Georgette Ségur, chargée du secteur social à la mairie de Faugères. Ils seront les hôtes de l’ancien Premier Ministre togolais, par ailleurs Président du groupe Afrique du forum francophone des affaires et seront reçus, au cours de leur séjour, par diverses personnalités togolaises, dont les membres du conseil des sages de la ville de Tokpli, des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie togolaise. Ils auront également un entretien avec l’attaché culturel de l’ambassade de France à Lomé.
Tokpli, ville à vocation agricole de plus de 15 000 habitants, frontalière avec le Bénin, est située à 300 km au nord-est de Lomé. Des associations culturelles de cette ville devraient être invitées à Faugères, notamment l’été prochain, à l’occasion de la fête du Grand Saint-Jean.
La visite permettra aussi l’installation à Lomé de la représentation togolaise de l’association Africa, dont le siège est à Faugères et le Président est Jacques Villard. Par l’intermédiaire de l’association et grâce à l’appui du Rotary club, Jacques Villard finalisera le don en faveur de l’hôpital de Lomé d’un bus pour enfants handicapés, de lits médicalisés et de matériel hospitalier. Ce matériel est offert par la polyclinique des Trois Vallées à Bédarieux et le Centre de soins de rééducation et d’éducation de Lamalou-le-Haut (C.S.R.E).
Le voyage prévoit aussi, à l’aller, un arrêt à Casablanca et, au retour, à Cotonou, pour visiter les délégations Africa au Maroc et au Bénin.
Article Midi-Libre du 2 août 2008, rubrique Faugères |
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S.E. Agbéyomé Messan Kodjo en France.

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S.E.Agbéyomé Messan Kodjo
Ancien Premier Ministre du Togo
Réception en Languedoc Roussillon
La France a une curieuse manière de reconnaître les mérites de ceux qui prônent la démocratie dans le Monde.
Notre pays a tendance à soutenir des dictatures en Afrique et à donner des leçons à la Chine.
Aucune autorité représentant le Gouvernement français, aucun article de presse n’ont salué le voyage de Son Excellence, Agbéyomé Messan Kodjo, ancien Premier Ministre et Président de l’Assemblée Nationale de la République togolaise, professeur émérite diplômé par l’Université de Poitiers, plusieurs fois Ministre, emprisonné et torturé au Togo, qui a séjourné, il y a quelques mois, dans notre pays.
Au cours de son déplacement, l’ancien Premier Ministre a été reçu par de nombreux élus de la Région Languedoc-Roussillon, et, en particulier, par :
Monsieur Christian Jeanjean, Député Maire de Palavas,
Monsieur Jean-Pierre Grand, Député Maire de Castelnau le Lez,
Madame Martine Brun, Maire de Faugères.
Le Député-Maire, Christian Jeanjean, a reçu avec chaleur l'ancien Premier Ministre du Togo, Agbéyomé Messan Kodjo, qui était accompagné par des membres de son cabinet personnel et par ses représentants en France.
Monsieur Jeanjean a remis au Premier Ministre la médaille de la ville ainsi qu’un ouvrage de poèmes de sa composition.
A cette occasion l'Ancien Premier Ministre a exposé les moyens qu'il souhaite mettre en oeuvre pour lutter contre les disfonctionnements qui affectent son pays.
Il a indiqué avoir pris de nombreux contacts, au cours de ce voyage en France, pour affiner son projet politique et son futur programme visant à développer l'agriculture togolaise.
De nombreux togolais et des personnalités internationales ont manifesté leur soutien à l’homme d’Etat dont certains pensent qu’il sera candidat lors de la prochaine élection présidentielle au Togo.
Des projets ont été exposés par les élus et, en particulier, celui de jumeler le village de Faugères à celui togolais de Tokpli, village de naissance du Premier Ministre.
Le village de Tokpli est situé sur les rives du Mono, grand fleuve africain qui sert de frontière entre le Togo et le Bénin.
A l’heure actuelle, plusieurs organisations non gouvernementales recueillent du matériel médical afin d’organiser un transport vers le Togo qui en manque cruellement.
Il est temps d’espérer en une véritable fraternité entre deux peuples qui s’estiment lorsque la liberté s’installera définitivement au Togo.
Avant de se rendre sur Paris, Son Excellence, Agbéyomé Messan Kodjo, a tenu à assister à une réunion de travail de l’ONG Africa et à goûter les Grands Crus de Faugères. |
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Alerte a la communauté internationale : attentat

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République togolaise
ALERTE A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE
Attentat probable contre Agbéyomé Messan Kodjo
( SOURCE : LIBERTE HEBDO DU 29 AOUT 2008)
Des informations dignes de foi recueillies la semaine dernière au sein de la diaspora togolaise en France, et dans certains milieux politiques de ce pays, informations confirmées ici même au Togo, en dépit de toute la discrétion qui entoure la chose ,font état d’un projet secret d’assassinat du Président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire ( OBUTS). Dès que nous avons eu l’information, nous n’avons pas hésité à contacter l’intéressé qui nous a confirmé en être au courant. Eu égard à la situation, il est de notre devoir de jouer notre rôle d’information en dénonçant le complot et nous ne saurons déroger à ce devoir, en dépit du fait que notre journal s’est quelques fois montré critique à l’égard de Monsieur Agbéyomé Messan KODJO, tout simplement eu égard au rôle joué par le passé dans son ancien parti que tout le monde s’accorde avec raison, à considérer comme étant la source des malheurs de tout un peuple.
Depuis deux semaines ,le Togo a perdu l’un de ses haut cadre de la valeur de l’ancien Premier Ministre et Ancien Président de l’Assemblée Nationale, en la personne de Monsieur Atsutsé AGBOBLI. Les togolais dans leur stupeur ont encore ce pincement au cœur. La famille ainsi que les amis et sympathisant du disparu n’ont pas encore fini de pleurer et déjà, ceux que l’ancien Premier Ministre du Togo et ancien président de l’assemblée Nationale semble déranger, seraient « décidés à en finir » avec lui.
Certaines de nos sources nous ont confirmé qu’en réalité depuis sa sortie de prison et la création avec Monsieur Dahuku PERE de « L’ALLIANCE », les deux amis d’hier exclus de l’ex-parti unique, commençaient à susciter méfiance et à troubler le sommeil des partisans du statu quo, ceux qui n’ont aucun intérêt à sortir le pays et son peuple de l’aliénation et de la misère, s’accordant plutôt à leurs propres intérêts . Signalons qu’au temps de « L ’ALLIANCE », certains de l’entourage de Monsieur PERE qui croyaient le Togo vendu à une ethnie donnée, avaient insisté pour que Monsieur PERE, fût le candidat de « L’ALLIANCE » pour des élections, si l’un de ses deux co-fondateurs devrait se porter candidat. Cette méfiance se serait transformée par la suite en peur panique depuis que Monsieur Agbéyomé KODJO a décidé de voler de ses propres ailes en créant sa propre structure politique dont le lancement a eu lieu le 2 Août dernier à Lomé. Cette peur s’est doublée d’une haine depuis que l’ancien PM a participé à une émission sur Nana FM et a accordé une interview à la Radio Nostalgie, peu après la naissance de OBUTS, dans le but d’éclairer le peuple sur son passé et ses intentions réelles, levant ainsi toute équivoque et allant jusqu’à présenter des excuses publiques pour les torts qu’il aurait commis. Un beau geste que les togolais attendent demain du RPT qui a consacré et pérennisé la réduction des togolais à une portion congrue, à la misère noire.
Ceux qui dirigent le pays, doivent pouvoir s’ouvrir à la critique au lieu d’en être frileux . La coupure pure et simple de l’émission « Question de Femmes » du Mercredi 27 Août à la TVT, émission au cours de laquelle de vrais problèmes sociaux auxquels les femmes du grand marché de Lomé sont actuellement confrontées, ont déjà abordés, est la preuve de plus que nos dirigeants ne peuvent jamais s’améliorer, car ayant horreur de la critique et plongés qu’ils sont des pieds jusqu’à la tête dans l’obscurantisme le plus dangereux. Ils doivent laisser place aux autres, si le Togo doit se développer. Il faut mettre fin au tribalisme au Togo.
Ce pays n’est la propriété d’aucune ethnie, d’aucune tribu ,d’aucune région et encore moins d’une famille.
C’est dans la critique que nous pouvons ensemble reconstruire ce pays. Le Togo n’étant la propriété de personne, tous ses fils doivent unir leurs idées et leurs efforts pour son développement . Si les critiques dont plusieurs intellectuels togolais depuis des lustres n’avaient jamais fait l’économie, devraient servir à ceux qui nous gouvernent jusqu’à ce jour, nous pensons avec conviction que le RPT aurait changé de méthode de gouvernement surtout depuis 2005 et le pays montrerait des signes tangibles de développement. Tel n’est pas le cas.
Quel togolais serait fier de voir ces jeune gens burkinabé, maliens, ghanéens, nigériens etc présentés ces dernier temps sur le petit écran par le très instructif documentaire de RTDS sur le blocage des convois de titans dans la régions des Plateaux par l’état défectueux de la voie de remplacement , dénonçant le laxisme et l’aventurisme des gouvernants togolais ?
Le vent qui doit humilier le poulet souffle toujours par derrière.
Dépassés par les événements et les souffrances indescriptibles qu’ils enduraient sur place, ces jeunes convoyeurs, apprentis chauffeurs et chauffeurs s’étaient emportés de la manière la plus logique, décochant des flèches empoisonnées à l’endroit de nos dirigeants, allant jusqu’à leur demander d’aller au Ghana, au Bénin ou au Burkina-Faso à côté pour voir ce qui s’y fait. Quel affront ! Mais aussi quelle satisfaction pour les togolais de savoir que ce qu’il criaient depuis des décennies et qui tombaient dans des oreilles de sourds pour cause d’aveuglement dû à la cupidité et au gain facile des détenteurs du pouvoir, des étrangers ( et quels étrangers encore ! de « petits morveux » très intelligents , excusez-nous l’expression), ont donné la leçon à nos dirigeants en le leur déversant de but en blanc , qui en français, qui en anglais et qui encore dans leur patois. Nous espérons que, venant d’eux cette leçon serait prise en compte. Le Togo était pourtant promu à un très bel avenir ! Mais voilà ce qu’on en a fait aujourd’hui.
Nous saisissons cette occasion pour prendre à témoin toutes les Représentations diplomatiques dans notre pays ainsi que toute la Communauté internationale ( Nations Unies, UE, Etats-Unis, RFA, France ,etc) qui s’est impliquée ces dernières années et s’implique encore à fond dans la lutte contre les violations des droits de l’homme, l’impunité, la mal gouvernance au Togo et la recherche des voies et moyens pour une vraie réconciliation nationale. Si d’aventure un malheur arrivait à M. Agbéyomé KODJO sous quelque forme que ce soit (enlèvement, empoisonnement, etc,) les togolais sauront avec tout ce beau monde dans quel camp rechercher les auteurs. Il est à signaler que le meurtre du politologue Atsutsé AGBOBLI n’est pas encore élucidé.
L’assassinat des hommes politiques, chercheurs, journalistes, et autres susceptibles de porter la contradiction pour le développement doit être proscrit au Togo. Seuls les esprits primaires, des hommes à l’état de nature, peuvent encore allègrement en ce 21è siècle, continuer à croire que la suppression de vies humaines est un point d’honneur . Les viles pratiques du précédent régime doivent disparaître .
Le Togo doit évoluer en bénéficiant de l’expertise de tous ses cadres de quelque bord qu’ils proviennent. |
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S.E. Kodjo : La mondialisation et l'Afrique

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La mondialisation, le pacte mondial des entreprises et l’Afrique
La mondialisation de l’économie est un phénomène qui a pris son ampleur sous le double effet du développement des nouvelles technologies de la communication et de l’information sur les cendres de la guerre froide et de l’effondrement de l’empire communiste.
Elle consacre le triomphe de l’économie libérale et devrait apporter à l’homme plus de liberté et des moyens de son épanouissement. Elle s’est développée grâce à des mesures favorisant la libéralisation, le décloisonnement des marchés de capitaux et de la désintermédiation, permettant ainsi à des opérateurs d’avoir accès directement aux marchés financiers sans le recours traditionnel aux banques et autres sociétés financières.
Ces mesures ont contribué à l’explosion des échanges mondiaux de biens et de services, où les échanges de capitaux représentent plus de 90 % des volumes globaux.
Les mouvements de capitaux étant beaucoup plus rapides (par un simple jeu d’écriture informatique) que la circulation des biens et des services, qui doivent être compétitifs sur un marché mondial pour avoir des débouchés.
S’il est admis que la mondialisation a décuplé des richesses au niveau planétaire, force est de reconnaître que l’écart entre les riches et les pauvres ne cesse de se creuser, et ses conséquences en matière de délocalisation, prise de contrôle du capital des entreprises, et les suppressions d’emplois, et de marchandisation à tout crin de tout ne cessent de nourrir bien des interrogations, sur sa pertinence et l’avenir de l’homme et de sa sécurité, tant sur le plan matériel, physique que moral.
Certes, certaines régions du monde, notamment l’Asie ont su tirer parti de cette prospérité induite par la mondialisation en mettant en place un environnement macroéconomique favorable ainsi qu’un cadre législatif attractif et sécurisant pour la promotion de l’entreprise privée et les investissements étrangers.
Ces pays ont ainsi réussi à rendre leur économie compétitive accroissant ainsi le volume des biens exportés, pour renouer avec le cycle vertueux du développement.
Mais l’Afrique et particulièrement l’Afrique au Sud du Sahara enregistre globalement des résultats qui contrastent avec ceux réalisés dans les autres parties du monde.
Cette partie du continent qui reste marquée par des préjudices et des injustices graves au cours de son histoire, ne parvient pas, malgré des efforts entrepris, à vaincre l’extrême pauvreté que connaît la majeure partie de ses populations, plongée dans une profonde détresse. Cette situation préoccupe la communauté internationale qui tente d’accompagner le continent dans sa lutte contre le fléau de la pauvreté au travers d’une série de recommandations et de mesures.
Le pacte mondial des Entreprises élaboré par l’ONU en juillet 2000, en est une qui consacre le rôle de l’entreprise privée dans la création des richesses et des emplois pour réduire la misère endémique que connaît le continent.
Il énonce un certain nombre de principes fondamentaux qui reposent sur la primauté de la loi, le respect des droits de l’homme, de l’environnement et de la bonne gouvernance politique et économique, et la lutte contre la corruption.
Sans une réelle volonté de construire des systèmes politiques qui respectent les règles du jeu consensuelles, et le libre choix des citoyens, il serait illusoire de croire que toutes les mesures destinées à assurer le bonheur et la dignité des millions de personnes exclues et résignées, pourront donner les résultats escomptés.
Le défi qui nous interpelle tous aujourd’hui est de contribuer de façon résolue à l’émergence de la démocratie en Afrique, au delà des intentions et des mots, à sacraliser le respect des droits de l’homme en toute circonstance. Ce n’est qu’à cette condition que nous pouvons faire vivre dans nos entreprises les principes fondateurs du pacte mondial des entreprises et reconnaître avec un éminent homme politique «que le pouvoir ou le profit arraché en violation des droits de l’homme est entaché d’illégitimité » .
Agbéyomé Messan KODJO
Ancien Premier Ministre et Ancien Président de l’Assemblé Nationale de la République togolaise.
Président du Groupe Afrique du Forum Francophone desAffaires |
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Conquête du Pouvoir

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Présidentielle de 2010 au Togo : Agbéyomé Kodjo à la conquête du pouvoir !
Golfe Info #429 du 4 auût 2008
« Face à l’effondrement de la nation, à la dégradation du pays et à l’injustice qui y prévaut, j’ai décidé de prendre une décision grave qui engage ma vie et celle de ma famille ». Ces mots de Messan Agbéyomé Kodjo résument les objectifs visés par l’ancien premier ministre en lançant samedi dernier son parti politique : l’OBUTS (Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire). Dans la foulée, il a annoncé sa candidature pour l’élection présidentielle de 2010.
C’est à la Chapelle Christ Rédempteur (Brother Home) de Lomé que l’ancien premier ministre, Messan Agbéyomé Kodjo et ses partisans ont organisé l’Assemblée générale constitutive créant l’OBUTS. Nouvelle entité sur la scène politique togolaise (en plus de près de la centaine qu’on y enregistre déjà), la formation de M. Agbéyomé se fixe comme mission de changer le destin des Togolais qui, depuis un certain temps, à son avis, sont confrontés à d’énormes difficultés. « Nous sommes prêts à changer le destin des populations togolaises et nous allons le décider ici et maintenant », a lancé le président de ce parti. Selon ce dernier, le Togo se trouve dans une situation de dégradation avancée. Et pour cause, les dirigeants togolais ont échoué dans leur mission de conduire le pays vers des horizons prospères. L’ancien premier ministre en tient pour preuve les inondations auxquelles sont confrontées actuellement différentes populations. « Gouverner, c’est prévoir. Le Togo n’est pas le seul pays sur lequel s’abattent les pluies diluviennes. Pourtant, ce sont les populations togolaises qui en souffrent le plus. Cela est dû à l’incapacité de nos dirigeants qui n’ont pas su prévoir la catastrophe afin de préparer des mesures d’urgence », a laissé entendre Agbéyomé Kodjo. Et d’ajouter que pour diriger un pays, il faut des personnes compétentes, des personnes d’expérience. « Ces personnes, l’OBUTS en dispose et voudrait les mettre à la disposition du pays afin de changer les conditions de vie des Togolais », a-t-il fait comprendre.
Dans la foulée, l’ancien président de l’Assemblée nationale a annoncé sa candidature pour l’élection présidentielle d’avril 2010. « Au vu de mon parcours politique et de ce que j’ai apporté pour ce pays, il est temps que je brigue la présidence de la République pour apporter un changement dans la vie des Togolais et pour rattraper le retard du Togo vis-à-vis d’autres pays », a déclaré Messan Agbéyomé Kodjo.
Qui est Agbéyomé Kodjo ?
Agbéyomé Messan Kodjo est né le 12 octobre 1954 à Tokpli, dans la préfecture de Yoto. Docteur en science de gestion des Organisations de l’Université de Poitiers en France, il a été directeur commercial de la SONACOM (une société togolaise de commerce import et export) en 1985 puis sera appelé au gouvernement le 19 décembre 1988 où il fut ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture (1988-1991) puis ministre de l’Intérieur et de la Sécurité (1992-1993). (....) Entre-temps, le 29 août 2000, il sera appelé à conduire l’action du gouvernement. Deux ans après, le 27 juin 2002, contre toute attente, le « bien-aimé » du Général Eyadèma Gnassingbé sort un brûlot contre son « maître » et le système : « Il est temps d’espérer », c’est le nom de ce brûlot. Un comportement qui ne lui sera jamais pardonné. Il dût alors partir en exil à Paris en France. De retour au pays le 8 avril 2005, il fut cueilli à Sanvee-Kondji (frontière Togo-Bénin) et transféré à la prison civile de Kara dans le nord du pays. M. Agbéyomé sera accusé de détournement de fonds alloués au Togo par la BOAD (Banque Ouest Africaine pour le Développement) et l’AFD (Agence Française de Développement). Il sera libéré le 7 juin 2005 après un jugement qui prouva son innocence.
Agbéyomé Kodjo a-t-il les moyens de réaliser son ambition ? Pour y parvenir, il lui faudra d’abord faire connaître son parti aux populations togolaises, ensuite, les convaincre sur sa vision politique et enfin traduire les résultats des urnes dans les faits. Car, au Togo, les urnes n’élisent pas le président. Et lui, Agbéyomé, connaît très bien cette règle de la politique «made in Togo ».
Rodolph Tomegah |
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L'enfer de Kara

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DROITS DE L’HOMME
La LTDH exige la cessation des traitements inhumains infligés Agbéyomé Kodjo
par Ligue Togolaise des Droits de l’Homme le 15 avril 2005, publié sur ufctogo.com
Déclaration de la LTDH
(LTDH, Lomé, Togo, 14 avril 2005)
La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme exige la cessation des traitements inhumains et dégradants infligés à l’ex-premier ministre Agbéyomé Messan Kodjo à la prison de Kara
La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme vient d’apprendre avec indignation et horreur les traitements inhumains et dégradants que le régime militaire du tandem Faure Gnassingbe - Abass Bonfoh est en train d’infliger à l’ex-premier ministre Agbéyome Messan Kodjo arrêté à son arrivée au Togo, le 08 avril 2005, après trois années d’exil en France.
Dès son arrestation, M. Agbéyome Messan Kodjo a commencé à subir des violations de ses droits humains à travers son transfert de la prison de Lomé à celle de Kara. La stratégie étant de l’éloigner de ses juges et avocats et de sa famille.
Fait aggravant, son transfert s’est effectué de Lomé à Kara les menottes aux poignets en violation de la loi.
Son arrivée à la prison civile de Kara s’est transformée pour l’ancien premier ministre du général Eyadema en enfer. Il y est gardé par des militaires parachutistes dits « bérets rouges » dans une prison civile ! D’après les appels désespérés de son épouse à la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme, il est enfermé dans une cellule dont la clé serait déposée la nuit, depuis le 12 avril 2005, au camp militaire de Landja. Isolé et privé d’eau, M. Kodjo a crié en vain pour réclamer de l’eau et a fini par faire une crise grave mettant sa vie en danger.
Voudrait-on le tuer qu’on n’agirait pas autrement. Tous les Togolais ont encore en mémoire la mort cruelle et tragique de feu Antoine Idrissou Meatchi, ex-Vice- Président de la République, soumis à la privation totale de nourriture, la fameuse « diète noire ».
La LTDH met les autorités togolaises devant leurs responsabilités, car elles auront à répondre de la sécurité et de la santé de M. Agbéyomé M. Kodjo sur lequel elles sont en train d’assouvir une vengeance politique. En effet, le pouvoir RPT ne semble pas avoir pardonné à M. Kodjo d’avoir dénoncé la corruption et les crimes du régime Eyadema.
La Ligue a écrit une lettre de protestation au Président de la République par intérim ,Abass Bonfoh, et attend de lui qu’il mette fin au drame que vit un citoyen togolais qui a eu le tort d’être en désaccord avec le régime qu’il a servi.
La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme lance un appel urgent aux organisations des Droits de l’Homme et à la Commission des Nations Unies aux Droits de l’Homme afin qu’elles interviennent auprès des autorités togolaises.
Fait à Lomé, le 14 avril 2005
Le Secrétaire Général,
Ayayi Togoata Apedo-Amah
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Togo, la marche vers la Présidence

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Togo : Agbéyomé Kodjo, candidat à l’élection présidentielle de 2010
Date de parution : dimanche 10 août 2008.
TOKPLI (TOGO), 10 août (Infosplusgabon) - Investi par le nouveau parti togolais dénommé Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), Agbéyomé Kodjo a déclaré le week-end dernier sa candidature à l’élection présidentielle de 2010. Carnet de voyage en pays TOKPLI.
A ses côtés, une délégation Faugerole composée du Maire de Faugères, Martine Brun et de deux de ses adjoints, Georgette Ségur et Jacques Villard, Président de l’oing Africa et représentant le Rotary-club de Lamalou-Bédarieux, tous venus de France pour le soutenir.
Voici les premières impressions recueillis à chaud par le Président d’Africa Jacques Villard :
Nous partons pour Tokpli, village natal du candidat à l’élection présidentielle de 2010, S.E. Agbéyomé Messan Kodjo qui nous accompagne.
Nous recevons un accueil plus que chaleureux. Sur 30 km de route, ce sont des dizaines et des dizaines de jeunes qui nous suivent et qui nous applaudissent. Une réception extraordinaire nous attend sur la place du village. Plus de deux cents personnes sont là pour nous recevoir avec danses, spectacles et musiques.
« Tout et rien que de l’Africain pur », nous confie avec une grande émotion le président d‘Africa et de rajouter : « ici, je suis chez moi ! Les gens que nous croisons sont de grande qualité et partout ce ne sont que sourires et paroles de paix ».
Jacques Villard est très optimiste quand à la création de synergies et de préciser que ce voyage n’est pas un voyage d’agrément. Chacune des personnes de la délégation est partie avec une mission à accomplir : tout d’abord, un premier protocole de jumelage a été signé entre les autorités de Tokpli et les autorités de Faugères.
Ensuite, un autre jumelage sera signé entre l’Institution « La Conscience » et l’oing Africa pour venir en aide aux enfants togolais avec la possibilité aussi de jumeler cette institution à un lycée agricole héraultais.
Et enfin, un dernier jumelage sera signé entre le Rotary Club Doyen de Lomé et le Rotary Club de Lamalou-Bédarieux avec en perspective pour 2010, l’acheminement d’un convoi de matériel médical pour l’hôpital de Lomé.
Ce sont beaucoup d’actions à mettre en place, beaucoup de travail en perspective et beaucoup de bonnes volontés à solliciter.
Partout où passe la délégation française, conduite soit par Agbéyomé Kodjo, soit par son épouse Alfreda, soit par Augustin Dossey, président d’Africa Togo, c’est du délire, avec des centaines de Togolais pour les accueillir, avec des banderoles au travers des rues portant en inscription, « Bienvenue à la délégation française », « Bienvenue à Faugères ».
Après une autre journée passée en brousse, la délégation faugerole est reçue le soir même au Rotary Club de Lomé où la rencontre s’avère être exceptionnelle et où son représentant repart avec une mission. Chaque jour qui passe, la délégation faugerole continue à être honorée de manière princière ; toute la population, les corps constitués avec Préfet et chefs tribaux, l’acclament.
Des messages de sympathie arrivent chaque jour félicitant le candidat Agbéyomé Kodjo pour son heureuse initiative, le Bureau d’Africa les en remercie bien chaleureusement.
Nous ajouterons aussi le message de profonde gratitude envoyé par Kodjo Djissenou, Directeur de l’Institution « La Conscience » qui exprime toute sa reconnaissance pour la visite de la délégation et des propositions qui lui ont été soumises.
Nous concluons, pour aujourd’hui, par cette dernière information : la délégation faugerole accompagnée de M. Augustin Dossey, Président d’Africa Togo, sera reçue à l’Ambassade de France à Lomé mardi par Dominique Renaux, Ambassadeur Haut représentant de la France au Togo.
FIN/IPG/NPL/2008
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Trois personnalités françaises à Lomé

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Trois personnalités françaises assistent à la création d’un nouveau parti à Lomé
(Infosplusgabon 05/08/2008)
LOME, (Infosplusgabon) - L’ancien Premier Ministre et Président de l’Assemblée Nationale de la République togolaise, Agbéyomé Messan Kodjo, vient de créer son parti, OBUTS, pour un Togo uni et solidaire, a-t-on appris lundi de source officielle.
Devant plus de 600 délégués élus de tous les cantons du Togo et en particulier de celui de l’actuel Président de la République togolaise, il a officiellement déclaré sa candidature à l’élection présidentielle qui devrait avoir lieu dans dix-huit mois.
Profondément croyant, humaniste, africain convaincu, gestionnaire et professeur des collectivités publiques et des entreprises, formé par les universités françaises, actuel Président du Groupe Afrique du Forum Francophone des Affaires, expert d’un groupe bancaire international, Agbéyomé Messan Kodjo est porté par des milliers de Togolais qui désirent un changement radical de la vie publique togolaise, mais aussi par un grand nombre de pays africains et étrangers.
Homme de progrès, hanté par la lutte contre la corruption, homme de fidélité, il a tenu à inviter trois élus français du secteur rural qui lui manifestent leur soutien : Martine Brun, Maire de Faugères accompagnée de ses deux adjoints : Georgette Segur et Jacques Villard.
Jacques VILLARD n’est pas un inconnu. Ancien fonctionnaire du Ministère des Finances, Président de l’OING AFRICA, il est depuis de nombreuses années l’un des conseillers du candidat à l’élection présidentielle et fut l’un de ceux qui, aux côtés du bâtonnier Mario Stasi, a combattu afin d’obtenir la libération de son ami Agbéyomé Messan Kodjo.
Les trois Français seront reçus, pendant leur séjour qui doit durer une dizaine de jours, par un certain nombre de personnalités ainsi qu’à l’Ambassade de France à Lomé.
Agbéyomé Messan Kodjo visitera la France durant sa campagne et se rendra à Faugères lors de son périple dans l’Hérault. L’Hérault qui, par le passé, a eu l’honneur de l’accueillir une première fois en 2006 où il avait rencontré à Palavas-les-Flots le Maire Christian Jeanjean et à Castelnau-le-Lez le Maire Jean-Pierre Grand, sans oublier sa visite au journal le Midi-Libre.
Puis, en 2007, Agbéyomé Messan Kodjo découvre Faugères et ses vins.
Les trois Français sont invités à revenir au Togo et à participer à la victoire éventuelle de leur Président ami.
Pour l’instant, ils travaillent à mettre en place des structures de jumelage entre leur village d’origine et le village de Tokpli, lieu de naissance du Premier Ministre Kodjo, mais ils sont aussi chargés de missions économiques et culturelles diverses, en particulier faire découvrir le vin et le miel de Faugères aux Togolais.
FIN/IPG/LMP/2008
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OBUTS de Messan Agbéyomé Kodjo

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Quand l’OBUTS de Messan Agbéyomé suscite admiration et espoir auprès des Jeunes du Togo
L’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), le dernier né des partis politiques au Togo porté sur les fonds baptismaux il y a pratiquement trois mois, suscite espoir et admiration auprès des Jeunes du Togo pour la plupart sans emplois.
Aussitôt après son lancement officiel avec plus de cinq cents membres actifs et sympathisants, la liste des adhérents ne cesse de s’allonger au grand étonnement des premiers fondateurs du parti.
Ils sont des Jeunes, fer de lance de la démocratie, nantis des diplômes qui se bousculent devant les portes du parti de Gabriel Messan Agbéyomé, ex premier ministre, ex, président de l’assemblée nationale et candidat aux présidentielles de 2010 au Togo pour se faire enregistré comme membres.
L’engouement que suscite le parti de l’ex Directeur du PAL (Port Autonome de Lomé), fait dire à certains analystes politiques que tout serait possible et l’on murmure déjà que l’heure n’est plus à la pagaille comme de par le passé.
Au sein des Jeunes, relève de demain, on explique cet espoir par le fait que le président du parti a déjà fait ses preuves lorsqu’il était à la tête du PAL et autres institutions de la place.
Même s’il faut reconnaître que les choses étaient dures en ce temps là, confient les jeunes, 85 % d’entre eux avouent que c’est le temps qui leur a le plus profité contrairement à ce qu’ils vivent comme calvaire ces derniers moment depuis que la gestion du port est confiée aux militaires.
Preuve d’une reconnaissance des talents de la personne d’Agbéyomé.
Le parti de ce dernier qui se veut rassembleur sans aucune arrière discrimination se dit prêt pour un changement de système politique.
Déjà, plus de 5000 personnes se sont faits enregistrés dès le lancement en l’espace de trois mois.
De Lomé en passant par le Nord du Togo, l’OBUTS fait parler de lui et les contrées les plus reculées du territoire national ne sont pas épargnées.
L. Yao |
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Agbéyomé Kodjo sur la tribune de l’Université d’Eté

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Agbéyomé Kodjo sur la tribune de l’Université d’Eté de l’Intelligence économique à Paris
Agbéyomé Kodjo sur la tribune de l’Université d’Eté de l’Intelligence économique à Paris
Le Président National du parti OBUTS (Organisation pour bâtir dans l’union un Togo Solidaire), Agbéyomé Kodjo a effectué un voyage à Paris où il a pris part à l'Université d'Eté sur l'Intelligence Economique organisé conjointement par la CED (Culture Economie Défense) et le FFA (Forum Francophone des Affaires à L'Ecole Militaire à Paris les 2 et 3 Octobre 2008.
Sur la tribune de l’université d’été de l’intelligence économique qui a fait la part belle à la crise financière qui secoue le monde, Agbéyomé Kodjo a fait un diagnostic de la crise avant de proposer des solutions pérennes pour une issue favorable. « Cette crise la plus grave après la seconde guerre mondiale, replace au cœur du débat politique et économique les limites des vertus des lois du tout marché censées réguler l’économie globalisée » a attaqué d’entrée Agbéyomé. Axé sur le thème MONDIALISATION ET REFORME DE L’ETAT, cette université se révèle pour M. Agbéyomé comme un acte prémonitoire au regard des bouleversements historiques qui marquent le marché financier mondial et dont l’épicentre se trouve aux USA et l’onde de choc provoque l’effet domino sur le reste des économies de la planète.
Agbéyomé estime dans sa plaidoirie que la mondialisation est un processus irréversible historique qui est le fruit de l’innovation humaine, et du progrès technique.
Elle symbolise l’intégration croissante des économies du monde entier au moyen des courants d’échanges et des flux financiers.
Son développement fabuleux est la conséquence de la conjonction de la libération des marchés des biens, des services et des capitaux, et du développement prodigieux des nouvelles technologies de la communication et de l’information.
Comparant l’émergence des pays d’Asie du Sud Est due à l’amélioration du cadre macroéconomique et la promotion de l’investissement direct étranger à celle des pays africains, Agbéyomé propose des pistes de solutions comme l’interventionnisme des puissances publiques pour ponctuel qu’il soit dans le cadre de l’Etat Nation pour préserver les système bancaire et financier des chocs externes doit être poursuivi par la mise en œuvre des réformes qui rendent l’économie compétitive et aussi par une concertation à l’échelle planétaire pour la surveillance et le strict contrôle du système financier mondial afin de le préserver des vecteurs qui engendrent des crises systémiques dont les conséquences sont dramatiques pour des millions d’êtres humains.
Des réformes profondes au sein des Etats
Avouant que la mondialisation a provoqué à des intervalles irréguliers de la crise systémique, comme celle qui affecte l’économie internationale, et qui mobilise les énergies et les Banques Centrales pour sauver les Banques Commerciales en proie à des actifs toxiques et à des risques d’insolvabilité, il propose des réformes à l’intérieur des Etats pour tirer meilleur parti de la compétition qui oppose les nations sur le marché global. «…. C’est l’unique solution pour éviter à plus ou moins long terme la récession économique et la régression sociale » a déclaré Agbéyomé.
Enfin l’économiste propose la réforme des institutions qui participent à la Gouvernance Mondiale, l’ONU, le FMI, la BM, l’OMC , les instruments de contrôle des marchés, et de l’ensemble du système financier international renforcé, pour protéger les intérêts des Nations et pour la Paix.
La rédaction |
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Togo-Swaziland à Accra : Le Togo face à son destin

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L’équipe nationale du Togo joue ce samedi 11 Octobre à Accra contre le swaziland le match le plus important de son histoire dans le cadre de la 6ème journée des éliminatoires combinées de la CAN/Mondial 2010 de Football. Dernier de son groupe avec 3 points, le Togo a encore une chance de se qualifier pour le second tour en battant le Swaziland par une marge considérable en vue d’espérer accrocher une place parmi les 8 meilleurs deuxièmes.
Pour ce match, le staff technique des Eperviers a battu le rappel de tous les joueurs professionnels avec l’arrivée jeudi nuit du capitaine des Eperviers à Accra. Adebayor Emmanuel avait conditionné son retour par une meilleure organisation au sein de la Fédération Togolaise de Football. Longtemps annoncé incertain, Adebayor Sheyi a surpris à la dernière minute le public sportif en atterrissant à Accra. « L’influence de sa mère a été très grande et c’est elle qui a pesé lourd dans la balance pour que son fils revienne » affirme un des proches de la famille. Ainsi le groupe épervier est au grand complet pour ce match capital de ce samedi 11 Octobre à Accra. On note les arrivées du gardien Agassa Kossi de Reims qui retrouve la sélection nationale après plus de trois mois d’absence suite à une blessure, Mamah Gafar et Eninful Komlan de FC Sheriff de Moldavie, Ousseni Labo de Eintracht Reinner, Tchangai Massamaesso, Serge Akakpo de l’A.J Auxerre, Nibombé Daré de CS Otopéni, Mani Sapool et Sadick Coubageat de All Itihad de Libye, Amewou Komlan de Strofomgest, Alaixys Romao de Grenoble, Salifou Moustapha d’Aston Villa, Floyd Ayité d’Angers, Dossevi Thomas du FC Nantes, Tchalla Vincent, Aloenouvo Backer et Djako Arafat de l’Union Sportive de Monastir, Olufadé Adekanmi de la Gantoise et Adebayor Sheyi d’Arsenal. Le staff technique des Eperviers est conscient de la mission qui l’attend. Les togolais ont toujours en mémoire la défaite des Eperviers à Mbabane et restent toutefois prudents sur le jeu rapide des « Shilangus ». Classé 151ème sur les tablettes de la Fifa, le Swaziland qui rêve également de marcher sur les traces des grandes nations de football sur le continent est capable de réaliser l’exploit. Des milliers des supporters togolais sont attendus ce samedi à Accra pour soutenir le Togo jusqu’à la qualification. |
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Communiqué de presse de OBUTS

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Ce dimanche 7 Septembre 2008, Faure GNASSINGBE a nommé Gilbert HOUNGBO Premier Ministre de la République, en remplacement de Komla MALLY qui a rendu sa démission deux jours plus tôt.
Le nouveau Premier Ministre était jusqu’à sa nomination Directeur Afrique du Programme des Nations Unies pour le Dévéloppement ( PNUD)
Il est titulaire d’une Maitrise en Gestion obtenue à l’Université du Bénin ( Togo) et d’un Diplôme d’Expertise Comptable obtenu à l’Univeristé des Trois- Rivières au Canada.
Il prend la succession de Komla MALLY dans un contexte particulièrement difficile où les reformes politiques et institutionnelles notamment celles de l’Accord Politique Global attendent toujours leur mise en œuvre, l’economie en berne, marquée par une inflation à plus de deux chiffres, les populations au désarroi, les infrastructures économiques et sociales délabrées, la corruption généralisée.
La mission de ce nouveau Premier Ministre ne parait pas évidente. Nous éspérons que sa nomination permettra de réduire la souffrance des togolais, et leur ouvrira les perspectives d’une vie meilleure.
Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire ( OBUTS) souhaite au nouveau Premier Ministre, beaucoup de courage, et une bonne chance dans ses nouvelles responsabilités.
OBUTS demeurera vigilante, et sera une sentinenelle pour la défense de intérêts de nos populations accablées par une politique qui manque de vision et d’ambition au service du bonheur et de l’épanouissement de nos compatriotes.
Pour OBUTS
Le Président National
Agbéyomé Messan KODJO
Fait à Lomé ce 7 Septembre 2008 |
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Interviews deS.E. Agbéyomé Messan Kodjo

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PROTOCOLE DE QUESTIONNAIRES
1ère QUESTION : Vous avez été plusieurs fois Ministres, Député, Président de l’Assemblée Nationale, puis Premier Ministre. Ce qui veut dire que vous avez maniez de plus près les leviers de l’Etat, et que vous avez été un grand animateur politique dans notre pays. Ce week-end l’AG Constitutive de votre parti, l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo solidaire, ( OBUTS) consacre la naissance de cette formation politique dont vous etes naturellement le Président. Vous entamez donc dans votre vie politique une nouvelle expérience de Chef de parti. Quel est le sentiment qui vous anime suite à l’instant que vous venez d’être plébiscité par l’AG constitutive de OBUTS.
AMK : C’est un sentiment de sacerdoce doublée d’une profonde émotion qui m’anime face à la responsabilité qui m’incombe désormais de conduire à la victoire aux prochaines élections présidentielles, les forces qui aspirent au Changement dans notre pays. Cette responsabilité m’engage, et j’ai l’ambition d’y consacrer toute mon énergie avec le concours de tous, pour l’émergence d’un Togo qui offre à tous ses fils et à toutes ses filles une égalité de chance, et les conditions d’une réussite individuelle et collective.
Comment avec la qualité des ressources humaines dont dispose le Togo, avec une terre fertile, un sous sol généreux, les héritiers de la Patrie, peuvent ils continuer à vivre une vie de misère ? Je vous demande de me faire confiance , pour que dans le respect de la légalité, du travail bien fait et la solidarité par rapport aux plus fragiles d’entre nous, les togolais puissent retrouver la joie de vivre ensemble.
2ième QUESTION : Pouvez vous être immédiatement investi sur-le-champ comme candidat à l’élection Présidentielle de 2010 ? Comment comptez vous relever ce défi quand on sait que le paysage politique togolais est surpeuplé et surtout quand on sait comment se terminent généralement les élections au Togo ?
AMK : Le fait que l’AG m’ait investi comme son candidat à la prochaine élection présidentielle, ne pose aucun problème de droit. Cela traduit à mon avis l’immense espérance que OBUTS peut incarner pour mettre fin à cette situation anachronique qui est imposée aux togolais par une minorité, qui semble avoir une lecture particulière des exigences d’une République et les fondements juridiques qui la soutendent. La République est notre maison commune, elle n’est ni discriminatoire, ni partisane, encore moins clanique. Elle doit reconnaître les mérites et les talents de tous et agir en toute équité dans l’octroi des responsabilités, et la distribution des revenus. Dans la maison commune il n’est d’autres privilèges que ceux directement liés au mérite et au talent. Quant à la surpopulation de la faune politique, c’est une réalité qu’il ne faut pas nier, mais il faut admettre que l’approche de OBUTS est singulière , car elle met en scène tous les togolais, avec pour une seule et unique ambition, celle de marquer des buts sur tous les plans pour faire gagner et faire avancer notre pays, promis pour incarner l’Or de l’Humanité. J’y crois et ça va bouger , ça va changer, le Togo le mérite amplement. Quand au sort des résultats souvent réservé aux élections dans notre pays, je sais d’expérience la panoplie d’outils souvent utilisés pour abuser la volonté populaire. Mais que le moment du changement est arrivé, il sera profitable à tous, et aucune tolérance ne sera de mise pour des pratiques d’une autre époque. Nous y veillerons.
3ième QUESTION : Pouvez vous nous tracer en quelques lignes le projet de société que OBUTS propose au peuple togolais ?
Notre objectif s’articule autour de quatre points :
1 Faire prendre conscience de la situation de l’Afrique et particulièrement du Togo dans l’histoire universelle, de même que l’urgence de l’Unité Africaine comme voie de salut pour les peuples africains.
2 Bâtir une nouvelle société togolaise fondée sur la solidarité citoyenne
3 Restaurer la République dans ses fondements démocratiques,
4 Mobiliser les ressources internes et des aides internationales pour redonner à notre pays, toutes ses chances de se relever. Engager une lutte sans merci contre la pauvreté source de frustration et d’exclusion. Ce combat il est non seulement politique mais aussi une exigence morale.
4 Conduire une politique qui assure la sécurité alimentaire dans notre pays. Bref il faut œuvrer que ceux qui se considèrent comme condamnés par le sort, retrouvent des raisons d’espérer et de croire en leur destin et en celui de la Nation.
4ième QUESTION : Votre réaction face à la catastrophe naturelle qui s’abat sur le Togo ces derniers temps ?
AMK : Tout d’abord je voudrais présenter mes condoléances aux familles éplorées dans cette tragédie, et exprimer ma compassion aux victimes de ces inondations. OBUTS leur manifeste toute sa solidarité dans cette terrible épreuve.
Pour moi en dehors des caprices de la nature qu’il est difficile de prévoir et de dompter, la catastrophe naturelle de grande magnitude avec des conséquences économiques graves pour la Nation a pour origine deux causes : le manque de contrôles préventifs de résistance des structures de nos ponts, et l’abattage sauvage de nos essences depuis un certain temps. Pour illustrer ce constat il vous suffit de comprendre que le Togo, le Bénin et le Ghana, ont connu la même pluviométrie pendant la même période, mais ces pays voisins n’ont pas connu le drame qui endeuille al nation, balkanise le pays, et compromet les activités économiques, et notre ouverture sur l’Hintherland. La spéculation sur les denrées de première nécessité va se renforcer. Je suis un peu surpris du décalage entre l’ampleur des dégâts, et la gestion qui en est faite par le Gouvernement. Il faut faire appel de toute urgence à certains pays amis qui ont acquis une expérience avérée dans la gestion de ces évènements désastreux. C’est la seule solution crédible qui s’impose, tout le reste relève de l’amateurisme. Pour l’heure nos ingénieurs des travaux publics et des ponts et chaussée doivent être mobilisés pour assurer des déviation conséquentes et sécurises garantissant, une fluidité de la circulation.
5ième QUESTION : Avec les injustices que vous avez subies et que vous continuez de subir d’aucuns peuvent prendre votre candidature, et votre éventuelle élection comme une occasion pour vous venger, qu’en dites vous ?
AMK : Ma souffrance personnelle comme les persécutions auxquelles vous faites allusion n’ont aucune signification par rapport aux cris de détresse de l’ensemble d’un peuple qui depuis des années vit dans le deni de droit, et le dénuement le plus absolu, devant un pouvoir impuissant. Pour moi, le pardon et la non violence constituent l’ arme des sages, tandis que la vengeance et la violence sont le manteau des lâches.
Si j’ai des pris des risques graves pour rentrer au Togo en Avril 2005, malgré l’hostilité des tenants du pouvoir, c’est parce que je suis convaincu qu’avec d’autres patriotes nous pouvons ouvrir une nouvelle espérance pour notre pays, et constituer un véritable outil de transformation politique économique et social pour notre Nation. C’est justement cette vision qu’incarne OBUTS dont la naissance a suscité un engouement sans pareil dans tout le pays, vous en etes témoin.
6ième QUESTION : Votre mot de fin
Je considère que depuis le 2 Août 2008, un nouveau jour s’est levé pour le Togo, avec OBUTS. Ensemble le changement devient possible, le rêve d’un Togo uni, juste, et prospère est réalisable. J’y mettrai toute ma force, toute mon énergie, car aucune cause n’est aussi grande et noble que celle qui nous mobilise. Prenons courage et ayons confiance. Personne ne doit rester indifférent à la naissance de ce mouvement citoyen qui ouvre une nouvelle voie aux Togolais. Militaire, Gendarme, Policier, Douanier, Sapeur Pompier, Gardien de Surveillance du Territoire, Enseignant, Personnel de Santé, Paysan, Ouvrier, Dockers Etudiant , Elève, Commerçant, Cadre, Transporteur, Jeune sans Emploi, Confessions religieuse de toute obédience, la Nation vous appelle et à besoin de chacune et de chacun de vous pour se relever. Nul ne peut se soustraire à cet appel sans être condamné par l’Histoire. |
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Un ancien Premier-ministre vide son sac

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Quand un ancien Premier ministre vide son sac: l'ancien premier ministre togolais Gabriel Messan Agbéyomé KODJO sur RFI
Quand un ancien Premier ministre vide son sac: l'ancien premier ministre togolais Gabriel Messan Agbéyomé KODJO sur RFI
Lomé / Paris, 17 septembre 2002: Dans une interview accordée au journaliste Carine FRANCK le 3 septembre dernier, l'ancien premier ministre togolais Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, lève davantage le voile sur les tenants et les aboutissants du mal togolais.
Rappelons que l'ancien premier ministre togolais limogé le 27 juin 2002 par le général Eyadema GNASSINGBE, à quelques heures de sa démission annoncée, a longtemps fait figure de dauphin du Chef de l'Etat togolais.
Selon des informations publiées par l'Intersyndicale des journalistes de RFI, les autorités françaises ont - de toute évidence sur pressions des autorités togolaises - tenté sans succès d'interdire la diffusion de cette interview. A Lomé, la capitale togolaise, et Kara, la ville natale du général EYADEMA, les fréquences FM de RFI ont souffert de brouillages électroniques aux heures de diffusion de cette interview. Les autorités togolaises n'ont donné aucune explication quant aux raisons de ces perturbations subites des émissions de RFI au Togo.
Voici l'intégralité de cette interview à laquelle les Togolais n'ont pas eu droit.
Direction le Togo. Il y a trois mois Agbéyomé KODJO était démis de ses fonctions. Aujourd'hui réfugié en France, l'ancien Premier Ministre parle des dessous du régime EYADEMA. Agbéyomé KODJO avec Carine FRANCK:
Carine FRANCK (RFI): Agbéyomé KODJO, bonjour!
Messan Agbéyomé KODJO: Oui, bonjour!
RFI: Après votre démission le 27 juin dernier, vous avez fui votre pays le Togo, vous vous cachez, d'ailleurs. Que redoutez-vous au juste?
Messan Agbéyomé KODJO: Ma sécurité est en danger. Je suis poursuivi par EYADEMA et sa police politique. Et donc, même ici, un accident peut être vite arrivé.
RFI: Pendant ce temps, au Togo les préparatifs des élections législatives anticipées se poursuivent, des élections qui seront boycottées en toute vraisemblance par les principaux partis d'opposition. Est-ce que vous comprenez la position de ces partis?
MESSAN AGBÉYOMÉ KODJO: Je considère que la position de l'opposition est raisonnable. On ne peut pas participer à une mascarade électorale. Le Code Electoral a été modifié de façon unilatérale, la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante, ndlr), qui comprend également les représentants de l'opposition, a été dissoute et remplacée par un comité de sept juges, et l'indépendance de ces juges n'est pas assurée.
RFI: Mais c'est vous, Premier ministre de l'époque, qui avez soumis ce nouveau code électoral à l'Assemblée nationale…
MESSAN AGBÉYOMÉ KODJO: C'est un ordre du chef de l'État, que j'ai exécuté. C'est le Président EYADEMA qui incarne le pouvoir. Le pouvoir cherche son maintien, au-delà de 2003. Le Président craint que si l'opposition participait aux élections, il perdrait. Je pense que si le Président EYADEMA veut réellement quitter le pouvoir en 2003, comme l'indique la Constitution, et comme il l'a promis, au Président CHIRAC et à la Communauté internationale, on ferait une croix sur ces élections législatives anticipées aujourd'hui. Et faire en sorte également que des personnalités comme Gilchrist OLYMPIO puissent également être au rendez-vous des élections de 2003.
RFI: Votre fuite, vos révélations, vous les présentez comme le résultat d'une prise de conscience personnelle, avec ce message donc, comme clé cde voûte de vos réflexions, il faut que le général EYADEMA quitte le pouvoir?
MESSAN AGBÉYOMÉ KODJO: Oui, je pense que la solution aux problèmes que rencontrent les Togolais aujourd'hui, passe par le départ du Président EYADEMA, et pour dire les choses plus directement tout part d'EYADEMA et revient à EYADEMA. Le Président de la République, il assure à la fois, le contrôle du pouvoir exécutif, du pouvoir législatif et du pouvoir judiciaire. Au niveau économique, je le vois faire. Donc comment, on prend à la source, sur les recettes des douanes, sur les recettes des impôts, comment les privatisations qui ont été opérées dans le pays, comment l'argent n'est pas rentré en totalité au Trésor public. Il y a tellement d'exemples…
RFI: On vous accuse, vous aussi d'avoir profité de cette corruption, notamment quand vous étiez directeur du Port de Lomé.
MESSAN AGBÉYOMÉ KODJO: Oui, j'ai été accusé, donc d'avoir détourné 34 milliards de francs. Mais la banque a publié donc un démenti…
RFI: Mais vous vous êtes enrichi au pouvoir, pendant toutes ces années…
MESSAN AGBÉYOMÉ KODJO: J'ai gagné légalement ce que ma place et mes fonctions méritaient.
RFI: On dit que vous êtes milliardaire aujourd'hui.
MESSAN AGBÉYOMÉ KODJO: Ça c'est faux, je suis en accord et en harmonie totale avec ma conscience.
RFI: Vous parlez aujourd'hui, du peuple togolais martyrisé. Qu'entendez-vous par là?
MESSAN AGBÉYOMÉ KODJO: Lorsqu'un peuple perd sa liberté, lorsque la moindre manifestation de rue est réprimée, il y a des violations des droits de l'Homme au Togo, le système au Togo est un système militaire avec un ravalent civil, la violation des droits de l'Homme au Togo, c'est l'œuvre des forces de sécurité.
RFI: En tant que Ministre de l'intérieur, en tant que Premier ministre, qu'avez-vous fait, à titre personnel, contre ces violations des droits de l'homme?
MESSAN AGBÉYOMÉ KODJO: J'ai fait beaucoup, mais je ramais à contre-courant! Je n'ai aucune responsabilité dans la violation des droits de l'Homme au Togo. S'il y a quelque chose aujourd'hui donc sur la conscience, c'est le fait que Me AGBOYIBOR ait passé plus de sept mois en prison. Pourquoi? Parce qu'en fait, EYADEMA s'est servi de moi pour le mettre en prison et pour le rendre inéligible.
RFI: Quelle crédibilité donner à vos propos, quand on sait que c'est vous en personne, qui êtes venu à Genève, c'était en avril dernier, défendre le régime EYADEMA devant la Commission des droits de l'Homme des Nations Unies, pour dire que tout allait bien au Togo?
MESSAN AGBÉYOMÉ KODJO: Non, je pense que l'élément fondamental de ma défense, à Genève, c'est autour des centaines de morts qu'on aurait trouvés avant, pendant et après les élections présidentielles de juin 1998. Là-dessus, je suis formel. Il peut y avoir quelques morts, mais il n'y a pas eu des centaines de morts.
RFI: Vous dénoncez donc ces séries d'exactions au Togo. Mais, vous avez participé à ce système EYADEMA, vous en étiez le Premier ministre! Donc, il y a eu une complicité?
MESSAN AGBÉYOMÉ KODJO: Je ne peux pas dire que j'ai été complice d'un système. J'ai servi mon pays, à divers postes de responsabilité, mais je dis à un moment donné, les dérives sont telles que j'ai décidé donc de me retirer, et de ne plus apporter ma caution…
RFI: Mais vous avez mis du temps à prendre conscience de tout ça. Il y a des opposants qui le font depuis longtemps.
MESSAN AGBÉYOMÉ KODJO: Mais, je dis: il n'est jamais trop tard pour bien faire. C'est une décision difficile que j'ai eu à prendre. Très difficile.
RFI: Est-ce que vous avez envie de demander pardon à ce peuple togolais?
MESSAN AGBÉYOMÉ KODJO: Le peuple sait que j'ai opéré mon mea-culpa, je n'en pouvais plus.
RFI: Agbéyomé KODJO, merci! |
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Agbéyomé Messan Kodjo, prisonnier politique

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Le 08 avril 2005, l’ancien Premier ministre du Togo monsieur Agbéyomé Messan Kodjo a regagné le Togo après trois ans d’exil. Dans un communiqué publié la veille, il a indiqué qu’il rentrait en se fondant sur l’appel lancé par les nouvelles autorités de Lomé en faveur du retour de tous les exilés et sur les conclusions des discussions de Libreville où la délégation togolaise a pris l’engagement devant le président Bongo de tout mettre en œuvre pour accueillir monsieur Kodjo dans un délai de trois semaines. Ce délai ayant expiré le 03 avril, monsieur Kodjo a adressé une lettre au Président de la République par intérim, Monsieur Abbas Bonfoh, pour l’informer de son retour au Togo. C’est à l’issue de cela qu’il est arrivé à Cotonou à bord d’un vol régulier dans la nuit du 07 au 08 avril, avant de se présenter à la frontière entre le Togo et le Bénin en fin de matinée.
D’après les témoins, il aurait accompli les formalités durant une heure de temps avant de prendre place à bord d’un véhicule de la Police Nationale dépêchée par les officiels togolais pour «sa sécurité». A ce moment, la destination officielle du convoi était le domicile de monsieur Kodjo, ainsi que lui-même l’a précisé au téléphone à son épouse dès le début du trajet. Mais il est conduit directement devant le juge d’instruction. Celui-ci lui a notifié son arrestation sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé contre lui en septembre 2002 pour le détournement présumé de fonds de la trésorerie du Port Autonome de Lomé. A l’époque, ce mandat d’arrêt avait été lancé par les autorités togolaises sur la base d’après elles, d’un rapport d’audit effectué par le cabinet Praxis International.
Déféré à la prison civile de Lomé, Monsieur Kodjo selon plusieurs sources concordantes, aurait été transféré à Kara à 400 km environ au nord de Lomé où il est actuellement détenu au secret.
Il convient de préciser que cette arrestation est un déni de droit pour les raisons suivantes:
1- Le Tribunal de Grande Instance de Paris appelé à statuer sur le cas, a demandé conformément au Code de procédure pénale au gouvernement togolais de lui communiquer le rapport d’audit. Les autorités togolaises ne l’ont jamais fait.
2- Contacté par les avocats de monsieur Kodjo, le cabinet Praxis international a indiqué que son rapport d’audit ne mentionnait à aucun moment un quelconque détournement de fonds qui aurait été commis par Monsieur Kodjo, alors Directeur Général du Port Autonome de Lomé.
3- Nonobstant cette défaillance de la partie civile, les autorités judiciaires françaises ont diligenté une enquête qui conclura qu’il n’existe aucun fondement aux charges contre Mr Kodjo. Le Tribunal de Grande Instance de Paris a considéré alors ces accusations comme étant une manœuvre visant à discréditer un adversaire politique, qui dénonçait les graves dérives qui marquent le fonctionnement des institutions de son pays. Pour cette raison, il n’a pas donné suite à la demande d’extradition introduite par le gouvernement togolais.
Cette accusation fantaisiste de détournement de fonds n’est pas la seule invention du régime de Lomé contre l’ex chef de gouvernement.
Monsieur Kodjo a été accusé en 2003 d’avoir cédé un hangar du Port Autonome de Lomé à un Colombien. Or, d’après les dispositions de la loi n° 60-26 du 5 Août 1960 relative à la protection des droits fonciers, aucune cession de bien immobilier ou foncier à un étranger ne peut se conclure en territoire togolais sans une autorisation présidentielle préalable, sous peine de nullité. L’acte de cession notarié et l’enregistrement au service des domaines sont soumis à un décret du Président de la République.
Monsieur Agbéyomé Messan Kodjo est donc un prisonnier politique et doit être considéré comme tel, car ce qu’on lui reproche en réalité, c’est d’avoir dénoncé et de continuer à critiquer le non respect des droits de l’homme et des règles de démocratie au Togo. Son arrestation arbitraire et sa détention au secret dans une période préélectorale marquée par des fraudes dans la distribution des cartes d’électeurs, confirment la justesse de son combat.
Je lance un appel urgent à Amnesty Internaional, à la FIDH et à tous les défenseurs des droits humains de part le monde, à se mobiliser pour exiger une libération immédiate et sans condition de l’ancien Premier ministre.
En ce moment difficile, j’invite mes compatriotes, notamment la diaspora en lutte pour la démocratie, à prendre toute la mesure de cette nouvelle injustice et à avoir à l’esprit, l’une des dernières phrases que l’exilé a prononcées avant de devenir prisonnier: «J’estime avoir expérimenté toutes les souffrances sur cette terre, sauf la mort. J’en ai conscience, mais si je n’accepte pas de mourir, je ne serai jamais libre.»
Togo, 8 avril 2005
Jonas Siliadin
Rénovateur, ancien chef de cabinet du Premier Ministre Kodjo |
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Les voeux de S.E. Kodjo à la nation togolaise

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VŒUX A LA NATION DE L'ORGANISATION POUR BATIR DANS L'UNION UN TOGO SOLIDAIRE (OBUTS)
Togolaises et Togolais,
Mes Chers Compatriotes,
L'année qui s'achève a été particulièrement pénible pour le Togo.
Le pilotage à vue de nos Gouvernants, leur irresponsabilité dans
l'exercice des charges publiques, ont continué à plonger les Togolais dans une grande misère, et accentué la mise à l'index de notre pays dans le concert des Nations.
L'image de notre pays est aujourd'hui si abîmée que les Togolais éprouvent un sentiment de honte lorsqu'ils doivent afficher et assumer leur identité nationale hors de nos frontières.
On assiste à l'effondrement des valeurs morales, à l'affaissement de l'autorité de l'Etat.
Pour les gouvernants qui ont en charge la conduite de l'action publique, le sens de l'intérêt général a cédé la place à celui de leurs intérêts particuliers.
Lorsque ceux qui se livrent à des actions illicites avec arrogance et mépris, prennent des libertés avec les deniers publics, ne sont nullement inquiétés et sont, à contrario, protégés par la puissance publique, qui les exonère du devoir élémentaire de rendre compte, comment donc s'étonner dans un tel climat, du triomphe de l'impunité au Togo.
Hier encore, la dissolution du FER et l'exonération de responsabilités, de ceux qui au lieu d'entretenir nos routes, et de réhabiliter les ponts qui récemment ont cédé, ont détourné durant des années les ressources de cette institution à d'autres fins, parfois personnelles, est un cas flagrant qui révolte plus d'un togolais.
Le refus du Gouvernement d'auditer les comptes de ce service public, qui depuis sa création a enregistré plus d'une centaine de milliards de francs CFA de recettes, a été annoncé il y a quelques mois, par un proche du Président de la République, sur l'une de nos chaînes de télévision nationales.
Que dire aussi, de l'importante manne financière procurée par les emprunts obligataires censés servir à l'entretien de nos routes, dont on ignore la destination finale, mais qui, in fine, alourdissent la dette extérieure du Togo qui se chiffre maintenant à plus de 2 Milliards de Dollars US ?
Bref, le régime actuel n'éprouve aucun besoin à rendre compte à son peuple, de la politique qu'il conduit prétendument en son nom. Pis encore, il pousse le cynisme à abreuver l'opinion de bonnes intentions, tout en bafouant les citoyens dans leurs droits les plus élémentaires.
Se nourrir, se soigner, se loger, se vêtir, s'éduquer, se former, travailler, se cultiver, sont désormais l'apanage exclusif des courtisans et des affidés qui gravitent autour du noyau central du pouvoir.
La symbolique du maïs captée par le parti dominant, alors que cette denrée primaire de base est devenue inaccessible pour l'écrasante majorité de nos compatriotes est l'exemple criant du caractère néfaste à l'excès, de ce régime pour le peuple togolais
Où se trouve donc le sens de l'Etat et de la solidarité nationale, quand un groupe d'individus, surgis de nulle part, peuvent manger à satiété et étaler un luxe insolent et de mauvais goût, pendant que l'écrasante majorité doit se contenter du bouillon d'eau chaude et de piment pour seul repas quotidien ?
Où se trouve le sens de la responsabilité, quand certains de par leur situation familiale, politique, régionale ou ethnique, peuvent s'offrir un train de vie ostentatoire dont l'acquisition est loin d'être fondée sur le talent ou le mérite, alors que nos hôpitaux manquent de nivaquine et de
coton, nos salles de classe manquent de tables blancs, de craie, et surtout des personnels enseignants ?
Oui ! Le Togo vit un véritable drame national !
Oui ! Le Togo est un pays sinistré, agonisant, qui a besoin une thérapie de choc !
Chers Compatriotes, je ne souhaite pas raviver votre douleur, j'ai pris soin d'évoquer quelques éléments qui structurent notre vécu quotidien pour vous dire qu'il n'y a pas de fatalité dans la vie.
Moi aussi j'ose vous dire : n'ayez pas peur !
L'utilisation de l'argent pour l'achat des consciences, les menaces et intimidations de tous ordres, sont les armes de prédilection de ceux qui nous privent de nos droits, veulent détruire en nous la vertu et la vaillance séculaires inscrites dans nos gènes.
Mais ils se trompent, parce que l'héritage légué par la longue filiation de nos ancêtres, s'écoule en nous comme une sève qui permet à nos cœurs d'aspirer toujours plus à la liberté et d'exiger chaque jour davantage, la justice !
Le Togo, notre Nation, la chère terre de nos aïeux, est notre propriété collective. En ce début de 21ème siècle, il n'est plus dans l'ordre des choses qu'elle reste l'apanage d'un clan, d'un groupe de copains, encore moins de ceux qui la considèrent comme un legs éternel, du à leur filiation des dirigeants passés, et non à leur mérite ou leurs compétences.
Le Togo reste une République, il ne sera jamais une monarchie !
Pour cela j'en appelle à votre vigilance, pour empêcher que l'on vous vole le changement auquel vous aspirez depuis de longues années. Tout récemment, en violation des termes de l'Accord Politique Global de 2006,
Après avoir reçu le 4 décembre les partis signataires, le gouvernement s'est mis en tête de modifier le code électoral, et notamment la composition de la CENI unilatéralement et sans concertation véritable.
Cette manœuvre n'a pas d'autre but que de priver les partis non
représentés à l'Assemblée nationale, de représentation au sein de la CENI, et dons de toute possibilité de contrôle sur la régularité des opérations électorales.
J'entends alerter immédiatement l'ensemble de l'opinion togolaise sur ce mauvais coup en préparation, contre la démocratie, de même que l'opinion et les grandes institutions internationales partenaires du Togo pour les mettre devant leurs responsabilités.
L'heure de la modernité a sonné. L'ordre ancien, doit céder la place à l'avènement des nouvelles générations, il doit être balayé pour permettre, enfin, la libération de toutes les énergies, de toutes les bonnes volontés.
Je sais qu'au fond de vous, tout comme moi, vous préférez, vivre
dignement que de sombrer lentement dans l'abandon et l'honneur
perdu.
C'est pourquoi,
Je vous invite, à rejoindre les milliers de togolaises et togolais qui ont déjà adhéré à l'objectif de rénovation de notre pays que je propose, à participer activement au mouvement qui est déjà en marche et ne cesse de grandir.
Nous aurons bientôt un rendez-vous capital avec l'histoire. Et le moment n'est plus très loin ou l'occasion nous sera donnée de concrétiser la formidable aspiration au Changement, qui anime les Togolais.
Je souhaite de tout mon cœur que l'année 2009, soit une année qui prépare notre marche vers la liberté, afin que nous puissions commencer enfin à vivre, retrouver notre dignité, redonner à nos enfants des raisons d'espérer et de trouver foi en l'avenir.
Bonne année 2009,
Que Dieu vous bénisse et bénisse le Togo ! |
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Dans "Managers" de janvier 2009, S.E. Kodjo s'exprime...

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Interview du Président National de OBUTS

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INTERVIEW DU PRESIDENT NATIONAL DE OBUTS AGBEYOME MESSAN KODJO ACCORDEE A RADIO VICTOIRE LE SAMEDI 31 JANVIER
A un an des échéances présidentielles les états major des partis politiques au Togo se mobilisent pour le combat qui s’avère rude.
Plusieurs sujets entre autres la modification du code électoral, les reformes institutionnelles font l’objet de discussion et de divergences qui opposent l’opposition togolaise au parti au pouvoir, le RPT.
Pour connaitre la position de OBUTS, Mr Agbéyomé Messan KODJO, Président de cette formation politique répondait aux questions de notre confrère RADIO VICTOIRE.
RADIO VICTOIRE : Agbéyomé KODJO il y a quelques semaines le gouvernement a procédé à l’adoption d’un projet de loi portant modification de la loi électorale qui fait réagir les partis politiques de l’opposition. Que dites vous de cela ?
AGBEYOME KODJO: Je voudrais tout d’abord vous remercier de m’ouvrir les antennes de votre radio pour émettre mes objections sur ce projet de loi de modification du code électoral.
Ce projet de loi viole dans la forme et dans le fond l’Accord Politique Global.
Il est d’abord l’incarnation d’un mépris absolu des dispositions de l’APG car il est né de la volonté unilatérale du régime RPT, ensuite il introduit des discriminations dans le traitement des candidats à la prochaine élection présidentielle.
C’est dans la surprise générale que nous avons appris sur les médias la nouvelle composition de la CENI et de ses démembrements qui excluent les représentants de tous les autres candidats ne disposant pas de groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale.
Une élection pour être crédible se doit d’offrir les mêmes chances à tous les candidats.
Si on exclut délibérément certaines formations politiques de tout le système d’organisation et de contrôle du scrutin comment peuvent-elles adhérer aux résultats au terme de cette compétition ?
Si le pouvoir RPT s’obstine dans cette démarche folle de mépris des aspirations populaires et organise des élections biaisées en pensant répéter dans l’impunité la double forfaiture de 2005, il se trompe lourdement et verra tout un peuple dressé debout sur sa route.
Ni les armes, ni les intimidations ne changerons en rien à la volonté populaire de changement qui se dessine dans l’ensemble du pays.
RADIO VICTOIRE : Le Ministre Pascal Bodjona contrairement à notre réaction a exprimé clairement que des propositions ont été faites par deux partis politiques de l’opposition notamment le CAR et l’UFC.
AGBEYOME KODJO : Si tel avait été le cas pourquoi les partis en question exprimeraient publiquement leur désaccord par rapport au projet en menaçant de quitter l’hémicycle ?
BODJONA peut-il apporter la preuve de ces allégations ?
Nous estimons que ce projet de modification de la loi électorale est dirigé contre OBUTS ( seul candidat déclaré et exclu de la CENI) , alors que la loi se doit d’être fondamentalement impartiale.
Nous avons pris le taureau par les cornes en alertant la Communauté Internationale pour qu’elle intervienne et agisse en amont au lieu de jouer le rôle de sapeur pompier quand la colère grondera dans la nuit et les fusils des traitres de la nation crépiteront pour remplir les villes et les maisons de bain de sang d’innocents.
RADIO VICTOIRE : Vous en tant que Président, vous proposer une CENI technique, comme au GHANA ?
Ne pensez vous pas qu’une CENI technique peut être un danger dans la mesure où ses membres peuvent être corrompus ?
AGBEYOME KODJO : Le choix d’une CENI technique est une façon de dépolitiser l’administration électorale.
On peut dans le cas du Togo imaginer une CENI composée de 9 membres dont 8 juges reconnus pour leur impartialité et leur probité morale et un religieux qui assumera sa présidence.
Cette solution placerait sur un même pied d’égalité tous les candidats et créerait moins de problèmes dans la gestion et le contrôle du prochain scrutin.
Notre souhait est que la prochaine élection soit claire, transparente et crédible, et ouvre la voie
à un nouveau départ pour notre pays qui a beaucoup de défis à relever.
RADIO VICTOIRE ? Que feriez-vous si le Gouvernement refuserait de revenir sur sa décision ?
AGBEYOME KODJO : Je ne pense qu’à ce stade du débat et vu le niveau de contestation de ce projet de loi, le chef de l’Etat puisse faire la sourde oreille et laisser l’Assemblée Nationale adopter en l’état ce projet de loi. Je suis sûr qu’il entendra raison et j’ai confiance à tous nos partenaires en développement que j’ai saisi pour solliciter leur intervention. Faure GNASSINGBE doit écouter la voix du peuple.
Personne ne dénie cette réalité vivante que les togolais dans leur grande majorité rejettent ce régime, et ils l’ont démontré lors du dernier scrutin.
Le RPT n’a remporté cette consultation que grâce au mode de scrutin et de découpage électoral.
Numériquement le peuple togolais est dans l’opposition contre le pouvoir RPT.
Toute manœuvre qui entraverait cette force irrésistible au changement risquerait gros.
RADIO VICTOIRE : L’UFC et le CAR proposent un candidat commun pour la prochaine élection présidentielle.
Quel est votre point de vue sur cette Alliance ?
AGBEYOME KODJO : L’alternance politique aurait dû déjà intervenir au Togo si la classe
politique togolaise avait réussi à s’unir.
Mais tout le monde connait le mal qui ronge l’opposition togolaise, c’est le jeu à somme nulle.
Maintenant je crois qu’il y a un véritable sursaut national qui devra être pris en compte par nous tous.
Au delà des deux partis de l’opposition parlementaire c’est à une union sacrée de l’ensemble de l’opposition que je convie mes collègues pour célébrer ensemble une belle fête de l’alternance et de la démocratie en 2010.
Je salue les noces de ces deux partis et pense qu’elles incarnent les prémices d’un vaste
rassemblement autour d’un candidat unique en 2010.
RADIO VICTOIRE : Vous semblez être dans la même barque que les deux partis.
Que faites vous concrètement pour que cette barque arrive à bon port ?
AGBEYOME KODJO: D’abord j’ai lancé le 27 Janvier un appel à l’Union de tous les acteurs du changement, pour qu’ensemble on fasse front commun pour faire échec aux manœuvres du RPT qui cherche à fausser la sincérité des prochaines élections présidentielles. La souffrance et la misère de notre peuple doivent nous pousser à accepter tous les sacrifices nécessaires au Changement en 2010.
Telles sont mes convictions. Toute division ou toute querelle stérile ne serait que le lit de l’imposture et de l’injustice qui sont les marques visibles de la situation actuelle.
RADIO VICTOIRE : Apres quatre mois à la tête du Gouvernement le Premier Ministre HOUNGBO a présenté un bilan qui peut-être ne répond pas aux aspirations du peuple.
Alors d’après vous qu’est-ce qui n’a pas été fait ?
AGBEYOME KODJO : Il faut relever que dans cette situation, la compétence du Chef de
Gouvernement n’est pas en cause.
C’est un cadre de la Nation qui a fait la fierté des togolais dans ses fonctions antérieures. Je le connais assez dans les activités qu’il conduisait avec succès quand il était au PNUD.
Mais entre les deux responsabilités il y’a des nuances de taille qui font la différence. Son bilan n’est pas brillant mais connaissant les difficultés du métier, ce n’est pas sa personne qui pose problème.
Les togolais se souviennent de Eugène ADOBOLI, compétent et volontariste mais qui a sombré dans la marre du RPT après 14 mois d’un parcours de combattant à la tête du Gouvernement.
Le RPT est un système très fermé et complexe qui a ses rites.
Au delà des apparences institutionnelles, la réalité du pouvoir est ailleurs.
C’est cette main invisible qui est responsable du drame que connait aujourd’hui notre Nation. Ce n’est donc pas ceux qui jouent un rôle de figuration qui prennent les décisions.
Que peut-il pour améliorer le pouvoir d’achat des togolais ?
Il en est pourtant conscient.
Pourquoi l’essence continue de coûter de plus en plus cher au Togo ?
Pourquoi les ponts sont t’ils à l’abandon depuis leur rupture voilà plus de 6 mois ?
Pourquoi les résultats des concours sont t’ils manipulés et portent la marque d’un parti ? Pourquoi visiblement on favorise certains, en les envoyant massivement dans les services où les possibilités d’épanouissement sont plus grandes ?
Pourquoi la corruption continue de progresser dans le pays ?
Voilà autant de drames qui continuent de marquer le quotidien de nos compatriotes.
Révolte contenue et frustrations sont le lot des togolais. Que peut-il faire ?
RADIO VICTOIRE : N’a-t-il pas les mains libres ?
AGBEYOME KODJO : Il veut être politiquement correct, c’est pour cette raison qu’il s’abstient d’avouer les difficultés de sa mission au peuple togolais.
Il devrait remettre sa démission dès lors qu’il est entravé dans l’exercice de ses prérogatives. Pourquoi les retraités qui continuent illégalement d’occuper leurs postes alors qu’il les a sommé de libérer leur service n’ont-ils pas obtempéré ?
Simplement pour lui signifier que ce n’est pas lui qui gouverne.
Comment dans un pays où on détruit les emplois, des citoyens entièrement à part continueraient d’émarger impunément sur les deniers de l’Etat ?
Tel est le système, c’est pourquoi il est impératif de tout changer.
RADIO VICTOIRE : Que pensez-vous de l’audit du FER et de TOGOCELL auquel auquel le PM faisait allusion ?
AGBEYOME KODJO : Si nous voulons que la communauté financière accompagne le Togo dans ses efforts de redressement économique, nous devons respecter les principes de la bonne gouvernance, c’est en cela que je salue la décision courageuse du PM nonobstant les résistances internes de son camp.
Mais au-delà des déclarations, le peuple attend des actes et que la sanction des délinquants au col blanc devienne une réalité.
Est-il concevable que le BENIN affiche un budget de 1225 Milliards de FCFA et le Togo 300 Milliards ?
Comment avec le même niveau de trafic portuaire le BENIN prévoit de réaliser au titre de l’exercice 2009 des rentrées fiscales de l’ordre de 825 Milliards de FCFA ?
Comment le BENIN arrive t’il à séduire les bailleurs de fonds pour engranger une aide internationale annuelle de 400 Milliards de FCFA, somme qui dépasse le total du budget du Togo pour l’exercice 2009 ?
Et pourtant le potentiel économique du Togo est de loin plus important que celui du BENIN. A titre d’exemple le Bénin n’est pas un pays minier. Il n’a ni phosphate ni clinker.
Il n’exporte ni le café, ni le cacao.
Comment alors justifier tout ce décalage ?
Les causes sont simples et ont pour nom, absence de volonté politique, corruption, évasion des recettes, etc.…..
Expliquez moi pourquoi avec les atouts que nous avons le Benin, le Niger, le Burkina, le Mali, avancent et construisent l’avenir de leur peuple, alors qu’au Togo, le leader nouveau laisse t’il pourrir la situation et laisser le pays à l’abandon le pays et les togolais à la misère ?
RADIO VICTOIRE : Que pensez vous des élections locales avant les présidentielles ?
AGBEYOME KODJO: Techniquement ce n’est plus possible.
Il est trop tard pour engager une opération électorale avant les présidentielles.
Le pouvoir RPT a craint que s’il les organisait l’opposition l’emporterait et cela amplifierait la dynamique de Changement dans le pays à l’horizon 2010.
RADIO VICTOIRE : Le Chef de l’Etat a présenté les vœux à travers le pays, la première du
genre. Qu’est ce que cela vous inspire ?
AGBEYOME KODJO: Aller à la rencontre des populations de l’intérieur pour un Chef d’Etat c’est une bonne chose.
Mais l’inspiration lui est arrivée un peu tard et c’est ce qui me conduit par rapport aux échos qui nous parviennent qu’il a initié cet exercice pour démarrer la campagne avant ses concurrents.
Les cadeaux qu’il donne à tout va est une source d’inquiétudes pour ma formation politique. Les togolais n’attendent pas des cadeaux de son Chef.
Ils demandent une bonne gouvernance du pays et la prise en compte de leurs aspirations
pour une meilleure vie.
Ces populations qui se sentent abandonnées se trouvent soudain cadeautées de terrain de football pour les uns, de réhabilitation pour les autres, et de l’argent pour les populations invitées, pour les malades dans les hôpitaux visités.
Tout cela fait un peu désordre et traduit l’opinion que se font certains de leur fonction et du pays, dont ils hérité.
Le projet de loi objet de la pomme de discorde au sein de la classe politique fixe le budget de campagne à 500 Millions de francs CFA.
Combien le RPT a déjà dépensé.
C’est pourquoi dans le courrier que j’ai envoyé à Barack OBAMA, Nicolas SARKOZY, Angela Merkel, Emmanuel BAROSSO, Blaise COMPAORE et au Président du Parlement Européen, j’ai rappelé la note directive de l’Union Européenne qui recommande la mise en place d’une Cour des Comptes chargée entre autres de la vérification des comptes de campagne.
S’il y a transparence on ne serait pas surpris que certains candidats risquent au cas où ils gagnaient de voir leur victoire invalidité.
Le doublement des indemnités des Chefs traditionnels est une mesure politique pour s’attirer les faveurs des garants de nos us et coutumes.
La politisation à dessein du recrutement des agents dans l’administration est une mesure pour ressouder l’appareil du parti éprouvé par des dissensions internes.
Au nom de quel principe sur 180 agents recrutés dans une administration publique 140 auraient la même couleur politique et viendraient du même village ?
La déclaration de Barack OBAMA selon laquelle « les dirigeants qui se maintiennent au pouvoir par la corruption, la fraude et qui réduisent au silence la contestation de leur population doivent savoir qu’ils sont du mauvais coté de l’histoire ».
Où est la justice sociale où se trouvent les signes de la réconciliation nationale dans cette politique ?
Où se trouve l’engagement du candidat Faure lors de sa campagne de 2005 de créer davantage d’emplois, alors qu’il détruit ceux qui étaient là avant son avènement ?
Où se trouve la bonne gouvernance alors que le moindre service est monnayé dans notre pays ?
Où se trouve l’intérêt de cette jeunesse qui subit une politique d’exclusion et objet de toute discrimination ?
Où est le rayonnement international de notre pays, alors qu’on est mis en index partout ?
Où sont les grands travaux du siècle annoncés, je pourrais continuer à l’infini pour dire aux togolais que les promesses selon notre Chef n’engagent que ceux qui y croient.
RADIO VICTOIRE : Qu’est que OBUTS réserve à ses militants quand on parle de rapprochement avec KPATCHA GNASSINGBE et de la disponibilité financière puissante de
son PRESIDENT Agbéyomé KODJO ?
AGBEYOME KODJO: Il faut laisser les détracteurs raconter ce qu’ils veulent. KPATCHA GNASSINGBE est au RPT, et la loi interdit de militer dans plusieurs partis à la fois.
Il n’a pas rempli une fiche d’adhésion à OBUTS.
Voila au moins une précision qui mérite de situer les choses et de renvoyer les mauvaises langues à leur politique politicienne.
Il faut savoir raison gardée et militer pour la vérité.
Tous étaient mes amis hier, y compris Faure GNASSINGBE avant son accession au pouvoir. Il méprise mes droits, et me soumet à une discrimination dans le traitement de mon double statut d’ancien haut responsable de la République, c’est son choix, mais l’histoire est là, et je lui fais confiance.
Quant à l’avenir OBUTS pense offrir à ses militants et à l’ensemble du peuple togolais la victoire du Changement afin de prendre à bras le corps le combat contre tout ce qui aliènent les togolais, source de leur division et de leur misère. OBUTS s’engage à restituer la dignité et la fierté nationale à notre pays. Ensemble avec OBUTS faisons gagner le Togo pour faire face aux défis qui nous interpellent.
RADIO VICTOIRE: Votre mot de fin
AGBEYOME KODJO: Je demande solennellement au Président de la République le retrait du projet de loi modifiant le code électoral et d’ouvrir avec la classe politique un dialogue pour mettre fin à cette polémique qui s’ouvre et qui risque de polluer l’’atmosphère politique alors que de nombreuses taches nous attendent, notamment les reformes institutionnelles avant le scrutin présidentiel.
RADIO VICTOIRE : Agbéyomé KODJO je vous remercie
AGBEYOME KODJO: Je vous remercie aussi. |
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Les quatres vérités de S.E.Kodjo

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Sur les plateaux de Forum Jésus Solidarité, OBUTS droit dans ses bottes suscite un « I have a dream » ou encore un « Yes We can ». 60 minutes pour parler du pardon et de la réconciliation du peuple togolais. Mr Agbéyomé Messan KODJO fait le point. Autant victime que certains togolais qui réclament justice et réhabilitation aujourd’hui, accusé à tort et ayant même reçu des aveux officieux de nombre de ses délateurs, le Président de OBUTS allume le flambeau de l’espoir en l’avenir et invite les pouvoirs publics à passer du bon coté de l’histoire
« Quelle que soit la longueur de la nuit, en 2010 le jour se lèvera pour le Togo » a déclaré Agbéyomé Messan KODJO Président de OBUTS invité au 2ème numéro de Forum de JS une émission télévisée initiée par la RTDS pour appeler au pardon et à la réconciliation entre togolais. Me ABI Président du PSR était également invité à débattre du sujet inscrit à l’ordre du jour. Le décor planté en ces termes par l’animateur le Révérend Pasteur PRINCE DEGRACES « Vous êtes devant le peuple. Tout ce que vous direz ce soir sera pris en compte », donne déjà une solennité et une certaine gravité à ces 60 mn à débattre du pardon, à chercher à voir la vision de chacun des invités sur le pardon et la réconciliation, à savoir qui doit pardonner qui, si le pardon était possible et si une réconciliation était possible sans le pardon.
Pour Agbéyomé Messan KODJO le pardon est « une thérapie personnelle qui permet de se libérer du poids de l’offense subie et surtout de se réconcilier avec soi-même, avec Dieu et avec la société ». Ceci s’inscrit dans une dynamique où il y a une reconnaissance claire et explicite de la part de l’entité qui aura commis l’offense. Attaché à l’idée de liberté, le Président de OBUTS est revenu sur le fait que ruminer les offenses leur donne de l’importance. Dieu notre créateur est un Eternel Présent. Refuser le pardon c’est avoir l’esprit tourné vers le passé. Donc, selon lui, pardonner contribue à libérer la personne qui in fine accepte la démarche.
S’il va de soi que c’est l’offensé qui doit pardonner à l’offenseur, si l’on doit se référer au Pater Noster qui dit « Pardonnez nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé », il faut de prime abord créer les conditions qui incitent et conduisent à la démarche vers le pardon. Selon le Président de OBUTS, les divisions et la révolte contenue des victimes sont liées au phénomène de l’impunité et la transgression des valeurs morales. Dans une société, nul ne devrait être au dessus des Lois, malheureusement cela semble être le cas au Togo depuis des lustres. Dans ces conditions il est difficile de pardonner. La victime y voit une politique de deux poids deux mesures.
A terme une bonne gouvernance politique et économique est le gage nécessaire pour favoriser le pardon et la réconciliation. Si le favoritisme, l’exclusion des postes de responsabilités pour des raisons politiques ou ethniques, la répartition des richesses et des biens demeurent liés à des critères d’appartenance politique , ethnique et clanique , si l’équité est réduite au rêve et que la justice demeure une illusion, il va sans dire que la rancœur ne peut que se renforcer , et plonger la société togolaise dans le doute, et la crainte du lendemain.
Une des solutions est à minima, la reconnaissance, des torts commis et l’admission d’une réparation. A titre d’exemple, le rapport de KOFFIGOH sur les événements qui ont marqué le scrutin présidentiel d’avril 2005, a établi les responsabilités, évalué les dégâts commis et chiffré la somme globale destinée à dédommager les victimes .Selon le Président de OBUTS, enclencher simplement la procédure d’indemnisation des familles des victimes et de la réhabilitation des refugiés aurait soulagé les cœurs, et contribué à la relance de la consommation et de l’investissement.
Revenant sur les douloureux événements de la Place Fréau Jardin du 25 Janvier 1993, dont on l’accuse d’être le Chef d’orchestre, le Président de OBUTS a été formel. Il est évident affirme t- il qu’il ne peut pas être l’organisateur d’une telle tragédie et en même temps celui qui a tenté de dissuader les responsables de l’opposition de maintenir la manifestation, à la place indiquée, de l’imminence des incidents qui allaient se produire. Il n’a malheureusement pas été écouté par les responsables du Collectif de l’Opposition Démocratique ( CODII)
Le Président de OBUTS met au défi les leaders de l’opposition ainsi que ceux de la majorité, de présenter à la Nation les preuves de son implication s’ils en disposent réellement. Le même défi a été lancé aux policiers, aux gendarmes, et aux militaires en leurs grades et qualités respectives.
Ce soir, sur le Plateau de Forum Jésus Solidarité, le Président de OBUTS dévoile que l’un des leaders de l’opposition et pas des moindres lui a confié lors d’un séjour à Paris : « Fo Gabi nous reconnaissons ton innocence dans le drame de Fréau Jardin, mais comme tu as préféré mettre ton intelligence au service du RPT et des gens du Nord, au lieu de soutenir notre cause pour l’alternance au Togo, il a fallu qu’on t’attribue la responsabilité de ce massacre, pour t’affaiblir ».
Accusé ? Oui et à maintes reprises. L’éclairage sur l’événement de la Place Fréau Jardin renvoie dorénavant les accusateurs devant leur responsabilité, leur conscience et l’Histoire de la Nation togolaise.
Mr Agbéyomé KODJO est revenu sur les affaires de détournement présumé des 10 Milliards de francs CFA alors qu’il était en poste au Port Autonome de Lomé. Cette accusation, fut le motif du mandat d’arrêt international lancé contre lui en Septembre 2002, suite à la publication de son pamphlet contre le régime RPT en Juin 2002, intitulé « Il EST TEMPS D’ESPERER », quelques heures avant sa démission du poste de Premier Ministre de la République ;de la célébration des 17 Milliards de Francs CFA, et la manipulation de conscience formulée par un leader de l’opposition au lendemain du lancement réussi de son parti politique OBUTS.
Concernant les 10 Milliards de francs CFA, Agbéyomé Messan KODJO affirme qu’il est étonnant que la BOAD et l’AFD qui furent les victimes présumées de cette prédation n’aient pas porté plainte contre l’ancien Directeur Général du Port de Lomé, alors que c’est le Ministre de la Justice de l’Etat Togolais qui fut l’instigateur de la procédure judiciaire. Manipulation politique quand tu nous tiens !
Cet alibi servira de fondement à l’arrestation et l’emprisonnement de Agbéyomé Messan KODJO pendant 60 jours à la prison miliaire de Kara. Il n’est donc pas surprenant que devant le collège impressionnant d’avocats internationaux présent au cours de son procès au Tribunal de Kara , l’arrêt rendu par la justice togolaise stipule que « le délit reproché à l’ancien premier Ministre, relève du domaine de l’impossible, ordonne par conséquent sa libération immédiate, et condamne l’Etat à ses dépens. » Jusqu’à ce jour le Gouvernement fait obstruction à la liquation des dépens auxquels l’Etat est condamné. Ceci n’est qu’une illustration du mépris dans lequel le droit et la justice sont tenus au Togo.
Pour la célébration de sa fortune qui serait évaluée à 17 Milliards, Mr KODJO estime que cela relève de la plaisanterie, surtout dans un pays où, le moindre soupçon d’enrichissement conduisait les auteurs directement en prison aux mépris des règles de procédures judicaires. Il se réjouit de la levée du secret bancaire et invite tous ceux qui le souhaitent, à faire des investigations sur ses avoirs présumés dans le monde, et invite nos gouvernants à se prêter au jeu. Cet exercice leur permettra assurément de mieux apprécier la réalité et le caractère léger des accusations infamantes dont il fut l’objet sans parler de l’instrumentalisation de la manipulation des consciences aux fins d’abattre un adversaire politique.
Au sujet de la tentative de subornation de témoin pour allonger la période de détention d’un leader de l’opposition embastillé par le pouvoir en 2001, il a été accusé récemment dans les médias du fait que le Premier Ministre qu’il était se rendait nuitamment dans un Commissariat de police à la rencontre de ce témoin présumé.
Mr Agbéyomé affirme qu’il s’agit là d’une accusation mensongère car il ne s’est jamais rendu dans un commissariat de police la nuit dans l’exercice de ses fonctions, et que dans le cas d’espèce il s’agit de la DPJ, où le témoin présumé fut détenu pour les besoins des enquêtes. Le Directeur Général en poste à la DPJ à l’époque, le Commissaire KOUDOWOVOR ainsi que ses collaborateurs pourront corroborer ses affirmations. Interrogé avant son assassinat le témoin présumé affirme sous serment n’avoir jamais reçu la visite du Premier Ministre, ni de ses envoyés pendant sa détention à la Direction de la Police Judiciaire. Cette accusation est d’autant plus grave qu’elle provient d’un leader de l’opposition à qui on aurait donné le bon Dieu sans confession.
Monsieur Agbéyomé KODJO estime que la marche vers la démocratie connait des difficultés liées à la volonté des acteurs de préserver leurs intérêts égoïstes, en ayant recours au mensonge, à la manipulation et même à la violence politique.
Il affirme que le moment est venu de prendre la mesure de la gravité de la souffrance du peuple et invite les togolais à se faire confiance pour œuvrer à la renaissance de notre pays.
Autant victime que ses autres compatriotes, Agbéyomé Messan KODJO assure que le pardon et la réconciliation sont possibles, pour autant que soit mis fin à l’impunité dans notre pays, et que les bourreaux cessent de narguer leurs victimes. Mais au delà de tout il faudra une forte volonté politique pour avancer vers le pardon. Le respect des lois par tous étant un impératif majeur, et un préalable à la réussite de ce processus.
Il a fustigé le comportement du Gouvernement qui aggrave la misère du peuple en refusant de prendre des mesures de soutien au pouvoir d’achat, l’abandon des infrastructures à la ruine, une politique qui frise le népotisme et la gabegie. Il a en outre dénoncé la faiblesse du budget national qui ne traduit ni les efforts des acteurs économiques, ni le potentiel économique du pays. Il s’est également interrogé sur le maintien d’une tarification exagérée des produits pétroliers qui oblige les usagers à s’approvisionner dans les pays voisins où les prix sont plus abordables. Comment l’Etat qui s’est substitué au groupement des pétroliers puisse imposer au peuple des prix du carburant qui frisent l’arnaque ?
Il est temps pour ce régime de comprendre que l’art de gouverner réside dans la prise en compte des aspirations du peuple.
Nos gouvernants doivent comprendre que ceux qui se maintiennent au pouvoir par la corruption, la perversion des résultats électoraux et qui bâillonnent les contestations de leur peuple sont du mauvais côté de l’histoire. Le monde a changé, l’ordre ancien qui s’accroche à des méthodes et à des pratiques surannées de gouvernance doit céder le pas à une nouvelle génération pétrie de modernité et qui aspire à ouvrir à notre pays les portes du 21 e siècle.
Pour Agbéyomé Messan KODJO, une telle politique ne fait que renforcer les rancœurs et les frustrations qui trouvent leur exutoire pendant les périodes électorales. Il a rappelé qu’à tous les postes où il a servi il ne s’est jamais départi des obligations morales et éthiques de la fonction publique et que partout des résultats certains et concrets ont couronné ses actions.
Et pourtant en dépit de ses loyaux services à la Nation, nos gouvernants sont incapables d’honorer ses droits, de lui accorder un statut, qu’ils peinent à trouver. Pis encore ils s’octroient un luxe arrogant à entraver le paiement d’une cession immobilière qu’il a consentie à un particulier.
En conclusion le Président de OBUTS s’est adressé à la Nation en ces termes : « Mes chers compatriotes quelle que soit la longueur de la nuit, en 2010 un nouveau jour se lèvera pour le Togo, pour que triomphent la justice et la fraternité, des opportunités seront données à chaque togolais de s’épanouir, la prospérité sera partagée par tous, et le Togo retrouvera enfin le chemin de la paix et du progrès ».
Marie Solange ADANBUNU, Cellule de Communication du Président de OBUTS, candidat à l’élection présidentielle de Février 2010. |
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Communique de presse de Obuts

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COMMUNIQUE DE PRESSE DE OBUTS SUITE A LA MODIFICATION UNILATERALE DES ARTICLES DU CODE ELECTORAL PAR LE REGIME RPT
La nouvelle année aurait pu commencer sous de bons augures, avec une information rassurante venue du Palais de la Présidence de la République, l’occasion de la cérémonie annuelle de présentation des vœux de la Nation au Chef de l’Etat.
Le Ghana voisin venait alors, à l’occasion des dernières élections présidentielles, de montrer un bel exemple de démocratie, en permettant à l’alternance politique de triompher après de rudes compétitions, à l’issue desquelles le candidat de l’opposition l’a remporté sur celui du pouvoir.
Prenant le Ghana en exemple, Faure a déclaré qu’il organisera les prochaines élections présidentielles sur le modèle ghanéen.
Nombreuses sont les supputations qui ont alors circulé dans le landernau politique togolais. Nombreux aussi sont nos compatriotes qui ont commencé à croire à la bonne foi du Chef de l’État, imaginant que si celui-ci se trouvait battu à l’issue du scrutin prévu en Février 2010, la force des armes ne se substituerait pas, une nouvelle fois, au poids des suffrages pour lui attribuer une victoire à la Pyrrhus.
Mais l’éclaircie aura été de courte durée.
Les événements politiques de ces derniers jours rendent désormais les togolais dubitatifs quant à la réelle volonté du Chef de l’Etat et de son camp, d’accepter les règles du jeu démocratique, et la possibilité d’une alternance, seule capable de permettre au Togo de renaitre de ses cendres, et à ses filles et ses fils de renouer avec la joie de vivre, de retrouver leur fierté et leur dignité.
Déjà, vers la fin de l’année 2008, le peuple togolais a pu observer la volonté affichée du pouvoir de violer les règles de consensus qui ont prévalu depuis la mise en place de l’APG.
D’abord ce fut l’introduction unilatérale des modifications du code électoral ayant servi de fondement légal à l’organisation des dernières élections législatives du 14 Octobre 2007.
Grace à la contestation des forces de l’opposition amplifiée par celle des forces vives de la Nation et à la pression exercée par la Communauté Internationale, le pouvoir fut contraint de demander le retrait de ce projet de loi déjà introduit à l’Assemblée Nationale.
Après ce revers, quelques semaines plus tard, ce fut la naissance du CPDC, qui offrait un cadre politique réducteur, puisque fondé sur l’exclusion de certaines forces politiques, et sur l’intolérance.
C’est donc sous contrainte, que le pouvoir a accepté d’offrir à trois partis extraparlementaires signataires de l’APG, l’entrée au CPDC, qui en principe devrait s’ouvrir à toutes forces les politiques de notre pays.
Ce cénacle restreint, depuis le démarrage de ses activités était sensé produire un code électoral consensuel et crédible pour garantir la sécurité des suffrages et offrir les mêmes chances à tous les candidats engagés dans la prochaine élection présidentielle.
Certains de ses membres ont préféré faire de la diversion et prétexter ensuite l’urgence de la révision de la liste électorale, pour s’engager dans des manœuvres qui aggravent la crise politique dans notre pays.
On en serait à se demander si c’est hier seulement que le Gouvernement s’est subitement aperçu que les prochaines élections auront lieu en Février 2010. Quoi qu’il en soit, il ne s’agit là que d’une argutie destinée en fait à justifier un passage en force sans réel débat démocratique.
La révision des listes électorales est un acte majeur dans tout processus électoral et il est inacceptable que le Gouvernement puisse imposer, de manière unilatérale, sa volonté de ressusciter l’ancienne CENI, pour qu’elle conduise cette délicate opération.
Nous réaffirmons que faute d’être réalisée avec le consensus de tous les acteurs de la classe politique, le résultat entacherait la crédibilité des prochaines élections.
Pourquoi Faure GNASSINGBE éprouvait-il le besoin de faire convoquer une session extraordinaire ouverte le 26 Mars pour la modification de l’article 21, alors que la rentrée parlementaire était prévue rien que 10 jours plus tard le 7 Avril 2009 ?
Pourquoi le Président de l’Assemblée Nationale a-t-il accepté de faire examiner cette loi alors qu’il avait rencontré des résistances au sein de la Conférence des Présidents ? Pourquoi n’a-t-il pas , encore une fois attiré l’attention du Chef de l’Etat, sur les conséquences de ce vote, comme il le fit pour le code électoral adopté par le Conseil des Ministres du 17 Décembre 2008 ?
Pourquoi lors du débat sur l’opportunité pour la plénière d’examiner et de voter l’article 32, qui ne figure pas dans la requête du Président de la République, au cours de cette session extraordinaire le Président de l’Assemblée Nationale n’a-t-il pas opposé l’exception d’irrecevabilité comme l’exigent le respect des procédures parlementaires et des dispositions de la Loi fondamentale ?
L’adoption de l’article 32 est entachée de deux vices forme: il n’ a pas fait l’objet d’une étude au fond par la Commission des Lois, qui ne peut en être saisi que par le Bureau de l’Assemblée Nationale, ensuite il est établi que lors d’une session extraordinaire, seul l’ordre du jour indiqué et adopté à l’ouverture de la session constitue le seul sujet de préoccupations des députés, pendant la dite session.
Il est donc aisé de conclure que l’introduction de l’article 32 dans le débat de cette session extraordinaire relève d’une hérésie qui passerait bien volontiers sous des fourches caudines, dans les institutions parlementaires voisines.
Nulle part ailleurs aucune Assemblée Nationale ne se courbe devant les injonctions d’un membre de l’exécutif en pleine séance plénière pour inscrire, examiner et voter une loi séance tenante, en violation de toutes les règles de procédures qui consacrent le Parlement comme la matrice de la démocratie.
Tout ceci fait désordre, affaibli l’autorité de l’Assemblée Nationale et démontre la fébrilité du pouvoir qui perd son self contrôle et conduit le pays inexorablement vers de nouveaux abimes.
En conséquence l’article 32 adopté par l’Assemblée Nationale est anticonstitutionnel donc non avenu et de nul effet.
Sa promulgation par le Chef de l’Etat serait un parjure.
En raison de tout ce qui précède :
1/ OBUTS attire l’attention du Président de la République, garant du respect de la Constitution sur les risques qu’impliquent la promulgation de ces deux articles modifiés du code électoral, dont les conséquences seraient préjudiciables au climat politique, et au processus électoral en cours.
En outre conférer force et vigueur à ces modifications entacherait la crédibilité et l’indépendance du Parlement par rapport à l’Exécutif.
Enfin la Constitution que librement les togolais se sont donnée par un vote plébiscitaire le 27 Septembre 1992, s’en retrouverait blessée dans son intégrité,
2/ OBUTS demande à la Cour Constitutionnelle, sentinelle de la Constitutionnalité des Lois de déclarer anticonstitutionnelle la modification introduite dans l’article 32 du Code électoral votée par l’Assemblée Nationale.
3/ OBUTS lance un appel solennel à l’ensemble des forces politiques pour la constitution d’un front commun, afin de vaincre les manœuvres en cours, dont la seule motivation est de faire échec à l’alternance en 2010.
4/ OBUTS demande au peuple togolais de demeurer vigilant et de rester attentif à son mot d’ordre, pour faire barrage à la stratégie du régime dont le seul souci est de conserver le pouvoir en dépit du désaveu populaire qu’il subit.
5/ OBUTS exprime à nouveau sa détermination à œuvrer avec l’ensemble des formations politiques de l’opposition, pour assurer la victoire de l’écrasante majorité du peuple qui réclame le CHANGEMENT en 2010.
YES WE CAN
Fait à Lomé ce 8 Avril 2009
Pour le Bureau National OBUTS,
Le Président Agbéyomé Messan KODJO |
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Communique affaire Kpatcha

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COMMUNIQUE DE PRESSE DE OBUTS RELATIF A L’INCARCERATION DE L’HONORABLE DEPUTE KPATCHA GNASSINGBE
Les togolais ont été frappés d'une vive émotion et ressenti beaucoup de compassion, en apprenant par les médias le lundi de Pâques la violence de l’attaque dont le domicile de l’honorable député KPATCHA GNASSINGBE a été la cible dans la nuit du 12 au 13 Avril 2009.
Le Président de OBUTS s’est rendu personnellement à son domicile le lendemain du drame, pour exprimer sa compassion et sa solidarité à un élu du peuple dans l’épreuve qu’il traverse.
On apprendra plus tard que le député de la Kozah, aurait été pris en flagrant délit de conspiration contre la sureté de l'État, et arrêté le 15 Avril 2009 par des éléments de la Gendarmerie Nationale devant l’ambassade des États Unis, qui venait de lui refuser l’asile politique.
Il sera inculpé pour atteinte à la sureté de l'État et remis à la justice.
OBUTS exprime sa confiance en la justice togolaise et l’invite à être ferme, et impartiale pour dire le droit, rien que le droit, dans la dynamique de la marche résolue et irréversible du peuple togolais vers la démocratie, le respect des libertés individuelles et collectives et la fin de l’arbitraire.
OBUTS appelle cette haute institution de la République togolaise, à assumer pleinement son sens des responsabilités, à garder le calme et le sang froid qui doivent rester la règle et de veiller à ce qu’aucune disposition de la procédure en cours ne s’écarte du droit et de la dignité de l’inculpé et de ses présumés complices.
OBUTS demande à cette institution, de rester habitée par les mêmes principes d'impartialité, qui viennent de guider la cour Constitutionnelle du Togo dans sa dernière décision.
OBUTS souhaite que les droits de la défense des inculpés soient intégralement préservés et que la présomption d'innocence ne leur soit pas déniée.
Le Président de OBUTS sait d’expérience que nul n’est à l’abri des complots politiques et médiatico-judiciaires dans notre pays. Pour en avoir été victime, il sait de quoi il parle.
OBUTS rappelle que la période que nous traversons requiert avant tout de la tranquillité et de la sérénité, pour faire face aux taches urgentes qui incombent à la classe politique, dans le cadre des préparatifs du prochain scrutin présidentiel de 2010, qui peut créer les conditions de l’alternance politique pacifique dans notre pays.
OBUTS invite le Gouvernement à relancer les travaux du CPDC, afin qu’un nouveau code électoral consensuel soit rapidement adopté, permettant la mise en place d’une nouvelle CENI présidant sereinement aux travaux de mise à jour d’un fichier électoral fiable, fondement de tout processus électoral crédible..
OBUTS lance une nouvelle fois un appel pressant à toutes les formations politiques œuvrant pour un changement pacifique dans notre pays pour, ensemble, favoriser l'émergence d'une dynamique seule susceptible de réunir tous les atouts qui garantiront les chances d’une victoire des forces de progrès et d'avenir, en 2010.
Fait à Lomé le 17 Avril 2009
Pour le Bureau National OBUTS
Le Président
Agbéyomé KODJO |
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Togo: Arrestation de Kpatcha Gnassingbé

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Le demi frère du président togolais, accusé de complot, a été arrêté ce mercredi 15 avril.
Kpatcha Gnassingbe, frère du président togolais a été arrêté mercredi matin (15 avril) à Lomé devant l'ambassade des Etats-Unis où il se trouvait.
En dépit de son rang de député, Kpatcha Gnassingbé n'aura pas bénéficié de l'immunité à laquelle son rang lui donnait théoriquement droit. Après la fusillade intervenue dimanche et l'interpellation de suspects pour audition, le député de la kozah et demi frère du président Faure Gnassingbé a été arrêté, par les forces de l'ordre devant l'ambassade des Etats où il tentait de se réfugier (sa résidence est d'ailleurs située non loin de l'ambassade américaine NDLR).
Kpatcha est soupçonné d'être le principal instigateur d’un complot dont les conjurés entendaient de façon concertée profiter de l’absence du président Faure Gnassingbé -qui devait partir pour la Chine dimanche soir - pour organiser un coup d’Etat destiné à écarter les autorités légales du Togo et à prendre le pouvoir.
La rivalité entre Faure Gnassingbe et son frère Kpatcha s'était révélée au grand jour à la suite de l'accession au pouvoir de Faure. Avec l'annonce de la découverte d'un présumé complot, il semble que cette rivalité a franchi une nouvelle étape. Si les accusations sont confirmées, Kpatcha, ex ministre de la défense, pourrait bien se retrouver derrière les barreaux pour une longue période. |
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Togo : La guerre fratricide

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Togo : guerre ouverte entre Faure et Kpatcha Gnassingbé
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Selon le communiqué officiel, plusieurs personnes dont cinq officiers sont interpelés pour tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat togolais, dans laquelle est impliqué l’entourage du député Kpatcha Gnassingbé, le démi-frère du président togolais Faure Gnassigbé.
Selon les premières informations, dans la nuit du dimanche à lundi, Kpatcha Gnassingbé, le frère du Président togolais Faure Gnassingbé, a échappé à une attaque chez lui. Des témoins affirment que des hommes lourdement armés ont fait irruption chez lui et ont tiré sur sa maison.
Lors d’une conférence de presse donnée lundi matin, Kpatcha Gnassingbé ancien ministre de la Défense de 2005 à 2007 raconte que l’attaque qui s’est déroulée dans sa résidence est l’oeuvre de son beau-frère, le colonel Félix Katanga, commandant des Forces d’intervention rapides (FIR). Kpatcha affirme l’avoir entendu dire : « Excellence ! vous vous rendez ou je vous tue, en tout cas aujourd’hui c’est la mort », après des tirs nourris sur son salon, la chambre de ses enfants et sa propre chambre à coucher.
Le "frère ennemi" du Président togolais affirme aussi ne devoir aujourd’hui la vie que grâce à l’intervention d’un autre de ses demi-frère le colonel Roc Gnassingbé, commandant du sous-groupement blindé qui a convaincu le colonel Félix Katanga de se retirer. Dans leur repli, les assaillants ont emmené quatre gardes, une domestique et un cuisinier, dont on ignore le sort. Dans la maison, il n’y a eu ni morts ni blessés, mais les dégâts sont importants.
Le Président Faure annule son voyage en Chine
Le Président Faure Gnassingbé qui était attendu en Chine ce lundi à dû surseoir son départ. Dans un communiqué officiel le lundi, le procureur de la République Robert Bakaï parle d’une « atteinte à la sécurité de l’Etat ». « ...des échanges de coups de feu ont eu lieu entre les services de sécurité et la garde de l’honorable député Kpatcha Gnassingbé », à l’occasion d’investigations liées à une « tentative d’atteinte contre la sureté de l’Etat » peut t-on lire dans la communiqué.
Le procureur affirme également que des actions étaient « en préparation », à quelques heures du départ du président de la République, Faure Gnassingbé, à l’étranger et que des « présumés comploteurs » devaient être interpellés.
Le communiqué affirme aussi que plusieurs personnes, dont cinq officiers, ont déjà été interpellées dans le cadre de l’enquête. |
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Revue de presse Afrique 14 avril 2009

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Que s’est-il passé exactement dimanche soir donc au domicile de Kpatcha Eyadema à Lomé ? Et pourquoi ? Beaucoup d’hypothèses et de commentaires dans la presse africaine ce mardi. Rappel des faits tout d’abord avec le site d’information togolais Togocity : « dimanche 12 avril, vers 22 h, des tirs nourris qui auraient duré deux heures entre les gardes de Kpatcha Gnassingbé et une cinquantaine d’éléments des Forces d’intervention rapide ont mis en alerte les habitants du quartier. (…) Ce dernier a réussi à s’échapper et serait actuellement, affirme le site, à l’abri dans un lieu sûr. » Togocity précise que « Kpatcha aurait eu la vie sauve grâce à l’intervention de Rock Eyadema (l’un de ses frères) qui serait intervenu rapidement avec les éléments motorisés de l’armée placés sous son commandement. »
Tentative d’assassinat ?
Alors pour Togocity, il s’agit bien d’une tentative d’assassinat, « d’un règlement de compte fratricide qui en toute logique, écrit-il, montrerait Faure Eyadema (l’actuel président togolais) comme le commanditaire. » Ce qui est sûr, c’est qu’il s’agit bien d’une affaire de famille… Plusieurs médias ouest-africains, comme Fraternité Matin en Côte d’Ivoire, rapportent que Kpatcha Gnassingbé « accuse son propre beau-frère, le colonel Félix Katanga, commandant des Forces d’intervention rapide, d’être à l’origine de cette attaque. » Et puis il y a ce communiqué du procureur de la République togolaise, Robert Bakaï, repris également par plusieurs médias. Un communiqué selon lequel « à quelques heures du départ du président Faure Gnassingbé à l’étranger, des ‘ actions ’ étaient en préparation. » Le procureur affirme aussi que « des présumés comploteurs, dont certains militaires et des civils de l’entourage du député Kpatcha Gnassingbé, doivent être entendus. »
Coup d’Etat en préparation ?
Alors, Kpatcha Gnassingbé était-il en train de préparer un coup d’Etat ? Le Pays au Burkina Faso nous rappelle que « la sourde lutte pour le pouvoir engagée par les deux frères ne date pas d’aujourd’hui. (…) Dès l’annonce de la mort du père, la bataille, d’abord à fleurets mouchetés, devenait de plus en plus ouverte entre les frères. Et au finish, c’est Faure Gnassingbé qui avait, précise le quotidien burkinabé, un gros avantage en termes d’éducation et de culture, qui l’a emporté. Cette bataille pour le pouvoir a laissé des cicatrices profondes, poursuit Le Pays. Kpatcha Gnassingbé, forte tête de la famille ne semble pas se satisfaire de son mandat de député. On peut donc croire que sa boulimie de pouvoir le pousse à toutes les extrémités, y compris celle de confisquer le pouvoir présidentiel (…). Mais il n’est pas exclu, souligne Le Pays, que, par des manœuvres préventives, Faure Gnassingbé cherche à le neutraliser définitivement afin de mieux dégager son horizon politique. »
Une famille divisée…
L’Observateur, toujours au Burkina, nous en dit plus sur cette famille de frères ennemis : « Avec la progéniture si nombreuse que le général président Eyadema a laissé avant de s’en aller en 2005, le scénario de la mésentente était prévisible. D’autant plus qu’il se susurre que dans son bataillon d’enfants, il s’en trouve même qui ne se connaissent pas. » L’Observateur cite les fils Eyadema les plus connus. En dehors de l’actuel président Faure Gnassingbé, il y a « Toyi, le frère de Kpatcha, conseiller à la présidence ; Rock, militaire, mais aussi président de la Fédération togolaise de football ; Meyi, chargé de mission au palais de Lomé et fondateur d’un parti politique qui défend sagement le programme de son grand frère. Et puis il y a l’aîné, Ernest, qui n’inspire plus aucune crainte, affirme L’Observateur, puisque, fortement diminué par la maladie depuis 2003, il vit reclus chez lui. » Conclusion de L’Observateur : « passe encore si ces relations exécrables entre frères se limitaient au cercle familial. Malheureusement, la situation peut éclabousser la déjà très glissante voie censée mener vers l’apaisement des cœurs des habitants du pays de Sylvanus Olympio, le père de l’indépendance togolaise. »
Beaucoup de prétendants…
La RDC à présent. On se bouscule au portillon à l’Assemblée nationale pour succéder à Vital Kamerhe au poste de président du Bureau. « La bataille s’annonce serrée à ce poste », estime Le Potentiel qui a recensé au total pas moins de 60 candidats : « 6 à la présidence, 7 à la première vice-présidence, 9 à la deuxième vice-présidence ». Et puis il y a également à pourvoir les postes de rapporteur, rapporteurs-adjoints, questeur, questeur-adjoints, etc… Des postes qui suscitent donc beaucoup de convoitises. Et comme le souligne Le Potentiel, « l’AMP, l’Alliance de la majorité présidentielle et l’opposition ont décidé de sortir leur grosse artillerie pour cette bataille du 17 avril. » En tout cas, pour ce qui est du poste de président de l’Assemblée, pas trop de surprises à attendre. Selon le quotidien de Kinshasa, le candidat du camp présidentiel, le professeur Evariste Boshab « a toutes les chances de passer au premier tour, si les consignes de vote de l’AMP sont respectées. »
par Frédéric Couteau |
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Les Etats-Unis refusent l'asile à Kpatcha Gnassingbé

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LOME, 15 avril (Xinhua) --
Dans un communiqué publié mercredi, l'ambassade des Etats-Unis au Togo a déclaré qu'elle n'a pas accordé l'asile à Kpatcha Gnassingbé, député et demi-frère du président togolais Faure Gnassingbé, a rapporté le mercredi site republicotogo.com.
"Il y a extrêmement peu de cas où l'ambassade et le Consulat des Etats-Unis accordent refuge à une personne donnée", souligne le communiqué, ajoutant: "Il est apparu que cette affaire relevait de la seule compétence interne des autorités législatives et judiciaires togolaises".
M. Kpatcha Gnassingbé, également ancien ministre de la Défense, a été arrêté mercredi devant l'ambassade des Etats-Unis, où il a cherché à se réfugier.
Le gouvernement américain dit ne pas vouloir interférer dans le processus judiciaire et d'investigation et reconnaît la validité du mandat d'arrêt présenté par le commandant de gendarmerie mercredi devant l'ambassade.
Le communiqué ajoute que "M. Kpatcha Gnassingbé est protégé par une immunité parlementaire conformément aux lois togolaises".
"Le gouvernement américain encourage fortement les autorités togolaises à respecter les droits constitutionnels inaliénables de M. Kpatcha Gnassingbé dans ce processus d'investigation", dit le texte. |
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Anniversaire de l'indépendance du TOGO

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Mes Chers Compatriotes, Togolaises et Togolais,
Il y a bientôt 50 ans que la sentinelle a dit : « la nuit est longue, mais le jour vient »; et depuis ce jour le Togo peine à emprunter durablement le chemin des Nations libres et prospères.
Certes, près d’un demi-siècle dans la vie d’une Nation c’est peu, mais c’est aussi suffisant pour prendre ses marques, définir un cap et fixer l’horizon. Tel n’est pas, hélas, le cas de notre pays qui semble reproduire la version contemporaine du mythe de Sisyphe.
En ce jour souvenir, je voudrais rendre hommage à tous ces braves hommes et femmes qui se sont dévoués sans compter, parfois au prix du sacrifice de leur vie, pour obtenir la libération de notre pays.
Je rends aussi hommage à ceux qui pendant la marche de notre pays vers la démocratie et la construction de l’Etat de droit, sont tombés sur le champ d’honneur dans les multiples combats qu’ils ont livrés avec courage et détermination, pour donner un sens et un contenu à l’indépendance de notre nation.
En ce jour anniversaire de l’indépendance de notre pays, mes pensées vont enfin à ceux dont la vie a été brisée, le destin englouti, les biens détruits, et qui jusqu’ici n’ont même pas reçu un geste de compassion pour apaiser leur cœur, encore moins une réparation.
Ces honorables disparus ou blessés de la démocratie, ont versé leur sang en défendant leurs suffrages et la constitution que le peuple s’est librement donnée, pour affirmer sa souveraineté et son indépendance.
A tous, j’exprime ici nos sentiments émus, et j’exhorte le Chef de l’Etat, à respecter et à faire respecter la résolution selon laquelle « plus jamais la politique ne doit faire couler le sang au Togo ».
Mes Chers Compatriotes, en cette veille de l’anniversaire de l’indépendance nationale, et à quelques mois de l’élection présidentielle de Février 2010, la sentinelle revient plus la conviction « la nuit est longue mais le jour vient ».
Mais quel jour ? Le jour d’une véritable liberté, où seules la loi et la justice s’imposeront comme référents régulateurs de tous les rapports sociaux, économiques et politiques.
L’heure d’un nouveau départ a sonné, où le peuple togolais uni dans toute sa diversité, où la Nation tout entière, unie et républicaine, protégée par son armée, relève le défi de la réhabilitation de nos valeurs communes, où chacun de nous apportera quotidiennement sa pierre à la construction de notre édifice commun.
Les luttes de clans qui émoussent les élans patriotiques, le regard méprisant et condescendant sur l’autre, l’instinct de domination, l’exclusion de l’autre parce qu’il est différent de soi, la loi de la force, les fausses accusations, les faux complots, les violences gratuites, les manipulations, les mensonges, la gestion patrimoniale, les malversations, la perversion des suffrages électoraux, l’impunité, sont autant de travers pathogènes qui maintiennent notre pays dans la médiocrité et dans l’indigence, en dépit de la qualité exceptionnelle de ses ressources humaines, et du caractère ingénieux et pacifique de son peuple.
Face au progrès considérable réalisé par des pays voisins qui pourtant, ont moins de ressources naturelles et de potentialité économiques que le Togo, il devient urgent que les filles et fils de cette nation, acceptent de travailler ensemble et de se soumettre tous aux mêmes lois de la République, pour lui offrir une chance de résurrection.
Nous devons changer le cours de notre histoire collective, en marchant ensemble avec la même ambition d’assurer la grandeur de notre Nation, sa fierté dans le monde, et la dignité de ses enfants.
Le Hasard n’existe pas. Je suis certain que nous sommes ici, sur cette bande de terre, pour une mission commune : faire prospérer ce pays, assurer sa beauté, le magnifier et prolonger ainsi une œuvre de la création divine.
Mes Chers Compatriotes,
En examinant de plus près la multitude des difficultés quotidiennes auxquelles nous sommes tous confrontés, je me pose une série de questions, que je voudrais partager avec vous :
- Est-il possible que chaque togolais puisse manger à sa faim ?
- Est-il possible que chaque togolais puisse se soigner dignement ?
- Est-il possible pour chaque togolais de se former et de s’éduquer ?
- Est-il possible aux travailleurs d’avoir de meilleures conditions de travail et un salaire minimum qui tienne compte du coût de la vie ?
- Est-il possible d’offrir des emplois aux jeunes, en reléguant le chômage au rang des accidents ponctuels ?
- Est-il possible de garantir aux retraités des possibilités de reconversion et des pensions correctes ?
- Est-il possible de garantir aux nationaux des droits qui les protègent dans tous les domaines d’activité et qui concourt à leur prospérité ?
- Est-il possible d’offrir des salaires décents et de meilleures conditions de vie à nos forces armées et de sécurité ?
A toutes ces questions et tant d’autres, je puis affirmer « OUI NOUS LE POUVONS ».
OUI NOUS LE POUVONS, mes Chers Compatriotes, mais à une seule condition : si tous ensemble, unis, nous faisons l’effort d’être guidés par le seul souci de l’intérêt général.
La mondialisation de l’économie a induit une compétition entre les Nations. Dans cette course effrénée vers le mieux-être, des réformes, des adaptations sont nécessaires pour ne pas rester sur le bord du chemin du développement et en marge de l’Histoire.
Nous devons implanter dans tous les domaines les règles de bonne gouvernance, revigorer le culte du travail bien fait, qui est la marque originelle de notre jeune Nation. Comme l’affirme notre devise, si notre ardent désir doit être de faire de notre Patrie, une terre de liberté, celle-ci ne deviendra réalité, que si nous savons tirer le meilleur parti d’un des plus grands trésors reçus en héritage : le Travail.
Nous devons travailler plus, et améliorer la productivité du travail, nous devons privilégier le mérite individuel, lui permettre de se mettre au service de l’intérêt général, nous devons être solidaires envers les plus défavorisés et faire en sorte que tous aient droit à la dignité.
Ce n’est qu’à ce prix que nous parviendrons à briser le cercle vicieux du déclin, dans lequel l’intolérance et la cupidité des uns et des autres, ont malheureusement plongé notre beau et grand pays.
Face à ces enjeux je convie les pouvoirs publics et l’ensemble de la classe politique à taire leurs divisions et à faire deuil de leur égocentrisme personnel pour qu’ensemble, dans l’union et la confiance mutuelle, nous donnions une chance à cette « terre de nos aïeux », de retrouver sa place de pays phare au niveau de notre sous région.
Ce défi nous pouvons le relever, et c’est ce à quoi s’attellent jour et nuit les hommes et les femmes, jeunes et vieux, véritables pionniers du volontariat qui ont accepté de propager dans l’ensemble du pays et au delà de nos frontières les idéaux de OBUTS.
Je voudrais saisir cette occasion pour les féliciter et les encourager et dire à ceux qui n’ont pas encore emprunté le train de la libération et de la renaissance du Togo, à le faire, car demain chacun sera appelé à apporter sa pierre, pour la construction de notre Nation.
Plus que jamais, je sens au fond de moi, les responsabilités qui m’attendent dans ce nouveau chantier, pour lesquelles je travaille chaque jour avec des milliers de femmes, d’hommes, et de jeunes de l’ensemble des régions de notre pays.
Ils mettent tellement d’ardeur à porter le projet que nous vous proposons, pour soulever l’enthousiasme que les populations des villes et des campagnes témoignent désormais aux idéaux d’OBUTS, que les soutiens et les encouragements qui affluent chaque jour de toutes parts me conduisent à prendre cet engagement solennel devant vous.
Quelles que soient les difficultés et les obstacles que nous rencontrerons sur le chemin de cette belle aventure collective, je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous abandonnerai pas.
Ensemble avec OBUTS ouvrons le chemin
de l’Espérance, de l’Avenir et du renouveau de notre pays.
Vive le 27 Avril 1960,
Vive le Togo, démocratique, juste et prospère.
Pour «l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire »
Le Président
KODJO Agbéyomé |
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INTERVIEW DU PRESIDENT NATIONAL OBUTS

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INTERVIEW DE SEM AGBEYOME KODJO, PRESIDENT DE L’ORGANISATION POUR BATIR DANS L’UNION UN TOGO SOLIDAIRE
TOGOFORUM : Monsieur Agbéyomé KODJO, bonjour ! Il y aura bientôt un an que vous avez porté sur les fonds baptismaux une formation politique, l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS). Dites-nous les raisons qui ont amené à créer un parti politique quand on sait que les autres partis existant n’arrivent pas à combler les attentes de la population ou en tout cas n’arrive pas à jouer le rôle qu’on attend d’eux.
AMK : J’ai estimé qu’il y avait une possibilité de faire autrement la politique, pour répondre aux vives attentes des togolais. Je ne pense pas que la loi de la force, l’incurie mêlée d’arrogance et du mépris des droits de l’autre soient les meilleures initiatives pour inventer des solutions efficaces et durables aux problèmes que connaît notre pays.
Face à la généralisation de la crise morale, à la stagnation de la situation économique, j’ai avec des amis, sur une pressante recommandation des autorités morales de notre pays, décidé d’investir le champ politique avec des idées novatrices, pour que le désir d’alternance politique cesse d’être un leurre au Togo.
Il s’agit pour nous de faire prendre conscience aux togolais, que la situation que nous vivons n’est pas une fatalité, et que les semblant de réponses de nos gouvernants aux nombreux défis, sont anachroniques et inefficaces.
Il est impossible jouant dans la division, l’exclusion, et le repli sur soi, d’espérer une amélioration quantitative et qualitative du niveau de vie de l’ensemble de nos populations.
TOGOFORUM : Comme tout parti politique, OBUTS entend conquérir le pouvoir et l’exercer. Quel est le projet de société que votre parti propose aux Togolais, fatigués qu’ils sont par une opposition en manque de stratégie ?
AMK : l’ensemble du projet que nous proposons à nos compatriotes est disponible sur le site de notre parti (www.obuts.org) ; Je vous en évoque rapidement 3 axes majeurs:
- reformer et consolider le socle institutionnel afin de faire de la démocratie et la justice les seuls étalons de notre vivre ensemble.
- refondre l’administration publique en hissant ses règles de fonctionnement au niveau des standards de rigueur, de fiabilité et de performances compatibles avec les exigences d’un pays qui veut renouer définitivement avec la croissance et la prospérité. Ce chantier au niveau des administrations publiques, sera prolongé par la définition d’un cadre similaire, dans lequel devra s’inscrire toute initiative privée, qu’elle soit ou non marchande.
- restaurer, compléter et moderniser nos infrastructures de base (routes, écoles, centres de santé) pour asseoir un développement socio-économique qui prenne en compte les spécificités de chacune de nos régions et réponde au double impératif de solidarité et d’équité.
TOGOFORUM : Vous avez fait l’exercice du pouvoir politique puisque vous avez assumé de hautes fonctions dans notre pays. Quelle ambition nourrissez-vous pour le Togo ?
AMK : Les togolais sont un peuple courageux et travailleur ; notre première ambition est de convaincre nos compatriotes à travailler de nouveau, ensemble, en leur donnant des signes concrets pour être convaincus que ce travail collectif participe à l’amélioration de la vie de tous et non d’une minorité. A partir de là, il s’agit de rendre aux togolais leur fierté et leur dignité, C’est de cette manière que nous comptons enclencher la dynamique vertueuse : procédant de la confiance mutuelle, la fierté est le stimulant pour un travail consciencieux, lequel concoure à l’amélioration du cadre de vie et restaure la dignité de chacun et donc son adhésion au projet commun. Ce que je veux dire par là, c’est qu’une grande partie des solutions à nos problèmes existe déjà, elle est entre les mains de chacun, le défi est de dessiner un projet commun, qui soit un projet crédible, un projet d’avenir dans lequel tous nos compatriotes se reconnaissent. Il n’est pas étonnant que les vagues improvisions de l’oligarchie actuelle échouent à sortir notre pays de l’immobilisme.
TOGOFORUM : Les Togolais n’ont pas la mémoire courte. Ils se souviennent que c’est au moment où vous étiez ministre de l’Intérieur qu’on a tiré à balles réelles sur les manifestants en mars 1993 à la Place Fréau Jardin, aujourd’hui Place Anani Santos faisant plusieurs morts et blessés. Comment, se demandent certains, un ancien baron du RPT et auteur des massacres de Fréau peut-il se démarquer de ce parti qui l’a façonné et convaincre ? N’est-ce trop facile de porter un nouvel habit aujourd’hui pour se proclamer opposant au système qu’on a contribué à enraciner et défenseur de la cause des populations qu’on a opprimées ?
AMK : Je me suis déjà clairement exprimé en levant les ambigüités sur les événements de Fréau Jardin. L’essentiel a été dit. Je n’ai ni organisé le plan de massacre, ni participé de quelque manière que ce soit à cette lugubre tuerie. Tous ceux qui détiennent une parcelle de responsabilité dans le pays le savent. Comme je l’ai dit tout récemment lors d’une émission télévisée sur la Chaine de RTDS, je mets au défi tous les leaders de l’opposition, ceux du RPT, et l’ensemble de la chaine des responsabilités au niveau de la Police, de la Gendarmerie, et de l’Armée d’apporter à la nation la moindre preuve de mon implication dans ce drame.
Maintenant, si vous m’interrogez sur ma démarche politique, je puis vous dire qu’elle est crédible, et l’est plus encore aujourd’hui. Dans l’histoire de notre jeune nation, je suis le seul haut responsable à démissionner de ses fonctions, au nom de ses convictions ; généralement, beaucoup renoncent à leurs convictions pour avoir des fonctions.
Que dénonçais-je il y a 7 ans ? La dérive monarchique du pouvoir, le clientélisme, le pillage et le gaspillage des ressources. Avez-vous le sentiment que mes dénonciations étaient fantaisistes ? Au contraire, aujourd’hui ces déviances sont érigées en règles de gouvernance. Or, grand nombre d’opposants, mettant leurs convictions en sourdine, ont prêté et prêtent encore main forte à cette imposture à grande échelle. Pendant longtemps, j’ai été pratiquement le seul à continuer à dénoncer la grande farce. Comment pouvez-vous douter un seul instant de la crédibilité de ma démarche ? D’ailleurs, je ne m’inscris pas dans un concours de crédibilité ; la réalité, c’est que pour remettre notre pays sur la voie du progrès, il faut un projet, des compétences avérées et du courage politique. Je dis que j’ai ces atouts, mon passé professionnel et politique plaide pour moi, c’est ce qui justifie le rendez-vous que j’ai pris avec les électeurs.
TOGOFORUM : On sait que vous n’avez pas votre langue dans la poche. Ces derniers temps vous vous distinguez par vos diatribes envers le régime en place. Qu’est-ce qui peut expliquer cet ‘’acharnement’’ contre le système dont vous êtes issu ?
AMK : Jai toujours dit ce que je pensais et ce n’est pas nouveau. Ce que je dis est de magnitude faible par rapport aux agressions que subissent nos populations dans le silence et la résignation. Qui peut se satisfaire de la gouvernance du pays, et de la gestation d’un totalitarisme plus pervers que celui du régime précédent. En dehors de sa façade angélique, ce régime est le plus liberticide, qui œuvre dans l’autosatisfaction des incantations pour abuser les institutions internationales. Mais une telle politique a des limites. La preuve le pouvoir se voie contraint d’avoir recours à des pratiques nostalgiques pour tenter de masquer son désaveu populaire : marches de soutien dans les préfectures, achat de conscience. Pourquoi le parti au pouvoir se sent il obligé de cadeauter les cultivateurs avec les engrais (c’est là pourtant le rôle du Gouvernement à travers sa politique de soutien et d’encouragement des masses paysannes), quelle est la finalité de la Grande Distribution à travers tout le pays, orchestrée par les tenants du pouvoir ? La campagne officielle serait elle ouverte, pour le candidat du pouvoir ?
La rupture tant criée n’est que de nom, et personne ne s’y trompe. On assiste tous au bal des hypocrites et des illusions.
TOGOFORUM : Vos critiques contre le système en place sont perçues par certains Togolais comme des ‘’critiques alimentaires’’, en d’autres termes que ces critiques ne sont rien d’autres que des clins d’œil envers le pouvoir pour qu’il vous trouve une place au soleil puisque vous-même vous n’hésitez à dire à qui veut l’entendre que vous avez rendu de loyaux services à la nation togolaise et que vous ne méritez pas le traitement qui vous est réservé de la part du pouvoir. Qu’en dites-vous ?
AMK : Il faut savoir raison garder et cesser de jeter des anathèmes sur un travail méthodique, et de proximité qui soulève dans l’ensemble du pays, enthousiasme et espérance.
Vouloir réduire l’action qu’incarne OBUTS sur le terrain, à des questions alimentaires, ou à une ambition contrariée, me semble relever de la pure hypocrisie !
Peut-être faut-il faire un distinguo entre mes initiatives personnelles pour faire respecter mes droits en tant qu’ancien chef du gouvernement et mes actions politiques dans la cadre du parti. Ce sont mes détracteurs qui font exprès le mélange des genres dans leur stratégie pour me contrer.
Sur le registre personnel, je peux vous signaler 4 faits :
1/Parmi tous les hauts anciens responsables des institutions républicaines, je suis le seul à être privé de statut et donc des avantages liés, aux éminentes fonctions que j’ai assumées.
2/ Le pouvoir fait obstruction au paiement des défraiements, auxquels l’Etat a été pourtant condamné le 10 Mai 2005, dans l’histoire de la fausse accusation dont je fus victime, et qui arbitrairement m’a conduit en prison à la suite d’un complot politique.
3/ Le pouvoir malgré l’attestation de cessation recherche qui m’a été délivrée, suite au procès que j’ai gagné, laisse courir activement le mandat d’arrêt « juridiquement illégal » qui a été lancé contre ma personne depuis Septembre 2002. La preuve en mars dernier je me suis vu refuser l’octroi d’un visa d’entrée aux Etats Unis, en raison de la non levée de ce mandat.
4/ Le pouvoir incarné par Faure GNASSINGBE est intervenu dans un contrat de droit privé de cession à un tiers d’un bien immobilier m’appartenant pour faire annuler celui-ci, et le faire remplacer par un autre de simple location avec une option d’achat après 2010 dans l’unique souci de me priver des ressources dont j’ai pourtant bien besoin pour honorer entre autres les créances de mes avocats.
Il s’agit là de la part du pouvoir d’une attitude déloyale envers un adversaire politique investi, candidat à sa succession, du Président de la République. J’ai pris soin de le tenir informé au cas où tout ce déni de droit lui échapperait. Aucune réponse de sa part, aucune solution pour mettre aux atteintes répétées de mes droits élémentaires. Au nom de quel principe de droit peut-on justifier un tel acharnement sur ma personne?
Trouvez-vous normal que l’Autorité qui est censée incarner l’intérêt général et garantir l’état de droit, s’immisce à ce point dans la vie privée d’un citoyen ? Je ne peux pas subir ces violations permanentes de mes droits, sans broncher. Il s’agit de défendre mes droits élémentaires et non « alimentaires ».
Comme vous le voyez, si ces abus à mon endroit sont destinés à faire barrage aux actions de OBUTS, les réponses que je leur apporte, ne se superposent pas aux initiatives du parti pour proposer aux togolais un projet d’avenir.
Le reste est une manœuvre de ceux qui pensent que nous avons tort de nous opposer au régime.
Mais est-ce vraiment un tort de dire qu’au Togo l’Etat par sa politique est un vecteur d’inflation qui érode le pouvoir d’achat des consommateurs ?
Est-ce un mensonge de dire que les mesures du COTEC réduisent drastiquement, le trafic par le Port Autonome de Lomé, mettant au chômage des milliers de jeunes qui tirent leur ration quotidienne de leurs activités dans la zone portuaire ?
Comment se taire sur l’agression quotidienne du portefeuille des usagers de la route qui déboursent plus pour les kilomètres parcourus que leurs collègues des pays voisins ?
Pourquoi le ciment produit localement avec des intrants de la mine à ciel ouvert, sera t’il plus onéreux pour les togolais que pour les voisins dont nous sommes pourtant les fournisseurs ?
Pourquoi l’Etat protège-t-il ceux qui abusent des deniers publics ? Le cas du FER et bien d’autres Sociétés d’Etat sont là pour nous le rappeler.
TOGOFORUM : On vous dit proche de l’ancien ministre de la défense et des anciens combattants, M. Kpatcha Gnassingbé actuellement sous mandat de dépôt dans une affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Des réactions ou des commentaires ?
AMK : J’exprime ma solidarité et ma compassion à tous ceux qui sont privés de liberté et qui sont éloignés de leur famille. J’ai connu l’exil et la prison pour des mensonges orchestrés pour des raisons politiques. Les acteurs de cette tragédie sont connus et je prie constamment pour eux. Je connais KPATCHA comme je connais le Président de la République, et certains d’autres membres de la fratrie Gnassingbé.
Je ne suis pas habileté à intervenir publiquement sur une affaire dont l’instruction est en cours. Nous attendons les éléments de la défense face à l’accusation.
TOGOFORUM Avant la création de votre formation politique, vous occupiez le poste de vice-président de L’Alliance. Qu’est-ce qui s’est passé pour que vous abandonniez votre ami et compagnon d’infortune, l’ancien président de l’Assemblée nationale, M. Dahuku Péré ? Quelles sont aujourd’hui vos relations avez ce dernier ?
AMK : L’expérience de l’ALLIANCE a vécu. C’était une séparation dans la douleur. Les témoins de cette Alliance peuvent l’attester. Nous avons convenu par contre d’une séparation à l’amiable, et avons pris l’engagement de respecter le feu sacré de notre ardent désir à œuvrer chacun de son coté pour le progrès démocratique et économique de notre pays. N’oubliez pas que nous sommes chrétiens et que fondamentalement rien ne nous sépare de l’amour de Dieu. Demain nous pourrions nous retrouver si l’intérêt de la Nation l’exige à travailler ensemble pour sa grandeur et sa prospérité.
TOGOFORUM : La présidentielle c’est dans moins d’un an mais apparemment rien ne semble être fait pour une élection transparente et apaisée. L’affaire Kpatcha qui occupe le devant de l’actualité politique peut-elle avoir une incidence sur les préparatifs de l’élection présidentielle de 2010 puisque les discussions pour la mise en place des réformes politiques sont au point mort. Avez-vous un coup de gueule ?
AMK : Le Togo a des échéances électorales et des reformes sont nécessaires pour le renforcement de l’édifice institutionnel mais les fusillades pascales perturbent l’agenda et le chronogramme des tâches prévues.
J’ai déjà interpellé le pouvoir sur la nécessité de faire reprendre au CPDC (Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation) ses activités. J’espère que je serai entendu. Ceci pour éviter le remake du 24 AVRIL 2005, qui serait suicidaire pour notre pays. Il est grand temps qu’on se penche sur les dispositions du nouveau code électoral censé garantir la transparence, et la crédibilité des résultats des prochains scrutins au Togo. Il serait dommage qu’on laisse le temps passer, et chercher en suite à engager dans l’urgence des opérations électorales qui par nature exigent une longue préparation, et beaucoup de minutie.
TOGOFORUM : La population togolaise dans sa grande majorité veut un changement. Et pour que ce changement intervienne en 2010 elle souhaite une candidature unique de l’opposition. Malheureusement pour une énième fois l’opposition se présentera à cette élection en rangs dispersés puisque déjà des candidatures sont annoncées dont la vôtre. M. Agbéyomé KODJO seriez-vous prêt à renoncer à votre candidature et à vous alignez dernière un candidat unique de l’opposition ?
AMK : Je considère que l’opposition a toute les chances de remporter les prochaines compétitions, si elle s’inscrit dans une dynamique de rassemblement de toutes les forces qui œuvrent, pour un changement pacifique au Togo.
Animé par cet état d’esprit, j’ai lancé à plusieurs reprises un appel à toutes les forces de progrès pour une candidature unique, sur la base d’une plate forme claire, susceptible de servir de thérapie à la crise multiforme que traverse notre pays, une fois franchie l’échéance victorieuse.
J’encourage à de sérieuses discussions au sein du Collectif des forces de changement et dans la plus grande clarté au choix unanime d’un candidat de l’ensemble de l’opposition. Je m’inscris dans cette démarche si nous tous, nous nous y engageons sans à priori et sans tabou.
TOGOFORUM Avez-vous un message à l’adresse des Togolaises et Togolais épris de changement ?
AMK : L’histoire montre que les peuples ont toujours eu raison de l’imposture et de l’arbitraire. La force de notre combat, c’est de croire à la justesse de notre cause et à l’occurrence de notre victoire. Je lance un appel solennel à mes compatriotes de l’intérieur et de la diaspora qui ne l’ont pas encore fait, à rejoindre la marche de la Liberté et de la Renaissance. Ensemble, armés de courage, nous pouvons transformer l’enthousiasme populaire que suscite OBUTS en une force invincible pour le salut de notre Nation.
Ensemble avec OBUTS, le changement, c’est maintenant !
L’Eternel bénisse le Togo, les Togolaises et les Togolais.
Je vous remercie. |
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Exposé liminaire point de presse OBUTS

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Excellence Mesdames Messieurs, Représentants du Corps Diplomatique,
Mesdames Messieurs les Journalistes,
Chers Invités,
Tout d’abord permettez nous de vous remercier pour avoir répondu aussi promptement à notre invitation à prendre part à ce point de presse le tout premier de notre formation politique depuis sa création le 2 Aout 2008, il y a un peu plus d’un an.
Aussi avant d’aborder le thème principal de cette rencontre, me parait-il indiqué de vous faire un bilan de cette première année de vie politique.
OBUTS s’est enraciné dans l’ensemble du pays : nous avons des Bureaux de Fédération dans l’ensemble des préfectures, et nous comptons près d’un millier de cercles sur de l’étendue du territoire national.
OBUTS compte aujourd’hui 73000 adhérents et de nombreux milliers de sympathisants.
OBUTS va au delà des contingences d’un simple parti politique. Elle se veut un mouvement de libération nationale intégrateur des valeurs et des compétences de notre pays, pour sauver la Nation qui s’enlise dans les abimes de la régression morale, politique et économique.
Sa devise : est Justice, Paix et Progrès.
C’est un parti légal au regard des textes en vigueur dans le pays.
Il faut toutefois souligner que si le Bureau National de OBUTS a emprunté la voie d’une annonce légale dans la presse pour sa reconnaissance officielle, c’est lié au fait que les pouvoirs publics statuant sur sa requête se sont appuyés sur une version erronée du dernier alinéa de l’article 14 de la Charte des partis politiques, qui stipule : « . A défaut de réponse du Ministère de l’Intérieur dans le délai de 15 Jours, la déclaration est considérée comme irrégulière. » Or, dans la version publiée au journal officiel n° 7 Bis du 12 Avril 1991, la déclaration est considérée régulière.
La Cour Constitutionnelle sur la saisine de OBUTS, sur cette question a confirmé l’erreur matérielle contenue dans les brochures de cette Charte éditée par EDITOGO, et a ordonné leur retrait et la rectification du dernier alinéa de l’article incriminé.
Il faut rappeler que suite à l’AG Constitutive du 02 AOUT 2008, OBUTS a introduit le 20 Aout 2008, le dossier de sa reconnaissance au Ministère de l’administration Territoriale.
Le 3 Septembre 2008, le Ministère dans un courrier adressé à OBUTS a fait des observations en vue de la recevabilité de la déclaration.
Le 26 Septembre 2008, le parti a réintroduit sa requête en déférant aux observations du Ministère, dans les délais impartis par la loi (30 jours)
Conformément aux dispositions de la de l’article 14, et à défaut de réponse du Ministre de l’Administration Territoriale, le 11 Octobre 2008, OBUTS est devenue une formation politique légale.
C’est ce qui explique que OBUTS soit régulièrement invité aux manifestations officielles et que les pouvoirs publics, assurent la sécurité de ses rencontres publiques, par ailleurs couvertes par les médias d’état..
C’est donc en toute sérénité que OBUTS se prépare à prendre part à l’élection présidentielle de 2010, et c’est justement dans ce cadre que se tient le présent point de presse compte tenu des derniers développements des ACCORDS DE OUAGADOUGOU ET LES MENACES SUR L’EXIGENCE D’UNE ELECTION LIBRE TRANSPARENTE ET APAISEE.
1/ Les résultats du dernier round des signataires de l’APG à OUAGA
Les dernières discussions de OUAGA ont accouché d’un mémorandum qui a conduit le Gouvernement à introduire à l’Assemblée Nationale un projet de modification du Code électoral, et l’élection des membres de la nouvelle CENI
Les modifications votées par l’Assemblée Nationale ont concerné les articles 63, 168, et 170, relatifs aux dates d’ouverture et de clôture de la période d’établissement des listes électorales, aux conditions d’éligibilité à la candidature, et aux pièces à fournir. Les obstacles qui empêchaient certains candidats de prendre part à cette compétition sont donc dorénavant levés.
S’agissant de l’élection des membres de la CENI il est consternant de constater :
1/ le déséquilibre profond entre le nombre de sièges détenus par le parti au pouvoir et celui de l’opposition parlementaire.
2/ le lien étroit entre certains membres siégeant au titre de la société civile avec le parti au pouvoir
3/ Les 3 sièges revenant de droit à l’opposition extraparlementaire ont été préemptés par les formations parlementaires, sans aucune consultation des ayants droits.
4/ Comment pour un même scrutin où les règles universellement admises, exigent le même traitement de tous les candidats, certains par des artifices peu honorables se font abondamment représentés dans l’instance arbitrale alors que d’autres ne sont même pas représentés, et sont exclus de facto de tous les démembrements de cette instance.
Sur la base de ces éléments vous partagerez avec moi que les conditions d’une élection équitable et transparente ne sont pas réunies, ce qui est une menace grave sur la libre l’expression de la volonté populaire.
Dès les premières tentatives du pouvoir en Décembre 2008, pour s’aménager les conditions d’une élection truquée, OBUTS a engagé une vaste campagne diplomatique de dénonciation de la démarché gouvernementale qui a conduit au retrait du code unilatéral.
Dès lors nous avons fait des propositions qui de notre point de vue, sont de nature à garantir une élection libre équitable et transparente.
Permettez-moi de vous en rappeler quelques éléments importants :
1/ Un Scrutin Uninominal majoritaire à deux tours
2/ Le Scrutin dure 9 heures de temps : ouverture des bureaux de vote à 7 heures, et fermeture à 16heures
3/ Le Corps électoral étant un et indivisible, tous les électeurs devront accomplir leur devoir civique le même jour.
4/ Plus de bureaux de vote installés dans les casernes, dans les bureaux des préfectures, etc
5/ La limitation du nombre des procurations, par électeur
6/ La consignation des résultats du dépouillement sur un support carboné autocopiant signé par les membres des bureaux de vote et les délégués des candidats, à qui est remise une copie , sans oublier que des copies sont également envoyées directement à la CENI, à la Cour Constitutionnelle, et à la CELI de la juridiction concernée.
7/ La proclamation et affichage publics des résultats par bureau de vote aussitôt après le dépouillement sur place.
Toutes ces mesures que nous avons proposées étaient destinées à garantir la transparence des élections, et éviter les violences post électorales.
Mais ce message n’a pas été entendu, puisque les résultats obtenus à OUAGA n’offrent pour l’instant aucune de ces garanties.
Nous tenons à prendre à témoin la communauté nationale et internationale des menaces sérieuses qui pèsent sur l’élection de 2010.
Nous lançons un appel urgent à toutes les forces démocratiques en lutte pour le changement à se regrouper pour réclamer un mode de scrutin et des conditions qui garantissent la transparence du prochain scrutin, ce d’autant plus qu’à OUAGA il a été convenu avec le facilitateur de poursuivre les discussions sur ce sujet.
Dans ce cadre la composition de la CENI doit obligatoirement être revue pour permettre à tous les compétiteurs déclarés d’être représentés. |
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S.E. Agbéyomé Kodjo sur le plateau du Forum Jésus Solidarité

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Il est temps pour ce régime de comprendre que l’art de gouverner réside dans la prise en compte des aspirations du peuple
Sur les plateaux de Forum Jésus Solidarité, OBUTS droit dans ses bottes suscite un « I have a dream » ou encore un « Yes We can ». 60 minutes pour parler du pardon et de la réconciliation du peuple togolais. Mr Agbéyomé Messan KODJO fait le point. Autant victime que certains togolais qui réclament justice et réhabilitation aujourd’hui, accusé à tort et ayant même reçu des aveux officieux de nombre de ses délateurs, le Président de OBUTS allume le flambeau de l’espoir en l’avenir et invite les pouvoirs publics à passer du bon coté de l’histoire
« Quelle que soit la longueur de la nuit, en 2010 le jour se lèvera pour le Togo » a déclaré Agbéyomé Messan KODJO Président de OBUTS invité au 2ème numéro de Forum de JS une émission télévisée initiée par la RTDS pour appeler au pardon et à la réconciliation entre togolais. Me ABI Président du PSR était également invité à débattre du sujet inscrit à l’ordre du jour.
Le décor planté en ces termes par l’animateur le Révérend Pasteur PRINCE DEGRACES « Vous êtes devant le peuple. Tout ce que vous direz ce soir sera pris en compte », donne déjà une solennité et une certaine gravité à ces 60 mn à débattre du pardon, à chercher à voir la vision de chacun des invités sur le pardon et la réconciliation, à savoir qui doit pardonner qui, si le pardon était possible et si une réconciliation était possible sans le pardon.
Pour Agbéyomé Messan KODJO le pardon est « une thérapie personnelle qui permet de se libérer du poids de l’offense subie et surtout de se réconcilier avec soi-même, avec Dieu et avec la société ». Ceci s’inscrit dans une dynamique où il y a une reconnaissance claire et explicite de la part de l’entité qui aura commis l’offense. Attaché à l’idée de liberté, le Président de OBUTS est revenu sur le fait que ruminer les offenses leur donne de l’importance. Dieu notre créateur est un Eternel Présent. Refuser le pardon c’est avoir l’esprit tourné vers le passé. Donc, selon lui, pardonner contribue à libérer la personne qui in fine accepte la démarche.
S’il va de soi que c’est l’offensé qui doit pardonner à l’offenseur, si l’on doit se référer au Pater Noster qui dit « Pardonnez nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé », il faut de prime abord créer les conditions qui incitent et conduisent à la démarche vers le pardon. Selon le Président de OBUTS, les divisions et la révolte contenue des victimes sont liées au phénomène de l’impunité et la transgression des valeurs morales. Dans une société, nul ne devrait être au dessus des Lois, malheureusement cela semble être le cas au Togo depuis des lustres. Dans ces conditions il est difficile de pardonner.
La victime y voit une politique de deux poids deux mesures.
A terme une bonne gouvernance politique et économique est le gage nécessaire pour favoriser le pardon et la réconciliation. Si le favoritisme, l’exclusion des postes de responsabilités pour des raisons politiques ou ethniques, la répartition des richesses et des biens demeurent liés à des critères d’appartenance politique , ethnique et clanique , si l’équité est réduite au rêve et que la justice demeure une illusion, il va sans dire que la rancœur ne peut que se renforcer , et plonger la société togolaise dans le doute, et la crainte du lendemain.
Une des solutions est à minima, la reconnaissance, des torts commis et l’admission d’une réparation. A titre d’exemple, le rapport de KOFFIGOH sur les événements qui ont marqué le scrutin présidentiel d’avril 2005, a établi les responsabilités, évalué les dégâts commis et chiffré la somme globale destinée à dédommager les victimes .Selon le Président de OBUTS, enclencher simplement la procédure d’indemnisation des familles des victimes et de la réhabilitation des refugiés aurait soulagé les cœurs, et contribué à la relance de la consommation et de l’investissement.
Revenant sur les douloureux événements de la Place Fréau Jardin du 25 Janvier 1993, dont on l’accuse d’être le Chef d’orchestre, le Président de OBUTS a été formel. Il est évident affirme t- il qu’il ne peut pas être l’organisateur d’une telle tragédie et en même temps celui qui a tenté de dissuader les responsables de l’opposition de maintenir la manifestation, à la place indiquée, de l’imminence des incidents qui allaient se produire. Il n’a malheureusement pas été écouté par les responsables du Collectif de l’Opposition Démocratique ( CODII)
Le Président de OBUTS met au défi les leaders de l’opposition ainsi que ceux de la majorité, de présenter à la Nation les preuves de son implication s’ils en disposent réellement. Le même défi a été lancé aux policiers, aux gendarmes, et aux militaires en leurs grades et qualités respectives.
Ce soir, sur le Plateau de Forum Jésus Solidarité, le Président de OBUTS dévoile que l’un des leaders de l’opposition et pas des moindres lui a confié lors d’un séjour à Paris : « Fo Gabi nous reconnaissons ton innocence dans le drame de Fréau Jardin, mais comme tu as préféré mettre ton intelligence au service du RPT et des gens du Nord, au lieu de soutenir notre cause pour l’alternance au Togo, il a fallu qu’on t’attribue la responsabilité de ce massacre, pour t’affaiblir ».
Accusé ? Oui et à maintes reprises. L’éclairage sur l’événement de la Place Fréau Jardin renvoie dorénavant les accusateurs devant leur responsabilité, leur conscience et l’Histoire de la Nation togolaise.
Mr Agbéyomé KODJO est revenu sur les affaires de détournement présumé des 10 Milliards de francs CFA alors qu’il était en poste au Port Autonome de Lomé. Cette accusation, fut le motif du mandat d’arrêt international lancé contre lui en Septembre 2002, suite à la publication de son pamphlet contre le régime RPT en Juin 2002, intitulé « Il EST TEMPS D’ESPERER », quelques heures avant sa démission du poste de Premier Ministre de la République ;de la célébration des 17 Milliards de Francs CFA, et la manipulation de conscience formulée par un leader de l’opposition au lendemain du lancement réussi de son parti politique OBUTS.
Concernant les 10 Milliards de francs CFA, Agbéyomé Messan KODJO affirme qu’il est étonnant que la BOAD et l’AFD qui furent les victimes présumées de cette prédation n’aient pas porté plainte contre l’ancien Directeur Général du Port de Lomé, alors que c’est le Ministre de la Justice de l’Etat Togolais qui fut l’instigateur de la procédure judiciaire. Manipulation politique quand tu nous tiens !
Cet alibi servira de fondement à l’arrestation et l’emprisonnement de Agbéyomé Messan KODJO pendant 60 jours à la prison miliaire de Kara. Il n’est donc pas surprenant que devant le collège impressionnant d’avocats internationaux présent au cours de son procès au Tribunal de Kara , l’arrêt rendu par la justice togolaise stipule que « le délit reproché à l’ancien premier Ministre, relève du domaine de l’impossible, ordonne par conséquent sa libération immédiate, et condamne l’Etat à ses dépens. » Jusqu’à ce jour le Gouvernement fait obstruction à la liquation des dépens auxquels l’Etat est condamné. Ceci n’est qu’une illustration du mépris dans lequel le droit et la justice sont tenus au Togo.
Pour la célébration de sa fortune qui serait évaluée à 17 Milliards, Mr KODJO estime que cela relève de la plaisanterie, surtout dans un pays où, le moindre soupçon d’enrichissement conduisait les auteurs directement en prison aux mépris des règles de procédures judicaires. Il se réjouit de la levée du secret bancaire et invite tous ceux qui le souhaitent, à faire des investigations sur ses avoirs présumés dans le monde, et invite nos gouvernants à se prêter au jeu. Cet exercice leur permettra assurément de mieux apprécier la réalité et le caractère léger des accusations infamantes dont il fut l’objet sans parler de l’instrumentalisation de la manipulation des consciences aux fins d’abattre un adversaire politique.
Au sujet de la tentative de subornation de témoin pour allonger la période de détention d’un leader de l’opposition embastillé par le pouvoir en 2001, il a été accusé récemment dans les médias du fait que le Premier Ministre qu’il était se rendait nuitamment dans un Commissariat de police à la rencontre de ce témoin présumé.
Mr Agbéyomé affirme qu’il s’agit là d’une accusation mensongère car il ne s’est jamais rendu dans un commissariat de police la nuit dans l’exercice de ses fonctions, et que dans le cas d’espèce il s’agit de la DPJ, où le témoin présumé fut détenu pour les besoins des enquêtes. Le Directeur Général en poste à la DPJ à l’époque, le Commissaire KOUDOWOVOR ainsi que ses collaborateurs pourront corroborer ses affirmations.
Interrogé avant son assassinat le témoin présumé affirme sous serment n’avoir jamais reçu la visite du Premier Ministre, ni de ses envoyés pendant sa détention à la Direction de la Police Judiciaire. Cette accusation est d’autant plus grave qu’elle provient d’un leader de l’opposition à qui on aurait donné le bon Dieu sans confession.
Monsieur Agbéyomé KODJO estime que la marche vers la démocratie connait des difficultés liées à la volonté des acteurs de préserver leurs intérêts égoïstes, en ayant recours au mensonge, à la manipulation et même à la violence politique.
Il affirme que le moment est venu de prendre la mesure de la gravité de la souffrance du peuple et invite les togolais à se faire confiance pour œuvrer à la renaissance de notre pays.
Autant victime que ses autres compatriotes, Agbéyomé Messan KODJO assure que le pardon et la réconciliation sont possibles, pour autant que soit mis fin à l’impunité dans notre pays, et que les bourreaux cessent de narguer leurs victimes. Mais au delà de tout il faudra une forte volonté politique pour avancer vers le pardon. Le respect des lois par tous étant un impératif majeur, et un préalable à la réussite de ce processus.
Il a fustigé le comportement du Gouvernement qui aggrave la misère du peuple en refusant de prendre des mesures de soutien au pouvoir d’achat, l’abandon des infrastructures à la ruine, une politique qui frise le népotisme et la gabegie. Il a en outre dénoncé la faiblesse du budget national qui ne traduit ni les efforts des acteurs économiques, ni le potentiel économique du pays. Il s’est également interrogé sur le maintien d’une tarification exagérée des produits pétroliers qui oblige les usagers à s’approvisionner dans les pays voisins où les prix sont plus abordables. Comment l’Etat qui s’est substitué au groupement des pétroliers puisse imposer au peuple des prix du carburant qui frisent l’arnaque ?
Il est temps pour ce régime de comprendre que l’art de gouverner réside dans la prise en compte des aspirations du peuple.
Nos gouvernants doivent comprendre que ceux qui se maintiennent au pouvoir par la corruption, la perversion des résultats électoraux et qui bâillonnent les contestations de leur peuple sont du mauvais côté de l’histoire. Le monde a changé, l’ordre ancien qui s’accroche à des méthodes et à des pratiques surannées de gouvernance doit céder le pas à une nouvelle génération pétrie de modernité et qui aspire à ouvrir à notre pays les portes du 21 e siècle.
Pour Agbéyomé Messan KODJO, une telle politique ne fait que renforcer les rancœurs et les frustrations qui trouvent leur exutoire pendant les périodes électorales. Il a rappelé qu’à tous les postes où il a servi il ne s’est jamais départi des obligations morales et éthiques de la fonction publique et que partout des résultats certains et concrets ont couronné ses actions.
Et pourtant en dépit de ses loyaux services à la Nation, nos gouvernants sont incapables d’honorer ses droits, de lui accorder un statut, qu’ils peinent à trouver. Pis encore ils s’octroient un luxe arrogant à entraver le paiement d’une cession immobilière qu’il a consentie à un particulier.
En conclusion le Président de OBUTS s’est adressé à la Nation en ces termes : « Mes chers compatriotes quelle que soit la longueur de la nuit, en 2010 un nouveau jour se lèvera pour le Togo, pour que triomphent la justice et la fraternité, des opportunités seront données à chaque togolais de s’épanouir, la prospérité sera partagée par tous, et le Togo retrouvera enfin le chemin de la paix et du progrès ». |
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Biographie Politique du candidat Agbéyomé Kodjo à la Présidence

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Agbéyomé Messan KODJO n’est pas un inconnu de la classe politique togolaise, ni du grand public. Il est né le 12 Octobre 1954 à Tokpli (Préfecture de Yoto) dans le Sud Est du Togo, dans une famille modeste.
Docteur en Sciences de Gestion des Organisations de l’Université de Poitiers en Janvier 1983, il maîtrise parfaitement le fonctionnement de l’Administration Générale et des Entreprises publiques. Nommé Directeur Commercial de la SONACOM en 1985, il doubla le Chiffre d’Affaires de cette Société avant d’être appelé pour la première fois au Gouvernement le 19 Décembre 1988.
Monsieur KODJO a été Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture (1988-1991), Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité (1992-1993). Il organisa avec succès le référendum constitutionnel du 27 Septembre 1992 qui donna naissance à la Loi fondamentale du Togo, promulguée le 14 Octobre de la même année.
Il démontrera sa capacité de gestion avec le redressement du Port autonome de Lomé, ruiné par une grève générale illimitée déclenchée le 16 Novembre 1992 qui désorganisa l’ensemble de l’économie nationale.
Il créa un climat de paix et de confiance au sein de l’Entreprise, et développa une synergie entre les acteurs portuaires pour la conquête des marchés de l’Hinterland.
Mr KODJO, par son dynamisme et sa rigueur, transforma l’institution moribonde dont il hérita en une véritable entreprise prospère qui faisait la fierté du pays. Son passage au Port de Lomé est encore aujourd’hui salué par les usagers portuaires, ainsi que le personnel de ce poumon de l’économie nationale.
Il laissa une marque de référence sur le Port de Lomé au sein de la Communauté Portuaire Internationale « La Passion de l’Efficacité »
A la faveur des législatives de Mars 1999 il fut plébiscité par les populations de la 3ième Circonscription électorale de Yoto, et fut élu par ses pairs en Juin 1999 au poste de Président de l’Assemblée Nationale. A ce poste il engagea de profondes réformes, ce qui conféra à cette institution un rayonnement particulier.
Il institua pour la première fois dans l’histoire du Togo, le Parlement des Jeunes, dont la première édition fut un véritable succès. Sous sa Présidence, l’Assemblée exerça effectivement ses prérogatives de contrôle de l’action gouvernementale, par des interpellations régulières des Ministres, ou des Commissions d’enquête parlementaires, ceci pour éclairer le peuple sur ses sujets de préoccupations.
Les conséquences de cette politique, se sont traduites par un paiement régulier des salaires, des bourses et pensions et une réduction des dépenses publiques et des missions des agents de l’Etat à l’Etranger.
L’Assemblée a par ailleurs contribué à la simplification des procédures d’obtention rapide des passeports, démocratisant ainsi l’accès à cette pièce d’identité vitale pour chaque citoyen. Il jouissait d’une grande confiance auprès de ses pairs qui l’estimaient beaucoup et honoraient son institution à chaque rentrée parlementaire.
Il sera appelé le 29 Août 2000 à conduire l’action du Gouvernement, suite aux brillants résultats qu’il enregistra à la tête de l’institution parlementaire.
Il engagea une politique hardie d’assainissement du cadre macroéconomique, séduit les bailleurs de fonds notamment les institutions de Brettons Wood, et réussit le Programme Intérimaire Renforcé du FMI, remplissant ainsi les conditions de la reprise de la coopération financière avec ces deux institutions jumelles de Washington.
Sous sa direction le Gouvernement réalisa de nombreuses performances économiques, et assurait la couverture des besoins primaires des populations, et obtint ainsi le satisfecit du Fonds Monétaire International.
L’engagement pour la démocratie de Mr KODJO ne s’est pas fait sur le tard Après le sommet de la Baule en 1990, alors qu’il était le benjamin de l’équipe Gouvernementale, il proposa au Chef de l’Etat la réhabilitation de l’Hymne National « LA TERRE DE NOS AIEUX ». Malgré les premières résistances, il eut gain de cause quelques mois plus tard.
Au lendemain de l’échec de l’Accord Cadre de Lomé, il engengea avec certains responsables du RPT, la réflexion sur une voie de sortie de crise du Togo pour soulager les populations exténuées par le poids des sanctions économiques.
Il apportera dans la droite ligne de cet engagement son soutien à l’action entreprise par un membre du comité central du RPT, qui, exaspéré par les habitudes de la maison, exprimait son désarroi dans une lettre à ses collègues de l’organe central du parti au pouvoir. Il refusa de signer la lettre de condamnation de l’auteur de la mise en cause publique du RPT. Ce fut le début de ses malheurs et la chronique de sa démission.
Impunément menacé de mort par un Officier de l’Armée proche du pouvoir dont on connaît les méthodes, il dût être contraint de prendre le chemin de l’exil.
Il publia le 27 Juin 2002 un document sous forme de testament intitulé « IL EST TEMPS D’ESPERER » qui décrit les dysfonctionnements qui marquent l’administration générale et de l’économie nationale. Malgré le recul du temps, les cris des sirènes de cette espérance résonnent de façon plus stridente aujourd’hui plus que jamais dans l’ensemble du pays.
Il s’exila en France et fut l’objet d’un lynchage médiatique d’une rare violence pendant plusieurs semestres. Il sera faussement accusé d’avoir détourné les crédits de financement de 10 Milliards mis en place par la BOAD et l’AFD pour des investissements au Port de Lomé. Il fut l’objet par ce motif fallacieux d’un mandat d’arrêt international.
Revenu de son gré au Togo le 8 Avril 2005, pour honorer les sépultures de ses parents décédés au cours de ses trois années d’exil en France, il fut arrêté à la frontière de Sanvee- Kondji inculpé par le Doyen des Juges d’Instruction qui qualifie de crimes les délits fictifs qui lui sont reprochés pour se donner les moyens de l’inculper, ce en l’absence de son avocat. Il faut souligner que si les délits imaginaires reprochés étaient fondés ils tombaient de toute façon au moment de l’accusation sous le coup de la prescription.
Une telle confusion de la part du Doyen des Juges d’Instruction est l’expression de l’insécurité judiciaire à laquelle se trouve exposée les togolais .
Transféré sous bonne escorte militaire, menottes aux poignets comme un malfrat dangereux, à Kara ville située à 400 Kilomètres de Lomé, il y connaîtra l’univers carcéral, sous la stricte surveillance des Bérets Rouges où il subit toutes les formes les plus inhumaines et dégradantes de torture et ce pendant 60 jours.
Jugé le 26 Avril 2005 au Tribunal de Première Instance de Kara, sa défense sera assurée par plusieurs avocats internationaux dont les plus célèbres sont Me Mario STASI, Ancien Bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Paris, Me El Hadj DIOUF et Me Aîssata TALL du Barreau du Sénégal, et Me DEGBE du Barreau du Niger. Ces avocats seront aidés par leurs confrères inscrits au Barreau de Lomé, ayant pour chefs de file Me AKAKPO Martial et Me BOTOKRO.
Il faut relever qu’à cette audience du 26 Avril 2005 les Banques dont les financements auraient été détournés selon l’accusation, avaient apporté un démenti cinglant aux mensonges du Gouvernement. Mieux, la confidence du Procureur Général aux avocats de la défense illustre la parodie judiciaire dont Mr Agbéyomé KODJO fut victime.
Le PG de la République Togolaise confus par la dénégation des Banques prétendument spoliées confia à l’un des avocats de la défense en substance ceci : « Le PM n’a commis aucun délit, ma mission et celle de mes Collègues juges étaient de lui taper un peu sur les doigts pour sa rébellion contre le Général Eyadema qui l’aimait pourtant bien »
Le PG confirme par cette déclaration l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques que l’ancien Premier Ministre dénonçait dans son document du 27 Juin 2002.
Le 10 Mai 2005, la Chambre d’accusation statuant en délibéré sur le jugement du 26 Avril rendait public son arrêt qui sonne comme un coup de semonce contre les contrefacteurs : « LE DELIT REPROCHE A L’ANCIEN PREMIER MINSITRE RELEVE DU DOMAINE DE L’IMPOSSIBLE, ORDONNE SA LIBERATION IMMEDIATE ET CONDAMNE L’ETAT A SES DEPENS », et ce en présence du PG de la République Togolaise qui ne fit aucune objection et qui pourtant quelques heures plus tard fera appel de la décision de la Chambre d’accusation, violant ainsi son intime conviction de l’innocence du prévenu, et confirmant la subordination de la justice au pouvoir politique, qui redoutait la mise en liberté de l’ancien Premier Ministre du Général Gnassingbé Eyadema.
C’est sur des pressions de la Communauté Internationale, notamment de la France et du Vatican, que nuitamment le 7 Juin 2005 à 19h30, la nouvelle de la libération du Célèbre Prisonnier du Camp de Torture de Kara sera connue. Mais les nuits n’étaient pas sures au Togo en ce moment, Mr KODJO ne quittera ses geôliers que le 8 Juin 2005, tôt dans la matinée pour se rendre à l’Eglise pour louer Dieu pour sa présence à ses cotés durant cette épreuve qu’il a traversée.
Depuis sa libération, le pouvoir rechigne à honorer les frais de justice dont il est pourtant condamné par l’institution judiciaire. Mr KODJO Agbéyomé se réserve le droit à tout moment de traduire l’Etat devant la justice, pour dénonciation calomnieuse, incarcération abusive, torture et traitements inhumains et dégradants.
Le Président de l’OBUTS est marié et père de famille. C’est un fervent catholique. Il assure la Présidence du Groupe Afrique du Forum Francophone des Affaires et est Expert Stratégique de l’Agence des Banques Populaires pour la Coopération et le Développement. |
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Togo : communiqué de Obuts

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Le Bureau National de OBUTS, apporte son soutien total aux forces démocratiques en lutte pour le choix du scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour l’élection présidentielle de Février 2010.
En conséquence, Il invite et exhorte ses militants à prendre part à la marche organisée par l’Union des Forces de Changement le samedi 28 Novembre 2009, confirmant ainsi l’attachement et la préférence doctrinale de notre formation politique à ce mode de scrutin.
Il faut rappeler qu’en Février 2009, OBUTS à fait une proposition de code électoral soumise à l’ensemble de la classe politique dans laquelle elle évoquait les conditions nécessaires pour une élection transparente et sincère :
• un scrutin uninominal à deux tours
• un scrutin unique et ouvert à 7 heures du matin et clos à 16 heures, et le dépouillement dans le bureau de vote avec publication et affichage immédiats des résultats. Ceci pour deux raisons, plus de Bureaux de vote, dans les casernes, plus de transport nocturne des urnes, dans le souci de sécuriser et de préserver l’authenticité des suffrages exprimés par les électeurs.
• Une consignation des résultats de vote sur une liasse de feuillets autocopiants, et signé par les membres du Bureau de vote et les délégués de chaque candidat
• Une limitation du mandat présidentiel à cinq ans renouvelable une seule fois.
Malgré les nombreuses démarches du Président National de OBUTS auprès des formations politiques impliquées dans les négociations avec Blaise Compaoré, aucune suite heureuse n’a été réservée à cette requete.
Le Bureau National OBUTS déplore que les partis signataires de l’Accord Politique Global (APG) membres de l’opposition n’aient pas réussi à faire appliquer depuis 2006 à ce jour toutes ces pertinentes dispositions contenues dans l’APG.
OBUTS pense que cette revendication aussi fondée et pertinente qu’elle soit vient au moment où la pression populaire exige des forces démocratiques le choix d’un candidat unique, pour donner toutes les chances à l’alternance de se réaliser en 2010 au Togo.
OBUTS exhorte toutes les forces démocratiques à l’Union et à la Solidarité, pour vaincre les forces rétrogrades qui sont sources de souffrance et de mépris condescendant pour le peuple togolais.
OBUTS réaffirme son soutien au peuple togolais et le rassure que le changement auquel il aspire sera effectif en Février 2010.
Fait à Lomé ce 27 Novembre 2009
Pour le Bureau National
Le Président
Agbéyomé KODJO |
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OBUTS : Communiqué
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Alors qu’il était attendu à Séoul, pour une conférence internationale sur la paix et le développement et à Belgrade pour y rencontrer des industriels agropastoraux, le Président National de OBUTS a introduit une requête auprès du Ministère des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine, aux fins d’obtenir la délivrance d’une note verbale requise pour l’attribution des visas d’entrée en Serbie et en Corée du Sud, pour les titulaires d’un passeport diplomatique .
Cette requête pour des raisons qu’on ignore n’a pas été honorée par les services du Ministère, et ce sans justification aucune. Le Président National a saisi le Ministre des Affaires Etrangères à la demande d’un haut fonctionnaire de ce Ministère, pour connaitre les raisons de ce blocage administratif. Ce dernier, lui a donné de fausses assurances qu’il donnera des instructions au Directeur du Protocole pour que les diligences soient observées à cette fin dans les plus brefs délais.
Jusqu’à ce jour aucune réponse n’a été faite au Président National OBUTS. Un fonctionnaire de ce Département Ministériel qui a requis l’anonymat lui confiera que l’ordre d’obstruction de la délivrance de la note verbale, viendrait du Sommet de l’Etat.
Le Président National de OBUTS prend la communauté internationale et le peuple togolais à témoin des persécutions et des pratiques arbitraires dont il continue d’être victime, en raison de ses choix politiques et de ses convictions.
OBUTS dénonce cet acte grave et répété attentatoire à ses droits civiques et la restriction des libertés dont il est l’objet de la part du régime. OBUTS rappelle à l’opinion publique internationale que le faux mandat d’arrêt international, lancé contre son Président en Septembre 2002, n’est toujours pas levé, malgré l’arrêt du tribunal de justice qui l’innocente, et l’attestation de cessation de recherche que la justice togolaise lui a délivrée.
Il est regrettable que le pouvoir dans cette période préélectorale multiplie ces actes de provocation et d’intimidation à l’endroit des leaders de l’opposition, engagés dans la course à l’élection présidentielle.
OBUTS dénonce avec véhémence ces pratiques autoritaires, et exigent le respect du droit et le rétablissement de son Président dans ses prérogatives.
Fait à Lomé le 23 Septembre 2009
Pour le Bureau National OBUTS
La Vice Présidente Nationale |
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Discour de son SE Agbéyomé Messan Kodjo

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Mes chers compatriotes,
Togolaises et Togolais,
L’année 2009 égrène ses dernières heures, et à son rythme, s’approchent les premières lueurs de 2010. En cette période particulière de fêtes de fin d’année, il me paraît indispensable de m’adresser à vous d’abord pour vous féliciter du courage et de la grande dignité dont vous faites preuve en créant dans vos foyers autour de vous, un peu de joie, malgré la situation financière très difficile. Je le sais, ces dernières années et particulièrement 2009, ont été un vrai chemin de croix, où abandonnés de nos gouvernants, nous avons dû nous débrouiller seuls, avec plus ou moins de réussite. Face aux intempéries, à l’augmentation générale des prix des denrées, aux effets induits de la crise financière internationale, seule l’indifférence a été la réponse du gouvernement. Mais jamais vous n’avez perdu le sens de l’honneur et la voie de l’espérance. Soyez-en fiers !
Dans deux mois, notre nation a un rendez-vous important avec son histoire. Nous serons appelés à élire un nouveau président de la République pour les 5 prochaines années. Tous autant que vous êtes, avez une attente spéciale de ce rendez-vous. Il est dans la vie d’une nation comme dans celle des hommes, des moments qui revêtent une importance particulière au regard de l’exigence de choix qu’ils imposent, de la dose de courage qu’ils demandent et du niveau de risque qu’ils comportent. 2010 est un de ces moments, un rendez-vous électoral qui peut nous ouvrir le chemin des lendemains meilleurs ou nous fermer pour longtemps encore les portes de la délivrance. Mais bonne nouvelle : tout est entre nos mains ! C’est à nous qu’il revient de faire le choix et nous pouvons faire le choix du progrès et de la justice si nous le voulons.
Ce choix est simple même s’il emporte des conséquences cruciales. Le 28 février 2010, chacun de vous, en âge de voter, devra clairement dire s’il souhaite voir se poursuivre l’asservissement de notre nation ou si au contraire, il désire voir le changement qui libère le peuple togolais. La question qui est posée le 28 février est : êtes vous pour ou contre la corruption, la gabegie, l’impunité érigées en mode de gouvernance ? Êtes-vous pour ou contre le fait qu’une minorité confisque tous les pouvoirs et les utilise pour s’enrichir et appauvrir la majorité ? Etes-vous pour ou contre le fait que le Togo s’inscrive dans une logique dynastique dans laquelle, après le père, le fils passe sa vie au pouvoir et transmette les rennes au petit fils ? Êtes-vous pour ou contre le fait que le Togo avance dans l’histoire, à contre-sens, marchant à reculons sur le chemin du progrès, en regardant sans sursaut d’orgueil, les pays voisins opérer des choix qui concourent au bonheur de leur peuple ? Êtes-vous pour ou contre le fait que la démocratie et l’Etat de droit demeurent des vœux pieux sous nos cieux alors qu’ils fleurissent partout ailleurs autour de nous ?
Mes chers compatriotes,
Togolaises, et Togolais
Votre réponse aura la forme d’un bulletin de vote. C’est en votre âme et conscience qu’il faudra la donner. C’est à cet instant précis, que votre liberté de conscience concourt au plus haut point à l’expression de la souveraineté populaire. Ce n’est pas tout d’espérer le changement, encore faut il agir en hommes et femmes du changement. L’alternance n’est pas qu’un désir, c’est un acte délibéré. C’est entre nos mains de voter le changement, de voter notre désapprobation d’un système inique qui verrouille notre avenir, c’est entre nos mains de dire « non ; Maintenant ca suffit ! ».
Mais le vote quel que massif et pertinent soit-il ne sera que le début de notre bataille. Habituellement les tenants du pouvoir n’acceptent pas facilement leur défaite.
Mais le peuple qui croit en la justesse de son combat doit se battre pour le respect de sa volonté. Il est une vérité historique qui ne se dément pas : pour rester debout, il faut se redresser, relever la tête et affronter son destin. Debout comme un seul homme, sans nous laisser timorés par les souvenirs des violences passées, il nous faudra, arracher notre indépendance de l’obscurantisme domestique, 50 ans après l’avoir conquise de l’impérialisme étranger.
En 1789 des paysans sans culottes du tiers état français excédés par la misère que les impôts royaux leur infligeaient, se sont redressés, pour exiger l’égalité et la démocratie. Ces paysans sans aucun moyen, sont venus à bout d’une monarchie pluriséculaire et des ses soutiens extérieurs. C’est au prix de ce combat courageux et victorieux, que la France est aujourd’hui une démocratie républicaine, à qui est attachée la fierté d’être la patrie des droits de l’homme. S’ils ont pu le faire, nous aussi nous pouvons le faire.
En 1958, nos ascendants ont démontré avec vaillance que le peuple peut triompher de la tyrannie, de l’oppression. Ils ont obtenu l’ablode dans les formes et les conditions qu’ils exigeaient. S’ils ont pu le faire, nous aussi nous pouvons le faire.
Plus récemment, les peuples du Benin et du Ghana, ont réussi à recouvrer leur liberté à travers une démocratie apaisée et une alternance désormais rituelle. Or, l’histoire précoloniale et les pratiques socio culturelles montrent bien que les peuples du Togo sont frères de ceux de ces pays, au-delà des frontières artificielles. C’est dire que par la foi et le combat de notre peuple, la nation Togolaise aussi peut se délivrer du joug de l’oppression.
Telle est en tout cas la conviction d’OBUTS qui comme vous le savez, s’engage dans cette bataille électorale, avec une seule ambition : redonner au Togo son honneur et sa fierté. Je souhaite de tout cœur, que vous fassiez confiance au programme que notre formation politique propose pour redresser le Pays. Je porterai personnellement les couleurs de mon parti et vous garantie que je serai comptable de chaque voix donnée à Obuts. Nous mettrons tout, absolument tout, en œuvre afin que 2010 ne s’inscrive pas sur la longue liste des rendez-vous manqués. Je ne vous trahirai pas. Je ne vous mentirai pas, je ne vous abandonnerai pas.
J’invite tout particulièrement les organisations syndicales et toutes les associations professionnelles, à se mobiliser autour de nous pour exiger et obtenir le changement. Sous le régime actuel, vos revendications, même les plus légitimes n’ont trouvé que des réponses insignifiantes, sans doute parce que la priorité des dirigeants n’est pas l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Je m’engage, à donner aux syndicats et aux associations professionnelles les moyens nécessaires pour remplir pleinement leur mission de défense des intérêts des travailleurs. Je serai vigilant afin que les syndicats disposent de toute leur indépendance vis-à-vis des formations politiques pour éviter que la recherche du mieux être des travailleurs ne soit instrumentalisée par des velléités politiques, d’où qu’elles viennent. Je ferai instaurer un cadre permanent de dialogue tripartite entre le syndicat, le patronat et le gouvernement fondé sur le respect mutuel et la sincérité réciproque. Il aura pour rôle de fluidifier les relations autour du travail en permettant que tous les sujets touchant à ces relations et au monde du travail en général, puissent être anticipés, débattus sans tabou, dans une optique constructive. L’objectif est d’éviter autant que faire se peut, que le syndicalisme dans le Togo nouveau, ne se réduise à la contestation pouvant conduire aux blocages préjudiciables aux efforts que nous sommes tenus d’entreprendre pour relancer l’économie de notre pays et assurer à tous nos compatriotes de meilleures conditions de vie. Je suis pour un syndicalisme fort, indépendant qui s’inscrit dans le dialogue constructif.
Mes Chers Compatriotes
Mesdames, Messieurs
Ma conviction, est que si chaque fille et chaque fils de notre nation se mobilise, et apporte sa contribution déterminée, du niveau où il se trouve, nous parviendrons à faire bouger notre destin collectif. Un peu idéaliste me diriez-vous ?
Pas du tout : je sais précisément où se trouvent vos craintes. C’est pour cela que je voudrais m’adresser à nos frères et sœurs militaires et membres des forces de sécurité, et de l’ordre.
La nation est une entité indivise et plurielle : les civils comme les militaires en sont des membres à part entière. Tous doivent rechercher le bienêtre collectif car lorsque ça va mal, ça va mal pour tout le monde. La misère, la pauvreté des systèmes de soin ou d’éducation, le chômage touchent de près ou de loin tous les citoyens qu’ils soient civils ou militaires.
La démocratie pour laquelle, une grande partie de la nation se bat ne fera de mal à personne. L’alternance politique ne pénalisera en rien les armées. Au contraire, elle permettra de redéfinir les conditions dans lesquelles chaque corps de métier peut travailler librement et obtenir le juste salaire de son effort.
Moi personnellement je ne suis pas d’accord avec le fait que les militaires, les gendarmes ou les policiers soient si mal payés, si mal entretenus dans notre pays. Vous avez fait le serment de défendre et protéger la nation jusqu’au sacrifice suprême. C’est un devoir pour la nation, de vous offrir des conditions de vie décente, un salaire qui vous permette d’assurer l’éducation de vos enfants et le bonheur de vos familles. C’est pour cette raison que je m’engage, parmi les 21 premières mesures que je prendrai si je suis élu, à appliquer le statut des forces armées qui a été voté par la conférence nationale. Tout cela pour vous dire que le changement démocratique ne pourra pas se faire si vous ne choisissez pas le camp du peuple. C’est ensemble, côte à côte, que nous devons libérer notre nation ; c’est ensemble avec vous que nous allons bâtir un avenir prospère pour tous.
D’ailleurs, dans le Togo nouveau, j’ai une mission de pointe à vous confier. Comme vous le savez, les ennemis qui menacent notre intégrité territoriale aujourd’hui, ce ne sont plus des terroristes armés jusqu’aux dents. Notre seul et véritable ennemi, c’est notre incapacité à maîtriser notre avenir collectif, à maîtriser les technologies du futur, à maîtriser les techniques nouvelles qui permettent d’améliorer notre agriculture, notre système de santé publique, à acquérir des procédés d’aménagement des villes nouvelles, à développer le génie hydraulique et énergétique. Notre ennemi c’est de ne pas savoir comment sera l’avenir et comment nous devons nous organiser aujourd’hui pour rester des hommes indépendants et libres demain. Ce qu’il faut défendre plus que tout, c’est l’intégrité de notre devenir. Tout cela passera par la recherche et la prospective. Et c’est à l’armée togolaise que je veux confier cette mission d’élite parce que je sais que vous êtes capables de la réussir mieux que quiconque. Chers frères, membres des forces de l’ordre et de sécurité, il est venu le moment de choisir entre une minorité qui vous méprise et compromet l’avenir de vos enfants, et le mouvement populaire de libération qui s’engage à vous donner toute votre place dans le Togo nouveau. Je compte sur vous pour opérer le choix de la paix et de la démocratie.
Je sais qu’il y a des éléments isolés qui ternissent la réputation de l’armée et qui pour des raisons inavouées seront prêts à faire les basses besognes. J’invite tous ces éléments à revenir à la raison. Dans tous les cas, l’impunité est terminée. Il faut juste à voir à l’esprit que les auteurs des exactions contre les civils au Kossovo, en Bosnie, au Rwanda au Liberia en Centrafrique et en RDC été arrêtés et transférés vers les tribunaux internationaux, séparés à vie de leur femme et de leurs enfants, pour répondre de leurs actes. J’ai dores et déjà fait constituer un collège d’avocats prêt à engager des poursuites individuelles contre les auteurs que nous avons les moyens d’identifier. La période ou des assassins se promènent dans les villages et se ventent publiquement de leur crime est terminée.
Mais j’ai bel espoir que l’armée dans son ensemble apportera son soutien à l’alternance que le peuple désire. « Valeur, Discipline », telle est votre devise, je vous donnerai le moyen de mettre votre discipline et vos valeurs véritablement, au service du Togo de demain.
Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais
C’est sur ces mots que je veux partager avec vous mon rêve. Je fais le rêve que le 27 avril 2010, 50 ans après l’indépendance, les Togolais à la faveur de la première élection démocratique et transparente, ont choisi un président d’avenir, et que tous les enfants de notre nation, militaires, hommes d’églises, enseignants, commerçants, médecins et personnels soignants, agriculteurs, tous, de blanc vêtus, ré allument le flambeau de la liberté, et se font le serment mutuel, de vivre ensemble dans la paix, de bâtir dans l’union et la solidarité un Togo prospère.
Je forme le vœu que cette année 2009 soit la dernière que les Togolais traversent sous le joug de la tristesse et de l’indigence. Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2010, qu’elle voie toutes vos espérances s’accomplir pleinement ! Que la vertu, l’humilité et la prospérité inondent les monts et les vallées de notre cher Togo.
Vive la LIBERTE
Vive la Démocratie
Vive le Togo |
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Togo communiqué de Presse OBUTS

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VŒUX DU CHEF DE L’ETAT A LA NATION
Dans ses vœux de nouvel an, le président sortant a indiqué des mesures destinées à apaiser et à réconcilier les Togolais. OBUTS prend acte du fait que le président souhaite « une élection sans violence, une élection transparente et crédible ». Pour notre formation, il appartient au Président et à son gouvernement de tout mettre en œuvre pour que l’élection soit réussie : la transparence, la crédibilité d’une élection et la renonciation à la violence ne peuvent provenir que d’une journée de recueillement et de prière.
Elles seront surtout la résultante d’un engagement sincère au plus haut niveau traduit en une démarche politique responsable. L’histoire des périodes électorales et post électorales indiquent sans conteste que ceux qui appellent de leurs vœux un scrutin apaisé, transparent et crédible, sont les mêmes qui refusent d’accepter les vrais résultats des urnes.
OBUTS invite donc le président sortant à donner son engagement solennel qu’il acceptera les résultats des urnes et quittera le pouvoir si le peuple le lui demande à travers le vote.
Par ailleurs, OBUTS note que « le gouvernement prendra les dispositions nécessaires pour le retour au Togo des restes du président Sylvanus Olympio, premier président du Togo afin que la nation lui rende des honneurs dus à son rang ».
Ce qui est perturbant, c’est que Faure ait passé 5 années à théoriser sur la réconciliation, sans jamais avancer des propositions concrètes et que d’un coup d’un seul, il révèle un projet de cette importance, un mois après que OBUTS ait rendu public son programme politique qui comporte cette initiative parmi les 21 premières mesures, qu’elle compte prendre si son candidat est élu.
Il n’en demeure pas moins que OBUTS se réjouit du fait que Faure adhère à ses idées et à son message de réconciliation véritable. Ceci, étant OBUTS rappelle que Sylvanus Kwami Epiphanio OLYMPIO n’était pas que le Premier Président du Togo mais aussi et avant tout le père de l’indépendance. Les « honneurs qui sont dus à son rang » vont donc au-delà de ceux au premier Président de la République.
Enfin le Président sortant déclare « Le 27 avril, date de la célébration de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale, est le moment le plus indiqué pour affirmer notre volonté commune de vivre ensemble et de perpétuer notre unité nationale ». Pour OBUTS, la volonté commune de vivre ensemble est une affirmation et une adhésion de chaque jour à travers le comportement de chaque citoyen. Les rendez-vous solennels et les cérémonies officielles n’ont du sens que s’ils sont cohérents avec nos actes quotidiens.
Vivre ensemble, ce n’est pas seulement vivre dans un même pays quand la minorité au pouvoir est coupée de la majorité par les frontières intangibles des privilèges outrageants. Vivre ensemble ce n’est pas se ranger sous une même bannière, quand les gouvernants et les citoyens sont séparés par deux siècles, les uns ayant tout en surabondance et les autres n’ayant en surabondance que l’indigence. Vivre ensemble ce n’est pas réciter la même devise lorsque la répartition établie, fait d’un clan, celui seul qui a le droit d’exercer tous les pouvoirs et des autres citoyens des consciences à acheter, des voix à voler et des chairs à canon pour perpétuer l’imposture.
Pour OBUTS, passer 5 ans à ériger l’indifférence, l’égoïsme et le népotisme en mode de gouvernance et servir au soir de son mandat, de pieuses incantations sur le vivre ensemble, cela s’appelle au mieux de l’hypocrisie, au pire du cynisme.
OBUTS espère que la campagne pour l’élection présidentielle ne va pas à l’image des vœux du président sortant, se résumer à un mélange de plagiat et de démagogie.
Fait à Lomé le 3 Janvier 2010
Pour le Bureau National
Le Président
Agbéyomé KODJO |
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Togo : MISE AU POINT DE OBUTS.

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Suite aux rumeurs persistantes dans le pays faisant état d’un éventuel rejet de la candidature de M. Agbéyomé KODJO, Président national de OBUTS au motif que ladite formation politique n’a pas obtenu un récépissé du ministère de l’Administration Territoriale ; la direction du parti tient à informer l’opinion publique et les institutions impliquées dans le processus électoral en cours de ce qui suit.
Le 02 Aout 2008 Naissance de OBUTS à Brotherhome à Lomé
Le 20 Aout 2008 : Déclaration de OBUTS au Ministère de l’Administration Territoriale, conformément aux dispositions de la Loi.
Le 03 Septembre 2008 Renvoi du dossier par le Ministère de l’Administration Territoriale pour des corrections et des compléments d’information.
Le 26 Septembre 2008, dans le strict respect des délais légaux le dossier a été renvoyé au Ministère de l’Administration Territoriale, après avoir pris en compte l’ensemble des observations formulées par les services techniques de l’Administration Territoriale.
Selon les dispositions du dernier alinéa de l’article 14 de la Loi portant Charte des Partis Politiques, « A défaut de réponse du Ministre de l’Intérieur dans le délai de 15 jours la déclaration est considérée comme régulière. »
En effet depuis le 26 Septembre 2008, OBUTS n’a enregistré aucun courrier de la part du Ministère de l’Administration Territoriale sur la requête portant reconnaissance officielle de la formation politique OBUTS.
A ce jour elle est répertoriée sur la liste officielle du protocole d’Etat, bénéficie de la protection des services de sécurité publics, des medias d’Etat, pour la couverture de ses manifestations, prérogatives qui ne sauraient être accordées à une formation politique dénuée de toute légitimité et évoluant en marge de la Loi.
Depuis le 14 Janvier 2010, elle est présente parmi les candidats à la magistrature suprême de notre pays et son dossier est été enregistré sur les rôles de la CENI sous le récépissé numéro 001.
Le Bureau National de OBUTS tient à rappeler que OBUTS est bel et bien légal au regard des dispositions du dernier alinéa de l’article 14 et de l’article 15, de la Loi portant Charte des Partis politiques au Togo.
Au vu de tout ce qui précède le Bureau National OBUTS tient à rassurer les populations et en particulier ses militants de ne pas se laisser divertir par les manœuvres politiciennes dont le but inavoué est de jeter du discrédit sur l’action politique déterminée incarnée par le Président National
OBUTS invite le peuple togolais à la vigilance et l’exhorte à une grande mobilisation pour la victoire du peuple sur les forces du mal.
Pour le Bureau National,
Le Président National
Agbéyomé KODJO |
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AGBEYOME KODJO : COURAGE POLITIQUE ET VISION.

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L’élection présidentielle est le moment privilégié qui permet, aux hommes et femmes qui aspirent à diriger leur pays, d’aller à la rencontre de leur peuple pour leur faire partager leur dessein.
Le contexte pré-électoral de notre pays, riche en rebondissements, permet à notre peuple d’éprouver une fois de plus la maturité politique de nos leaders ainsi que leur aspiration réelle ou supposée au changement, particulièrement dans les rangs des forces de l’opposition.
Le débat électoral en cours au lieu d’être axé sur les sujets de fond, semble se déplacer sur le rassemblement des forces démocratiques autour du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC). L’initiative de Paris qui s’est achevée le 10 février dernier sur un projet d’alliance sous la facilitation de l’ancien ministre de l’Intérieur en exil, M. François Boko, ne cesse de défrayer la chronique après la réactivation de la candidature de M.Agbéyomé Kodjo, ancien président de l’Assemblée nationale et ancien premier ministre de la République, président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS). Encore faut il rappeler que la démarche de M. Agbéyomé Kodjo a fait suite aux dissonances variées ayant conduit au retrait unilatéral des membres de l’UFC siégeant à la CENI et à la suspension de la candidature de l’UFC au lendemain du projet de mise en place du FRAC !
Alors même que sa candidature a été validée par la Cour Constitutionnelle, Agbéyomé Kodjo a décidé de s’effacer, non seulement pour soutenir Jean-Pierre Fabre, candidat de la dernière heure, désavoué par une frange de son parti au-delà des apparences actuelles, mais aussi pour mettre son expérience et sa connaissance de l’appareil d’Etat à disposition des forces politiques d’alternance pour faire définitivement plier l’une des plus vieilles dictatures du monde, qui aujourd’hui ne dit pas son nom. Ce retrait au profit du candidat le moins rompu à la gestion des affaires d’Etat est d’autant plus méritoire qu’Agbéyomé Kodjo est bien le seul aspirant à la magistrature suprême à avoir occupé tous les postes de l’Administration. Cet acte hautement courageux, confirme la priorité des objectifs définis par OBUTS, de créer les conditions d’une alternance à tout prix, affichée publiquement depuis presque deux ans.
Malgré ce geste fort qui inquiète sérieusement le pouvoir en place, les vieux démons ont repris leurs droits et l’UFC s’est révélée incapable non seulement de transcender ses rivalités internes pour apporter à temps son soutien à Jean Pierre Fabre, mais surtout de se conduire comme un partenaire à égalité de droits et de devoirs dans le cadre d’une alliance politique, caractérisée par le multipartisme. OBUTS n’a jamais considéré sa participation au FRAC comme celle d’une simple force d’appoint destinée à être marginalisée, comme telle semble être l’intention de son leader. Pourquoi, pendant plusieurs jours, a-t-il été impossible à Agbéyomé Kodjo de joindre Jean-Pierre Fabre, pour prendre immédiatement les premières décisions d’organisation de la campagne ?
Prenant acte de ces graves manquements aux règles de partenariat politique, considérant qu’une sérieuse estocade est en train d’être portée à l’alternance, Agbéyomé Kodjo a décidé de prendre ses responsabilités, mû par un réflexe de leader responsable et comptable des ses engagements personnels devant le peuple conformément au contrat de confiance conclu avec lui le 04 février dernier.
La justesse de son analyse, vient d’être confortée aujourd’hui même par le contenu du communiqué très tardif qui serait publié par le Président de l’UFC, Gilchrist Olympio, pour soutenir la candidature de Jean-Pierre Fabre. Dans ledit communiqué, il ne parle exclusivement que de « victoire de l’UFC, comme la victoire de toutes les forces démocratiques du Togo », pour indiquer ensuite poliment qu’« Il nous fallait également écouter attentivement toutes les opinions diverses et opposées afin de permettre une prise en compte de celles-ci dans mon appel ». Apparemment, cette écoute attentive et « polie » n’a rien entendu de positif de la part des autres partenaires, puisqu’il n’évoque à aucun moment les autres partis ou associations qui constituent le FRAC, et pas la moindre de leurs propositions.
Le sens de la réactivation de la candidature d’Agbéyomé Kodjo, est donc de lever toutes les hypothèques sur la victoire que le peuple attend impatiemment au soir du 04 Mars 2010. Agbéyomé Kodjo devient par la force des événements, quelques heures avant l’ouverture de la campagne électorale, la seule alternative face au régime quarantenaire épuisé.
La résolution d’Agbéyomé Kodjo de donner au peuple un véritable choix d’alternance en affrontant Faure Gnassingbé, quelle que soit la dureté du combat, au lieu de lui ouvrir le boulevard d’une facile victoire, montre une fois de plus son courage politique et sa vision pour un Togo Prospère. Certainement qu’au-delà des dernières et ténues concessions de transparence faites par la CENI, cette posture d’Agbéyomé Kodjo a été déterminante dans le retour dans la course électorale des principaux partis d’opposition.
Le peuple du Togo, à l’instar des bains de foule tout au long du trajet de Lomé à Bafilo de la délégation de OBUTS et des meetings de Kpalimé et de Kara, en acceptant de rencontrer le seul leader politique qui n’a jamais varié depuis son engagement solennel du mois d’août 2008, pour écouter son message d’espoir, évaluer la pertinence et le sérieux de ses propositions politiques, lui poser des questions avec franchise, montre le sens de sa maturité politique.
La ferveur citoyenne qui porte OBUTS ne cesse de prendre de l’ampleur, et est en train de confirmer au jour le jour la rencontre et la communion du peuple togolais avec le leader charismatique qu’est Agbéyomé Kodjo.
Au-delà des polémiques et jeux d’appareils stériles, OBUTS reste résolument convaincue qu’on ne peut se permettre à ce tournant crucial de notre histoire politique, de vouloir remplacer l’anarchie régnante par la division et la duplicité. L’heure est à la synergie des ressources mais dans la sincérité, le respect des différences et des aspirations réelles de nos populations confrontées au quotidien aux affres de l’indigence et de la déshumanisation. Ce n’est qu’à ce seul prix que du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, toutes les filles et tous les fils du Togo à l’unisson célébreront l’inexorable victoire du peuple togolais au soir du 04 mars prochain.
TOUS UNIS AVEC AGBEYOME KODJO POUR UN TOGO PROSPERE!
Fait à Kara, le 21 février2010.
Le Président National de OBUTS,
Agbéyomé KODJO. |
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CARNET DE CAMPAGNE DU PRESIDENT AGBEYOME MESSAN KODJO.

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A l’instar de la plupart des autres candidats, la caravane de campagne du candidat AGBEYOME KODJO sillonne le nord du Togo en vue d’obtenir l’adhésion du peuple à son projet de société. Depuis le samedi 20 fé vrier dernier, Agbéyomé est de nouveau à la rencontre des populations de la région septentrionale.
Connu pour son courage politique et son franc parler, l’homme du NON au boycott, est chaleureusement accueilli et ovationné par les foules qui se retrouvent dans son message et croit en sa capacité de rendre au peuple togolais cette fois ci sa victoire électorale.
Que ce soit lors des arrêts obligés du cortège en cours de route ou des meetings à Bafilo et à Pagouda, l’homme du NON au boycott a galvanisé les populations sorties nombreuses pour venir à sa rencontre écouter se s propositions pour sortir le Togo de l’ornière.
Il a inlassablement répété que l’heure de la victoire du peuple a sonné, qu’il est lui-même prêt, avec l’appui et le soutien indéfectible de son parti OBUTS et des autres forces du changement, pour rassembler tous les Togolais, les réconcilier et accomplir avec eux un grand dessein national, d’abord pour chasser la misère, pour construire une société apaisée, pour que notre jeunesse puisse à nouveau espérer, et rêver à un possible bonheur de vivre.
Aussi martèle t il le même discours : il est la solution au mal togolais, et propose donc sans délai 21 mesures d’urgence pou r ramener la confiance et relancer la consommation. Sa sortie dimanche 21 février dernier lors de son grand meeting de Kara a montré combien Agbéyomé KODJO jouit d’une bonne audience auprès de l’électorat même dans le fief du RPT, où près d’un millier de personnes se sont rassemblées au stade de Tomdé pour l’écouter en dépit des manifestations parallèles du parti au pouvoir.
En politique averti, il a su délivrer aux populations de Kara déchirées par l’affaire de la détention de leur illustre dép uté Kpatcha Gnassingbé, le message tant espéré. Celui notamment de la libération de tous les détenus politiques dont Kpatcha et de la réconciliation nationale.
C’est un homme résolument confiant en Dieu qui s’adresse aux populations de Kara, les invitant à l’instar des israélites à la foi et à croire en Celui dont la puissance a fait écrouler les murs de Jéricho, et qui libérera certainement le peuple togolais de l’injustice et de la misère le 04 mars prochain. Tout en s’engageant à appliquer l’intégralité de son programme politique, s’il est élu, le candidat Agbéyomé KODJO a passé en revue les 21 mesures d’urgence et mis l’accent sur la relance du secteur agricole quant on sait combien le quotidien de ses interlocuteurs en dépend. Il a réitéré qu’il est la solution et su rtout s’engage personnellement à opérer les réels changements pacifiques auxquels tout le peuple Togolais aspire.
Ce lundi 22 février 2010, la caravane de OBUTS a sillonné les préfectures de Kpendjal et de Dapaong. Elle a touché du doigt l’indicible misère de nos compatriotes abandonnés à eux mêmes dans cette partie de notre pays, et réalisé davantage l’exigence de changement de gouvernance pour le bien être commun de tous les togolais. Entre l’enclave de Mandouri et Dapaong, des moments de fraternité ont été partagés entre les partisans de l’UFC et la délégation de OBUTS.
C’est dans la même ferveur citoyenne déjà rencontrée tout au long de cette tournée que la délégation de OBUTS a tenu son meeting de cet après midi à Dapaong devant des milliers de patriotes acquis au changement. A savoir que des caravanes de OBUTS ont sillonné ce jour les villes de Lomé, Sokodé et Dapaong en dehors des meetings de la délégation nationale conduite par Agbéyomé KODJO.
Le mardi 23 février, la délégation de OBUTS se rendra dans le Bassar à Guerin Kouka, fief du Grand crocodile et du candidat recalé, Kofi Yamgnane. Elle achèvera sa tournée dans la partie septentrionale du T ogo le mercredi 24 février par Tchamba le matin et l’après midi Sokodé où se tiendra un grand meeting avant son retour à Lomé.
Les reportages photos de ces étapes suivront prochainement.
Fait à Dapaong, le 22 février 2010.
Pour OBUTS,
Le service de presse de campagne. |
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CARNET DE CAMPAGNE DU 24 FEVRIER 2010

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La campagne s’accélère et les enjeux deviennent de plus en plus évidents. Partout où il se présente, le candidat Agbéyomé KODJO reçoit un accueil très chaleureux. Aujourd’hui sa caravane a fait étape à Tchamba et Bassar, où une foule nombreuse lui a réservé le meilleur accueil qui soit. Partout les préoccupations des populations sont les mêmes : elles souhaitent que leurs conditions de vie s’améliorent et attendent beaucoup d’un changement de politique.
Partout où le candidat Agbéyomé KODJO est passé, les doléances des populations s’accumulent et se ressemblent. : « Nous voulons un Président qui nous offre des conditions de vie meilleures ». Ce cri du cœur venant des populations de cette partie du Togo, traduisent bien le malaise profond et le ras-le-bol de l'ensemble des Togolais envers le régime en place.
En dépit des milliards CFA qu’il gaspille dans cette campagne électorale, Faure GNASSINGBE, risque très fort d’avoir des surprises désagréables dans son propre fief, dont tout semble indiquer qu’il aura maille à partir avec des populations qui ne croient plus depuis longtemps à ses promesses creuses.
Ce fut une nouvelle occasion pour Agbéyomé KODJO, de rappeler le programme d’urgence qu’il s’engage à mettre immédiatement en œuvre dès le lendemain de sa prise de fonction. Une nouvelle occasion de rappeler aussi que pour changer la manière de gouverner et donc les conditions de vie de nos concitoyens, il est nécessaire de prendre des mesures radicales en matière de finances publiques. Ce qui permettra d’atteindre l’objectif de triplement du budget de l’Etat, en supprimant le pillage des richesses nationales et en affectant ces ressources au Trésor Public.
Dans le même temps les militants de OBUTS occupaient le terrain et tenaient également un meeting à Bassar, brillamment animé par la Vice-présidente Nationale de OBUTS, Mme CODJIE Akuavi. La foule avait également répondu à l’appel, toujours porteuse des mêmes préoccupations. Les habitants de Bassar ne croient plus aux promesses des marchands d’illusions, et n’attendent que le 4 Mars 2010 pour rappeler à la mémoire collective leur engagement résolu pour un Togo démocratique et prospère.
Par ailleurs dans la préfecture de Yoto, une tournée dans les cinq principaux cantons a été effectuée avec succès par M.Gérard ADJA, Conseiller Spécial du Président de OBUTS.
En début de soirée, Agbéyomé KODJO, a pris part à 19 h à un débat télévisé organisé à l’hôtel Mercure Sarakawa de Lomé par la chaîne panafricaine AFRICA 24, dans un face à face auquel il était opposé au ministre de l'Economie et des Finances, Adji Othèth AYASSOR, représentant le président sortant.
Sur le plan économique et budgétaire, Adji Othèth AYASSOR pas plus que Faure GNASSINGBE, n’a aucun argument solide pour justifier l’écart de 1 à 3 en notre défaveur, qui existe entre le budget du Togo et celui de notre voisin le Bénin, alors que nous disposons de richesses nationales plus nombreuses et qui procurent de recettes plus importantes. Cette réalité est incontournable !
Le débat fut quelque peu houleux, avec un net avantage en faveur d’Agbéyomé KODJO au cours de ce débat où l’épineuse question de la libération des détenus politiques notamment la situation du député Kpatcha Gnassingbé évoquée par toutes les forces démocratiques est revenue sur le tapis.
La caravane de campagne du candidat Agbéyomé KODJO se rendra demain 25 février 2010 à 15HGMT à Tsévié pour un grand meeting qui verra la participation de la chaîne de télévision AFRICA 24.
Pour la clarté du débat politique, AGBEYOME KODJO, souhaiterait que puisse être organisé un débat public télévisé interactif entre les candidats et le peuple togolais !
Ensemble, avec Agbéyomé KODJO tous unis pour un Togo prospère !
Fait à Lomé, le 23 février 2010.
Pour OBUTS,
Le service de presse de campagne. |
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CARNET de CAMPAGNE du 26 Février 2010.

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CARNET de CAMPAGNE du 26 Février 2010.
LOME-GOLFE-LACS
La caravane de campagne du candidat Agbéyomé KODJO a continué ce matin son travail de sensibilisation dans la ville de Lomé et sa périphérie, puis a élargi son intervention dans la préfecture du Golfe et aux alentours de celle des Lacs. L’accueil réservé à l’équipe de campagne est toujours aussi enthousiaste et la population apporte chaque jour le témoignage de son envie de changement.
ATAKPAME
La caravane s’est ensuite dirigée vers Atakpame où Agbéyomé KODJO a tenu meeting. La foule était moins nombreuse du fait qu’elle s’était partagée à peu près également entre le meeting d’Agbéyomé KODJO et le meeting de l’UFC-FRAC qui se tenait pratiquement au même moment.
DAYES-WAWA
La tournée de sensibilisation menée par Gérard ADJA, Conseiller spécial du Président National de OBUTS, Agbéyomé KODJO, dans les Dayes et le Wawa, s’est déroulée dans les meilleures conditions : accueil chaleureux et réceptif de la population, et toujours les mêmes manifestations de l’envie de changement à l’occasion de cette élection.
COORDINATION POUR L'ALTERNANCE
Le combat politique pour assurer la victoire des forces d’opposition le 4 mars prochain, s’est également déplacé sur le terrain technique pour l’organisation du scrutin dans les meilleures conditions. Ainsi quatre partis politiques, CDPA, CAR, MCD, OBUTS, ont passé ce vendredi 26 février 2010 un accord pour créer une « Coordination pour l'Alternance » regroupant la CDPA, le CAR, le MCD et l'OBUTS.
Il s’agit dans les faits d’un pacte de solidarité entre les candidats appartenant à ces formations. Son porte parole, Maître Traoré TCHASSONA a indiqué que : « Cette Coordination vise en premier lieu à tout faire pour avoir une élection transparente, apaisée et sans violence. Le problème de la candidature unique tout le monde le connaît ! Nous avons essayé de nous rencontrer plusieurs fois afin de parvenir à un accord, mais ça a été un échec. Nous avons souligné que le choix de la candidature unique doit être défini après examen des programmes, objectifs et stratégies poursuivis par chacun des candidats. Or, ce n’est pas à Paris que cela doit se décider en nous imposant une candidature unique de l’UFC.
Au sein de notre Coordination, si un candidat veut en cours de route se désister, il pourra le faire en faveur de l’un des membres de la coalition ». « Cette alliance a déjà comme objectif d’aboutir à une élection clean grâce à notre présence au sein de la CENI et des CELI, ce qui garantira un scrutin sans contestation ».
Voici la déclaration de la « Coordination pour l’alternance »
Depuis le mois de décembre 2009, les partis signataires de la présente déclaration et d’autres organisations de l’opposition ont mené des efforts dans la perspective de choisir un candidat unique de l’opposition, pour réaliser l’alternance.
Malheureusement les tentatives de choisir le candidat unique sans de sérieuses discussions préalables sur la vision qu’il porte pour le pays, son programme de gouvernement, les objectifs à atteindre et la stratégie à appliquer, ont constamment mis à mal l’initiative.
La Convention démocratique des peuples africains (CDPA), le comité d’action pour le renouveau (CAR), le Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), l’organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire (OBUTS), réunis au sein de la Coordination pour l’alternance, s’engagent à mettre ensemble leurs ressources et leurs expériences pour assurer la transparence du processus électoral.
Dans cette perspective, ils conviennent de se prêter main forte, d’échanger entre eux des informations émanant de leurs représentants et délégués auprès de la CENI et de ses démembrements pendant tout le processus électoral.
Les partis signataires s’engagent à poursuivre les discussions pour qu’au cas où l’un des candidats devrait se désister, qu’il le fasse en faveur des signataires de cette déclaration.
Les partis signataires ne prenant pas part au processus électoral en cours, mettront au service des candidats engagés dans la bataille électorale, leur structure ainsi que leurs hommes pour un scrutin apaisé, non conflictuel et transparent.
Les partis signataires de la présente déclaration s’engagent au cas où l’un des candidats de cette Coordination venait à gagner l’élection, à défendre la victoire et à gouverner le pays ensemble.
La Coordination reste ouverte à toutes les organisations adhérant à l’esprit de la présente déclaration.
Ont signé,
CDPA, CAR, MCD, OBUTS
Une fois de plus, le candidat Agbéyomé KODJO, se prête au jeu d’ouverture politique dans la droite ligne de la déclaration en date du 25 février 2010 du bureau politique national de OBUTS. Ce faisant, tout porte à croire à d’autres possibilités de ralliement .
MEDIAS
AFRICA 24
Le Directeur de campagne du candidat Agbéyomé KODJO, Jonas SILIADIN, a participé ce soir à un débat télévisé sur AFRICA 24, qui l’opposait à l'ancien Ministre des finances, Victor ALIPUI. Le débat a porté sur la réforme de l'armée et sa modernisation.
TV7
Agbéyomé KODJO a enregistré un message de campagne sur TV7.
Demain samedi 27 février : meetings à BAGUIDA et ANEHO.
Ensemble, avec Agbéyomé KODJO tous unis pour un Togo prospère !
Fait à Lomé, le 26 février 2010.
Pour OBUTS,
Le service de presse de campagne. |
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CARNET de CAMPAGNE du Samedi 27 Février 2010.

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En entrant dans sa phase finale, la campagne redouble d’intensité. Les candidats affûtent leurs ultimes arguments pour tenter de convaincre le plus grand nombre possible d’électeurs. Les équipes des candidats se bousculent sur le terrain et l’ambiance est parfois électrique.
C’est dans les derniers instants qu’il faut justement redoubler de sang froid, pour éviter les écueils inhérents à l’action militante.
MEETINGS A BAGUIDA et ANEHO
Dans sa conquête de la région maritime, Agbéyomé KODJO a déployé aujourd’hui son activité principalement à travers deux meetings, l’un à Baguida (Golfe) et l’autre à Aného (Lacs). Il était perceptible que l’ambiance est montée d’un cran.
Le candidat a su trouver les mots justes pour convaincre son auditoire que l’heure de vérité a maintenant sonné.
« Filles et Fils d’Aného, le changement que vous réclamez de toutes vos forces et pour lequel certains d’entre vous ont perdu leurs proches, est maintenant à portée de vos mains et il suffit que vous appuyez sur le bon bouton pour l’avoir » a martelé Agbéyomé KODJO.
L’étape d’Aného fut un grand succès : bonne ambiance générale, bonne communion du candidat avec le public, qui a fait montre d’une écoute particulièrement attentive.
L’ambiance indique que les dernières heures de la campagne nous promettent de grands moments et peut-être des rebondissements, tant l’enjeu est énorme, autant pour le candidat sortant que pour les forces de l’opposition.
INTERVENTION SUR LA STATION RTDS
Le matin avant les meetings de Baguida et d'Aneho, Jonas SILIADIN, directeur de campagne du candidat Agbéyomé KODJO a donné une interview sur RTDS.
AGBEYOME KODJO sur RADIO VICTOIRE
Ce samedi à 20H Agbéyomé KODJO, était l’invité de RADIO VICTOIRE sur laquelle il a donné une longue interview.
ANNONCE DE LA LIBERATION DE KPATCHA GNASSINGBE
Pour tenter d’attirer une partie de l’électorat très remontée contre lui, avant son dernier meeting de campagne à Kara, le président sortant vient déjà de se couvrir de ridicule.
En prenant in extremis, à 5 jours du scrutin, la décision démagogique de relâcher sans jugement ce samedi 27 Février 2010, son frère Kpatcha GNASSINGBE, en prison depuis le mois d’avril 2009, au motif d’un pseudo coup d’état, Faure Gnassingbé a atteint le sommet de la perversion et du ridicule.
D’une part il donne raison, de la manière la plus éclatante à Agbéyomé KODJO, qui n’a cessé d’affirmer tout au long de sa campagne que Kpatcha GNASSINGBE était un prisonnier politique qu’il libérerait immédiatement au même titre que les autres prisonniers politiques s’il était élu.
Il n’y a qu’à écouter les déclarations du Ministre des Finances AYASSOR, lors du débat organisé par AFRICA 24, (que vous pouvez revoir sur le site internet http://www.obutsonline.org ) auquel il était opposé à Agbéyomé KODJO, lorsqu’il a accusé ce dernier, sur ce sujet précis : « d’être passé maître dans l’art du mensonge et de la manipulation. C’est une affaire qui est devant les tribunaux, que la justice suive son cours. Vous ne pouvez pas vous permettre de parler comme cela, il y a eu attentat contre la sécurité de l’Etat. C’est une affaire d’Etat. L’Etat a commis des experts. Vous dites que vous allez arriver et libérer Kpatcha, vous prenez les togolais pour des dupes, pour des imbéciles ? Ca n’impressionne personne, c’est de la manipulation ».
LES TOGOLAIS VONT MAINTENANT APPRECIER QUE C’EST EN REALITE FAURE GNASSINGBE QUI EST PASSE MAITRE DANS L’ART DU MENSONGE ET DE LA MANIPULATION.
En réalité, c’est donc Agbéyomé KODJO le principal artisan de cette libération, de par ses interventions catégoriques à la face du monde sur la question de la libération des prisonniers politiques, d’où cette décision précipitée.
Mais Faure GNASSINGBE n’est pas allé jusqu’au bout de la démarche, car s’il a libéré Kpatcha, il a oublié de libérer les autres prisonniers politiques. Que ceux-ci et leurs familles soient rassurés! Agbéyomé KODJO ne les oubliera pas et les libèrera immédiatement dès sa prise de fonction.
Cette décision unilatérale du chef de l’Etat, qui vient clôturer le feuilleton du pseudo coup d’Etat, est une éclatante démonstration des turpitudes dont est capable ce pouvoir, au mépris des libertés individuelles, en incarcérant abusivement son frère, puis de l’institution judicaire, à laquelle il a fait jouer un rôle arbitraire.
Faure GNASSINGBE, risque de payer au prix fort son comportement. Cet acte, parmi les derniers de sa gouvernance, expose à la face du monde, le type de régime sous lequel le peuple Togolais croupit depuis bientôt un demi-siècle.
Autant de raisons pour le balayer, sans retenue.
PROGRAMME DU DIMANCHE 28 février
Grand meeting à Lomé au stade de Wuiti près de la Résidence du Bénin.
Ensemble, avec Agbéyomé KODJO tous unis pour un Togo prospère !
Fait à Lomé, le 27 février 2010.
Pour OBUTS,
Le service de presse de campagne. |
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Présidentielle à huis clos au Togo

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Quatre médias français se sont vu refuser les accréditations nécessaires pour couvrir l'élection présidentielle qui se déroulera jeudi au Togo, révèle l'un d'entre eux. Selon La Croix , les démarches ont pourtant été effectuées "plusieurs semaines à l'avance" auprès du ministère togolais de la communication, soutenues par l'ambassade de France à Lomé et par la représentation de l'Union européenne.
Cette dernière, rappelle le quotidien, "a octroyé au Togo une subvention de 9 millions d’euros destinée à permettre aux autorités togolaises d’organiser «des élections présidentielles libres, équitables, transparentes et paisibles»".
*Election à haut risque*
"Nous comptons sur l’ensemble des parties pour faire de ce scrutin un moment d’expression démocratique et pacifique, ouvert à la presse et aux observateurs internationaux", déclare par ailleurs le ministère français des Affaires étrangères sur son site Internet.
Au Togo, le président sortant Faure Gnassingbé a de nouveau appelé hier les Togolais à ne pas contester les résultats du scrutin à venir, rapportent les médias locaux. En avril 2005, son élection contestée avait été suivie d’un bain de sang qui avait fait 400 à 500 morts selon l’ONU.
source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/03/01011-20100303FILWWW00477-presidentielle-a-huis-clos-au-togo.php |
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Document Cadre de Partenariat - France-Togo (2008-2012)

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I. Le Togo face à son développement : bilan et perspectives
II. Activité des bailleurs de fonds
III. Perspectives de la coopération franco-togolaise
IV. Modalités de mise en œuvre du DCP
Outil de programmation et de communication, le Document cadre de partenariat est le guide de l’action de la coopération française au Togo pour les cinq prochaines années (2008-2012) :
- Prenant acte de la faiblesse des flux d’aide publique au développement dans la période de transition que traverse actuellement le Togo, il s’inscrit dans une logique d’amorçage et d’accompagnement dans la perspective d’un retour plein et entier des autres bailleurs de fonds.
- Il s’emploie à lutter contre la pauvreté en soutenant les secteurs sociaux, en renforçant les mécanismes de gouvernance et les capacités institutionnelles du pays, en mettant l’accent sur les dispositifs de formation et en assurant la promotion de la diversité culturelle et de la francophonie.
- Il vise au renforcement de la coopération franco-togolaise, ainsi qu’à sa concentration qui sera accrue à mesure que le Togo disposera de ressources internes et externes supplémentaires. Conformément aux principes de la Déclaration de Paris, cette spécialisation pourra conduire à une révision du niveau d’implication française dans certains secteurs de développement où d’autres bailleurs pourraient, à terme, relayer un effort français jusque là déterminant.
- Il s’inscrit dans les orientations fixées par les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), le Document intérimaire de stratégie de réduction de la pauvreté togolais (DISRP) et le Comité interministériel français pour la coopération internationale et le développement (CICID).
- Il prend appui sur les priorités nationales dont certaines devront toutefois être précisées.
- Il implique l’ensemble des acteurs publics et privés de coopération français.
- Il précise en annexe les perspectives de programmation du Ministère des affaires étrangères et européennes français et de l’Agence française de développement (AFD) sur la période de référence.
Les deux parties conviennent d’assurer une large communication autour du DCP, de ses objectifs et de ses actions en direction des partenaires publics et privés togolais, des opérateurs français et de la communauté des bailleurs de fonds.
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I. Le Togo face à son développement : bilan et perspectives
*1. Contexte politique, économique et social*
Le Togo a connu depuis le début des années quatre-vingt dix une dégradation de sa situation politique et sociale dont ont pâti la population et l’économie nationale. Avec un revenu estimé à 310 $ par habitant, le Togo est un des pays les plus pauvres du monde et figure au 152^ème rang sur 177 de l’indice du développement humain des Nations Unies. La suspension de l’aide de l’Union européenne en 1993, le départ de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international au début de la décennie et les troubles consécutifs à la mort du Président Eyadema en février 2005 ont entraîné une détérioration des capacités institutionnelles et un déclin de l’économie togolaise. La tenue des élections législatives dont le bon déroulement a été salué par les observateurs internationaux, le 14 octobre 2007, la nomination d’un nouveau gouvernement en décembre 2007 et la poursuite d’un dialogue entre le gouvernement et l’opposition ouvrent des perspectives prometteuses tant en termes de normalisation politique que d’avancée démocratique ou bien encore de progrès économique et social. Tout scénario de reprise durable reste cependant conditionné par le retour effectif des bailleurs : en 2006, les recettes nettes d’APD du Togo n’ont été que de 79 MUSD [1 ].
Le Togo est soucieux de son intégration régionale. Membre de l’Union africaine, attaché au partenariat UE/ACP, il est également actif au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO). Il abrite par ailleurs les sièges de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) et de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Il est en outre membre de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droits des affaires(OHADA).
L’économie togolaise repose d’abord sur le secteur agricole (surtout le coton, le café, le cacao et les cultures vivrières) qui représente 42% du PIB et emploie plus de 75% de la population active. Le développement de ce secteur, fragile et peu concurrentiel dans un contexte d’intégration régionale et mondiale, est compromis, à l’instar de la filière coton qui peine à sortir d’une grave crise. Elle nécessiterait une restructuration financière et industrielle. A cet égard, le règlement en 2006 et 2007 des 23 MFCFA d’arriérés dus aux producteurs constitue un signal positif. Le pays est par ailleurs un centre régional de transit et de services (le secteur tertiaire représente 36% du PIB). Avantagé par son tirant d’eau naturel de 14 mètres, le port de Lomé, plus qu’aucun autre de la sous-région, est parvenu, en quelques années, à transformer en avantage structurel le surcroît d’activité généré par la crise ivoirienne. Les faibles délais de sortie des marchandises et le nombre limité de barrages routiers en font un point d’entrée et de sortie privilégié pour les marchandises en provenance ou à destination des pays sahéliens de son hinterland (Burkina Faso, Niger, voire Mali). Le port est, pour le Togo, un facteur essentiel d’intégration économique régionale. Enfin, s’agissant du secteur secondaire (22% du PIB), si le ciment, première industrie extractive du pays, connaît actuellement une progression significative, la relance de la production de phosphates est conditionnée par la reprise du secteur par un investisseur disposé à entièrement rénover l’outil productif. Ainsi, l’accroissement de la production de coton et de phosphates qui suppose une approche structurelle, l’assainissement du secteur bancaire, la restructuration du secteur de l’énergie après la crise énergétique de 2007-2008 conditionnent, entre autres, la reprise durable de la croissance togolaise. Les institutions financières internationales (IFI) sont particulièrement attachées à ces réformes structurelles dont le lancement constitue un préalable à leur réengagement dans le pays.
Dans les conditions démographiques actuelles, le PIB par habitant a diminué de presque 1 % par an en moyenne sur la période 1990-2005. D’après une enquête du Questionnaire unifié sur les indicateurs de base du bien-être (QUIBB [2 ]) réalisée en 2006, le nombre de personnes vivant en-deçà du seuil de pauvreté est estimé à 61,7%. Parmi elles, 79,9 % se trouvent en milieu rural. Conséquence du désengagement de l’État des services de base, les besoins des couches vulnérables de la population - handicapés, enfants, personnes âgées - ne sont pas satisfaits alors que ces catégories sont de plus en plus fragilisées.
Les inondations qu’a connues le pays en 2007 et 2008 et le renchérissement des prix des denrées alimentaires de base et des produits pétroliers détériorent encore plus la situation des populations tant urbaines que rurales.
En plus d’un effet « revenu », la pauvreté au Togo est caractérisée par une dégradation des services sociaux de base, aggravée par des inégalités de genre et de fortes disparités régionales. Cela est manifeste pour l’éducation et de la santé. La revue des besoins en matière de politique de développement (DPNR), effectuée en janvier 2008 avec le concours de la Banque mondiale, souligne l’insuffisance des dépenses publiques consacrées aux secteurs sociaux, pourtant essentiels à la lutte contre la pauvreté.
En l’absence de programme d’allègement, la dette publique du Togo a constituée un frein au développement. La proportion de la dette publique totale représentait, au premier trimestre 2008, 93,3 % du PIB (avant les annulations de dettes). La dette extérieure, chiffrée par le Ministère de l’Économie et des Finances à environ 1,8 milliard au premier trimestre 2008, s’élève à environ 1,3 milliard de dollars en juillet 2008 (soit une baisse d’environ 29,5 %) grâce aux annulations de dettes ayant eu lieu à la suite de la signature de la FRPC (153 M $ de la Banque mondiale, 24,2 M $ de la BAD, 22 M $ de la BEI, 347 M $ du Club de Paris). En dépit d’une légère reprise dont témoigne un taux de croissance évalué à 3% en 2007 contre 1,5% en 2006, l’absence de politiques sectorielles clairement définies et les progrès qui restent à accomplir en matière de bonne gouvernance [3 ] pèsent sur l’efficacité et la cohérence de l’action publique tandis que la montée en puissance des initiatives locales et des organisations non gouvernementales ne suffit pas à pallier les carences du service public.
*2. Stratégie togolaise de développement*
Le Document intérimaire de stratégie de réduction de la pauvreté (DISRP) a été adopté par le Conseil des ministres le 7 mars 2008 et approuvé par le FMI le 23 avril 2008. Ce DISRP consacre à la stratégie de réduction de la pauvreté une importance à la mesure des enjeux et propose un véritable cadrage macroéconomique réalisé avec l’appui des missions du FMI dans le cadre du /Staff Monitored Program/ (SMP) conduit d’octobre 2006 à juin 2007.
La stratégie retenue dans ce projet de DISRP, dont la mise en œuvre est estimée à 547 milliards de FCFA sur la période 2008-2010, s’articule autour de trois axes :
- *l’amélioration de la gouvernance politique et économique* : gouvernance politique et institutionnelle, gouvernance économique et financière, décentralisation, aménagement du territoire et développement de la dynamique communautaire ;
- *la consolidation de la relance économique, la promotion de la croissance « pro-pauvre » et du développement durable* : assainissement et stabilisation du cadre macro-économique, amélioration de la productivité et de la compétitivité de l’économie, promotion des principaux secteurs de croissance, promotion des activités génératrices de revenus, renforcement de la coopération sous-régionale et internationale en matière de gestion de l’environnement ; *le développement des secteurs sociaux, des ressources humaines et de l’emploi* : renforcement des capacités nationales de gestion ; santé, éducation et formation professionnelle ; réduction des inégalités de genre, protection de l’enfance, protection sociale.
Le DISRP et, à terme, le DSRP complet, dont l’adoption devrait intervenir en mars 2009, devraient permettre de tirer parti des stratégies existantes relatives aux politiques sectorielles qui, pour la plupart, nécessitent une actualisation substantielle :
- *Éducation* : le Togo s’est doté d’un plan /Éducation pour tous./ L’élaboration d’une stratégie de développement du secteur à long terme est également envisagée [4 ] ; elle devrait fonder les perspectives de croissance des différents niveaux du système éducatif sur la base d’un cadrage macro-économique et d’une analyse des besoins de l’économie ;
- *Santé* : un Plan national de développement sanitaire (PNDS) 2008-2012, en cours d’élaboration sur la base de l’évaluation réalisée en 2007 du PNDS 2002-2006, devrait proposer un cadre d’action quinquennal axé sur la restructuration du système des soins médicaux et l’amélioration de son environnement économique, une stratégie de renforcement des capacités institutionnelles et une amélioration de la couverture sanitaire du pays, notamment par la décentralisation du système de santé ;
- *Agriculture* : le Gouvernement togolais se propose de faire du secteur agricole le moteur du développement et de la réduction de la pauvreté : le nouveau plan stratégique envisagé favoriserait la diversification des productions et l’augmentation des revenus ruraux et renforcerait la sécurité alimentaire ; il définirait par ailleurs un objectif de croissance agricole supportable pour l’environnement ;
- *Environnement* : le Programme national de gestion de l’environnement (PNGE), qui obéit à une approche intégrée, devrait être réactualisé ;
- *Infrastructures / Énergie* : un programme prioritaire d’infrastructures routières 2006-2010 a été élaboré : le plan stratégique de politique nationale d’hygiène et d’assainissement, la stratégie pour la relance du développement du secteur privé et la stratégie énergétique devront être totalement revues.
II. Activité des bailleurs de fonds
*1. Aide internationale*
Le Togo a reçu 78,57 M$ d’aide publique au développement en 2006 [5 ]. Globalement, l’APD bilatérale et multilatérale représente, au Togo, environ 4% du PIB. Le ratio d’APD par habitant est, pour 2006, de 12,54 USD, très en-dessous de celui des autres pays de la sous-région [6 ].
/1. Aide multilatérale/
Au titre de l’année 2006, les bailleurs multilatéraux ont versé 23,86 M$ au Togo. Le seul bailleur multilatéral encore présent au Togo à un niveau significatif, hormis le Fonds mondial de lutte contre le Sida la tuberculose et le paludisme, est l’Union européenne qui, malgré la suspension de sa coopération avec le Togo, a financé bon an mal an entre 5 et 10 M$ par an d’actions depuis le début de la décennie
La normalisation totale des relations entre l’Union européenne et le Togo a été signifiée au Président de la République le 29 novembre 2007 et rompt avec quinze années de suspension même si la Commission européenne avait en réalité poursuivi certaines actions, essentiellement en direction de la société civile : programme pluriannuel de micro-réalisations (PPMR), programme d’appui d’urgence au secteur pénitentiaire (PAUSEP), programme de santé de proximité, facilité de coopération technique, aisément mobilisable pour une palette variée d’actions de proximité.
A la décision de mettre en œuvre les 41,6 M€ du 9^ème FED longtemps gelés s’ajoute le déblocage des reliquats des 6^ème et 7^ème FED et des COM STABEX, soit, au total, près de 90 M€. L’affectation de cette enveloppe a concerné pour l’essentiel les projets d’aménagement urbain (17,5 M€), l’appui aux élections législatives d’octobre 2007 (13,6 M€), la participation de l’UE au programme national de modernisation de la Justice (8 M€), l’appui institutionnel (8 M€), la construction de pistes rurales (10 M€), des projets d’hydraulique villageoise (5M€), le renforcement de filières agricoles (coton, café et cacao) pour 8 M€ et l’apurement partiel de la dette togolaise vis-à-vis de la BEI (5 M€). La notification du 9^ème FED a également permis au Togo d’être éligible au 10^ème FED, dont l’allocation totale accordée au Togo est de 123M€. Le Programme indicatif national 2008-2013 prévoit deux principaux secteurs de concentration : la gouvernance et l’appui aux réformes économiques et institutionnelles (17,9 % des montants) et la relance économique à travers l’appui aux infrastructures (46,3 %). Le solde des financements est destiné au renforcement de la société civile (4 %), à un programme environnemental (4 %), et un appui macro-économique (26%) incluant l’apurement des arriérés extérieurs BEI/FED.
Le Togo n’était plus sous accord avec le FMI depuis 1998. La représentation du FMI à Lomé a été fermée fin 2003 et le suivi du Togo est assuré, depuis 2005, par le bureau de Cotonou. Répondant au souhait du Togo de normaliser pleinement ses relations avec la communauté financière internationale, un programme de référence piloté par les services du FMI (Staff Monitored Program, SMP) a été conclu en octobre 2006. D’une durée de neuf mois, il comprenait trois axes majeurs : i) l’amélioration de la gestion budgétaire et de la transparence ; ii) le lancement de la réforme du secteur bancaire qui connaît une situation particulièrement inquiétante ; iii) la préparation des réformes des entreprises publiques (audit de la SOTOCO et de l’Office togolais des phosphates, règlement des arriérés dus aux producteurs de coton et lancement des études sur les stratégies de restructuration et de privatisation). En raison de l’amélioration substantielle de la gestion des finances publiques, et malgré quelque retard dans la préparation des réformes, la mise en œuvre de ce programme a été jugée satisfaisante par la mission conjointe FMI/BM/BAD de début décembre 2007, permettant ainsi au Togo d’accéder au programme du FMI de facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) le 21 avril 2008, d’un montant de 60 millions de DTS (environ 108,4 MUSD) sur la période 2008-2010.
La Banque mondiale avait suspendu ses projets en cours au Togo en avril 2003 en raison de l’accumulation de ses arriérés de paiement. Si elle conserve formellement un bureau à Lomé, celui-ci est, depuis 2005, administré depuis Cotonou. Elle a mis en œuvre, à travers le fonds /Low income countries under stress/ (LICUS) un programme d’urgence de réduction de la pauvreté pour un montant de 2,8 millions US $ qui a financé des micro-réalisations dans la région des Savanes et la région Maritime. Ce projet a été abondé de 5 M$ en 2008 et étendu à l’ensemble du territoire. Il va en outre être complété par un programme triennal de renforcement communautaire de nature similaire doté d’un budget de 17,2 M$ financé sur don. Aux côtés du FMI, la Banque mondiale a par ailleurs accompagné les autorités nationales dans la préparation et la finalisation du Document stratégique de réduction de la pauvreté intérimaire (DSRP-I) adopté par le Gouvernement le 7 mars 2008.
Le règlement des arriérés du Togo vis-à-vis de la Banque Mondiale (d’un montant de 153 M$), dont dépendait le réengagement effectif de cette institution, a été approuvé en conseil d’administration le 29 mai 2008 (grâce à un crédit-relais de 100 M€ de l’Agence Française de Développement). Ce réengagement a permis d’entériner la Stratégie d’assistance intérimaire de la Banque en faveur du Togo et autorise la reprise des programmes d’aide de la Banque mondiale, principalement dans les secteurs de l’appui communautaire (17 MUSD), de la réforme des secteurs financiers et de la gouvernance (10 MUSD), de l’appui aux politiques de développement (12MUSD pour chacune des années 2009 et 2010), de la réhabilitation des infrastructures urbaines et énergétiques (10 MUSD), du projet de corridor d’Abidjan à Lagos, et de l’appui aux secteurs porteurs de croissance. Sur la période 2008-2010, l’apport de la Banque Mondiale s’élèverait au total à 245,8 MUSD. Cette normalisation permet au Togo d’engager une procédure d’allègement de la dette dans le cadre de l’initiative multi-bailleurs en faveur des pays pauvres très endettés ( PPTE) : le document préliminaire sur le point de décision de l’initiative PPTE devrait être proposé à l’examen des conseils de la Banque et du FMI vers la fin 2008.
De nombreuses agences du Système des Nations Unies (SNU) sont représentées au Togo : PNUD, FAO, UNICEF, HCR, OMS, ONUSIDA, UNFPA, OCHA. Leurs actions s’inscrivent dans le Plan cadre d’assistance des Nations Unies pour le Togo (UNDAF 2008-2012) approuvé en avril 2007. Toutefois, seul le PNUD et, dans une moindre mesure, la FAO et l’UNICEF, disposent de moyens d’intervention significatifs. Le Plan d’action du programme pays (PAPP 2008-2012) du PNUD, validé en octobre 2007, prévoit des interventions dans le cadre de la lutte contre la pauvreté (7,5 MUSD) et de l’amélioration de la gouvernance (10,8 MUSD).
La Banque africaine de développement avait suspendu ses interventions en 2001 en raison d’arriérés de paiement. Elle a toutefois financé un projet de 2,2 M DTS d’appui au renforcement des capacités institutionnelles du Ministère des Finances qui a débuté en fin d’année 2006. Lors de son conseil d’administration le 22 juillet dernier, la BAD a approuvé un programme d’apurement des arriérés du Togo à hauteur de 24,2 M$ (remboursement du seuil symbolique de 1 %, financé par une aide budgétaire française) ce qui permet au Togo de bénéficier de l’assistance de la Facilité en faveur des États fragiles de la BAD ( 40 M DTS en allocation normale ainsi que 14 M DTS pour les Etats fragiles).
Le Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme intervient également de manière significative au Togo. En effet, entre 2003 et 2006, le Togo a bénéficié d’un montant total de 51,7 millions de dollars (34,8 pour la lutte contre le SIDA, 13,9 pour le paludisme et 3 millions de dollars pour la tuberculose). Cependant, par manque de capacité d’absorption nationale, seuls 70 % des fonds totaux approuvés ont pu être décaissés sur la période. Pour la dernière série lancée, la 8^ème proposition, le Togo a déposé une demande de subvention pour la lutte contre le SIDA d’un montant de 57 millions de dollars.
Par ailleurs, d’autres bailleurs multilatéraux jouent un rôle non négligeable : financements arabes souverains (BADEA, BID, Fonds Saoudien). Ils sont essentiellement impliqués dans les secteurs sociaux (éducation, santé) et le développement rural.
/2. Aide bilatérale/
Selon le CAD de l’OCDE, l’aide bilatérale au Togo s’est élevée à 54,81 M$ en 2006. De tous les pays représentés dans ce comité, la France est le bailleur bilatéral le plus impliqué, avec une APD qui s’est élevée à 33,34 M$ en 2006, devant l’Allemagne (8,02 M$), les États-Unis (2,04 M$) et le Canada (2 M$). La France a souhaité faciliter la bonne exécution du SMP et accompagner le Togo vers une FRPC. Elle a ainsi apporté une première aide budgétaire exceptionnelle de 2,5 M€ fin 2006 qui a contribué au remboursement de 1,5 milliard de FCFA sur les 23 milliards d’arriérés dus par la SOTOCO aux producteurs de coton. Une seconde aide budgétaire vient d’être allouée au Togo le 11 juillet, en accompagnement de la conclusion de la FRPC. La composante principale vise, pour 2,34 M€ à apporter un soutien à la lutte du Gouvernement togolais contre la vie chère, en subventionnant des engrais destinés à la production vivrière. Le second volet de cette aide budgétaire a permis au Togo de régler à la BAD la quote-part de ses arriérés (environ 160 000 €).
À côté de ces bailleurs de fonds traditionnels, de nouveaux partenaires (Chine, Libye, Iran) prennent une part croissante dans l’effort d’aide. La Chine, en particulier, est de plus en plus présente, principalement à travers des grands projets d’infrastructures (stade national, présidence de la république, hôpitaux, barrages, etc.), financés sur dons ou prêts, et des programmes de bourses et de formation (notamment dans le domaine de la santé), qui relaient une stratégie d’implantation économique.
Le Togo a bénéficié d’un traitement particulièrement favorable de la part de ses créanciers bilatéraux dans le cadre du Club de Paris ; l’accord du 12 juin 2008 a permis l’annulation de 347 MUSD sur un total de 739 MUSD et le rééchelonnement du solde avec un différé de paiement à mars 2012, y compris les échéances post-date butoir. Ce traitement a inclus celui de la dette des entreprises du secteur public.
*2. Coordination des bailleurs de fonds*
La coordination des bailleurs de fonds au Togo est relativement active, même si elle demeure encore limitée par la modestie du volume d’aide dont ce pays bénéficie, le nombre restreint des bailleurs présents au Togo et, dans une moindre mesure, la faiblesse des stratégies nationales de référence, en cours d’actualisation.
Les groupes thématiques de suivi des objectifs du Millénaire, suspendus en 2005 suite à la crise sociale et institutionnelle, reprennent progressivement leurs réunions pour les plus dynamiques d’entre eux. La concertation inter-bailleurs est en phase de relance. L’initiative du Gouvernement d’organiser une « conférence des partenaires au développement du Togo » en septembre 2008 à Bruxelles a entraîné une mobilisation conjointe des autorités nationales et des partenaires au développement dont témoigne la mise en place d’un comité de préparation de cette réunion, soutenu par les bailleurs. Le réengagement programmé des bailleurs, dont les modalités d’intervention doivent encore être précisées en fonction de priorités nationales affinées et dans une logique de complémentarité, ouvre en effet des perspectives nouvelles à la concertation. Toutefois, même si une coordination accrue des bailleurs est souhaitable, il n’en demeure pas moins qu’au Togo, c’est le retour des bailleurs et, partant, le rétablissement de flux d’aide substantiels, qui constitue le premier défi lancé à la communauté internationale.
III. Perspectives de la coopération franco-togolaise
*1. État de l’aide française au Togo*
/1. Présentation synthétique/
Avec environ 4 M€ de crédits d’intervention consommés en 2007 (assistance technique incluse), l’enveloppe de coopération du Ministère français des Affaires étrangères et européennes s’est concentrée principalement sur l’appui aux administrations régaliennes, la coopération universitaire, la coopération de proximité et la francophonie. L’Agence française de développement (AFD) est actuellement présente dans les secteurs de l’éducation, de l’hydraulique villageoise, de la santé et des infrastructures urbaines. Les financements de huit projets en cours de décaissement en fin d’année 2007 représentaient un engagement total de 43,6 M€ dont un reste à verser de 22,7 M€. L’Agence a approuvé en décembre 2006 un projet de 8 M€ sur l’environnement urbain de Lomé, un autre de 3,85 M€ pour l’amélioration de la sécurité transfusionnelle et la lutte contre le VIH/SIDA ; en décembre 2007, un projet de 10 M€ appuyant le programme togolais d’éducation pour tous et en juin 2008, un projet de 11M€ destiné à l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable de la ville de Lomé. Des fonds d’appui (Fonds d’étude et de préparation de projets - FEPP - de 762 000 €, Fonds d’expertise et de renforcement des capacités - FERC - de 500 000 €) ont été mis en place, finançant les études, les audits et des experts techniques internationaux liés aux interventions de l’Agence. Le financement d’un nouveau FERC de 1M€ a été décidé par l’AFD en juin 2008 afin de poursuivre ce type d’appui. Ainsi, le dispositif français de coopération civile au Togo repose essentiellement sur les financements mis en œuvre par le Service de coopération de l’Ambassade de France, l’Agence française de développement et sur l’apport substantiel de la coopération décentralisée et des organisations non gouvernementales françaises.
À côté de la coopération civile, la coopération militaire française au Togo s’inscrit dans un contexte favorable en raison de l’attachement des autorités au plus haut niveau de l’État à l’amitié et à la collaboration avec la France. De même, les responsables militaires togolais manifestent un engagement déterminé à concrétiser par des actes le maintien des armées à un bon potentiel. De façon complémentaire, ils montrent la volonté d’assurer la nécessaire modernisation de leur outil de défense et de sécurité sur les plans de la gestion des personnels (réforme du statut des militaires en 2007 et rédaction en cours des textes de base organisant les forces armées) et de la maintenance des équipements. Cette coopération s’exerce dans des conditions de partenariat avéré et devrait aller en s’améliorant en raison, principalement, de l’attitude ouverte de la partie togolaise.
/2. Principes généraux d’action/
Recentrée sur des priorités définies conjointement par les deux parties, la coopération franco-togolaise s’efforcera, au cours de la période 2008-2012, dans ses différentes composantes et par-delà ses objectifs spécifiques ci-après déclinés :
- * /de promouvoir les femmes et de prendre en compte leurs besoins spécifiques/ * dans l’ensemble de ses actions et réalisations. La protection sanitaire et sociale de la mère et de l’enfant et le soutien aux femmes en situation de fragilité feront l’objet d’une attention particulière tandis que la promotion du rôle civique, social et économique des femmes sera systématiquement valorisée, notamment à travers les activités génératrices de revenus et le renforcement des capacités de gestion et d’animation socio-politique ;
- * /d’accorder une place centrale à la jeunesse / *étant donné son poids dans la structure démographique du Togo [7 ] et son rôle déterminant pour l’avenir du pays. À cet égard, un accent particulier sera mis sur l’accès des jeunes aux dispositifs de formation scolaire, technique et universitaire ainsi que sur l’ensemble des mécanismes d’insertion susceptibles de leur permettre d’accéder au marché du travail dans des conditions optimales et d’affirmer leur citoyenneté ;
- * /de réduire les disparités locales/ *. À cet égard, en matière éducative, l’AFD continuera de concentrer une partie significative de ses concours dans les régions où les inégalités de développement sont les plus manifestes (Kara, Savanes). En matière de santé, elle généralisera à l’ensemble du pays la politique de transfusion sanguine entreprise à partir du Centre national de transfusion sanguine de Lomé. Les actions de coopération de proximité conduites ou orientées par le SCAC (coopération décentralisée, coopération avec les ONG, projets financés par le Fonds social de développement) s’appliqueront également de manière prioritaire aux zones géographiques les moins bien pourvues tandis que l’université de Kara bénéficiera d’une attention particulière dans le cadre de l’appui que la France apportera à l’Université togolaise. Les programmes de bourses et de renforcement des capacités prendront également en compte dans le choix des bénéficiaires cet objectif général de réduction des disparités géographiques ;
- * /de favoriser l’intégration du Togo dans son environnement régional/ *. La politique de coopération franco-togolaise renforcera sa coordination avec les organisations régionales et les institutions qui concourent à l’intégration régionale. Une attention particulière sera portée à l’intégration économique régionale. Il sera procédé au recensement des secteurs d’application qui offrent les perspectives de coopération les plus prometteuses. La coopération linguistique, la valorisation des centres de formation régionaux existants, notamment l’École africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU) et le Centre régional d’action culturelle (CRAC) basés à Lomé, la coopération universitaire dans le cadre de l’application du système L.M.D., la mise en place d’initiatives régionales de recherche, notamment dans le secteur agricole, la gestion intégrée des ressources hydrauliques du bassin de la Volta présentent à cet égard un potentiel de coopération encore insuffisamment exploité ;
- * /d’associer systématiquement les acteurs non gouvernementaux français et togolais/ * (associations, ONG, collectivités locales, entreprises, fondations, organisations professionnelles et autres émanations de la société civile) * /à la définition de ses objectifs et à la mise en œuvre de ses politiques/ *. Cette option constitue à la fois pour le Togo un enjeu en termes de bonne appropriation des stratégies de développement et d’ouverture démocratique. La France étudiera à cette fin la mise en œuvre d’actions propres à professionnaliser les ONG togolaises (formation, valorisation des compétences, maîtrise d’ouvrage), accompagner leur structuration (convergence des réseaux existants et, notamment, des deux fédérations nationales, développement des réseaux thématiques) et améliorer leur représentativité ;
- * /de porter une attention particulière à la problématique migratoire/ * en identifiant les principales causes d’émigration du Togo et les moyens de les prévenir. À cette fin, elle privilégiera les projets de développement solidaire/ /associant, dans une démarche concertée, des ONG togolaises et des associations de Togolais résidant en France et venant en aide à leur pays d’origine. Elle soutiendra en particulier les actions portant sur l’accompagnement de projets économiques de migrants, la mobilisation des diasporas qualifiées pour des projets de nature scientifique, économique et sociale, ainsi que le renforcement des liens entre groupes et associations de jeunes de France et du Togo. Afin d’accroître ses chances de succès, cette approche novatrice sera précédée d’un travail de recensement et de mise en réseau des acteurs français de la coopération de proximité susceptibles de s’inscrire dans cette démarche de co-développement.
- * /de profiter de la conjoncture favorable / *créée par le retour des bailleurs, le lancement des réformes sectorielles, les progrès de la gouvernance des entreprises et l’amélioration de l’environnement des affaires, pour favoriser le développement des secteurs productifs, du secteur privé, des activités génératrices de revenus et de l’emploi, en s’appuyant sur un secteur bancaire restructuré et sur les institutions de micro finance.
*2. Priorités sectorielles pour la période 2008-2012*
/1. Secteurs de concentration OMD/
Trois secteurs prioritaires ont été identifiés :
*Éducation*
La France est un des rares partenaires à accompagner le développement du secteur de l’éducation. Dans le cadre d’un projet, lancé en 2003 sur FSP puis transféré à l’AFD en 2005, elle soutient le pilotage du système éducatif et la formation des inspecteurs. Cette intervention s’articule avec un second projet, financé par l’AFD en partenariat avec l’ONG Aide et Action, portant sur l’amélioration de la scolarisation dans la région de la Kara (constructions scolaires, mobilisation sociale, aménagements communautaires et formation des instituteurs).
Les résultats encourageants obtenus et l’ampleur de la tâche restant à réaliser ont incité la France à poursuivre son appui au secteur. Un troisième projet, dont le financement a été décidé par l’AFD en décembre 2007, et la convention de financement signée en juin 2008, poursuivra les efforts entrepris et visera, sur la période 2008-2013, à améliorer la gestion du système sur la base d’un plan sectoriel cohérent et soutenable sur le plan budgétaire. Il accompagnera en outre la déconcentration des centres de décision et de contrôle (directions régionales, services d’inspection) du système éducatif. Ce projet contribuera également à la mise en place d’un dispositif de formation des personnels d’enseignement et d’encadrement. La région des Savanes, qui accuse un retard particulier en matière de scolarisation, bénéficiera d’un programme de construction d’écoles et de développement des capacités (encadrement pédagogique renforcé et fourniture d’intrants pédagogiques).
Complétant cet effort d’amélioration de l’enseignement scolaire, une réflexion sera engagée en vue de la refondation du système de formation professionnelle et technique. Une analyse des secteurs potentiellement porteurs de l’économie togolaise permettra d’identifier les domaines d’intervention à privilégier. Ce travail, qui associera les représentants des milieux professionnels des secteurs moderne et artisanal de l’économie aidera à lancer un processus de réforme du système dont devraient résulter la dynamisation du dialogue État / secteur privé en matière de formation professionnelle, une meilleure mobilisation des ressources financières (taxe d’apprentissage notamment), la modernisation de l’apprentissage et la promotion de nouvelles modalités de gestion des dispositifs de formation associant les milieux professionnels.
*Infrastructures urbaines*
S’agissant des infrastructures, le Togo entend, notamment avec l’aide de l’Union européenne, construire des routes et des pistes rurales et entretenir des ouvrages routiers permettant de désenclaver les zones de production, de favoriser l’accessibilité aux services de base et aux marchés. La maîtrise d’un approvisionnement en énergie électrique à coût raisonnable des industries, des villes et des campagnes constitue également une priorité tout comme la promotion de formes d’énergie écologiquement fiables et des énergies renouvelables.
L’aménagement urbain constitue un défi pour l’agglomération loméenne qui regroupe plus du cinquième de la population du Togo. La croissance de la capitale ne s’est pas accompagnée de la mise en place des infrastructures nécessaires. La ville de Lomé est confrontée à un défaut quasi structurel d’entretien et de renouvellement de ses équipements collectifs, aggravé par la crise de financement dont souffre le Togo depuis plus d’une décennie. Face à l’urgence de cette situation, l’AFD a décidé d’adopter en 2006 un projet d’environnement urbain de 8 M€ auquel sont associés des cofinancements de la BOAD et de l’Union européenne. Ce projet prévoit le drainage des eaux pluviales, la gestion des ordures ménagères de la capitale et un appui à la municipalité de Lomé. Il devrait permettre à moyen terme de restaurer le dispositif de rétention d’eau de la lagune pour diminuer les inondations dans les parties basses de la ville. Il est également prévu de créer des dépotoirs intermédiaires contrôlés afin de supprimer les dépôts sauvages d’ordures. Une étude d’identification d’une nouvelle décharge finale sera également menée. En parallèle, une assistance à maîtrise d’ouvrage permettra à la ville de Lomé de se préparer à l’exercice des nouvelles compétences qui devront lui échoir au terme du processus de décentralisation. L’appui à la municipalité de Lomé se concentrera sur l’amélioration de la gestion des finances municipales à travers notamment la mise à jour de l’adressage, base de tout recensement fiscal.
Dans le secteur de l’approvisionnement en eau potable de la capitale, le gouvernement du Togo s’est fixé pour objectif l’amélioration du système de gestion des ressources en eau et du niveau d’accès à l’eau potable à travers un programme d’investissement prioritaire de 70 milliards de FCFA courant jusqu’en 2015. L’application de cette politique de gestion intégrée de la ressource en eau (GIRE) doit passer par l’adoption préalable du projet existant de Code de l’eau.
La mission de service public urbain de l’eau potable de la société Togolaise des Eaux (TdE) est défaillante, malgré ses atouts en termes d’expérience et de ressources humaines. La restauration de sa capacité de fonctionnement sur les plans technique, commercial, institutionnel et financier relève d’un programme à moyen terme dont le présent document ne peut couvrir que la phase initiale. L’AFD a décidé en juin 2008 le financement d’un appui d’urgence de 11M€ sur 5 ans à la TdE destiné à réaliser la première tranche du programme d’investissement d’urgence sur la ville de Lomé. L’objectif est de rétablir la continuité et la qualité du service public. Ce projet prévoit l’augmentation de la capacité de production de la TdE et l’adaptation des ouvrages de distribution à la demande. Les réalisations techniques s’appuieront sur une réforme des modes de gestion visant à améliorer les performances commerciales de l’entreprise, dans le but d’en restaurer progressivement les équilibres financiers et d’exploitation. Pour ce faire, un appui technique sera apporté à la TdE dans sa fonction de maître d’ouvrage. Un appui destiné à accompagner la mise en œuvre de la GIRE est également prévu auprès du ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau.
Le développement ultérieur de la TdE impliquera une évolution institutionnelle visant à séparer les fonctions de propriété patrimoniale, d’une part, des fonctions d’exploitation du service de l’eau, d’autre part. Les études préalables relatives à la faisabilité technique et financière du projet et aux réformes juridiques et institutionnelles nécessaires ont déjà été conduites en liaison avec la TdE. Elles ont été financées sur le fonds d’études et de renforcement des capacités mis en place par l’AFD. La deuxième phase du programme d’investissement ne devrait plus nécessiter de recours extensif au financement par subvention.
*Santé*
Le Togo s’est fixé pour priorité le renforcement de son système de santé. En dépit de l’existence d’un Plan national de développement sanitaire pour la période 2002-2006 et d’un document en préparation pour le quinquennat suivant, l’insuffisance des ressources publiques affectées au secteur de la santé (6,09 % du budget de l’État en 2007 [8 ]) et la faible capacité contributive de la population pèsent sur l’état du système de santé L’accès aux soins de santé maternelle et infantile apparaît encore très insuffisant et les taux de mortalité infantile et maternelle demeurent préoccupants.
Très présente dans le secteur de la santé au Togo, la France contribue à renforcer les capacités de pilotage du système de santé. Elle privilégie, dans un souci d’efficacité, une approche déconcentrée et concourt à l’amélioration de la qualité de l’offre de soins par la formation des personnels et la remise à niveau des équipements. Au cours des prochaines années, elle continuera d’appuyer l’élaboration et la mise en œuvre de politiques sectorielles (hôpital, médicaments, pharmacie, décentralisation).
L’implication des autres partenaires au développement est modeste en matière de santé : l’Union européenne conduit un projet d’appui décentralisé au secteur de la santé qui s’achèvera fin 2008 mais n’a programmé aucune nouvelle intervention dans le secteur sur la période 2008-2013 ; la GTZ a mené à son terme fin 2007 un programme d’appui au développement du système de santé. La France fait /de facto/ figure de chef de file dans ce secteur où elle bénéficie d’une expérience reconnue. Entendant créer des conditions favorables à un réengagement des autres bailleurs dans ce domaine, elle s’emploiera, à travers l’AFD, à conforter les actions engagées dans le cadre de projets antérieurs ou en cours(projet FSP d’appui au système de santé achevé en avril 2006, interventions de l’AFD en faveur du développement des districts sanitaires dans la région des Plateaux et du système national de transfusion sanguine - incluant un volet d’appui institutionnel dans la lutte contre le sida). Ces actions se poursuivent par la mise en place d’un financement exceptionnel d’urgence pour la fourniture de médicaments antirétroviraux et par le financement de l’audit du secteur pharmaceutique et de la centrale d’achat des médicaments génériques.
La France, en sa qualité de deuxième contributeur du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, s’attachera à ce que ses appuis bilatéraux renforcent les capacités togolaises et concourent à une utilisation efficiente des financements multilatéraux. Elle continuera également d’épauler le Togo dans l’élaboration, la gestion et le suivi des projets financés dans le cadre du Fonds mondial. Elle s’efforcera par ailleurs, à travers le groupement d’intérêt public ESTHER (Ensemble pour une solidarité thérapeutique en réseau), de mettre en place des partenariats hospitaliers. Elle renforcera également, par des actions structurantes au niveau institutionnel, les capacités nationales de conception et de mise en œuvre de la réforme du système de santé. Enfin, des interventions ciblées pourront être retenues, en particulier dans le domaine de la réforme hospitalière et du développement des ressources humaines. La coopération avec le Service de santé des armées sera par ailleurs renforcée en matière de formation de personnels qualifiés. L’ouverture de l’École du Service de santé des armées aux étudiants civils est à cet égard souhaitable.
/2. Secteurs hors concentration OMD/
Le retour des bailleurs de fonds, notamment multilatéraux, crée la condition d’une restauration des infrastructures économiques de base et, au-delà, d’une relance de la croissance économique. Les programmes de réformes sectorielles de la Banque mondiale concernent notamment l’énergie, les phosphates, le coton, le port et le secteur bancaire et financier. Ces réformes conditionnent la relance du secteur productif privé, étant entendu que les entreprises qui seront privatisées devraient avoir un effet d’entraînement sur l’activité économique. L’AFD appuiera ce processus de relance économique par les secteurs productifs, notamment en soutenant les entreprises dans la restauration de pratiques de bonne gestion et en accordant des concours remboursables en faveur des emprunteurs « non souverains » - structures privées, parapubliques ou privatisées - qui pourront être assortis d’une bonification quand leur situation et la nature de leur projet le justifieront.
Les secteurs productifs, dont les opérateurs sont des structures autonomes susceptibles de supporter des remboursements, relèveront ainsi, suivant les cas, de crédits concessionnels à long terme et à différé adapté, de prêts longs non concessionnels - pouvant relever de l’activité de la filiale de l’AFD Proparco - ou de dispositifs de garantie leur facilitant l’accès au crédit bancaire. Une attention particulière sera portée au renforcement de la gouvernance d’entreprise et au soutien des pratiques de bonne gestion.
Ainsi, la relance des services publics marchands doit, passée l’urgence de la remise en état, permettre aux entreprises du secteur public de recouvrer une capacité d’endettement suffisante pour leur donner ensuite accès à des crédits concessionnels destinés à financer leur développement et leur croissance : c’est le cheminement amorcé par la TdE. Cette séquence vaut également pour les secteurs relevant d’un processus de privatisation. Dans cette hypothèse, la phase de remise en état s’articule, suivant des modalités qu’il convient de définir au cas par cas, avec les actions menant à la cession au secteur privé.
S’agissant des PME, la difficulté d’accéder à des crédits bancaires adaptés à leurs besoins constitue une contrainte majeure. A cet égard, l’absence de garantie représente une cause chronique d’échec dans l’instruction des dossiers bancaires. Le recours à des dispositifs de garantie appropriés, tels que le fonds ARIZ de l’AFD est de nature à leur faciliter l’accès au crédit dans un environnement financier et bancaire en voie de restructuration. Parallèlement, le développement de petits projets privés, de très petites entreprises et d’activités génératrices de revenus et d’emplois qui permettent à la fois de donner une activité professionnelle aux nouvelles classes d’âges et d’établir une articulation forte avec les programmes de formation professionnelle et technique doit être encouragé. Une réflexion plus construite sur le rôle des réseaux et des institutions de microfinance devra être conduite à cet effet en vue de mettre en place à leur profit des dispositifs de garantie.
/3. Secteurs transversaux/
*Gouvernance *
Le DSRP intérimaire, adopté en mars 2008,reconnaît un rôle central au développement institutionnel qui participe à la fois de la promotion de la démocratie, des droits de l’homme et de la bonne gouvernance. Dans la phase de transition politique que connaît le Togo, la bonne gouvernance constitue une priorité, d’abord en tant qu’enjeu démocratique mais également comme gage d’efficacité et constitue en effet le moyen le plus approprié de préparer le retour des bailleurs de fonds en renforçant l’efficacité des ministères de souveraineté, aujourd’hui très affaiblis et pauvres en ressources humaines de qualité. La coopération franco-togolaise dans les secteurs régaliens poursuivra le renforcement des capacités de la fonction publique et accompagnera les grandes réformes structurelles des ministères régaliens :
- * /appui au ministère de la justice :/ * il prend la forme d’un projet de 1,5 M€ qui a démarré en 2007 et s’inscrit dans le cadre du Plan national de modernisation de la justice, évalué à 10 Md FCFA sur cinq ans, auquel contribuent également le PNUD et l’Union européenne. Un magistrat français accompagne ce processus en qualité d’assistant technique, conseiller du Garde des Sceaux, ministre de la justice. La France concentre ses interventions dans deux domaines : d’une part, la formation des magistrats par la création d’un centre de formation des professions judiciaires et, d’autre part,la mise en œuvre d’un contrôle juridictionnel de l’administration qui suppose, entre autres, la dynamisation des formations administratives des juridictions et la création, à terme, d’une Cour des comptes ;
- * /appui au ministère de l’Économie et des Finances :/ * celui-ci a bénéficié par le passé d’un soutien institutionnel de la part de la France, suspendu en 1998. Le Ministre de l’Économie et des Finances a sollicité la mise en place d’un assistant technique auprès de la direction du Trésor et de la Comptabilité Publique. Par ailleurs, des actions de formation des cadres du ministère de l’Économie et des Finances sont envisagées dans le cadre d’un projet plus large d’appui au renforcement des capacités de l’administration togolaise. Concernant les appuis spécifiques au ministère de l’Économie et des Finances, ces derniers devraient être conduits en liaison étroite avec les autres bailleurs intéressés, en particulier la BAfD et l’UE. L’objectif de cette démarche concertée vise à appuyer ce ministère dans la mise en œuvre d’un programme de réforme des finances publiques visant notamment à accompagner le retour du FMI et de la BMau Togo et répondre au mieux aux objectifs et aux critères de transparence et d’efficacité des bailleurs ;
- * /appui au processus de décentralisation :/ * la relance du processus de décentralisation demeure pour le Togo u |
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L'INEXORABLE VICTOIRE DU PEUPLE TOGOLAIS.

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Le 27 février dernier, dans un communiqué de presse intitulé « Devoir de clarté de Gilchrist Olympio et de L’UFC », nous avons mis en relief quelques ambigüités du discours du Président National de l’UFC, dans la lettre solennelle qu’il a adressée au peuple Togolais.
Mais toujours soucieux de l’intérêt supérieur de notre peuple, et dans le but de lui assurer la victoire des forces du changement à l’élection présidentielle, en reprenant à notre compte une proposition contenue dans sa lettre, nous avons conclu notre propos de la manière la plus claire qui soit : « Dans l’hypothèse où Gilchrist Olympio considérerait, que pour les gens de bonne volonté il n’est jamais trop tard pour bien faire, et déciderait d’inviter les leaders à élaborer un programme commun, nous pourrions éventuellement examiner avec le plus grand intérêt, une proposition sérieuse tenant compte à la fois des programmes politiques de chaque parti et des aspirations réelles et profondes du peuple. À ce tournant décisif de notre histoire, la détresse économique, sociale et morale, dans laquelle se trouve notre peuple, du fait de l’anarchie régnant dans les plus hautes sphères de l’Etat, n’autorisent pas la division et encore moins la duplicité ».
A l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune proposition concrète n’a été faite à notre connaissance aux autres leaders de l’opposition, encore moins à OBUTS, pour s’asseoir autour d’une table et élaborer le plan proposé par Gilchrist Olympio.
Alors qu’il est rentré dimanche le 28 février dernier à Lomé, s’il n’a pas jugé utile de réunir les leaders politiques comme il le proposait, il a par contre pris le temps de rencontrer la presse, et le compte rendu de l’interview qu’il aurait accordée simultanément à plusieurs rédactions, nous laisse hélas encore plus perplexes que le contenu de sa lettre !
De nouveau les choses sont loin d’être claires ! Après avoir déclaré : « Vous savez, je n’ai pas envie à mon âge de faire le tour du Togo pour battre campagne. Je veux moi aussi me reposer et faire la belle vie (rire) », il réitère ses ambitions de leadership lorsqu’il indique aux journalistes : « Je suis un homme politique et j’ai des visions pour ma société. Je voudrais avoir autour de moi, des gens capables de les mettre en application. Même si nous échouons à cette présidentielle, nous devrons nous mettre en tête que ce n’est que le premier pas. Le Togo, notre cher pays ne disparaîtra pas demain », alors que le candidat de son parti, dont il est toujours président est en pleine campagne !
A tel point que le journaliste d’Afriscoop se croit être obligé de répliquer immédiatement : « Vous situez-vous dans une logique d’échec ? ». Une fois encore sa réponse prête à confusion : « Non et encore non. Fabre est un garçon capable…Notre soutien n’est pas un gage absolu pour son élection, le 4 mars prochain. Nous allons lui apprendre comment gagner et comment perdre. C’est très important. Quand on perd un jeu, ce n’est pas une occasion de partir à la violence et de détruire ce qui reste. En cas de victoire, il ne faut pas aussi être arrogant et appliquer la dictature de la majorité sur la minorité. C’est mauvais. Nous voulons une société stable dans laquelle vivra le peuple dans la tolérance et la justice ».
Tout porte à croire qu’il transparaît davantage de pessimisme, que d’optimisme de cette interview de Gilchrist OLYMPIO.
Parmi les morceaux choisis :
« Même si nous échouons à cette présidentielle, nous devrons nous mettre en tête que ce n’est que le premier pas. Le Togo, notre cher pays ne disparaîtra pas demain… »
« Si nous ne réussissons pas, nos jeunes frères pourront ainsi faire du Togo, un pays potable, respectable et respecté. C’est là mon ambition et rien d’autre… »
« Je dois préciser que son éventuelle défaite ne doit certainement pas conduire la population à la violence. Notre société doit être une société de paix dans laquelle nos enfants grandissent dans la tolérance… ».
Il faut admettre que pour faire lever les foules, soulever l’enthousiasme et créer une dynamique unitaire, il n’y a point de place au doute et au sentiment de défaitisme quelles que soient les apparences au regard de la forte mobilisation du peuple Togolais tout entier pour l’Alternance!
De surcroît, ce qui est plus grave, c’est que ce discours d’apparente démission arrive au moment où en face de nous, le clan de Faure Gnassingbé et de ses laudateurs, patentés et rémunérés, font feu de tout bois pour créer un climat délétère et préparer l’opinion au pire des scénarios.
Entre la fausse annonce de la libération de Kpatcha GNASSINGBE, les fausses accusations de tentative de coup d’Etat contre Faure GNASSINGBE portées au crédit de Koffi YAMGNANE par republicoftogo.com, les témoignages recueillis par le MO5 selon lesquels : « des urnes bourrées de bulletins pré-votés Faure Gnassingbé, ont été découvertes à la Commission électorale locale indépendante de la préfecture du Golfe hier dimanche soir, les auteurs présumés de ce bourrage devant être présentés ce matin au Tribunal de Lomé » ; et l’appel du CHEMIPAD-TOGO basé à Paris, gracieusement relayé aujourd’hui par republicoftogo.com, qui ose déclarer : « CHEMIPAD se tiendra au côté des associations et ONG qui se porteront partie civile pour poursuivre tout individu, quelque soit sa nationalité, pour apologie de crime et incitation à la haine et à la violence auprès des tribunaux compétents afin que les mesures qui s'imposent soient prises, notamment, un mandat d'arrêt international » , on voit se dessiner l’ampleur de la manipulation et des turpitudes en préparation contre l’avenir du peuple Togolais.
Mais où sont les plaintes en justice des « démocrates de la dernière heure » du CHEMIPAD, pour défendre la mémoire de plusieurs centaines de nos frères et sœurs morts en 2005, et obtenir que leurs familles reçoivent réparation ? Que disent ils donc du déni de justice qui a caractérisé le quinquennat de Faure GNASSINGBE dont l’illustration la plus éclatante reste le sulfureux dossier de complot et de tentative d’attentat contre la sûreté de l’Etat à ce jour non élucidé ?
Ces derniers événements marquants de notre actualité politique qui sont irréfutables, sont autant de preuves des mauvais coups qui se préparent, aujourd’hui même, et sous nos yeux contre notre peuple, et tous ces éléments convergents portent à croire qu’après la clôture de la campagne officielle mardi soir, nous pourrions connaître de sérieux rebondissements !
L’heure n’est donc pas au défaitisme, encore moins à la peur et à la démobilisation, mais au contraire à la certitude de l’inexorable victoire du peuple Togolais qui appelle donc à un sursaut national d’une ampleur jamais connue, à se mobiliser pour assurer la tenue du scrutin du jeudi 4 mars et la proclamation des résultats, dans la plus grande vigilance qui soit !
Nous prenons à témoin les vaillantes populations du Togo ainsi que sa diaspora, et toute la communauté internationale des turpitudes en cours contre le processus électoral et l’Avenir du peuple togolais.
Nulle place n’est permise au doute, et que Dieu nous accorde le regain d’énergie nécessaire qui fera la différence, pour que tous les regards du Monde tournés vers nous, soient témoins de l’avènement du Togo Libéré au soir du 4 Mars 2010 !
Unissons-nous, Tous Ensemble pour un Togo Prospère !
Fait à Lomé le 01 Mars 2010.
Le Président National de OBUTS,
Agbéyomé KODJO. |
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Mobilisation générale pour la vérité des urnes

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Peuple Togolais et sa diaspora,
L’heure est très grave car une entreprise de grande envergure de falsification des résultats du scrutin du 4 mars 2010 est en cours!
Une installation frauduleuse de système informatique destinée à être mise en réseau avec le système informatique de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) chargée de la collecte et de la centralisation des résultats, en provenance des Commission Electorales Locale Indépendantes (CELI), vient d’être découverte à Lomé. Ce système informatique monté en parallèle à celui de la CENI aurait été installé par les mêmes techniciens que ceux requis par la CENI à la Résidence du Bénin, et serait à la solde d'un candidat à cette élection. Ce système informatique frauduleux est censé fabriquer de faux résultats, qui par le biais d’un réseau connecté sur le vrai système informatique de la CENI, écrasera et remplacera les vrais résultats centralisés par la CENI, pour ne laisser à cette dernière que les faux résultats à proclamer.
Une plainte en justice a été déposée et le Procureur de la République de même que les responsables des missions d’observation de la Francophonie, de l’Union Africaine (UA), de la CEDEAO et le chef de la Mission militaire d’observation de la CEDEAO ont été officiellement informés par le candidat Agbéyomé KODJO.
Par ailleurs, ce vendredi 5 mars, alors que la CENI, n’a pas encore communiqué la moindre information sur les résultats de l’élection, le site officiel de la République togolaise, republicoftogo.com publie un article intitulé « Erosion de l’UFC » dans lequel il annonce : « Sur 61% des bulletins dépouillés Faure Gnassingbé a obtenu 64% des suffrages et Jean-Pierre Fabre 31%, ce qui représente un écart de plus de 400.000 voix entre les deux principaux concurrents de la présidentielle ». Dans le même temps, un autre site internet, TOGOINSIDE.com, qui présente toutes les apparences d’une annexe des sites officiels de la République (mêmes images, mêmes publicités), annonce carrément aujourd’hui 5 mars, la victoire de Faure Gnassingbé : « Selon des informations fiables parvenues à Togo-Inside, le Président sortant du Togo, Faure Gnassingbé, serait réélu avec plus de 50% des suffrages exprimés, et l’annonce de la proclamation de sa victoire devrait être faite dans la journée ». Plus tard dans la soirée republicoftogo.com commet un autre article intitule « Faure Gnassingbé assuré de l’emporter », dans lequel sont égrenés des résultats, tous en faveur de Faure Gnassingbé, qui contredisent tout ce que les observateurs ont pu noter dans les bureaux de vote sur le terrain. Seul republicoftogo.com dispose de ces informations alors qu’aucun autre organe de presse ne peut en disposer de la part de la CENI.
On voit bien que le système informatique mis en place est à l’½uvre et fonctionne comme une véritable machination.
L’ensemble de ces actes, qui montrent la corrélation de ces démarches, constitue une entreprise perverse de conditionnement psychologique, pour préparer l’opinion à l’annonce d’un énième hold-up électoral du Président sortant !
Ces éléments viennent s’ajouter aux informations qui parviennent au fur et à mesure à la CENI, sur les irrégularités signalées en de nombreux points du territoire, particulièrement dans le Nord du Togo. A cela s’ajoutent les menaces voilées de violence à l’encontre du peuple en cas de contestation formulées par le ministre de la coopération du gouvernement sortant, Gilbert BAWARA, ce soir sur la chaîne de télévision française France 24.
Nous interpellons l’ensemble des observateurs dépêchés par la communauté internationale pour surveiller le déroulement de ces élections, toutes les chancelleries accréditées au Togo et tous les Chefs d’Etat des pays partenaires de notre pays, l’Union Européenne qui a contribué à hauteur de 19 millions d’Euros au bon déroulement du scrutin, afin qu’ils jouent pleinement et activement, leur rôle en interférant pour empêcher la grossière manipulation en cours des résultats électoraux !
Devant des actes aussi graves pour assombrir davantage l’Avenir du peuple Togolais, l’heure est venue dans l’intérêt supérieur de la Nation, d’une mobilisation et d’une vigilance sans précédent de toutes les forces décidées à faire triompher la démocratie et la paix civile dans notre pays.
Nous lançons un appel solennel, à tous les Patriotes de quelque bord que ce soit du Togo et de sa diaspora, à se tenir prêts et vigilants pour défendre les intérêts supérieurs du peuple Togolais.
Vive la démocratie Togolaise, vive la République !
Lomé, le 5 mars 2010.
Agbéyomé KODJO. |
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L’ancien président de la République, Faure Gnassingbé

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L’ancien président de la République, Faure Gnassingbé doit admettre sa défaite et quitter le pouvoir »
Dans une déclaration dans la nuit d’hier, le candidat d’OBUTS, Messan Agbéyomé Kodjo, affirme que la tendance générale qui se dessine, sur tout le territoire national, converge vers une victoire sans appel du candidat Jean-Pierre Fabre et invite le peuple à se mobiliser pour défendre le résultat issu des urnes.
Défendons ensemble la victoire du peuple Togolais !
OBUTS se réjouit du déroulement globalement satisfaisant du scrutin hormis quelques incidents, et salue le sens de maturité dont a fait preuve le peuple togolais en se prononçant largement pour l’Alternance.
Après plus de cinq heures de dépouillement dans les bureaux de vote, la tendance générale qui se dessine, sur tout le territoire national, converge vers une victoire sans appel du candidat Jean-Pierre FABRE, nettement en tête devant le candidat Faure Gnassingbé. Le candidat Agbéyomé KODJO arrivant en troisième position.
Je salue cette victoire qui fait entrer le Togo dans l’histoire, en ayant permis, pour la première fois depuis plus de quarante ans, de faire triompher l’alternance politique dans notre pays.
J’adresse, sans retenue, en mon nom et au nom de mon parti OBUTS, mes plus sincères félicitations au candidat Jean-Pierre Fabre, sur qui pèse aujourd’hui l’écrasante responsabilité, de défendre dans l’intérêt de tout le peuple Togolais, cette victoire construite dans les urnes, démocratiquement.
Nous avons encore tous en mémoire de quelle manière le parti au pouvoir a confisqué en 2005, une victoire déjà acquise démocratiquement et majoritairement dans les urnes par le candidat de l’opposition de l’époque, tout autant que le drame national qui a résulté des désordres occasionnés du fait de cette confiscation et de cette injustice infligée à notre peuple.
CETTE SITUATION NE DOIT PLUS SE REPRODUIRE EN 2010 !
L’ancien président de la République, Faure Gnassingbé doit admettre sa défaite et quitter le pouvoir, en faisant respecter le calme et la tranquillité au Togo, jusqu’à la passation des pouvoirs à son successeur !
Je lance un appel solennel à toutes les forces démocratiques de notre pays qui se réclament du changement pour qu’elles apportent sans réserve, leur plein et entier soutien à Jean-Pierre Fabre, pour l’aider à défendre jusqu’au bout le résultat issu des urnes ! Pour ma part, je serai, ainsi que mon parti OBUTS, sans réserve aux côtés de Jean Pierre Fabre pour l’aider, de manière concrète à faire respecter le résultat du suffrage universel, en appelant à la mobilisation de toutes les forces démocratiques du Togo et en participant à toutes les initiatives qui seront prises dans ce sens ! Vive la démocratie togolaise, vive la République !
Lomé, le 4 mars 2010.
Agbéyomé KODJO |
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