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Mohandas Karamchand Gandhi

 Biographie de Gandhi
 Gandhi (1869 - 1948)
 Les Montblanc à l'effigie de Ghandi interdits
Biographie de Gandhi 


Mohandas Karamchand Gandhi est né le 2 octobre 1869 à Porbandar dans l'état du Gujarat. Il est issu de la caste des Vayshia et sa famille est relativement aisée. Enfant, sa mère lui inculque les valeurs hindouistes mais il apprend aussi à connaître les autres religions et la tolérance à leur égard. C'est sans doute pendant cette période que se forgent les convictions morales de Gandhi.
Conformément aux coutumes de sa caste, sa famille le marie à 14 ans avec Kasturbai qui restera son épouse toute sa vie. En grandissant Gandhi devient convaincu qu'il ne sera quelqu'un qu'en rompant avec les coutumes de l'Inde et en copiant le style de vie des anglais. C'est donc logiquement qu'il s'embarque pour l'Angleterre en 1888 en laissant femme et enfant pour y faire ses études de droit.
C'est paradoxalement à Londres que Gandhi lit les principaux textes de l'hindouisme, notamment la Baghavad-Gita qui l'influencera profondément. Il découvre aussi la vie de Bouddha, Jésus, Mahomet et fait la connaissance des théosophes anglais.
Après trois années en Angleterre et son diplôme d'avocat en poche, Gandhi rentre en Inde. Malheureusement sa vie professionnelle s'enlise et il reste tiraillé entre ses racines hindoues et son attirance pour la bourgeoisie occidentale. En 1893 une entreprise indienne lui propose de se rendre en Afrique du Sud pour y défendre ses intérêts lors d'un procès. Gandhi accepte. Il ne le sait pas encore, mais c'est le tournant de sa vie.

Dès son arrivée là-bas il est confronté à la discrimination raciale. Expulsé d'un train il s'aperçoit très vite que les britanniques et le boers dominent sans partage les populations noires et immigrées (à cette époque 100 000 indiens vivent en Afrique du Sud). Il est choqué de voir que les sujets de l'empire britannique ne sont pas traités de la même manière suivant la couleur de leur peau.
En 1894, à l'issu du procès, gagné, pour le lequel il était venu, Gandhi décide de lutter contre une loi visant à interdire aux indiens le droit d'élire des représentants à l'assemblée de l'état du Natal. Il fait signer une pétition à 10 000 personnes et obtient le retrait du projet de loi. Gandhi avait surtout réussi à faire prendre conscience aux indiens qu'il fallait s'unir. Devenu populaire, Gandhi décide de poursuivre le combat. En 1896 il va chercher sa femme et ses enfants en Inde et revient en Afrique du Sud. Il travaille comme avocat jusqu'en 1899. La guerre des Boers éclate alors et Gandhi appelle ses compatriotes à soutenir les anglais.

En 1906 une nouvelle loi ségrégationniste est votée au Transvall. Elle enjoint les asiatiques à se faire inscrire sur des listes destinées à contrôler de près leurs activités. Gandhi réussit à convaincre 3000 délégués de ne pas se soumettre à la nouvelle loi et de résister quel qu'en soit le coût, mais sans violence. Gandhi est arrêté et incarcéré pendant six mois. En 1909 il publie "Hind Swaraj", livre dans lequel il développe les théories du combat par la non-violence : la satyagraha.
Pendant huit ans, Gandhi ne cessera de s'opposer aux lois ségrégationnistes et au Général Smuts ce qui lui vaudra d'autres séjours en prison. Finalement, le 30 juin 1914, Smuts et Gandhi signent un accord sur l'abrogation d'une grande partie des lois raciales. Le 18 juillet 1914 Gandhi quitte l'Afrique du Sud pour toujours et rentre en Inde.
Il décide, dès son retour, de partir à la découverte de son pays natal. Son périple dure un an à l'issue duquel il établit un ashram près d'Ahmedabad. Son nom est désormais associé à la lutte contre l'injustice. C'est pourquoi, début 1917, Gandhi se rend au Bihar à l'appel des cultivateurs de l'indigo exploités sans vergogne par les industriels anglais. Devant les risques d'émeutes, le gouvernement donne satisfaction aux planteurs.
À peine rentré à Ahmedabad, Gandhi soutient un mouvement de grève des ouvriers textiles et utilise, pour la première fois, le jeûne pour faire pression sur les patrons et pour marquer son entière solidarité avec les grévistes.
À la fin de la première guerre mondiale, pendant laquelle Gandhi avait appelé au soutient de l'effort de guerre, il présente aux britanniques ses premières revendications d'autonomie pour l'Inde. Le 6 avril 1919, pour impressionner les anglais, Gandhi appelle le peuple à manifester publiquement dans tout le pays et à cesser toute activité. La manifestation est un énorme succès. Le 13 avril, à Amritsar, la population manifeste de nouveau malgré l'interdiction. Le général Dyer ordonne alors à ses hommes de tirer sur la foule pacifique. Le bilan est effroyable : plus de 300 morts et plus de 1000 blessés. Horrifié, Gandhi suspend immédiatement la satyagraha.
En 1920 il repense ses moyens d'action. Soutenu par le parti du Congrès et par les musulmans, il appelle à la non coopération avec l'administration britannique et se prononce pour le boycott des produits textiles d'origine européenne. L'Inde tout entière bouge et la tension ne cesse de monter. De nombreux leaders sont emprisonnés et des affrontements ont lieu. Pendant l'un d'eux 22 policiers sont lynchés par la foule. Le Mahatma, comme on l'appelle désormais, décide de mettre fin à toute action.

Il est cependant arrêté puis condamné à 6 ans de prison. Il restera emprisonné 2 ans pendant lesquels le mouvement va sensiblement s'essouffler.
À sa sortie de prison Gandhi appelle à la cohésion nationale et il réclame l'égalité sociale pour les intouchables qu'il appelle affectueusement les harijans ("enfants de Dieu"). Il mènera d'ailleurs deux grèves de la faim pour qu'ils puissent entrer dans les temples.

Au début des années 30, Gandhi a retrouvé toute sa fougue. Il bénéficie d'une influence considérable. À chacun de ses mots d'ordre l'Inde s'immobilise. Le 12 mars 1930 le Mahatma entreprend son action la plus célèbre : la marche du sel. Son objectif est de dénoncer le monopole anglais de la vente du sel. Pendant 24 jours et sur 350 km le cortège ne cessera de gonfler. Arrivé à son but Gandhi ramasse une poignée de sel et annonce qu'il commence la désobéissance civile. Il est de nouveau arrêté.
En janvier 1931 le Vice-Roi Lord Irving le fait libérer. Il échange la libération des prisonniers politiques et la fin des lois sur le sel contre la fin de la désobéissance civile et la participation de Gandhi à une conférence organisée à Londres. Celui-ci accepte et en profite pour visiter l'Europe. Cette table ronde ne sera suivie d'aucun changement notable sur la politique indienne d'autant que Churchill arrive au pouvoir avec l'intention d'écraser le Parti du Congrès. Des milliers de militants sont bientôt arrêtés.

Gandhi à Marseille
En août 1932 Gandhi est jeté en prison. Les dissensions entre les communautés s'aggravent et les droits des intouchables sont menacés. Le 20 septembre le Mahatma entreprend une nouvelle grève de la faim. Le gouvernement britannique plie devant la menace de la mort de Gandhi devenu très populaire en Europe.
En 1934 Gandhi se retire de la politique en tant que telle, préférant la laisser aux jeunes leaders du Congrès dont Nehru. Il continue en revanche de se battre pour la cohésion entre les communautés et pour l'éducation des masses, ce qui lui vaudra l'inimitié des extrémistes hindous. Cette année là, Gandhi échappe à la première des cinq tentatives d'assassinat dont il fera l'objet.
Lors des élections de 1937, le Congrès obtient la majorité écrasante au parlement indien. Dès lors la marche vers l'autonomie et l'indépendance semble inéluctable.
Lorsqu'éclate la seconde guerre mondiale en 1939, Gandhi refuse de s'engager aux côtés des anglais. Il affirme que seule une Inde indépendante pourrait contribuer à la lutte contre les nazis. En 1942 il lance même son fameux slogan "Quit India". Il enjoint les britanniques à partir au plus vite et relance le mouvement de désobéissance civile. Lui et les dirigeants du Congrès sont arrêtés après que des émeutes aient éclaté. Sa femme Kasturbai meurt lors de sa détention. En 1944 Churchill le fait libérer.
Jinnah et Gandhi
Après la guerre les travaillistes d'Atlee arrivent au pouvoir en Angleterre. Le Premier Ministre est bien décidé à mener le processus d'indépendance à son terme. Lord Mountbatten est nommé Vice-roi avec cette mission. C'est alors que les communautés musulmane et hindoue se déchirent. La Ligue Musulmane de Mohammed Ali Jinnah ne cesse en effet de réclamer la création d'un état indépendant à majorité musulmane.
Gandhi, lui, reste attaché plus que tout à l'unité de l'Inde. Jinnah refuse de participer au gouvernement provisoire de Nehru et appelle à une journée d'insurrection le 16 août 1946. Elle se solde par des milliers de morts dont au moins 5000 à Calcutta.
Gandhi use de toute son influence pour éviter la partition mais le 15 août 1947 Lord Mountbatten annonce l'indépendance de deux nouvelles nations : le Pakistan et l'Inde.
On assiste alors à l'exode meurtrier de plusieurs millions de personnes. Les sacs, les meurtres, les règlements de compte en tous genres feront entre un et deux millions de victimes. Épouvanté par la situation, notamment à Calcutta, Gandhi décide de jeûner jusqu'à la mort. Nehru fait alors tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin aux massacres. Il y parvient d'extrême justesse et Gandhi se nourrit à nouveau. Pourtant la colère des extrémistes n'est pas retombée. Ceux du côté hindou notamment tiennent rigueur à Gandhi de sa trop grande mansuétude à l'égard des musulmans.
Le 30 janvier 1948, l'un d'eux, Nathuram Godse, l'abat à Delhi. "Hé Ram" seront les dernières paroles du Père de la Nation.
Sa mort provoque une émotion internationale. À Delhi plus de deux millions de d'indiens assisteront à ses funérailles nationales.
Aujourd'hui encore l'empreinte de Gandhi est vivante en Inde même si la société juste, égalitaire et non violente dont il avait rêvé reste à construire.
Gandhi (1869 - 1948)  

  Gandhi (1869 - 1948)    

Après toute une vie consacrée à l'émancipation de l'Inde, Gandhi a eu la douleur de voir son pays se déchirer dans des guerres religieuses sanglantes entre hindous et musulmans. Lui-même hindou, il n'a cessé de plaider pour la réconciliation des deux communautés, ce qui lui a valu d'être accusé de trahison par les fanatiques de sa communauté. Gandhi n'en figure pas moins au panthéon des plus grandes personnalités du XXe siècle.
Gandhi démontre l'efficacité de la non-violence

Mohandas Karamchand Gandhi naît le 2 octobre 1869 à Porbandar, dans une famille de riches commerçants du Gudjerat, au nord-ouest de l'Empire britannique des Indes. Il fait des études d'avocat à Londres puis, trop timide pour plaider en Inde, part en mai 1893 en Afrique du Sud où s'est établie une nombreuse communauté originaire des Indes.

Affecté par des vexations racistes de la part des Blancs, comme de devoir descendre d'un compartiment de train de première classe, il s'érige en défenseur des immigrants indiens et forge une doctrine originale fondée sur la non-violence, la maîtrise de soi et le respect de la vérité (la «satyagraha»).

Il préconise en vertu de cette doctrine la désobéissance passive et collective pour lutter contre les discriminations et remporte de spectaculaires succès face aux gouvernants britanniques. Mais c'est au prix de plusieurs séjours en prison.

Néanmoins, ill se comporte loyalement à l'égard des Britanniques pendant leur guerre contre les Boers, en 1899-1901, et organise un service d'ambulances avec un personnel indien.
Un héros indien

À son retour en Inde en janvier 1915, Gandhi bénéficie déjà d'une solide réputation d'ascète et de héros qui lui vaut d'être surnommé par le grand poète indien Tagore Mahatma, d'après un mot hindi qui veut dire «Grande âme».

Gandhi accède à la présidence du parti du Congrès et mène dès lors la lutte pour l'autonomie du pays puis pour son indépendance tout en prônant l'autosuffisance économique, le retour aux techniques traditionnelle, mais aussi l'émancipation des femmes et des Intouchables (les hors-castes de l'hindouisme). Avec bienveillance, il surnomme ces derniers les Harijans ou gens de Dieu (les Intouchables récusent aujourd'hui ce terme paternaliste et lui préfèrent celui de Dalits ou opprimés).

Plein de curiosité pour les systèmes philosophiques et les grandes religions, il n'en reste pas moins fidèle à son héritage hindou. Il se rapproche de l'Inde profonde des villages et préconise le retour à une économie traditionnelle.

Le Mahatma donne l'exemple de l'ascétisme en pratiquant la chasteté dans son ashram des environs d'Ahmedabad, au nord-ouest du pays, et en tissant le coton sur son rouet pour subvenir à ses besoins et fabriquer ses propres vêtements.

À Amritsar, une manifestation tourne au massacre et rompt les liens invisibles qui rapprochaient Indiens et Britanniques.

Gandhi poursuit son action avec encore plus de détermination, en s'appuyant sur le parti du Congrès. Il préconise la non-participation (refus des décorations, boycottage des produits anglais,...) et prescrit même la grève de l'impôt dans un district du Gudjerat.

Mais l'affaire tourne à l'émeute et Gandhi, par souci d'éviter les violences, interrompt le mouvement en février 1922. Lui-même entame une grève de la faim dans son ashram et met sa vie en danger pour convaincre ses compatriotes d'interrompre les violences. Il est emprisonné, ce qui lui vaut une aura internationale de martyr...
«Quit India !»

En 1930, la marche du sel lui vaut d'être à nouveau arrêté mais elle convainc les libéraux britanniques d'engager l'Inde dans la voie de l'indépendance. Dès l'année suivante, celui que Winston Churchill qualifie avec mépris de «fakir à moitié nu» est convié à Londres à une table ronde destinée à débattre d'une hypothétique indépendance de l'Inde.

Mais les discussions achoppent très vite sur les modalités de l'indépendance (faut-il accorder aux États princiers le droit de sécession ? quelle garantie pour la minorité musulmane, qui représente alors un quart des 350 millions d'Indiens ? quel statut pour les Intouchables ?...). Le Mahatma est déçu que le Congrès ne le suive pas dans le retour aux valeurs traditionnelles et s'en tienne à la quête de l'indépendance. Il renonce à la présidence du parti.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, les Britanniques engagent l'Inde dans le conflit sans prendre la peine de consulter les représentants de la colonie. Tout au plus le Premier ministre Winston Churchill promet-il aux Indiens, à l'issue de la guerre, un statut de dominion similaire à celui du Canada ou de l'Australie.

Parmi les compagnons de Gandhi, certains comme Jawaharlal Nehru plaident pour ne rien faire qui favorise l'ennemi japonais et son allié allemand. Mais pour Gandhi lui-même, l'heure des compromis est terminée. Tout en condamnant la violence et, pire encore, l'alliance avec l'ennemi japonais dans laquelle se compromet l'ultra-nationaliste Bose, le Mahatma lance le 8 août 1942, à Bombay, un mot d'ordre radical à l'adresse des Britanniques : «Quit India !» (Quittez l'Inde !).

Quelques heures plus tard, plusieurs chefs du parti du Congrès sont arrêtés. Gandhi lui-même est une nouvelle fois incarcéré. Il ne sera libéré qu'en mai 1944. Mais entre temps, son mot d'ordre aura donné le signal de la désobéissance civile sous la forme de manifestations, boycotts et grèves...

La joie ternie de l'indépendance

Au terme de la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques sont résignés à se retirer du sous-continent indien.

L'Union indienne célèbre son indépendance le 15 août 1947. Le vice-roi Mountbatten remet les pouvoirs au Premier ministre Nehru. Mais la fête est gravement ternie par sa scission d'avec le Pakistan, en bonne partie à cause de Mohammed Ali Jinnah, un avocat musulman chiite, qui dirige la Ligue musulmane et prône la création d'un État musulman indépendant.

Il s'ensuit une atroce guerre religieuse qui fait plus de 400.000 morts et entraîne le déplacement de part et d'autre des nouvelles frontières de près de vingt millions de personnes !

Le Mahatma entre au soir de sa vie dans son dernier combat en entamant une nouvelle et périlleuse grève de la faim pour convaincre hindous et musulmans de déposer les armes. C'est un échec. Gandhi meurt, victime d'un extrémiste qui souhaitait la création d'un État hindou, l'Hindoustan, au lieu de l'Inde laïque et multiconfessionnelle. Le vieillard meurt en prononçant : «Mon Dieu !». Son assassin sera jugé et pendu.
Cinéma

La vie de Gandhi a été magnifiquement retracée au cinéma par Richard Attenborough en 1982, avec l'acteur anglo-indien Ben Kingsley dans le rôle-titre.
Reproduction interdite - tous droits réservés - www.herodote.net
Les Montblanc à l'effigie de Ghandi interdits 


Le gouvernement de Delhi vient de trancher : l'utilisation de l'effigie du Mahatma Gandhi sur le capuchon des stylos de luxe Montblanc est contraire à la loi indienne. Le fabricant allemand sera-t-il forcé de retirer de la vente sa série limitée ?

Dès la mise en vente de ce coûteux objet (25. 000 dollars pièce), en octobre dernier, la Cour Suprême indienne avait été saisie des plaintes de plusieurs adeptes de Gandhi. La plus haute instance avait donné aux responsables de la firme Montblanc jusqu'à lundi (7 décembre) pour expliquer/justifier leur choix. Et répondre aux plaignants qui considèrent cette commercialisation comme un "mauvais usage de la figure et du nom du Mahatma Gandhi". La Cour Suprême avait également sollicité l'avis du gouvernement de Delhi.

De ce côté-là, la réponse est tombée comme un couperet.

"Oui, cette utilisation du Mahatma Gandhi à des fins commerciales est une claire violation de la loi de 1950 sur la prévention de l'usage impropre des emblèmes et des noms", a martelé ce soir devant le Parlement indien K.V. Thomas, le Secrétaire d'Etat à la Consommation.

Montblanc, qui a lancé une édition limitée de stylos plume en or et en argent pour honorer la mémoire de l'homme qui incarne l'ascétisme (évidemment, ça peut surprendre...), ne voyait pas les choses sous cet angle-là. Le "Mahatma Gandhi fut l'un des principaux leaders politiques et spirituels de l'Inde et du Mouvement pour l'indépendance de l'Inde. Le design caractérisant cette édition rend hommage à sa vie et ses accomplissements. La forme du haut du capuchon et du cône est inspirée par le fuseau que Gandhi utilisait pour filer le coton, l'un des symboles de l'indépendance de l'Inde. La couleur blanche symbolise la vérité et la paix, alors que le grenat Mandarin évoque la couleur orange, l'une des trois couleurs du drapeau indien", peut-on lire sur le site du fabricant.

La firme avait également décidé de reverser une partie des revenus des ventes à la Fondation Gandhi. Vous pouvez lire ici l'article paru en octobre dans Le Figaro. J'y indiquais alors : "Quant à Tushar Gandhi, l'arrière-petit-fils du Mahatma, il n'est pas choqué. Montblanc a déjà versé 145 000 dollars à sa fondation, et il devrait recevoir entre 200 et 1 000 dollars par stylo vendu."

Mais Gandhi, le "Père de la Nation" appartient-il à l'Inde ou à sa famille ? Là est la question. Pour le gouvernement indien, le doute n'est pas permis.

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