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REUNION
La Réunion est une île française du sud-ouest de l'océan Indien située dans l'archipel des Mascareignes à environ 700 kilomètres à l'est de Madagascar et à un peu plus de 200 kilomètres au sud-ouest de l'île Maurice, terre la plus proche. Soumise à un climat tropical, elle dispose d'un relief escarpé formé il y a seulement quelques millions d'années. Aussi, malgré une érosion très marquée, elle culmine à près de 3 071 mètres d'altitude au sommet du Piton des Neiges et abrite par ailleurs l'un des volcans les plus actifs du monde, le Piton de la Fournaise. Les coulées de lave émises par ce dernier augmentent régulièrement la superficie totale de ce territoire battu par les lames et qui jouit sur ses quelques 2 512 kilomètres carrés actuels d'un endémisme naturel exceptionnel.
Au 1er janvier 2007, la population de La Réunion était estimée à 793 000 habitants (source INSEE), ce qui en fait le DOM (département français d'outre-mer) le plus important au plan démographique. En effet, la Guadeloupe compte 421 600 habitants; la Martinique, 381 467; la Guyane française, 150 000. Depuis le début du XXe siècle, quelque 150 000 Réunionnais auraient quitté l'île pour la Métropole. On estime que, annuellement, plus de 6000 Réunionnais immigrent en France à la recherche du travail.
Au sein de l'île, les Réunionnais sont assez inégalement répartis du point de vue géographique, car la moitié du territoire n'est pas habitée; en effet, la grande majorité des insulaires, soit plus de 80 % de la population, habite les zones côtières, là où sont situées les agglomérations. Actuellement, La Réunion connaît un vigoureux essor démographique dont le taux de 2,2 % dépasse les normes françaises de 0,4 %. Or, cet essor démographique inquiète les autorités françaises, puisqu'il est aussi générateur de chômage. La Réunion bénéficie d'un tissu urbain relativement développé avec huit villes de plus de 30 000 habitants, dont Saint-Denis (131 557 habitants), Saint-Pierre (68 915), Saint-Paul (87 712), le Tampon (60 320), Saint-Louis (43 500), Saint-André (43 000), Saint-Benoît (31 560) et Saint-Joseph (30 293).
Du fait des différentes origines de la population réunionnaise, les principales religions pratiquées dans l’île sont le christianisme (essentiellement catholique romain, mais aussi protestant), les bahá'is (Foi Bahá'ie) sont présent depuis 1953, l’hindouisme (tamouls), l’islam majoritairement sunnite et le judaïsme. La communauté chinoise vénérant pour sa part le héros guerrier devenu dieu, Guan Di.
Longtemps ombragés par la religion officielle, les autres cultes s’épanouissent aujourd’hui dans une pleine légitimité, scellant l’attachement du peuple à ses racines lointaines et parachevant l’identité plurielle de la société réunionnaise; diverses manifestations spirituelles jalonnent aujourd’hui l’année civile, Dipavali, Noël, Ramadan, Pandialé, Carême, commémorations sacrificielles du mouton et du cabri, les saints du Vatican et les panthéons de l’Orient cohabitent dans un œcuménisme exemplaire pour cette île aux multiples jours de l’an.
DEVELOPPEMENT-DURABLE
20 juillet 1969 : l’homme se pose sur la lune et prend conscience que la planète bleue est une minuscule oasis fragile, perdu dans l’immensité de l’univers. À l’époque, seulement 3,5 milliards d’être humains vivaient sur la Terre. Aujourd’hui, nous sommes 6,2 milliards... une augmentation de 79 % en seulement 33 ans !
Et si l’on en croit les données démographiques, il y a de fortes chances pour que la Terre soit peuplée de 10 milliards d’êtres humains avant le milieu du siècle.
Quatre milliards de bouches supplémentaires à nourrir, dont la plupart se trouveront sans doute dans les mégalopoles du Tiers-Monde. Quatre milliards d’hommes qu’il faudra loger, chauffer, éclairer alors que 800 millions de personnes souffrent toujours de faim à l’heure actuelle, qu’un milliard et demi n’ont pas accès à l’eau potable et deux milliards ne sont pas raccordés aux réseaux d’électricité !
Or, en 2050, si chaque habitant des pays en développement consomment autant d’énergie qu’un Japonais en 1973, la consommation mondiale d’énergie sera multipliée par quatre !
Certes, en l’espace de seulement un demi-siècle, le niveau de vie d’une partie de l’humanité a plus évolué que pendant deux millénaires. Mais en contrepartie, les catastrophes industrielles n’ont cessé de se multiplier : Tchernobyl, Seveso, Bhopal, Exxon Valdez pour ne citer que les plus graves. Sans oublier les dégâts écologiques inquiétants : pollution de l’air et de l’eau, disparitions des espèces animales et végétales, déforestation massive, désertification....
D’où ces questions fondamentales : Comment concilier progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète ? Comment répartir les richesses entre les pays riches et ceux moins développés ? Comment donner un minimum de richesses à ces millions d’hommes, de femmes et d’enfants encore démunies à l’heure où la planète semble déjà asphyxiée par le prélèvement effréné de ses ressources naturelles ? Et surtout, comment faire en sorte de léguer une terre en bonne santé à nos enfants ?
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