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Habib Bourguiba

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Né le 9 avril 1927 à Paris1, est un diplomate et homme politique tunisien.
Fils unique d'Habib Bourguiba1 — libérateur puis bâtisseur de la Tunisie moderne en devenant son premier président en 1957 — et de sa première épouse Mathilde Le Fras (née Lorrain), il occupe divers postes diplomatiques à travers le monde avant de servir comme conseiller de son père.
Carrière diplomatique
En 1956, il fait la connaissance de John Fitzgerald Kennedy, alors que celui-ci est encore sénateur, pour le sensibiliser à la question de l'indépendance algérienne2. Alors ambassadeur de Tunisie à Washington, il sera le premier ambassadeur à présenter à Kennedy ses lettres de créance au lendemain de l'accession de celui-ci à la Maison Blanche. « Vous vous rendez compte que nous créons un précédent » déclare alors Kennedy. « C'est la première fois qu'un ambassadeur fils de président présente des lettres de créance à un président fils d'ambassadeur »2.
Il fut ambassadeur à Rome, puis deux ans plus tard, en novembre 1958, il est nommé ambassadeur de Tunisie en France. La rupture des relations diplomatiques entre les deux pays en juillet 1961, marquant les prémisses de la crise de Bizerte, met fin à ses fonctions. En 1964, il remplace Mongi Slim comme ministre des affaires étrangères. Le 3 février 1969, il est le premier membre du gouvernement tunisien à être reçu en France depuis l'indépendance3. Il conserve la direction du ministère jusqu'en 1970 puis devient brièvement ministre de la justice (juin à novembre 1970) avant d'être nommé par son père, le 26 décembre 1977, comme son conseiller spécial. Il est évincé du palais présidentiel, dans le cadre de la lutte pour la succession de son père, le 7 janvier 1986.
Rôle économique
Il fonde puis dirige, de 1971 à 1988, la Banque de développement économique de la Tunisie, qui joue un rôle essentiel dans l'essor économique du pays en drainant de nombreux capitaux étrangers, dont ceux des pays du Golfe2. Il est par ailleurs l'un des premiers responsables tunisiens à découvrir l'informatique à ses tout débuts, en 1983, et à comprendre le potentiel qu'il offre alors. Immédiatement, il fonde l'École nationale des sciences de l'informatique et créé l'Institut de recherches des sciences informatiques de Tunis2. Aujourd'hui actionnaire (à hauteur de 5,4%) et administrateur de la Banque internationale arabe de Tunisie, il est membre du Club de Monaco constitué en mars 2002 par des personnalités internationales, dont le prince Albert II de Monaco, en vue de contribuer à la recherche de la paix dans le bassin méditerranéen. |
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