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EGYPTE_DEVELOPEMENT DURABLE

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EGYPTE
L'Égypte — officiellement République arabe d'Égypte — est un pays couvrant une superficie de 997 739 km² (soit 1,8 fois plus grande que la France ou deux fois l'Espagne), qui s'étend sur l'extrême nord-est du continent africain et sur la péninsule du Sinaï où il est limité à l'est par l'État d'Israël et l'Arabie Saoudite; au sud, le pays est limité par le Soudan et à l'ouest par la Libye (voir la carte). Étant donné que l’Égypte s’étend à l’extrémité orientale de l’Afrique du Nord et se prolonge sur le continent asiatique par le Sinaï fait en sorte que cette situation géographique détermine son appartenance au Proche-Orient. La capitale du pays est Le Caire.
Le pays est en proie à de grandes difficultés économiques. Autrefois (vers -400) essentiellement agraire, l'économie égyptienne tente désormais de se diversifier vers des domaines comme le tourisme ou l'industrie. Les principaux partenaires économiques de l'Égypte (en 2004) sont les États-Unis, l'Union européenne, et le Japon. Les principales ressources économiques de l'Égypte sont le pétrole, les métaux, le tourisme, et l'agriculture (surtout le coton).
L’Égypte est le pays le plus peuplé de tout le monde arabophone: 65,9 millions (1998), mais 70 millions (estimation de 2004). La formation du «peuple égyptien» remonte très loin dans le temps, soit vers 3500 avant notre ère, lorsque des populations de souche chamito-sémitique s’établirent dans le pays. La population actuelle est issue de ce fonds très ancien, ainsi que des apports liés aux invasions qui marquèrent l’histoire du pays: les Libyens, les Grecs, les Romains, mais surtout les Arabes qui conquirent la région au VIIe siècle de notre ère. La population égyptienne fut à partir de cette époque presque totalement arabisée et islamisée. Aujourd'hui, il ne subsiste des populations proto-arabes qu'une petite minorité nubienne habitant depuis des millénaires les villages du sud de l’Égypte et du nord du Soudan. Bref, la langue que parlent les arabophones contemporains n'a rien à voir avec la langue égyptienne des pharaons.
DEVELOPEMENT DURABLE
Ce concept est au cœur d’un nouveau projet de société permettant de remédier aux excès et aux dysfonctionnements d’un mode de développement dont les limites ont été fortement dénoncées dès le début des années 1970. Les effets de l’industrialisation (production de déchets en masse, pollutions, etc.) apparaissent alors et la désertification, la déforestation, le “trou” dans la couche d’ozone constituent, une décennie plus tard, de nouvelles sources d’inquiétude, bientôt suivies par l’érosion de la biodiversité et le réchauffement climatique.
Dans le même temps, on constate que les politiques économiques de la seconde moitié du XXe siècle n’ont guère amélioré la situation des plus pauvres. Les inégalités se sont même creusées, ce qui pose la question de la croissance et du développement.
Popularisé par le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, le développement durable s’est affirmé comme un concept à la mode. En France, il a acquis une place importante, dont témoignent l’instauration d’un ministère de l’Ecologie et du Développement durable, ainsi que la participation active du président de la République au Sommet de Johannesburg en 2002.
Nettoyage des plages après le naufrage de l’Erika en décembre 1999
Nettoyage des plages de Loire Atlantique après le naufrage de l’Erika en décembre 1999.
© La Documentation française. Photo : Alain Le Bacquer
Le développement durable est désormais une préoccupation des Etats, des régions et des communes, il entre aussi dans les stratégies des sociétés industrielles et des acteurs du secteur tertiaire.
La notion est également devenue objet d’enseignement, de l’école primaire au lycée. Les médias s'en sont emparés, les publications sur le sujet sont nombreuses, émanant d’économistes, d’urbanistes, de politistes, de juristes, d’aménageurs ou de géographes.
Le développement durable, qui se veut une nouvelle manière de penser le monde et de le “gérer”, qui tente d’apporter des réponses aux inquiétudes relatives à la planète, renvoie en réalité à de très nombreuses questions. Néanmoins, en dépit du flou conceptuel et politique qui entoure cette notion, en dépit des doutes sur les instruments à adopter pour sa mise en pratique, de la difficulté d’articulation et de définition des échelles pertinentes à sa mise en œuvre, malgré la multitude d’acteurs et la prégnance des conflits qui caractérisent leurs relations, le développement durable a acquis une dimension mondiale dont il est nécessaire de souligner l’intérêt comme les contradictions ».
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