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Religieuses

 Généralités sur les religions africaines
 Dieu dans la religion africaine
 Religions traditionnelles africaines
 Prenez courage et soyez fidèles dans l’adversité
Généralités sur les religions africaines 

La diversité des religions pratiquées dans l'Afrique contemporaine apparaît comme le reflet des vicissitudes historiques de ce continent. Au nord de la ceinture soudanaise, l'Afrique est presque entièrement musulmane, avec la seule exception de la minorité copte d'Égypte. De même, la corne de l'Afrique et la côte orientale jusqu'au Mozambique septentrional, au sud, sont également musulmanes, excepté l'Éthiopie centrale, une autre Église ancienne, étroitement liée à l'Église copte d'Égypte. Au sud et à l'est de ces zones presque complètement islamiques, les musulmans sont souvent majoritaires ou fortement minoritaires. Au Nigeria occidental et en Tanzanie, les populations rurales sont largement islamisées, tandis qu'à travers tout le continent, dans les villes petites et grandes, les musulmans forment des minorités influentes.

Hors de ces zones dominées par l'islam, des groupes, généralement ethniques, plus ou moins attachés aux religions traditionnelles, coexistent avec des minorités chrétiennes d'importance variable. Les statistiques sont difficiles à établir et peu fiables, mais il est à peu près certain que les chrétiens sont majoritaires dans un certain nombre de régions, comme par exemple au Nigeria oriental, en Ouganda, dans le Lesotho et dans certaines parties de l'Afrique du Sud. Parmi eux, quelques-uns sont des chrétiens de première génération, les autres des convertis de longue date, leur adhésion au christianisme remontant parfois au XIXe siècle.

Mais, à cet égard, la situation reste encore très mouvante. Au Nigeria occidental ou au Soudan méridional, par exemple, sur les trois frères d'une même famille, l'un peut être musulman, l'autre catholique et le troisième fidèle à la religion traditionnelle. Dans la plupart des cas, ce sont les parents qui demeurent les héritiers de la tradition, alors que les enfants se sont convertis, qui au christianisme, qui à l'islam. En outre, les Africains passent souvent de la pratique d'une religion à une autre pour revenir à la première selon que, dans les épreuves qu'ils traversent, ils trouvent plus de réconfort dans telle ou telle foi. En fait, leur attitude face à la religion reste empreinte d'un très grand pragmatisme.
En règle générale, on peut dire que le christianisme et l'islam sont les religions des villes, mais il y a de nombreuses exceptions. Il est évident en tous cas qu'il n'est pas facile pour les habitants des villes de pratiquer à distance un culte étroitement lié à une localité, à ses autels et à une communauté. L'une des forces des deux grandes religions révélées est d'avoir réussi à unir des peuples de cultures très différentes. L'une et l'autre sont même parvenues dans certains cas à devenir en l'espace de quelques générations la religion « populaire » d'une zone rurale.
L'Afrique, comme les autres régions du globe, compte un nombre croissant d'hommes et de femmes qui rejettent la religion et se définissent eux-mêmes comme des agnostiques ou des athées. Les jeunes qui ont reçu une éducation de type occidental appartiennent souvent à cette catégorie. Mais, parce que les Africains ont été et sont encore profondément religieux, les athées sont moins nombreux qu'on pourrait s'y attendre.

S'il est vrai que le christianisme et l'islam sont des religions traditionnelles pour de nombreux Africains, nous préférons, pour notre part, réserver ce terme aux croyances et pratiques de certaines ethnies d'Afrique, pour lesquelles nous ne disposons d'aucun autre terme commode. Il n'existe souvent aucun mot pour traduire « religion » dans une langue africaine, malgré l'importance des croyances religieuses dans des sociétés où la religion est liée à chacun des actes quotidiens, au lieu d'en être détachée comme en Occident, où Ic moindre événement de la vie individuelle ou collective est attribué à une cause surnaturelle. Dans l'Afrique traditionnelle, la religion est un droit de naissance; il n'existe aucune conversion possible au sens occidental du terme; des cérémonies marquent cependant les différents stades de la vie qui, eux, sont en rapport avec le rôle religieux que l'individu est appelé à jouer dans la société. Toutefois, lorsqu'à la suite d'une guerre, d'un achat ou d'un mariage un homme ou une femme change de milieu social et politique, il ou elle change également de religion.

Traiter des religions africaines dans une perspective historique est une tâche ardue, ce qui ne veut pas dire qu'elles ont été complètement statiques ou que les croyances d'un groupe n'influencent et ne modifient pas celles d'autres groupes. Mais l'absence de documents écrits, la rareté des sanctuaires et de temples construits en dur, ne permettent pas d'en suivre l'évolution sur une longue période. Dans la plupart des cas, les seuls documents de référence dont on dispose sont des textes relativement récents.

Les croyances et les rites de chaque société traditionnelle variant dans le détail, les spécialistes ont recherché un principe universel qui leur permette de parler de « religion africaine » au singulier plutôt qu'au pluriel. Pour de nombreux Européens du XIXe siècle, ce principe était l'animisme, c'est-à-dire la croyance qu'une infinité d'esprits habitaient le monde matériel, mais il y avait aussi le culte des ancêtres. Les africanistes actuels préfèrent éviter de fonder leurs études sur ces principes qui sont cependant à eux deux très représentatifs de certains aspects des croyances africaines.
D'autres termes, tels que magie noire, juju, fétichisme, sont trompeurs et témoignent d'une totale incompréhension de ce qu'ils prétendent décrire.

Un spécialiste de la religion africaine a parlé plus récemment de la « force vitale » qui unit les mondes animé et inanimé. Ce concept, comme celui de l'animisme, aujourd'hui abandonné, exprime une croyance profonde en un monde où les objets matériels possèdent ou sont associés à une âme ou un esprit vivant. Cet esprit -qui peut être celui d'un ancêtre mort depuis un temps plus ou moins long et devenu une divinité, ou encore un esprit de la nature -est doté du pouvoir d'influer en bien comme en mal sur les vivants. Cette croyance, très profondément enracinée, est liée à ce que l'on appelle le culte des ancêtres, que l'on pourrait plus justement définir comme le respect pour les morts-vivants. Les membres morts du clan restent proches des vivants: ils sont nommément invoqués par les leurs pendant deux ou trois générations et reçoivent des offrandes sur les autels familiaux où sont parfois conservés leurs ossements. Lorsque les hommes se réunissent pour boire ensemble, ils versent un peu de bière à leur intention et leur rapportent toutes les nouvelles concernant le clan. Et si la maladie ou le malheur frappe, un « prêtre » est aussitôt consulté pour déterminer lequel des morts-vivants, se sentant négligé, manifesterait ainsi son courroux.

Le chef de la famille ou du clan est souvent l'officiant qui offre les sacrifices sur l'autel familial; cependant, les grands sanctuaires sont servis par des « prêtres » professionnels et à plein temps, qui peuvent être éventuellement phytotérapeutes et guérisseurs. Leur rôle ne consiste pas à jeter des sorts mais à découvrir la source du mal quel qu'il soit et à suggérer le moyen de l'écarter. Le mal n'est pas toujours produit par des ancêtres négligés: il peut provenir d'esprits malfaisants ou de sorciers. Ces derniers sont des membres ordinaires de la communauté qui ont hérité de leur pouvoir ou l'ont acquis involontairement en nourrissant des sentiments tels que jalousie, haine et cupidité. Conjurer un sort est important car le sorcier (ou la sorcière) peut ignorer qu'il (ou elle) a ensorcelé quelqu'un. Dans le contexte africain, magie et sorcellerie ne peuvent être entièrement dissociées des religions. Les talismans sont utilisés pour protéger ceux qui les portent des esprits maléfiques, et ce sont eux qui, dans certaines parties d'Afrique occidentale, sont appelés fétiches ou juju. Ces noms désignent également les représentations des dieux et des esprits placés dans les sanctuaires. Mais on ne saurait pour autant confondre la religion traditionnelle avec le fétichisme et l'adoration des juju : les Africains ne croient pas que la représentation de l'esprit est l'esprit lui-même, pas plus que les catholiques romains n'identifient un saint à son image.

La croyance dans un dieu supérieur, créateur de toutes choses, est quasi universelle en Afrique. Mais, dans de nombreuses religions traditionnelles, ce créateur inaccessible et nullement concerné par les affaires des hommes n'est jamais imploré; il a cependant des médiateurs: ce sont les esprits (manifestations surnaturelles majeures). Dans certains cas, les divinités intermédiaires manquent presque totalement; les sacrifices sont alors directement offerts au dieu supérieur .
Les Africains seraient-ils donc monothéistes ? C'est difficile à dire, car il faudrait au préalable déterminer si les esprits sont des dieux. Il existe également en Afrique un petit nombre de sociétés qui, avec d'immenses panthéons de dieux, pourraient être qualifiées de polythéistes au sens occidental du terme. Ainsi, les Yoroubas du Nigeria occidental vénèrent des dieux comme Shango, divinité de la foudre et du tonnerre.
La religion africaine est une affirmation de la vie et fait une faible part à l'ascétisme. Ses valeurs essentielles sont l'harmonie et l'union au sein de la famille et du clan, mais aussi avec les morts-vivants et les esprits. Elle est collective avant d'être individuelle, et les Africains qui se convertissent au christianisme ou à l'islam reportent ces valeurs dans leur nouvelle foi.

Née du judaïsme, la religion chrétienne voyait dans Jésus de Nazareth le Messie, ou Christ, et le fils de Dieu. Ses adeptes prêchaient sa résurrection et son ascension et promettaient la remise de leurs péchés à ceux qui croyaient à ce dogme dans le monde gréco-romain de leur temps. Celui-ci englobait l'Égypte et l'Afrique du Nord, et c'est ainsi qu'il y eut des chrétiens sur le continent africain dès l'époque de la mort du Christ.
Trois étapes, approximativement, marquent la pénétration chrétienne en Afrique. La première n'intéressa que l' Afrique du Nord et du Nord-Est et s'interrompit avec la montée de l'islam. La deuxième date de la fin du XVème siècle, époque à laquelle les navigateurs européens contournèrent la côte de l' Afrique. La troisième débuta à la fin du XVIIIème siècle et n'est pas encore achevée.

Les origines du christianisme en Égypte se confondent avec la légende, mais une Église puissante y existait, dès le IIème siècle de notre ère, qui établit son autorité sur toute l'Afrique du Nord. Alexandrie et Carthage (près de l'actuelle Tunis) furent des centres de l'enseignement chrétien et cette Église eut ses savants et ses martyrs. Le christianisme progressa aussi vers le sud, le long du Nil et jusque sur les hauts plateaux éthiopiens. Les Églises chrétiennes essaimèrent et prospérèrent dans les royaumes de Nubie et y survécurent jusqu'au XIIème siècle. En Égypte, les invasions des Arabes musulmans du VII" siècle réduisirent le nombre des chrétiens, mais l'Église copte s'y maintint et se maintient encore de nos jours. Dans le reste de l'Afrique du Nord, les Églises primitives disparurent complètement. Mais l'une d'elles, étroitement apparentée aux Églises égyptienne et syrienne, subsista en Éthiopie où elle développa un style artistique et architectural original, et une liturgie où la danse et le tambour avaient leur part -signes certains de son adaptation à la culture africaine. L'Église éthiopienne développa également une puissante tradition monastique, et c'est parmi ses moines qu'elle recrute encore ses évêques.

La deuxième phase de la pénétration chrétienne commence à l'aube de l'ère des grandes découvertes à la fin du XVe siècle, époque à laquelle les navigateurs européens découvrirent la route qui passait par le cap de Bonne Espérance .
Les premiers à faire escale en Afrique furent les Portugais: ils étaient accompagnés de prêtres, qui aussitôt entamèrent l'évangélisation de certaines régions. Ils remportèrent un vif succès dans le royaume du Congo (l'actuel Zaïre) dont le roi et de nombreux courtisans reçurent le baptême. Un fils du roi élevé au Portugal devint même évêque. Malgré cela, cette Église des XVIe et XVIIe siècles ne réussit pas à prendre véritablement racine, gênée qu'elle était par les ambitions économiques et territoriales des Portugais, et n'a laissé que peu de traces.

Mais, désormais, de nombreuses colonies d'Européens étaient établies sur les côtes, destinées à l'origine à ravitailler les navires et qui devinrent plus tard des comptoirs commerciaux, des forts et des dépôts d'esclaves. Au cap de Bonne-Espérance, de très nombreux soldats de la garnison hollandaise devinrent des colons permanents; ils prospérèrent et avec eux leur foi calviniste. Presque tous les forts avaient leurs chapelains européens, qui dirigeaient les écoles destinées aux enfants de colons (même métis), mais celles-ci admettaient également un faible pourcentage d'enfants africains qui y recevaient un enseignement chrétien. Jusqu'au XVIlIe siècle, cependant, il fallait rester au voisinage des côtes pour rencontrer des Africains de religion chrétienne.

À cette époque, un nouvel esprit d'évangélisation se fit jour en Europe et en Afrique du Nord: il coïncidait avec une réaction contre la traite des Noirs. Quelques anciens esclaves furent rapatriés pour constituer le noyau de nouvelles colonies en Sierra Leone, au Liberia, à Libreville (au Gabon) et dans une moindre mesure à Mombasa. Ils étaient chrétiens et devinrent avec les convertis des colonies côtières les alliés des missionnaires blancs dans leurs entreprises d'évangélisation du XIXe siècle. Mais il fallut attendre la fin de ce siècle et le partage de l'Afrique entre les différentes puissances occidentales pour que les missions chrétiennes réussissent à s'implanter véritablement à l'intérieur des terres, jouissant dès lors de la protection des gouvernements coloniaux et de la possibilité d'utiliser les nouvelles routes et voies ferrées.

La première phase de la pénétration du christianisme en Afrique était liée à l'Église d'Orient, les deux suivantes, à celle d'Occident. La deuxième phase s'ouvrit avec l'arrivée des catholiques romains, les protestants ne ralliant les forts que plus tard. La troisième fut marquée par les initiatives protestantes, mais les catholiques romains ne se laissèrent pas longtemps distancer; de fait, ils sont aujourd'hui plus nombreux que les protestants sur le continent africain. Il existe de nos jours en Afrique noire un troisième noyau de chrétiens, sans aucun lien ni avec les catholiques romains ni avec les protestants, sauf là où ils se sont ralliés aux conseils locaux des Églises. Il s'agit de ce que l'on appelle les Églises indépendantes ou séparatistes. Certaines furent, à l'origine, des schismes des Églises missionnaires.

D'autres furent fondées par des hommes ayant subi l'influence chrétienne sous une forme ou une autre. Moins directement soumises à l'emprise de l'Église d'Occident, elles fournissent l'exemple d'une chrétienté fortement africanisée. Le culte y est célébré avec plus de vigueur et d'exubérance au son d'instruments africains, dont les tambours, et avec des danses. Les processions de bannières y sont courantes; leurs membres portent souvent des uniformes, et en général des badges blancs et des coiffures symboliques. Dans maintes Églises, le Saint Esprit tient un rôle prééminent, au point qu'on les qualifie souvent d'Églises pentecôtistes. Un grand nombre de ces Églises d'Afrique occidentale sont dites Églises aladura; ce terme, qui signifie l'orant, souligne le rôle majeur de la prière dans la lutte contre les maux physiques et spirituels. Ailleurs en Afrique, la prière peut aussi revêtir la même importance. Certaines Églises prohibent formellement les remèdes traditionnels ou occidentaux. Mais, que ce soit ou non le cas, elles donnent toutes la primauté à l'harmonie et à l'union de la communauté et de l'individu.

L'islam, comme le christianisme, a pénétré en Afrique peu après sa naissance et, comme lui, il doit beaucoup à la religion des Hébreux. Jésus et Moïse y sont vénérés comme de grands prophètes, le dernier et le plus grand des prophètes étant naturellement Mahomet, qui prêcha la soumission au dieu unique Allah. Dès l'an 640 de notre ère, soit six ans après la mort de Mahomet, certains de ses adeptes arabes se lançaient à la conquête de l'Égypte. Ces premiers musulmans qui arrivaient non en missionnaires mais en soldats et en colons furent souvent accueillis comme les sauveurs qui allaient secouer le joug byzantin. Ils n'imposèrent pas leur religion par la force (comme on le croit souvent à tort) aux populations locales et se montrèrent extrêmement tolérants vis-à-vis des juifs et des chrétiens, « les peuples du Livre », qui n'étaient pas des idolâtres. Mais, avec le temps, souvent à la suite de mariages mixtes et pour être exonérés d'impôts, de très nombreux chrétiens se convertirent à l'islam. Chez les musulmans, l'apostasie était passible de mort.
Le dogme essentiel de l'islam est la foi dans un dieu unique, et la profession de cette foi constitue l'un des cinq « piliers de l'islam », les quatre autres étant la prière quotidienne, la pratique des aumônes, le pèlerinage à La Mecque (lorsqu'il est possible), et l'observance du jeûne pendant le mois de ramadan. L'enseignement de Mahomet transmis à son prophète par Allah est consigné dans le livre sacré du Coran. Contrairement aux chrétiens, qui estimaient indispensable de traduire la Bible dans les langues locales afin que tous les croyants puissent la lire, les musulmans oeuvrèrent pour l'enseignement de l'arabe, afin que le Livre fût accessible à tous dans sa langue originale. C'est ainsi que les progrès de l'islam allèrent de pair avec la diffusion de l'arabe. De nos jours, les plus orthodoxes des musulmans refusent encore la traduction du Coran.

En Afrique du Nord, après que les Arabes eurent conquis l'Égypte, l'islam progressa lentement parmi les peuples de la côte et de l'intérieur. Mais, avec le temps, toute la région ( avec la seule exception des coptes d'Égypte) devint profondément musulmane, et le resta, tant du point de vue religieux que culturel et légal, l'islam y étant religion d'État.
Dans un deuxième temps, l'islam gagna le Sahara et, de là, l'Afrique occidentale et le Soudan. Ce furent les marchands et les religieux qui souvent s'installaient à la périphérie des villes ouest-africaines, y érigeaient leurs mosquées et leurs écoles, se tenant quelque peu à l'écart des populations locales -qui oeuvrèrent à cette époque pour la propagation de la foi islamique. Les classes dirigeantes adoptèrent généralement la nouvelle religion, cependant que les gens des campagnes l'ignorèrent complètement. Au XIlle siècle, les rois du Mali et de Kanem étaient musulmans; le grand Mansa Musa du Mali éblouit par sa puissance et sa richesse les musulmans d'Égypte lors de son pèlerinage à La Mecque au XIVe siècle. L'islam gagna également la côte orientale grâce à des voyageurs arabes dont certains s'y établirent et fondèrent des cités côtières. De nouveau, une partie des populations locales urbaines se convertit à l'islam. A cette époque, cependant, en Afrique orientale comme en Afrique occidentale, l'islam offrait un choix parallèle plutôt qu'il ne remplaçait les religions traditionnelles.

Dans la seconde moitié du XVIlle siècle, une nouvelle phase s'ouvrit. Elle fut marquée entre autres par l'apparition d'ordres religieux ou confréries, les tariqa, fondés par des réformateurs de religions charismatiques qui firent des adeptes très nombreux et continuent d'en faire. Les membres des tariqa avaient leurs propres rites et dévotions qu'ils accomplissaient parallèlement aux prières voulues. Les deux tariqa les plus puissantes et les plus influentes sont la Tidjaniya et la Quadriya. Cette phase fut également marquée -en liaison sans doute avec les tariqa -par une agressivité et un exclusivisme nouveaux: les traditions et coutumes africaines ancestrales ne furent plus tolérées. Les chefs des tariqa étaient souvent des religieux qui avaient étudié et voyagé dans le monde musulman et qui entendaient purifier la religion de leurs frères et lui rallier de nouveaux adeptes, par la force si nécessaire, au nom du principe du djihad (la guerre sainte). Réformateurs religieux à l'origine, ils devinrent souvent les maîtres de vastes États. Ce fut le cas notamment d'Ousmane dan Fodio, à Sokoto au Nigeria septentrional, et du chef toucouleur Omar ibn Saïd Tall au Soudan occidental. Dans les régions affectées par ces mouvements, la structure sociale s'islamisa profondément: l'islam y devint religion d'État, bien qu'un pourcentage élevé des populations n'adhérât pas à cette foi.
La quatrième phase de l'expansion de l'islam coïncida avec le début de l'expansion occidentale et l'instauration des régimes coloniaux. D'un bout à l'autre de l'Afrique, à travers villes et villages, l'adhésion à la foi musulmane représenta pour les émigrants ruraux l'un des moyens de s'adapter aux communautés urbaines transethniques. À la différence du christianisme, avec ses écoles fondées par

les missionnaires, l'islam ne faisait pas de prosélytisme et ne présentait pas non plus l'inconvénient d'être lié aux conquérants. Différentes communautés rurales se rallièrent aussi à l'islam dans les dernières années du XIXe siècle. Mais, dans toutes les régions où la religion musulmane s'implanta au cours de cette quatrième étape, elle reste généralement en concurrence avec le christianisme et les religions traditionnelles ( dans les campagnes ) ainsi qu'avec la société moderne séculière, et y constitue strictement une religion plutôt qu'un mode de vie.

L'islam, qui vu de l'extérieur paraît une religion terriblement monolithique, n'échappe cependant pas aux divisions: une lutte sourde, dont l'origine remonte au temps des successeurs même de Mahomet, oppose les sunnites aux chi'ites; la grande masse des musulmans d' Afrique est sunnite, les seuls chi'ites y sont des immigrants asiatiques établis dans l'est du continent. On trouve aussi en Afrique, çà et là, des missionnaires de la secte non orthodoxe des Ahmadiyya (dont le quartier général se trouve au Pakistan), et qui exerce une influence plus grande que ses effectifs. Ses membres ont pris une part active à la controverse avec les chrétiens et combattu en faveur de la traduction du Coran dans les langues vernaculaires africaines.

L'islam et le christianisme sont les deux religions vitales et en pleine expansion de l'Afrique contemporaine. En atteste le nombre de plus en plus élevé de représentants africains aux réunions internationales de croyants de ces deux confessions. Simultanément, les religions rituelles traditionnelles déclinent, bien que quelques jeunes universitaires prônent un retour délibéré aux cultures traditionnelles et à leurs rites religieux. Il est peu probable que la majorité des Africains réponde jamais à cet appel, car même lorsque un chef d'État a tenté d'imposer un retour aux sources (ainsi, au Zaïre, l'appel à l' « authenticité » ), il a échoué. Les valeurs traditionnelles africaines ne sont certes pas vouées à disparaître, mais elles se combineront de plus en plus avec celles de l'Occident moderne et industrialisé.

Les raisons politiques et sociologiques qui poussent l'Afrique vers l'islam ou le christianisme sont évidentes. Mais à ces raisons s'en ajoutent d'autres d'ordre profondément religieux. Peut-être l'attrait majeur de ces deux religions universelles réside-t-il dans le dogme de la puissance de Dieu. Les religions traditionnelles reposent, elles, sur la crainte des esprits et des ancêtres dotés du pouvoir de faire le mal et qui l'exercent arbitrairement, exigeant du croyant qu'il surveille constamment ses actions afin de ne pas les offenser involontairement et s'attirer leurs foudres. Elles reconnaissent un dieu suprême mais trop lointain et inaccessible aux humains, pour le bien comme pour le mal, alors que le dieu créateur des chrétiens et des musulmans est puissant mais concerné par les hommes et les femmes qui le révèrent : « Allah, le miséricordieux », « Dieu est amour ». Christianisme et islam, en fait (malgré quelques regrettables échecs), réunissent leurs adeptes dans une fraternité supra-ethnique qui semble offrir de meilleures garanties pour l'avenir de nations souvent déchirées par des divisions internes.

L'islam est la religion du Nord, y compris la zone septentrionale de nombreux Etats de l'Ouest africain C'est également la religion du Nord Est, notamment de la Somalie et du Soudan septentrional Dans les zones musulmanes, tant le christianisme que les religions traditionnelIes n'ont que peu d'adeptes Dans le reste de l' Afrique , on trouve des chrétiens de différentes obédiences en nombre variable côtoyant des adeptes de croyances traditionnelles Les catholiques romains sont partout bien représentés, notamment dans les anciens territoires belges du Zaïre, du Rwanda et du Burundi

Les anglicans sont presque exclusivement confinés aux anciens territoires britanniques En Afrique du Sud, les Afrikaners se réclament traditionnellement de l'église réformée des Pays-Bas, tandis que l'Église presbytérienne réformée est puissante au Malawi, au Kenya et au Ghana Les Eglises luthériennes restent prépondérantes dans les anciennes colonies allemandes où méthodistes. baptistes. congrégationalistes. Témoins de Jéhovah et adventistes du septième jour, fidèles aux traditions que leur ont enseignées les missionnaires occidentaux sont également représentés,
Les Eglises indépendantistes sont puissantes au Ghana, au Nigeria, au Zaïre. au Kenya. au Zimbabwe et en Afrique du Sud.

Source : Atlas des civilisations africaines, 1983
Dieu dans la religion africaine 

Il est assez remarquable de constater qu’en Afrique noire, dans les pratiques religieuses, Dieu est rarement interpellé à intervenir. Du moins s’adresse-t-on très rarement à Lui.

Dans leurs habitudes en effet, les Négro-africains préfèrent invoquer des divinités, des fétiches, ou tout au plus leurs ancêtres ! Les autres hommes, notamment les Occidentaux et les Orientaux, ont tôt fait d’assimiler cette manière de faire, à du polythéisme, du fétichisme, du satanisme, de l’animisme et que sais-je encore ? L’aliénation aidant, les Africains en sont alors arrivés à avoir honte de leur religion traditionnelle vouée aux gémonies !

Mais on remarque pourtant, paradoxalement, que les Africains sont peut-être ceux qui ont le plus le mot " Dieu " dans la bouche : " Dieu te voit, avec l’aide de Dieu, que Dieu te garde, Dieu est grand, grâce à Dieu, ... " La litanie est sans fin. Les expressions dans les langues africaines faisant allusion à Dieu sont très nombreuses et très variées. De plus, il est de notoriété publique, que l’Africain est l’homme le plus religieux du monde, et cela depuis nos ancêtres les plus lointains ! Alors, comment expliquer cette étrangeté ? Les Africains sont-ils contradictoirement inconscients ou tout simplement illogiques ?

Pour comprendre la pratique africaine vers Dieu, le Créateur de toute chose, il faut se placer dans la dialectique mentale du négro-africain : sa conception cosmogonique, sa compréhension du rôle de l’humain dans le plan divin, le destin de l’humanité, le pourquoi de la création diversifiée des êtres et des choses, etc.

Dans cette perspective, l’Africain est peut-être, curieusement, le plus logique dans la démarche religieuse. Comment expliquer rationnellement en effet, que deux pays, deux camps, deux groupes, deux personnes, etc. opposés sur une quelconque affaire, invoquant l’aide divine chacun, se retrouvent avec un vainqueur et un vaincu, sans voir automatiquement à travers cette situation, la partialité divine ? Un chrétien et un musulman qui se battraient, solliciteraient chacun, à travers sa pratique religieuse, une assistance de Dieu. Comment faudra-t-il comprendre la victoire de l’un sur l’autre ? A plus forte raison, lorsque deux races, deux peuples, deux nations, deux continents, sont concernés !

Ce sont ces genres de situations qui font que certains pensent, qu’il ne sied pas de chercher de la rationalité dans la religion, comme si cette dernière devrait être considérée comme irrationnelle, ou anti-raison ! Ce sont ces conceptions qui ont inventé cette maudite théorie de races maudites et de peuples bénis...

On estime qu’une religion ne devrait être considérée comme bonne, que lorsqu’elle produit des effets constatables, que lorsqu’elle est, en un mot efficace, même si son objectif final est de nous conduire vers Dieu (d’autres diraient le Paradis). La religion africaine est logique avec elle-même : Dieu est le Créateur de toutes choses. C’est précisément pourquoi, dans la création, il a tout prévu.

Et c’est la raison pour laquelle, quand on a bien compris ce mécanisme, on l’exploite directement. Ainsi, chaque chose ou chaque être a un objectif, une destination, une raison d’existence. Cela signifie que quel que soit ce qu’on vise, ou ce qu’on recherche, il existe toujours dans la création une chose, un être, un esprit, un fétiche, un aïeul, capable d’être ou d’en trouver la solution. Il suffit de savoir où chercher, comment faire. Puisque donc les choses sont ainsi faites, pourquoi aller fatiguer l’Être suprême ? Cela ne voudrait-il pas dire qu’on n’a rien compris au sens de la création tout bonnement ? Peut-on expliquer autrement les aberrations évoquées plus haut ?

Qu’il y a-t-il de plus normal que de solliciter de son ancêtre une aide ? Et si tant est qu’il existe quelque part, qu’il puisse vous satisfaire, n’est-ce pas là son rôle, pour perpétuer sa lignée, faire progresser sa famille, améliorer son sang ? Pour le Négro-africain donc, Dieu peut tout. Cependant, et parce que précisément Il veut qu’on L’appréhende à travers sa création du fait que cela est plus facile pour nous, et que cela nous aide plus facilement à Le mieux connaître, Il a mis à notre disposition toute la création.

Pourquoi aller Lui demander d’étancher sa soif, quand Il a fait pour nous, les étangs et les sources ? N’est-ce pas qu’il faille "Passer par l’escalier pour d’accéder à la terrasse de la maison plus aisément et plus sûrement", comme l’affirme la sagesse africaine ? Loin donc de concevoir Dieu comme une Reine d’Angleterre, la pratique religieuse de l’Afrique noire nous révèle une profonde compréhension de la création dans son ensemble !

Doumby FAKOLY : Introduction à la prière négro-africaine. Editions MENAIBUC. 2005
Religions traditionnelles africaines 


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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne les religions africaines traditionnelles. Pour une vision d'ensemble des religions en Afrique, voir Religions en Afrique.

Les religions traditionnelles africaines sont l'ensemble des religions traditionnelles des différents peuples de l'Afrique subsaharienne . Leurs origines remontent à une époque très ancienne.
La zone verte indique l'Afrique subsaharienne, et par extension l'ère d'influence des religions traditionnelles Africaines.

En Afrique, deuxième continent de la planète par sa taille, les adeptes de religions africaines son réparties en 43 pays, et se chiffrent à plus de 100 millions , ce qui reprèsente 70% des adeptes des religions traditionnelles dans le monde ; ils ne représentent cependant, dans toute l'Afrique, que 12% de la population, 45% des Africains étant chrétiens et 40% environ musulmans , ce qui n'empêche pas que ces deux religions soient parfois très nettement influencées dans leur pratique par la religion traditionnelle originelle, interprétées quelquefois de manière particulière, à la lumière des coutumes africaines (on note une grande influence des anciennes religions traditionnelles, notamment au sein des Eglises africaines indépendantes) .

C'est la conquête de l'Afrique du Nord et de l'Afrique de l'Est par les Arabes, aux VIIe et VIIIe siècles, qui fit passer ces régions sous l'hégémonie de l'islam, religion dominante jusqu'au XIXe siècle ; la colonisation européenne, à partir du XVe siècle, fut tout aussi déterminante, en ce qui concerne l'œuvre de christianisation, qui ne devint efficace qu'à partir du XIXe siècle, quand Français, Anglais, Portugais, Allemands et Italiens se partagèrent une grand partie du continent .

Le cadre religieux du continent africain, si l'on tient compte des différentes structures économiques et sociales et de la complexité des dynamiques historiques (déplacement des populations, modifications des formes de production, etc.), est aujourd'hui d'une grande richesse qui correspond à la variété ethnique de la population . En effet, si chaque population négro-africaine a hérité de la religion originelle, dans la vallée du Nil, qui fait partie intégrante de son héritage culturel, par la suite s'est opérée une diversification dans la pratique, dans les noms donnés à chaque élément de la religion, suivant les langues, le milieu, etc. Mais toutes les religions africaines traditionnelles gardent le modèle d'origine, une base commune surtout centrée sur le culte des ancêtres, la croyance en la réincarnation, le coté initiatique et ceci chez la majorités des peuples ou ethnies en Afrique subsaharienne, le matriarcat, le totémisme, l'impartialité de Dieu. Le prosélytisme n’est pas répandu parmi les peuples négro-africains, car la religion africaine est partout semblable, seuls les noms donnés au éléments religieux changent selon les peuples. De plus en Afrique religion et tradition se confondent, ne font qu'un.

Sommaire

* 1 Définition du sentiment religieux traditionnel africain
* 2 Croyances principales
* 3 Le culte et les rites
* 4 Exemples de traditions religieuses en Afrique sub-saharienne
* 5 Situation de la religion africaine aujourd'hui
* 6 Notes et références
* 7 Voir aussi
o 7.1 Bibliographie

Définition du sentiment religieux traditionnel africain
sculptures africaines

« Le corps de l'homme est bien petit par rapport à l'esprit qui l'habite. »

— Tradition orale africaine .

L'ethnologue français Marcel Griaule (1898-1956) définit le fond et la forme du sentiment religieux africain comme un « système de relations entre le monde visible des hommes et le monde invisible régi par un Créateur et des puissances qui, sous des noms divers et tout en étant des manifestations de ce Dieu unique, sont spécialisées dans des fonctions de toutes sortes . »

Il inclut la croyance aux forces, ensemble d'intermédiaires entre Dieu et l'homme, animant l'univers sous la forme de génies, d'esprits souvent nommés djin dans l'islam, ou les ancêtres . Il inclut aussi le totémisme, expression de la communion homme-animal, et l'ancestrisme, avec les ancêtres intercesseurs auprès de Dieu . Avec le naturisme, les religions africaines signifient que le monde vivant est un langage absolu, comme une série de messages divins à interpréter :

« Ecoutez les ancêtres, l'esprit, les arbres et les animaux. Soyez à l'écoute de toutes ces forces qui viennent nous parler. »

— Sobon Fu Somé .

Mais avec le fétichisme, la manipulation sacrée peut respecter la magie du Verbe par rapport aux forces, mais aussi les superstitions et les attitudes magiques .

A travers cet ensemble, toutes les religions africaines forment une synthèse de cultes et de rites agraires où l'ensemble des actions de l'homme (cueillette, garde des troupeaux, etc...) sont vivifiées et exaltées . Car pour la religion africaine tout est lié à la spiritualité, dans la vie quotidienne, par rapport aux saisons, les événements de la vie (naissance, puberté, mariage, viellese, mort). la frontière entre le profane et le sacrée n'existe pas.
Croyances principales
Sculpture nuna en bois, du Burkina Faso, XVIIIe siècle.
Sculpture féminine dogon (Mali), symbole de la maternité, XIVe siècle.
Masque d'épaule nimba, représentant un esprit de la fertilité. Sculpture du peuple baga. Bois, XIXe siècle, Guinée.

« Tout est lié. Tout est vivant. Tout est interdépendant. »

— Amadou Hampâté Bâ cité par Aminata Traoré .

Les religions africaines se caractérisent par la croyance en une force vitale cosmique, Dieu, qui émane à la fois des esprits de la Nature, des ancêtres, des chefs de tribu et des prêtres inities a l'aspect ésotérique :

« L'esprit est la force, la vie qui se trouve en toute chose. »

— Tradition orale africaine .

Cette force se traduit notamment par la fécondité, que ce soit celle des hommes, des plantes ou des animaux . Il est donc normal que tout ce qui permet la fécondité soit considéré comme positif, et négatif tout ce qui lui fait obstacle :

« Le bien, c'est tout ce qui favorise, augmente la force vitale ; le mal c'est tout ce qui la contrarie, la diminue. »

— Tradition orale africaine d'après Alassane Ndaw .

Cultes et rites sont au service du développement de cette force vitale et la protègent des forces du mal qui tentent de l'affaiblir . Tout tourne autour des deux pôles de la vie et de la décadence . La mort n'étant pas ici homologué au néant, la mort n'est pas jugée comme une décadence dans les religions africaines, car elle est considérée comme une fin, bien sûr, mais une fin qui indique un nouveau commencement :

« Ceux qui sont morts ne sont pas morts... les morts ne sont pas sous la terre. Ils sont dans l'ombre qui frémit. Ils sont dans l'eau qui coule. Ils sont dans l'eau qui dort. Ils sont dans la case, ils sont dans la foule. Les morts ne sont pas morts. »

— Bigaro Diop .

Pour que cette force vitale cosmique puisse se développer, il faut qu'il y ait une continuité et un rapport étroit avec les origines mythiques de la famille et de la tribu :

« Si la branche veut fleurir, qu'elle honore ses racines. »

— Pacere F. Titinga .

Il faut respecter les traditions en les consolidant : y renoncer, c'est-à-dire aller contre l'ordre sacré et social établi par les ancêtres, signifie limiter la force vitale, voire la détruire . Prêtres, guerriers et héros sont considérés comme les messagers des divinités, ou comme les interprètres de la volonté des ancêtres . Ils ont dévoilé aux hommes les secrets du feu et de la procréation, et leur ont enseigné la culture des plantes et la pratique de divers métiers . Les ancêtres défunts continuent de faire partie de la communauté des vivants, puisque les uns et les autres sont liés par la nécessité d'une assistance réciproque :

« Si un homme tombe malade ou se blesse, cela ne nécessite de prime abord aucun traitement surnaturel et une simple intervention médicale suffit. En cas d'échec, une communion avec les ancêtres s'impose. »

— Tradition orale africaine .

Selon la pensée religieuse africaine, tout être est doté d'une âme, – c'est-à-dire d'un principe vital :

« Tout ce qui vit a une âme. »

— Tradition orale africaine .

La croyance en la réincarnation des âmes, répandue dans une grande partie de l'humanité (en Asie par exemple), est très bien établie en Afrique sub-saharienne :

« Toute naissance est la renaissance d'un ancêtre. »

— Tradition orale africaine .

Dans le contexte des religions africaines, cette croyance est éminemment multiforme. Au niveau populaire, la réincarnation fait en général partie des évidences quotidiennes, alors qu'à un niveau plus réflexif, elle s'inscrit dans des constructions anthropologiques parfois très complexes.
Le culte et les rites
Masque rituel congolais

« L'être humain a la maîtrise de la parole, c'est donc à lui qu'incombe de diriger la force vitale. »

— Tradition orale africaine .

Le culte doit principalement régénérer la force vitale pour obtenir santé, enfants, bonnes récoltes, etc .

La prière, les sacrifices, et les danses sacrées sont les principales formes de culte .

Les sacrifices ont quatre fonctions précises : divinatoires, ils veulent interpréter un acte passé ; identitaires, ils aident à établir des liaisons entre le monde des hommes et celui des Ancêtres ; purificatoires, ils nettoient l'individu des souillures des fautes et des interdits ; enfin, rites de passage, ils servent à initier, à préserver et à placer tout individu dans une fonction nouvelle .

Dans la représentation rituelle, culte et esprit ludique, temps mystique et extase, monde naturel et surnaturel se rencontrent et atteignent la perfection :

« Quand je me relie aux ancêtres totémiques et légendaires, je crée une harmonie des êtres entre le monde animal et végétal. »

— Tradition orale africaine .

Au sein des tribus, le roi fait également office de grand prêtre, et le maitre spirituelle grand initié se tient à ses côtés, chargé d'un rôle prépondérant, à la fois annonciateur de la pluie et guérisseur. Pour ce faire, il utilise souvent les reliques ancestral.

En ce qui concerne les lieux de culte, on a souvent du mal à les distinguer des lieux de vie , car en Afrique, le sacré et le profane ne sont pas délimités. Dans bien des cas cependant, des formes de culte sont célébrées dans des bois sacrés ; il y a également des sites, ou des temples, dans lesquels on vénère les ancêtres, et les habitations des prêtres servent souvent de lieux de culte .

Enfin, des pierres, consacrées aux ancêtres et vénérées comme « pierre de la pluie », établissent un contact avec les ancêtres, et donc avec les forces « atmosphériques » .

La danse rituelle est surtout une danse « masquée » (on appelle à juste titre l'Afrique « le continent des masques ») . En effet, les masques et la danse, par la fusion des couleurs et des costumes, de la musique et du rythme, représentent l'élément rituel et vital par excellence : le masque, s'il sert à cacher le visage, sert aussi à représenter un autre être, différent de celui qui le porte . Et cet être peut représenter tour à tour une forces naturel d'origine divine, un guérisseur ou un esprit, un ancêtre qui revient pour bénir ou pour punir, un esprit de la mort ou de la forêt .
Exemples de traditions religieuses en Afrique sub-saharienne

En dépit des changements qui affectent continuellement le monde de la religion africaine, il est possible de distinguer quelques éléments communs aux différentes traditions religieuses africaines.

En premier lieu, toutes les religions dont nous parlons ici reposent sur la croyance en un seul Dieu que l’histoire des religions définit comme l’Être suprême. Ce Dieu-Créateur est à peu près identique dans toutes les religions africaines : après avoir créé le monde, ce Dieu se retire et intervient rarement dans les affaires humaines, car Il est considéré comme d'essence trop pure pour interférer dans ces affaires humaines, qui sont souvent liées à leurs besoins physiologiques. Il est le garant de l’ordre établi des choses, ne se souciant de l'être seulement qu'une fois que celui a rejoint son monde invisible, en juge. L'être humain ne vivant plus, son corps reste sur terre et se transforme selon les lois de la nature, tandis que son âme rejoint le monde invisible. Selon le degré de bonnes ou mauvaises actions qu'il a accomplit sur terre, il pourra soit se réincarner pour se parfaire toujours plus, jusqu'à rejoindre les ancêtres vivant au sein de Dieu, quand son âme sera jugée suffisamment pure pour celà, soit subir une seconde mort, où l'âme, trop souillée par les pêchers, est envoyé dans le magma des mauvaises âmes détruites. L’Être suprême est rarement l’objet d’une vénération ou d’un culte. Par exemple, Ngaï, le Dieu du peuple Kikuyu, un peuple qui vit au Kenya, est censé s’être retiré sur le sommet du Mont Kenya, où il ne prend aucune part active aux vicissitudes de ses créatures. Cependant, les Kikuyus tournent toujours le visage en direction de la montagne lorsqu’ils prient, en témoignage de respect. Les peuples africains sont tous monothéiste dans leurs religions traditionnelles, et chaque a son nom pour désigner Dieu: Amma pour les Dogons, Engaï pour les Masaïs, Maa Ngala pour les Mandingues, Gueno pour les Peuls, Nzambé pour les Bantous, Olodumare pour les Yorubas, Nyamé pour les Fangs, ect.

L’Être suprême est la figure la plus importante de toute une série d’êtres spirituels qui agissent en tant que médiateurs entre l’Être suprême et les humains. Dans les religions africaines, les divers esprits sont très importants, car Dieu est perçu comme trop lointain, par rapport a son essence divine. Dieu est considérer comme impartial. C’est vers ces esprits que le peuple se tourne pour formuler ses demandes. Il existe deux sortes d’esprits : ceux qui ne sont pas d’origine humaine et ceux qui, après avoir été des humains, sont devenus des “ esprits ancestraux ” sous la bénédictions de Dieu. Les esprits ne sont que hypostase, qui représentent les multiples facettes de la création de Dieu, a la fois unique et pluriel par ses actions, sa création etc., tout comme la trinité chrétienne par ex. Pour la spiritualité africaine, dans chaque élément de la création se trouve la parcelle divine. C'est la raison pour laquelle la spiritualité africaine porte un grand respect a la nature et aux être vivants. De par ce postulat, une action volontairement destructrice envers un élément ou un être de la création revient a remettre en cause l'essence divine. Pour pouvoir se servir de la nature, et des êtres vivants, la demande aux esprits protecteurs, mis en place pour celà sous forme de prières, est recommandé.

Les esprits d’origine non humaine sont souvent en rapport avec des lieux naturels. Par exemple, les esprits des bois ou les esprits de la mer. Au Kenya, l’un des esprits les plus actifs et les plus proches, pour le peuple Luo, est l’esprit du Lac. Ce qui s’explique par la proximité du Lac Victoria sur les rives duquel les Luos habitent depuis longtemps. Chez les Dogons, au Mali, l’esprit de l’eau, Nommo, est considéré comme le père de l’humanité, celui qui a enseigné aux hommes l’art d’utiliser le feu et les outils.

Les esprits de la nature n’ont pas une personnalité bien définie. Ils sont les gardiens du territoire sur lequel vit une population donnée et avec laquelle ils établissent des relations sociales complexes. D’autres esprits sont identifiés avec des phénomènes naturels, comme l’esprit du tonnerre, l’esprit du vent, l’esprit de la tempête, de la pluie, et ainsi de suite. Toutes ces entités spirituelles sont des êtres créés par Dieu et plus puissantes que les êtres humains (Djin en Islam). Elles peuvent être bonnes ou mauvaises ou même avoir une nature ambivalente. Dans certains cas elles sont amicales et bien disposées envers les humains ; mais dans d’autres cas elles peuvent se montrer hostiles. Certaines interviennent rarement, d’autres sont omniprésentes dans la vie quotidienne. Certaines voyagent beaucoup, d’autres sont sédentaires. Chacune de ces entités occupe une place bien définie sur une échelle hiérarchique et leurs relations entre elles et avec les humains sont codifiées selon cette position hiérarchique. Certains esprits entrent en contact avec les hommes à l’occasion d’états de transe ou de possession. Quelquefois, des familles entières d’esprits s’emparent périodiquement d’une personne et lui dictent son action pour le bien du clan ou de la communauté tout entière. On trouve de telles situations avec les esprits Bori chez les Hausas du Niger ou les esprits Bisimba chez les Zélas du Zaïre.

Les ancêtres appartiennent naturellement à la deuxième catégorie d’esprits. La mort ne transforme pas automatiquement un parent en ancêtre. Des rites précis sont nécessaires. Ils accompagnent en quelque sorte le défunt dans l’au-delà pour l’aider à assumer une nouvelle essence spirituelle. Ces rites consistent, entre autres, en “ doubles funérailles ”, dans le cas desquelles on s’attend à ce que, pendant un certain laps de temps, l’esprit du défunt soit mal disposé envers les vivants, jusqu’à ce que de secondes funérailles, avec toute une série d’offrandes et de prières collectives, le réconcilient avec sa famille.

Dans toutes les sociétés africaines, les liens entre les vivants et les morts sont très forts : il faut toujours respecter les morts et les honorer au moyen d’offrandes de diverses natures. Ils gardent une ferme emprise sur la structure familiale et on redoute de provoquer leur colère. Les ancêtres représentent le lien le plus immédiat entre les vivants et le monde spirituel, ils sont en mesure de garantir la prospérité, la santé et la fécondité de leurs descendants. Au Kenya, la structure sociale des Kikuyus est le reflet du monde de leurs ancêtres, qu’ils appellent Ngomas, et parmi lesquels figurent les Ngomas cia aciari, ou ancêtres immédiats.
Situation de la religion africaine aujourd'hui

La Religion traditionnel africaine "survit", partout en Afrique, surtout par des syncrétismes avec l'islam et le christianisme. En effet, si une grande partie des africains sont aujourd'hui musulmans ou chrétiens, leurs islam ou leurs christianisme, reste très influencer par la religion d'origine.

L'abandon majoritaire de la religion africaine par les africains, entraine une perte de la composition de celle-ci. Ce qui fait que beaucoup d'africain considère, que la religion africaine a l'heure actuelle, devient de moins en moins riche, et n'offre plus l'aspect complet, des religions islamique ou chrétienne, au niveau de la pratique.

Également la propagande de l'islam et du christianisme, façe a la religion africaine, n'arrange pas cette dernière, qui est maintenant perçu par beaucoup d'africains, comme de la sorcellerie, du paganisme, des cultes mal défini.

Cependant, il y a certains pays et peuples, où l'ont peut observer des véritables résistances, parmi les pratiquants de la religion africaine, et qui ne laissent place à aucun syncrétisme. Tel est le cas au Benin, ou les pratiquants de la religion africaine sont majoritaires, ainsi que dans de nombreux pays du golfe de Guinée, par les peuples Fon-gbe, Ewe, Yoruba en particulier, avec le Vodou. Au Cameroun chez les Bamilékés et les Bamouns. Au Gabon, chez une partie des Fangs, des Mitsogo, avec le Bwiti. Au Mali, de nombreux Mandingues, surtout Malinkés et Bambaras et Dogons, sont demeuré de religion africaine. Au Sénégal, chez les Sereres, Diolas, les ethnies de la région orientale, les Badiarankés, nombreux sont ceux restés à la religion africaine. En Afrique Centrale, parmi la grande nation des Kongos, du groupe Bantous. Chez les peuples Nilotes de la vallée de l'Omo, Dinka, Nuer, Hamer, Nyangatom, etc. Les divers groupes masaïs vers le Kenya et la Tanzanie. Chez les Shonas en Afrique australe.

Il existe des communautés Vodou, qui ne pratiquent pas le syncrétisme, en dehors de l'Afrique, en Haïti et au Brésil. Il y a également le courant Kémite ou Kamite, dans la Diaspora africaine comme en Afrique. Kémite en rapport a Kemet, nom donner à l'ancienne Égypte par les Egyptiens anciens, considéré par les afrocentriques comme signifiant la terre des noirs. Il s'agit de la religion africaine, où les noms des éléments qui la composent, sont repris de la religion égyptienne antique, car le schéma reste le même.

Malgré cela, la religion africaine perd du terrain chaque jour, car ses véritables tenants sont souvent âgés, et peu sont ceux parmi la jeunesses africaine, qui acceptent de continuer la tradition spirituelle, ou bien de se faire initier. L'avenir de la religion africaine reste incertain.
Notes et références
Prenez courage et soyez fidèles dans l’adversité 


Adhemar Damiani (des 70)
http://www.lds.org/conference/talk/display/0,5232,23-6-525-31,00.html

L’Évangile de Jésus-Christ nous donne la force et la vision éternelle pour affronter courageusement ce qui vient.

Adhemar DamianiComment pouvons-nous trouver la paix en ce monde ? Comment pouvons-nous endurer jusqu’à la fin ? Comment pouvons-nous supporter et surmonter les difficultés que nous rencontrons ?

Le Sauveur Jésus-Christ a dit : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde1. »

Pendant notre mise à l’épreuve terrestre, nous connaissons l’affliction, le chagrin et la déception. Nous ne pouvons trouver de paix qu’en Jésus-Christ. Il peut nous aider à prendre courage et à vaincre toutes les épreuves de cette vie.

Que signifie prendre courage ? Cela signifie avoir de l’espoir, ne pas se laisser décourager, ne pas perdre la foi et vivre dans la joie : « Les hommes sont pour avoir la joie2. » Cela signifie affronter la vie avec confiance.

L’Évangile de Jésus-Christ nous donne la force et la vision éternelle pour affronter courageusement ce qui vient. Nous ne devons cependant pas sous-estimer les difficultés prophétisées pour notre époque.

Quelles sont certaines d’entre elles ? Comment pouvons-nous y faire face ?

Ce sont, entre autres, le manque d’espoir, le manque d’amour et le manque de paix.

Le prophète Moroni a enseigné : « Si vous n’avez pas l’espérance, vous devez nécessairement être dans le dé-sespoir ; et le désespoir vient de l’iniquité3. » Pour beaucoup, les années qui viennent risquent d’être des années de désespoir. Plus l’iniquité sera grande, plus le désespoir sera grand.

Le Sauveur a dit : « Parce que l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira4. » Il s’ensuit que la peur, l’insécurité et le dé-sespoir grandissent !

À Joseph Smith, le prophète, le Seigneur a dit : « Je veux que tous les hommes sachent que le jour vient rapidement… où la paix sera enlevée de la terre et où le diable aura pouvoir sur ses possessions. Le Seigneur aura, lui aussi, pouvoir sur ses saints [et] règnera au milieu d’eux5. » Nous vivons à une époque où la paix a été enlevée de la terre.

Par contre, nous vivons à une époque magnifique où le Seigneur a rétabli sa prêtrise. L’Évangile véritable a été rétabli. L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours est le royaume de Dieu sur la terre ! Nous contribuons à la préparation de la terre pour l’époque où le Seigneur Jésus-Christ viendra régner en personne.

Pourquoi devons-nous traverser des épreuves dans cette vie ?

Le Seigneur ne cache pas qu’il mettra notre foi et notre obéissance à l’épreuve. « Nous les mettrons ainsi à l’épreuve, a-t-il dit, pour voir s’ils feront tout ce que le Seigneur, leur Dieu, leur commandera6. »

Dans l’Ecclésiaste, nous apprenons : « Tout arrive également à tous ; même sort pour le juste et pour le méchant, pour celui qui est bon et pur et pour celui qui est impur… Il en est du bon comme du pécheur… C’est pour tous un même sort7. » Des tempêtes peuvent survenir dans la vie de l’homme qui a construit sa vie sur le roc de l’Évangile, comme sur l’insensé qui l’a construite sur les choses de ce monde8.

Comment devrions-nous réagir à ces épreuves ?

Le Seigneur a dit : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive9. » Chaque jour nous devons prendre notre croix et avancer, et pas seulement traîner sur le côté de notre voyage éternel.

Comment pouvons-nous savoir si nous sommes mis à l’épreuve ou si le Seigneur est en train de nous punir ?

Les épreuves sont pour nous l’occasion de progresser. Le Seigneur a dit : « Mon peuple doit être mis à l’épreuve en tout, pour qu’il soit préparé à recevoir la gloire que j’ai pour lui, c’est-à-dire la gloire de Sion ; et celui qui ne supporte pas le châtiment n’est pas digne de mon royaume10. »

Quand nous sommes mis à l’épreuve, nous devons méditer et nous demander : « Qu’est-ce que le Seigneur veut que je fasse dans cette situation ? »

Le Seigneur a adressé ces paroles de réconfort à Joseph Smith, le prophète : « Sache, mon fils, que toutes ces choses te donneront de l’expérience et seront pour ton bien. Le Fils de l’Homme est descendu plus bas que tout cela. Es-tu plus grand que lui11 ? » Il nous faut voir chaque épreuve comme une occasion de progresser. Un jour, nous comprendrons les raisons.

Le Seigneur a dit : « Ceux que j’aime, je les châtie aussi afin que leurs péchés leur soient pardonnés, car avec le châtiment je prépare la voie pour qu’ils soient délivrés12... » Le Seigneur aime chacun de nous. Il veut notre bonheur. Celui-ci vient de notre foi en Jésus-Christ, de notre repentir sincère et véritable, de notre obéissance à ses commandements et de notre endurance jusqu’à la fin.

Nous pensons peut-être parfois que le Seigneur n’entend pas nos prières et n’y répond pas. Il nous faut alors nous arrêter et méditer sur ce que nous avons fait pendant toute notre vie. Si nécessaire, nous devons mettre notre vie en accord avec l’Évangile de Jésus-Christ. Par l’intermédiaire de Joseph Smith, le prophète, le Seigneur a révélé :

« Moi, le Seigneur, j’ai souffert que les afflictions qui les ont accablés s’abattent sur eux à cause de leurs transgressions…

« Ils étaient lents à écouter la voix du Seigneur, leur Dieu ; c’est pourquoi le Seigneur, leur Dieu, est lent à écouter leurs prières, à leur répondre le jour de leurs ennuis.

« Le jour de leur paix, ils ont pris mes instructions à la légère, mais le jour de leurs difficultés, par nécessité, ils me cherchent13. »

Quand nous aurons le désir sincère de mettre notre vie en accord avec la volonté du Seigneur, il sera toujours prêt à aider à soulager notre fardeau.

Qu’est-ce qui détruit notre courage et notre espérance ?

Jésus-Christ a dit aux douze apô-tres certaines des choses qui peuvent détruire notre espoir et nous faire abandonner : Nous laisser succomber à la tentation, ne pas supporter l’affliction, les tribulations et la persécution, craindre « les soucis » du monde, rechercher d’abord la richesse, abandonner au lieu de persévérer jusqu’à la fin et laisser les faux prophètes nous tromper14.

Qu’est-ce qui nous donne courage et espérance ?

L’invitation que le Seigneur lance à chacun de nous est : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos15. » Jésus-Christ a le pouvoir de nous reposer de nos chagrins et de nos souffrances.

Le prophète Mormon a enseigné :

« C’est pourquoi, si un homme a la foi, il doit nécessairement avoir l’espérance, car, sans la foi, il ne peut y avoir d’espérance…

« Et si un homme est doux et humble de cœur, et confesse par le pouvoir du Saint-Esprit que Jésus est le Christ, il doit nécessairement avoir la charité16. »

Si nous faisons chaque jour preuve de foi, de douceur, de charité et d’humilité de cœur, en confessant que Jésus est le Christ et en acceptant son expiation, nous aurons en bénédiction la force et l’espérance de surmonter les épreuves et les chagrins de cette vie.

Quelles sont certaines des promesses que le Seigneur fait à chacun de nous ?

« Prenez courage, petits enfants, car je suis au milieu de vous et je ne vous ai pas abandonnés17. »

« Prenez courage, car je vous guiderai le long du chemin. Le royaume est à vous, ses bénédictions sont à vous et les richesses de l’éternité sont à vous18. »

Le prophète Éther a dit : « C’est pourquoi, quiconque croit en Dieu peut espérer avec certitude un monde meilleur, oui, une place à la droite de Dieu, espérance qui vient de la foi et constitue, pour l’âme des hommes, une ancre19. »

Dieu est notre Père. Nous sommes ses enfants. Il nous aime. Il veut notre bonheur ici, dans cette vie, et pour toute l’éternité. Nous sommes dirigés par un vrai prophète de Dieu aujourd’hui. Jésus est le Christ, Par lui, nous pouvons trouver la paix en ce monde. Au nom de Jésus-Christ. Amen.
Notes

1. Jean 16:33.
2. 2 Néphi 2:25.
3. Moroni 10:22.
4. Matthieu 24:12.
5. D&A 1:35-36.
6. Abraham 3:25.
7. Ecclésiaste 9:2-3.
8. Voir Matthieu 7:24-27.
9. Luc 9:23.
10. D&A 136:31.
11. D&A 122:7-8.
12. D&A 95:1.
13. D&A 101:2, 7-8.
14. Voir Matthieu 13:19-23.
15. Matthieu 11:28.
16. Moroni 7:42, 44.
17. D&A 61:36.
18. D&A 78:18.
19. Éther 12:4.

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