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Développement durable: Textes

 Penser global, agir localement
 Club des Amis Facebook Afrique
 Projet HAD Dibilio
 Le développement durable
 Le jour où le monde se retrouvera à court d'énergie.
 Signes tangibles d’une production record de riz
 Agir pour le développement durable
 La Tunisie élue vice-présidente du sommet de la francophonie
 La Francophonie doit se vivre comme un engagement politique
 Enseigner l'Histoire
 Après nous le déluge !
 Sauvegarde des Gorilles, des populations locales dans le Virunga
 Sommet sur le climat à Copenhague, le 9 décembre
Penser global, agir localement  


« Penser global, agir localement » ou comment utiliser la localisation pour saisir de nouveaux marchés

Dans notre économie sans cesse plus internationale, de nombreuses entreprises cherchent à élargir leur activité à de nouveaux marchés à l’étranger. Or le marketing en ligne est sans doute l’une des façons les plus rentables de le faire.
En effet, la plupart des chefs d’entreprise s’accordent à dire que leur site Internet est l’un de leurs premiers outils de vente ; car désormais, peu de consommateurs dans notre société achètent quoi que ce soit sans enquêter auparavant sur le net, qu’il s’agisse de vérifier les coordonnées du vendeur, trouver des critiques du produit ou encore de comparer les prix. Aussi la façon dont vous présentez votre site Internet sur ces marchés internationaux est-elle cruciale.
L’un des paradoxes de notre vie moderne, internationale, est qu’alors qu’une très large majorité du contenu d’Internet est écrite en anglais, le nombre de lecteurs dont l’anglais est la langue maternelle est assez faible. En effet, plus de la moitié des recherches sur Google sont effectuées dans des langues autres que l’anglais, et les études montrent que les visiteurs d’un site Internet passent deux fois plus de temps sur une page et ont quatre fois plus de chances d’acheter sur un site dont le contenu est rédigé dans leur propre langue. Alors que pouvez-vous faire pour vous assurer que le message vantant les mérites de votre produit atteindra bien votre public cible ?
L’identification de nouveaux marchés
La première étape dans l’accès à un nouveau marché est d’observer en ligne où se trouve la demande pour les services que vous proposez. Pour ce faire, vous pouvez par exemple explorer le web pour voir où les autres sociétés de votre secteur d’industrie opèrent. Recherchez les espaces disponibles sur le marché de ces pays et essayez d’éviter les zones où le marché est déjà saturé.
Les noms de domaine dans le pays
Une fois que vous aurez identifié un pays spécifique avec un potentiel significatif, envisagez d’investir dans un nom de domaine dans le pays de votre site localisé, car cela participera largement à l’optimisation de votre moteur de recherche. Vous constaterez peut-être aussi que vos clients ont davantage confiance dans une entreprise avec un nom de domaine local. De même, lorsque vous choisissez votre fournisseur de service Internet, n’oubliez pas de vérifier si leur serveur est réellement situé dans votre pays cible, parce que les moteurs de recherche tels que Google et Baidu (le moteur de recherche le plus fréquenté en Chine) favorisent les sites qui sont hébergés dans leur pays d’« accueil ».

Le contenu, sa traduction et les termes clé
Le texte de votre site Internet devrait être traduit professionnellement et spécifiquement pour la région dans laquelle vous souhaitez vendre votre produit. Les traducteurs automatiques ne sont jamais à la hauteur d’une personne en chair et en os traduisant dans sa langue maternelle, et il faut absolument que votre site se lise naturellement, comme s’il avait été écrit au départ dans votre langue cible avec une terminologie et un phrasé corrects.
Considérez les dialectes comme une langue à part entière : certains mots et expressions varient très largement entre l’espagnol parlé en Espagne et celui pratiqué en Amérique Latine par exemple, ou entre le français parlé en France et celui pratiqué en Belgique, en Suisse ou au Canada.
Bénéficier de l’aide d’un expert permettra également d’éliminer toute gaffe embarrassante ou culturellement inappropriée : qui sait le succès que la Chevrolet Nova aurait eu en Amérique centrale et du Sud si un traducteur professionnel disponible avait averti General Motors que « No va » en espagnol signifiait « n’avance pas » !!
Ce n’est pas seulement le contenu de votre site web qui doit être taillé sur mesure pour votre audience, mais aussi vos termes de recherche clé. Pour avoir du succès, vous aurez besoin de faire davantage que simplement traduire mot à mot les mots clé que vous avez utilisés dans votre pays d’origine.
Différentes nationalités utilisent des expressions différentes au quotidien, et cela inclut les synonymes, les acronymes et les abréviations et vous aurez besoin d’adapter vos mots clé en conséquence. Par exemple, une traduction directe de l’anglais vers le français de « car insurance » serait « assurance voiture », pourtant, dans un souci de simplicité, les francophones (et par conséquent les lanceurs de recherches) ont adopté la phrase « assurance auto » (« auto » dans ce contexte étant une abréviation de « automobile ») à la place. Ainsi, si vous choisissez « assurance voiture » pour mot clé les retours que vous obtiendrez seront assez limités alors qu’avec « assurance auto » vous obtiendrez de bien meilleurs résultats.

Avec une simple recherche vous serez capable de découvrir quels termes de recherche clés sont utilisés par les internautes dans le pays de votre choix. Google dispose d’ un outil de mot clé portant sur 41 langues qui peut être adapté sur mesure à des pays spécifiques. En incorporant ces phrases dans un site web traduit professionnellement, vous pouvez vous assurer que votre site détiendra une position optimale sur les moteurs de recherche pertinents, et que votre base de clients nouvellement choisie sera ainsi capable de vous trouver.
Le design du site et sa facilité de navigation
Il est également important d’analyser les arrangements de couleurs, la facilité de navigation, le ton, le style et l’imagerie en place sur les sites internet à succès dans le pays de votre choix, car les cultures différentes répondent différemment au même stimulus. Par exemple, alors que les américains apprécient plutôt les approches directes, un lecteur anglais trouvera un tel ton un peu impoli. Les internautes asiatiques auront eux plutôt tendance à répondre favorablement aux couleurs claires et aux caractéristiques voyantes, ce qu’un lecteur européen trouvera trop distrayant ou ennuyant.
A propos de Lingo24 :
Lingo24 est une société de traduction avec une base de donnée de 4000 traducteurs sur quatre continents, Lingo24 est capable d’offrir des traductions dans la plupart des langues du monde et à n’importe quelle heure.
Dan Aldulescu
Marketing
Lingo24.
e. dan.aldulescu@lingo24.com
t. +44 (0) 207 9527896
f. +44 (0) 870 120 9814
m. +40 723 34 7088
w. http://www.lingo24.com
Skype: dan.aldulescu
Club des Amis Facebook Afrique 

http://www.facebook.com/group.php?gid=36887966722

http://fr-fr.facebook.com/

Chaîne du don pour l'Afrique est un réseau social francophone et sans but lucratif destiné à rassembler des personnes proches ou inconnues, en vue d'aider l'Afrique dans tous les domaines en priorité dans les pays francophones et anglophones. A partir de novembre 2008,nous tenterons de rassembler beaucoup d'amis dans ce club social.Le groupe est ouvert à tous et à toutes sans distinction de race et de religion.
Un mot du fondateur du groupe CAFA(Sorel Fofana) : "Je suis convaincu que nous constituerons ensemble le groupe le plus solidaire, humain et convival qui existe sur Facebook, tous réunis pour une même cause et des convictions, aider durablement l'Afrique dans tous les domaines".
Afin de promouvoir la chaine du don pour l'Afrique, pour l'organisation de différents évènements qui se tiendront dans différents lieux (conférence, concerts,invitation, collecte et distribution etc...).Une participation de tous les membres sera la bienvenue pour les différents évènements à venir ainsi que des dons en tours genres utiles à cette solidarité.Les membres seront informés par mail de tous les évènements à venir.Nous esperons former un club d'amis 1000 à 100 000 personnes d'ici fin 2012 pour former une belle chaîne et un bel élan de solidarité pour l'Afrique.Donnons-nous la main pour y arriver, l'Afrique a besoin de nous, disons non à la misère, non à la pauvreté et disons oui à la solidarité pour l'Afrique ensemble.

Nous utilisons Facebook tous les jours pour agrandir notre réseau d'amis, partager nos idées et nos sentiments dans l'agréable.Formons donc ensemble ce Club d'Amis Facebook Afrique, pour rendre l'utile à l'agreable.Ne restons pas passifs face à la misère des peuples, ne restos pas des maillons faibles face aux fléaux de tous genres,devenons des acteurs solidaires grâce à ce nouveau réseau social et ce nouvel outil de communication qu'est facebook pour détruire les clichés habituels de l'afrique, présentés au monde comme un continent représenté par la famine, les fléaux, la misère et la pauvreté en tous genres.
Facebook est le 5ème site le plus visité au monde.Devenons le maillon fort de cette chaine de solidarité pour l'Afrique.Tenons le cap pour l'avenir.

Preambule de la constitution du groupe

Article 1 :
On est tous des êtres humains et nous vivons tous sur terre avec des causes et des convictions.

Article 2 :
Nous rejoignons ce groupe dans l'intime conviction qu'en formant un reseau social par la création de ce club d'amis facebook Afrique, que nous pouvons participer d'une autre manière à aider l'Afrique tant soit peu.

Article 3:
Chaque membre de ce groupe est un maillon fort pour l'afrique.

Article 4 :
Ce groupe est ouvert à toute personne physique, sans distinction de race ou de religion.

Article 5 :
L'appartenance à ce groupe implique le respect des opinions et des libertés individuelles des membres.

Ne restons pas des maillons faibles face à la souffrance des peuples d'Afrique.

Invitez tous vos amis à rejoindre ce groupe et essayons de créer un grande chaîne du don pour aider l'Afrique.

Vous invitez 100 personnes = 100 maillons forts en +
Vous invitez 1000 personnes = 1000 maillons forts en +
Vous invitez 10000 personnes = 10000 maillons forts en +

Inscrivez-vous et cliquez sur (Invitez des amis à rejoindre ce groupe) car cela est important pour défendre notre cause.

Je vous remercie de votre adhésion à ce réseau social.Une nouvelle génération est née.

Sorel Fofana
Fondateur et fédérateur du groupe Club des Amis Facebook Afrique(CAFA)
Projet HAD Dibilio 

  Sommaire    
L’HOSPITALISATION A DOMICILE



S A N T E S E R V I C E B E N I N
ACCOMPAGNER ET SOIGNER A DOMICILE

Santé service Bénin est un établissement de santé spécialisé en hospitalisation à domicile.

Crée en 2010, à l’initiative du Ministère de la Santé, il assure au domicile du patient, dans des conditions de sécurité et de confort psychologique, tous les soins médicaux et paramédicaux prescrits par un médecin hospitalier ou libéral.

La réussite de la prise en charge à domicile réside dans la qualité des soins dispensés, dans le respect du projet de vie du patient. Prise en charge sociale, de l’éducation thérapeutique et de la prévention au regard des habitudes des coutumes et des rythmes de vie.
Elle dépend également de la participation active du patient et de son entourage.

Fort de ces valeurs, Santé Service Bénin intervient auprès des patients souffrant de pathologies diverses à leur domicile, quels que soient leur contexte social et leur lieu de vie

L’admission en H A D

Qui prescrit ?
L’H A D intervient sur prescription médicale, soit un médecin hospitalier, soit un médecin de ville. Elle a lieu après une double évaluation des besoins du patient :
1) Evaluation médicale et paramédicale couvrant les besoins de soins et les besoins fondamentaux.
2) Evaluation sociale couvrant les conditions nécessaires de la prise en charge : cadre de vie, environnement familial.
3) L’admission est prononcée après avis du médecin coordonateur de Santé Service Bénin sur la base du projet thérapeutique.

Comment prescrire ?
Le médecin hospitalier contacte une infirmière coordonatrice hospitalière ;
Le médecin de ville joint le siège social.

L’organisation des soins
Une fois le malade pris en charge, Santé Service Bénin s’engage dans une démarche de soins et agira comme coordinateur des actes pratiqués au domicile du patient sous l’autorité du médecin traitant.

L’équipe pluridisciplinaire organisée en unités de soins fonctionne 24h/24h et 7j/7j.
L’adaptation des soins et de l’éducation du malade se font en fonction de l’évolution des besoins, sans limitation de temps, en collaboration avec le médecin traitant. La présence d’un dossier de soins au chevet du malade facilite la coordination entre l’équipe soignante, l’encadrement, le médecin et l’hôpital.
  Présentation had    
ASSISTANCE MEDICALE

QUI EST EN BONNE SANTE EST RICHE SANS LE SAVOIR


Hospitalisation à domicile

Alternative à l’hospitalisation classique, l’hospitalisation et les soins à domicile sont portés par une forte croissance de la démographique et de la précarité.

Dans le même temps, la réduction des durées d’hospitalisation et l’augmentation des cas médicalement plus <> à soigner à domicile du fait de la tarification de l’activité hospitalière, font que l’hospitalisation et les soins à domicile peuvent répondre à un nombre croissant de pathologies favorisant ainsi le développement de ce segment.

La santé à domicile est aujourd’hui indispensable et devrait être privilégiée par les pouvoirs publics dans l’évolution du dispositif sanitaire.

Intérêt humain, intérêt médical, intérêt économique, tout concourt vers le type de développement d’une telle alternative apportant des solutions en termes de sécurité du patient, et de l’amélioration de la qualité des soins ainsi que de sa praticité.

Définition

L’hospitalisation à domicile permet d’assurer au domicile du patient des soins médicaux et paramédicaux importants pour une période définie ou renouvelable en fonction de son état de santé.

Elle a pour objectif d’éviter ou de raccourcir une hospitalisation en établissement et d’offrir la possibilité au patient de poursuivre les soins à domicile.
Dans le cadre de l’assistance médico-technique à domicile, trois types de soins coexistent :

Les conditions d’admission sont proposées sur prescription médicale et prononcée sur la base d’un projet thérapeutique, après évaluation des soins et la faisabilité de la prise en charge à domicile.

L’hospitalisation à domicile (HAD) prend en charge le patient pour des soins complexes

Les services des soins infirmiers à domicile (SSIAD)
Assurent un relais à une hospitalisation classique ou à domicile, en prodiguant des soins de faible technicité.

Les soins à domicile (SAD) sont dispensés ponctuellement dans un cadre libéral essentiellement défini par la liste des produits et prestations remboursables (s’il y en a)

Pour le patient, les soins en HAD, seront pris en charge dans les mêmes conditions qu’à l’hôpital.


Types de soins

Pansements de tous types, antibiothérapie, analgésie, alimentation parentérale, surveillance post-chirurgicale, suivi de grossesse à risque, suites de couches, éducation, ergothérapie, rééducation fonctionnelle, assistance respiratoire, transfusion, accompagnement de fin de vie.
  Mesure de développement    


MESURE DE DEVELOPPEMENT

Le terme développement, dans le cas présent, est souvent pris comme un raccourci pour développement économique, mais concerne aussi le développement humain, c'est-à-dire les paramètres pouvant être considérés positifs pour la société, dont la santé et l’espérance de vie.
L’indice de développement humain est un indice statistique composite crée par le programme des Nations Unies pour le développement en 1990, évaluant le niveau de développement humain des pays du monde. Il prend en considération l’espérance de vie à la naissance, mais cet indicateur ne donne pas d’informations sur le bien–être individuel et collectif.

Les Etats membres se sont donnés pour obligation de réaliser d’ici 2015 une série d’objectifs, dits objectifs du millénaire pour le développement consistant en des engagements précis et mesurables centrés sur un certain nombre d’indicateurs évaluant la réduction de la pauvreté, le combat contre le V.I.H, l’amélioration de la santé maternelle, la réduction de la mortalité infantile et adultes.

LES SOURCES ET LES FREINS AU DEVELOPPEMENT

Les éléments intrinsèques :
• Etat en situation de déliquescence
• Les freins à l’activité économique et à l’investissement
• Les aptitudes comportementales
• Les structures juridiques
• L’éducation de la population

Les éléments extrinsèques :
• Les guerres
• Les intérêts géopolitique et commercial
• Historique culturel
• Manque d’intérêt et de compréhension des entreprises multinationales pour les dynamiques spécifiques au pays.
  Plan d'action    
PLAN D’ACTION

PAYS SELECTIONNES

• AFRIQUE
• MADAGASCAR
• AUTRES TERRITOIRES

• Domaine : Hospitalisation à domicile
• Objectif : Créer et instaurer auprès des pouvoirs publics l’égalité des chances du capital humain face à la maladie, en créant l’activité économique et l’investissement nécessaires et indispensables dans le secteur de la santé. Il implique que les besoins fondamentaux de la personne soient satisfaits, qu’ils soient affectifs, nutritionnels et sociaux.

IL N’EST PAS UTOPIQUE D’IMAGINER DE FAIRE BAISSER LES STATISTIQUES DE L’OMS QUI CONSIDERE QUE 70% A 99% DES INDIVIDUS SONT COMME N’ETANT PAS EN BONNE SANTE OU MALADES.
NE BAISSONS LES BRAS ET LUTTONS TOUS ENSEMBLE CONTRE CE FLEAU QUI EST ACCESSIBLE SI LES HOMMES ET LES FEMMES DE BONNE VOLONTE SONT PRETS A SE BATTRE.

Parce que le hasard qui a placé l’être humain dans un endroit défavorisé et en déficit de structures, la maladie mortelle et transmissible qui en relate, qui s’attrape à la naissance ne doit pas se conclure inévitablement par la mort.

La santé est un droit reproductif comme les autres droits de l’homme.
Elle préserve la bonne transmission du patrimoine humain d’une génération ç l’autre.

C’EST UN VERITABLE ENJEU COLLECTIF
SANTE PUBLIQUE ET POLITIQUE DE SANTE

PLANIFICATION

• Locaux administratifs et logistiques dans chaque ville retenue pour faciliter la circulation du flux et atteindre ainsi les objectifs et mise en place des synergies

1) La maintenabilité
2) La mutualisation des soins
3) La capacité à grossir et à s’adapter aux évolutions des demandes

PRATIQUE DE L’ORGANISATION

• Ressources technologiques
• Ressources de la structure physique
• Ressources des synergies humaines
• Qualité
• Périmètre fonctionnel

CHARGES

• Délai de mise en place
• Estimation de la tâche
• La planification
• L’allocation des ressources
• Moyen de levée des fonds publics et privés

BUDGET

• Achat des matériels de base
• Location des locaux
• Règlement des honoraires des intervenants
• 10.000€ à 50.000€ selon l’implantation
  Logistique    
LOGISTIQUE DE LOCATION

Location de matériel médical pour la région intra-muros et extra-muros (50 km), que ce soit pour des particuliers à domicile ou en collectivité.

La location de matériel médical est une solution qui permet d’équiper rapidement à domicile, le matériel nécessaire au maintien du malade sur son lieu de vie habituel et au sein de la cellule familiale.

LES MATERIELS PROPOSES

CHAMBRE

• LIT MEDICALISE MANUEL EQUIPE D4UN REPOSE JAMBES ET REPOSE TETE REGLABLES EN INCLINAISON
• BARRIERES DE SECURITE ESCAMOTABLES ET LATERALES
• POTENCE DE LIT
• PORTE SERUM
• TABLE DE LIT POUR DEJEUNER
• MATELAS ANTI-ESCARES
• SOULEVE MALADE
• FAUTEUIL DE REPOS
• REHAUSSE W.C

MOBILITE

• DEAMBULATEUR
• DEAMBULATEUR A ROULETTES
• BEQUILLES
• FAUTEUIL ROULANT
• CAISE PERCEE FIXE OU ROULANTE
• BARRES D’ACCES

SURVEILLANCE

• APPAREIL A TENSION
• PESE PERSONNE
• GLUCOMETRE
• OXYGENOTHERAPIE
• AEROSOLTHERAPIE

Le matériel est en excellent état et répond aux normes les plus exigeantes en terme de propreté et de sécurité.
Il est nettoyé et désinfecté selon un procédé validé.
  Bouteille à la Mer    

BOUTEILLE A LA MER

Chers amis (es),

Je lance un appel à la solidarité pour la mise en place et la réussite d’un concept d’humanisation des soins à domicile pour toutes les couches de la population dont les plus démunies, en Afrique et Madagascar.

Le soutien des autorités de tutelles gouvernementales, des organisations humanitaires, mécènes sensibles à une justice équitable de la santé, m’est indispensable.

La démonstration conjuguée des intérêts économiques et humains ne peut qu’apporter une approbation positive.

N’hésitez pas à me communiquer leurs coordonnées et à me demander de vous faire parvenir toute l’étude concernant ce projet.

Merci à toutes et à tous pour votre collaboration, et surtout croire au bonheur d’une justice équitable et le droit à la santé.
Cordialement

Philippe Dibilio
06 62 19 84 17
dibilio@wanadoo.fr
Le développement durable 

Une définition de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_durable

Le « développement durable » (ou développement soutenable) est, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le Rapport Brundtland1 :
« un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de " besoins ", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »
Autrement dit, il s'agit, en s'appuyant sur des valeurs (responsabilité, participation et partage, débat, partenariat, innovation, pérennité, réversibilité, précaution et prévention et solidarité ;sociale, géographique et transgénérationelle) d'affirmer une approche double et conjointe :
• Dans l'espace : chaque habitant de cette terre a le même droit humain aux ressources de la Terre ;
• Dans le temps : nous avons le droit d'utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d'en assurer la pérennité pour les générations à venir.
Des écologistes et autres personnalités de divers bords politiques considèrent le terme « développement durable » comme un oxymore, certains préférant le qualificatif de soutenable à celui de durable.
Sémantique et concept de développement durable
Divers institutions et acteurs sociaux et économiques se réclament de ce concept, né de deux constats qui sont :
• l'actuelle fracture Nord/Sud et la recherche d'un développement humain ;
• la présente crise écologique et l'urgence de sauvegarder l'environnement.
Le lien entre les objectifs du développement et la crise de l'environnement conduit au concept d' éco-développement développé au début des années 1970 par Ignacy Sachs et à la conférence internationale de Stockholm sur l'environnement humain en 1972. Puis le terme Sustainable development, traduit par « développement durable » apparaît en 1980 et est officialisé et répandu par le rapport Notre avenir à tous, (dit Rapport Brundtland) en 1987.
On emploie quelquefois en français le terme de « développement soutenable ». (Qui est la traduction littérale de l'anglais « Sustainable development »)
Historique
1968 : création du Club de Rome regroupant quelques personnalités occupant des postes relativement importants dans leurs pays respectifs et souhaitant que la recherche s'empare du problème de l'évolution du monde pris dans sa globalité pour tenter de cerner les limites de la croissance.
1972 : le Club de Rome publie le rapport Halte à la croissance ?, ou Les limites de la croissance, le titre original étant The limits to growth, rédigé à sa demande par une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology. Ce premier rapport donne les résultats de simulations informatiques, par le modèle DYNAMO de Jay Forrester sur l'évolution de la population humaine en fonction de l'exploitation des ressources naturelles, avec des projections jusqu'en 2100. Il en ressort que la poursuite de la croissance économique entraînera au cours du XXIe siècle une chute brutale des populations à cause de la pollution, de l'appauvrissement des sols cultivables et de la raréfaction des ressources énergétiques. Le modèle n'est cependant pas encore à ce stade sectorisé par régions comme il le sera ensuite.
1972 (5 au 16 juin) : une conférence des Nations unies sur l'environnement humain à Stockholm expose notamment l'écodéveloppement, les interactions entre écologie et économie, le développement des pays du Sud et du Nord. C'est le premier Sommet de la Terre.
L'environnement apparaît en effet à partir des années 1970 comme un patrimoine mondial essentiel à transmettre aux générations futures et le philosophe Hans Jonas a exprimé cette préoccupation dans son livre Le Principe responsabilité (1979).
1980 L'Union internationale pour la conservation de la nature publie un rapport intitulé La stratégie mondiale pour la conservation2 où apparaît pour la première fois la notion de « développement durable », traduite de l'anglais « sustainable development ».
1987 (avril) : Une définition du développement durable est proposée par la Commission mondiale sur l'environnement et le développement (Rapport Brundtland).
1992 (3 au 14 juin) : Deuxième Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro en 1992 : consécration du terme "développement durable", Le concept commence à être largement médiatisé devant le grand public. Adoption de la convention de Rio et naissance de l'Agenda 21. La définition Brundtland, axée prioritairement sur la préservation de l'environnement et la consommation prudente des ressources naturelles non renouvelables, sera modifiée par la définition des « trois piliers » qui doivent être conciliés dans une perspective de développement durable : le progrès économique, la justice sociale, et la préservation de l'environnement.
2002 (26 août au 4 septembre) : Sommet de Johannesburg : En septembre, plus de cent chefs d'État, plusieurs dizaines de milliers de représentants gouvernementaux et d'ONG ratifient un traité prenant position sur la conservation des ressources naturelles et de la biodiversité. Quelques grandes entreprises françaises sont présentes.
2005 : Entrée en vigueur du protocole de Kyōto sur la réduction des émissions des gaz à effet de serre. Ce protocole se révèle contraignant : un citoyen l'enfreint déjà à son échelle en effectuant un voyage international en avion par an.
Les enjeux
L'environnement négligé au XIXe siècle
Historiquement, le mode de pensée qui est à l'origine de la Révolution industrielle du XIXe siècle a introduit des critères de croissance essentiellement économiques. On retrouve ces critères dans le calcul du Produit national brut, dont l'origine remonte aux années 1930.
Des corrections ont été apportées dans la deuxième moitié du XIXe siècle sur le plan social, avec l'apparition d'associations à vocation sociale et du syndicalisme. L'expression "économique et social" fait partie du vocabulaire courant.
Mais les pays développés (ou pays du Nord) ont pris conscience depuis les années 1970 que leur prospérité était basée sur l'utilisation intensive des ressources naturelles finies, et que par conséquent, outre l'économique et le social, un troisième aspect a été négligé : l'environnement ; Par exemple, l'empreinte écologique mondiale a dépassé la capacité "biologique" de la Terre à se reconstituer vers le milieu des années 19703.
Pour certains analystes4, le modèle de développement industriel n'est pas viable ou insoutenable sur le plan environnemental, car ne permettant pas un "développement" qui puisse durer. Les points cruciaux sont l'épuisement des ressources naturelles (matières premières, énergies fossiles pour les humains), la destruction et fragmentation des écosystèmes, la diminution de la biodiversité qui diminuent la résilience de la planète.
Le développement (industriel, agricole, urbain) génère des pollutions immédiates et différées (exemple pluie acide et gaz à effet de serre qui contribuent à un changement climatique et contribue à la surexploitation des ressources naturelles (exemple : déforestation de la forêt équatoriale). Il provoque une perte inestimable en terme de biodiversité par l'extinction (donc irréversible) d'espèces végétales ou animales. Ce développement provoque une raréfaction des énergies fossiles et des matières premières qui rend imminent le pic pétrolier) et nous rapproche de l'épuisement de nombreuses ressources naturelles vitales.
Au problème de viabilité s'ajoute un problème d'équité : les pauvres subissent le plus la crise écologique et climatique, et il est à craindre que le souhait de croissance (légitime) des pays sous-développés (souvent appelés pays du Sud) vers un état de prospérité similaire, édifié sur des principes équivalents, n'implique une dégradation encore plus importante et accélérée de la biosphère. Si tous les États de la planète adoptaient l'American Way Of Life (qui consomme près du quart des ressources de la Terre pour 7% de la population) il faudrait 5 ou 6 planètes. Et si tous les habitants de la planète vivaient avec le même train de vie que la moyenne française, ce ne sont pas moins de 3 Terre qui seraient nécessaires5.
De plus, Les catastrophes industrielles de ces trente dernières années (Tchernobyl, Seveso, Bhopal, Exxon Valdez, etc.) ont interpellé l'opinion publique et les associations telles que le WWF, les Amis de la Terre, Greenpeace. (voir aussi Chronologie de l'écologisme)
Un développement économique et social respectueux de l'environnement
L'objectif du développement durable est de définir des schémas viables et conciliant les trois aspects économique, social, et environnemental des activités humaines ; « trois piliers » à prendre en compte, par les collectivités comme par les entreprises et les individus :
• Économique : performance financière « classique », mais aussi capacité à contribuer au développement économique de la zone d'implantation de l'entreprise et à celui de tous échelons ;
• Social : conséquences sociales de l'activité de l'entreprise au niveau de tous ses échelons : employés (conditions de travail, niveau de rémunération…), fournisseurs, clients, communautés locales et société en général ;
• Environnemental : compatibilité entre l'activité sociale de l'entreprise et le maintien de la biodiversité et des écosystèmes. Il comprend une analyse des impacts du développement social des entreprises et de leurs produits en termes de flux, de consommation de ressources, difficilement ou lentement renouvelables, ainsi qu'en terme de production de déchets et d'émissions polluantes… Ce dernier pilier étant nécessaire aux deux autres.
Les objectifs du développement durable
Répondre aux besoins des générations actuelles et à venir
Comme vu précédemment, la définition classique du développement durable provient du rapport Brundtland de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement. Il rappelle le propos prêté à Antoine de Saint-Exupéry : « Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants ».
Le rapport Brundtland insiste sur la nécessité de protéger la diversité des gènes, des espèces et de l'ensemble des écosystèmes naturels terrestres et aquatiques, et ce, notamment, par des mesures de protection de la qualité de l'environnement, par la restauration, l'aménagement et le maintien des habitats essentiels aux espèces ainsi que par une gestion durable de l'utilisation des populations animales et végétales exploitées.
Il est toutefois difficile de séparer le patrimoine naturel et le patrimoine culturel. L'idée de transmission de génération en génération alliée à celle de diversité culturelle (on pense aussi aux populations les plus démunies) et à celle d'interaction entre les communautés humaines et la nature est bien résumée dans la définition que donne l'UNESCO du patrimoine culturel :
« Ce patrimoine culturel (immatériel), transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d'identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine ». 6
On peut considérer que les objectifs se partagent entre trois grandes catégories :
• Ceux qui sont à traiter à l'échelle de la planète : rapports entre nations, individus, générations ;
• Ceux qui relèvent des autorités publiques dans chaque grande zone économique (Union européenne, Amérique latine, Asie…), à travers les réseaux territoriaux par exemple ;
• Ceux qui relèvent de la responsabilité des entreprises.
Le développement durable, associé à la notion de bonne gouvernance, n'est pas un état statique d'harmonie mais un processus de transformation dans lequel l'exploitation des ressources, le choix des investissements, l'orientation des changements technologiques et institutionnels sont rendus cohérents avec l'avenir comme avec les besoins du présent7.
Équité entre nations, individus et générations
Pour les uns, le concept de développement durable est assez clair pour être opérationnel. D'autres le voient comme une panacée et un catalogue de bonnes intentions qui devraient permettre tout à la fois, sans trop préciser comment, de combiner un ensemble d'exigences :
• La satisfaction des besoins essentiels des communautés humaines présentes et futures, en rapport avec les contraintes démographiques :
o accès à l'eau potable (cas de l'accès à l'eau au Maroc) ;
o lutte contre la faim ou la malnutrition, sécurité alimentaire ou souveraineté alimentaire ;
o accès à l'éducation ;
o accès à la santé ;
o accès pour tous à l'emploi.
• L'amélioration de la qualité de vie :
o accès aux soins médicaux ;
o accès aux services sociaux ;
o accès à un logement de qualité ;
o accès à la culture
o bien-être social.
• Le respect des droits et des libertés de la personne :
o la participation, pour l'ensemble des groupes de la société, aux différents processus de prise de décision ;
o statut des femmes ;(importance du rôle de la femme dans la société cf AMARTYA SEN )
o liberté de la presse ;
o résolution des conflits ;
o liberté d'expression.
• Le renforcement de nouvelles formes d'énergies renouvelables :
o énergie éolienne ;
o énergie solaire ;
o géothermie ;
o biomasse ;
etc.
Réseaux territoriaux et Agenda 21
Article détaillé : Agenda 21.
Pour le développement durable des territoires locaux, les réseaux de villes et les communautés urbaines sont à même d'exprimer les besoins et de mettre en œuvre des solutions dans le cadre de l'outil défini au sommet de la Terre de Rio de Janeiro : l'agenda 21. L'agenda type comprenant 40 chapitres répartis en quatre sections. Pour cela les collectivités territoriales peuvent coopérer avec les entreprises, les universités (et les grandes écoles en France) ainsi qu'avec les centres de recherche, pour imaginer les solutions innovantes de demain.
Les gouvernements ont souvent élaboré un cadre de référence pour les projets territoriaux de développement durable dont les agendas 21 locaux 8, de même que l'ICLEI pour les villes.
Responsabilité sociale des entreprises
Article détaillé : Responsabilité sociale des entreprises.
Pour le respect d'objectifs de développement durable par les entreprises, spécifiquement on parle de responsabilité sociale des entreprises (corporate social responsability) ou parfois plus précisément responsabilité sociétale des entreprises9 puisque le volet de responsabilité ne correspond pas uniquement au "volet social". La responsabilité sociale des entreprises est un concept par lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, voire de bonne gouvernance ou gouvernement dans leurs activités et dans leur interaction avec leurs parties prenantes sur une base volontaire. Il y a en effet, jusqu'à présent, peu d'obligations législatives, de contraintes ou de pénalités : à citer cependant en France, une loi relative aux nouvelles régulations économiques qui oblige les entreprises cotées en bourse à inclure dans leur rapport annuel une série d'informations relatives aux conséquences sociales et environnementales de leurs activités.
Efficacité économique
Elle vise à favoriser une gestion optimale des ressources humaines, naturelles et financières, afin de permettre la satisfaction des besoins des communautés humaines, et ce, notamment, par la responsabilisation des entreprises et des consommateurs au regard des biens et des services qu'ils produisent et utilisent ainsi que par l'adoption de politiques gouvernementales appropriées (principe du pollueur/payeur (Pigou), internalisation des coûts environnementaux et sociaux, éco-fiscalité, etc.).
• eau virtuelle
• production énergétique
• agriculture durable
• transport
• communication
• inégalités
• pauvreté
• corruption
• solidarité
• économie
• Taxe carbone
Définitions complémentaires
Développement désirable / économie verte
La définition classique du développement durable issue de la commission Brundland (1987) peut apparaître à certains dépassée. En effet, il ne s'agit plus de viser, comme il y a une vingtaine d'années, la satisfaction des besoins lointains de générations futures. C'est la satisfaction actuelle des besoins qui est maintenant compromise par les crises environnementales et sociales que connaît le XXIe siècle (par exemple : l'ouragan Katrina, les ravages du Tsunami, la perte de biodiversité, la raréfaction de la ressource halieutique et le renchérissement des matières premières, la pollution atmosphérique). Il ne s'agit plus d'anticiper les problèmes mais de les résoudre. Le développement durable pourrait alors laisser place à la notion de "développement désirable"10 qui regroupe l'ensemble des solutions économiquement viables aux problèmes environnementaux et sociaux que connaît la planète. Ce nouveau mode de développement, facteur de croissance économique et d'emplois, serait une véritable "économie verte"11, basée sur l'économie sociale et solidaire, l'éco-conception, le biodégradable, le bio, la dématérialisation, le réemploi-réparation-recyclage, les énergies renouvelables, le commerce équitable, la relocalisation.
Durabilité / soutenabilité
Certains préfèrent parler de développement soutenable (le contraire de insoutenable, et ce que notre environnement peut supporter à moyen et long terme). C'est une traduction plus littérale du terme anglophone sustainable development. Les tenants du terme « durable » insistent sur la notion de durabilité (cohérence entre les besoins et les ressources globales de la Terre sur le long terme) plutôt que sur l'idée d'une recherche de la limite jusqu'à laquelle la Terre sera capable de nourrir l'humanité.
D'autres récusent le concept même de développement économique et préfèrent parler d'utilisation durable, voire, en s'inspirant des travaux de Nicholas Georgescu-Roegen, de décroissance durable.
Durabilité forte / faible
Article détaillé : Durabilité.
Il existe deux conceptions sur la durabilité :
• Durabilité forte : on n'admet pas que le capital naturel soit amputé au détriment des générations futures ; Les partisans de cette conception sont plutôt les ONG, surtout environnementales, les associations…
• Durabilité faible : on tolère une amputation du capital naturel, à condition que cette amputation soit substituée par un capital de connaissances, appelé capital immatériel ; les tenants de la durabilité faible se situeraient plutôt parmi les chercheurs "réalistes", parmi les dirigeants d'entreprises et dans les milieux économiques et financiers, bien qu'il soit difficile de généraliser.
Voir dans le paragraphe limites et dérives du concept les dangers de la durabilité faible.
« Agir local, penser global »
Cette formule, employée par René Dubos au sommet sur l'environnement de 1972, est souvent employée dans les problématiques de développement durable. Elle montre que la prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux nécessite de nouvelles heuristiques, qui intègrent le caractère global du développement durable. Elle fait penser à la philosophie de Pascal, plutôt qu'à celle de Descartes, celle-ci étant davantage analytique. En pratique, elle se traduit par des modèles systémiques.
Aspects éthiques et juridiques
Éthique du développement durable
Les aspects essentiels du développement durable, sur les capacités de la planète et les inégalités d'accès aux ressources posent des questions philosophiques.
Jean Bastaire voit l'origine de la crise écologique chez Descartes selon qui l'homme devait se « rendre maître et possesseur de la nature » (Discours de la méthode, sixième partie).
André Comte-Sponville aborde les questions d'éthique dans le capitalisme est-il moral ?'. Paul Ricœur et Emmanuel Lévinas le firent aussi sous l'angle de l'altérité et Patrick Viveret et Jean-Baptiste de Foucauld (Les trois cultures du développement humain) sur celui de la justice sociale.
Hans Jonas fut le premier à avancer l'idée selon laquelle le fait que le modèle économique de l'Occident pourrait ne pas être viable sur le long terme s'il ne devenait pas plus respectueux de l'environnement impose une refonte de l'éthique pour supprimer les menaces que la technique posent à l'avenir de l'Humanité. En effet ce philosophe fut le premier à poser que l'on avait un devoir vis-à-vis des êtres à venir, des vies potentielles et « vulnérables » que nous menaçons. Pour Jonas, qui écrit Le Principe responsabilité durant la guerre froide, les menaces en question sont tant environnementales que nucléaires. Depuis lors l'un des thèmes de la philosophie qui interpelle le plus nos contemporains est celui de la philosophie de la nature, dont on trouve un représentant éminent en la personne du chimiste et physicien irlandais Robert Boyle.
Le philosophe français Michel Foucault aborde ces questions sur le plan épistémologique. Il parle de changements de conception du monde, qui se produisent à différentes époques de l'Histoire. Il appelle ces conceptions du monde, avec les représentations qui les accompagnent, des épistémès. On pourrait sans doute affirmer que le développement durable, et son corollaire la mondialisation, correspondent au concept d'épistémè, qui, appliqué à notre époque, est appelé hypermodernité par Michel Foucault.
Cet aspect est présent dans le film Une vérité qui dérange de Al Gore, qui montre que la vision du monde est en train de changer.
Sans en aborder tous les aspects philosophiques, on notera que le développement durable comporte des enjeux très importants en matière d'éthique des affaires, questions qui semblent plus facilement abordées par les anglo-saxons que dans le reste de l'Europe, et en particulier en France.
Aspects juridiques
Le développement durable impacte le droit international, et notamment le droit communautaire dans l'Union européenne où le droit de l'environnement s'est progressivement déplacé des États membres vers le niveau européen qui est apparu subsidiairement plus adapté pour traiter ces questions, et ceci en plusieurs étapes :
• L'Acte unique européen, en 1987, a transféré à la CEE certaines compétences des États : l'environnement, la recherche et développement, et la politique étrangère,
• À la création de l'Union européenne, en 1993, l'environnement a été traité d'une façon transversale dans le premier pilier de l'Union européenne, celui qui est le plus intégré, à travers les règlements européens et les directives européennes.
• Au Conseil européen de Göteborg, en 2001, il a été décidé que la stratégie sur l'économie de la connaissance définie au conseil européen de Lisbonne l'année précédente intégrerait explicitement l'objectif de développement durable. Par conséquent, au moins sur le papier, la relation entre développement durable et ingénierie des connaissances a été reconnue.
L'impact de l'environnement sur des domaines aussi vitaux que l'eau, l'énergie, les services, l'agriculture, la chimie, etc est tel que l'Union européenne a capté certaines compétences des États membres, via la législation européenne (directives cadres, directives, règlements) qui s'impose aux États membres en vertu de la hiérarchie des normes juridiques. Ceci pose des questions de souveraineté qui peuvent être étudiées sous l'angle de la légitimité des actions à mener pour aboutir à un développement plus durable.
Voir : Légitimité et développement durable
C'est vers les années 2001-2002 que le développement durable apparaît en France comme la nécessité pour les entreprises de rendre compte des conséquences sociales et environnementales de leurs activités, par rapport aux exigences de la société civile. Cela s'est traduit par une disposition législative sur la communication dans la loi NRE, poussant à l'élaboration de rapports de développement durable.
Le président Chirac a poussé à la rédaction d'une charte de l'environnement en 2004, soulignant dans un discours que la France était le premier pays au monde à inclure l'environnement dans sa Constitution.
En pratique, hormis pour quelques entreprises qui sont directement engagées dans des secteurs sensibles (énergie, environnement), on constate peu d'intérêt pour les démarches de développement durable. Le fait est que la communication d'informations potentiellement sensibles sur le plan stratégique tend à augmenter les vulnérabilités des entreprises, sans pour autant mettre en évidence l'intérêt de l'innovation. Les entreprises (notamment françaises) risquent ainsi de divulguer des informations par le canal de l'internet, qui peuvent être récupérées sans gros effort par leurs concurrentes en dehors de l'Europe.

Aspects organisationnels
Communication et développement durable
Avec la mise en place de programmes de développement durable dans les entreprises et d’agendas 21 dans les collectivités territoriales, s’est posé, à partir de 2002, la question de la « communication sur le développement durable ». Autrement dit, comment sensibiliser l’opinion au développement durable, impliquer les professionnels, et parfois convaincre les décideurs ?
Plusieurs pistes et éléments de réponse sont donnés par des professionnels12:
• une communication efficace suppose de « démystifier » le développement durable. Cela implique de mettre en avant les bénéfices concrets de la démarche, de dresser un constat honnête de la situation, de décrire les initiatives en montrant l’implication de celui qui parle, et surtout, de donner les « modes d’emploi ». Cela suppose aussi d'éviter quelques écueils : les grands principes, les bonnes intentions (« La terre c’est important pour demain ») et le jargon inaccessible au public (« gouvernance », « stakeholders », « PADD »…)13.
• « Il n’y a pas de communication miracle mais un travail sur la durée ». En outre, il est souhaitable : "d’impliquer les associations, d'impliquer physiquement les citoyens (événements festifs, comités citoyens, témoignages, etc.), et d’agir plus sur l’émotionnel car on convainc souvent mieux avec des événements festifs que des arguments scientifiques". Concernant éco-produits et éco-services, la communication doit mettre « simultanément en avant l’aspect environnement/social et les égo-promesses (être en meilleure santé, avoir une plus jolie peau, etc.) »14, sous peine de ne pas convaincre et de ne pas vendre.
• « Quels que soient les outils et supports de communication utilisés, rien ne remplace un échange régulier entre les parties prenantes". La clé se trouverait aussi dans le mode d’expression, le ton : "être simple, honnête et positif : en un mot humain. Simple avec une approche humaine évitant les caricatures stéréotypées et la langue de bois"15.
• Le succès d’une communication environnementale repose sur deux facteurs : "porter le message au bon endroit, d’une part, et rechercher la cohérence par l’exemplarité, d’autre part16.
Union européenne
Article détaillé : Politique européenne de développement durable.
On a vu que les préoccupations environnementales ont émergé dès 1972 en Europe. Elles ont été intégrées dans les textes communautaires avec l'Acte unique en 1987. Le traité de Maastricht évoque des objectifs sur l'environnement. La Suède a poussé à l'accélération des actions dans ce domaine. L'expression développement durable apparaît pour la première fois dans un texte communautaire avec le traité d'Amsterdam en 1997, qui inclut également un protocole sur le principe de subsidiarité. En 2001, le conseil européen de Göteborg réoriente la stratégie de Lisbonne vers le développement durable, et un livre vert de la Commission européenne aborde le sujet de la responsabilité sociétale pour les entreprises.
Le développement durable peut être traité par la recherche d'informations dans le contexte (veille), pour définir l'usage des informations dans une stratégie d'innovation. Cette politique, beaucoup plus complexe dans sa mise en œuvre, tend à se mettre en place depuis 2003-2004, tant au niveau des administrations centrales que des collectivités territoriales et des entreprises (voir intelligence économique).
États-Unis
Article détaillé : Politique environnementale des États-Unis d'Amérique.
Dans le même temps, les entreprises anglo-saxonnes tissent des réseaux d'influence autour des institutions internationales, en s'appuyant sur les réseaux des organisations non gouvernementales. Ceci permet de collecter une quantité importante d'informations, qui sont structurées puis gérées dans les réseaux internationaux d'entreprises, d'universités, de centres de recherche (voir par exemple le World Business Council on Sustainable Development).
La stratégie américaine consiste aussi à tisser des liens avec les enceintes normatives privées comme la chambre de commerce internationale, située à Paris. La CCI rédige des "rules", règles types dans tous les domaines de la vie des affaires, reprises comme modèle dans les contrats financés par les organismes internationaux. La CCI a joué un rôle important au sommet de la Terre de Johannesburg à l'été 2002 en créant, conjointement avec le WBCSD, le Business Action for Sustainable Development.
Aspects financiers
La mise en œuvre d'une politique de développement durable dans les entreprises dépend largement de l'utilisation des actifs de l'entreprise. Les actifs peuvent être des actifs physiques (immobilisations au sens classique du terme), mais aussi des actifs immatériels (immobilisations incorporelles).
La mobilisation vers un développement durable dépend essentiellement de la façon dont les entreprises vont orienter les compétences de leurs employés (capital humain), les relations avec leurs parties prenantes (capital relationnel), et leurs structures (capital structurel), qui forment ensemble le capital immatériel. Celui-ci est directement en rapport avec la gestion des connaissances.
Domaines d'application
Le développement durable concerne l'ensemble des activités humaines. Les enjeux de durabilité sont cependant différents pour chacun des secteurs d'activité.
Agriculture et sylviculture
Dans le secteur de l'agroalimentaire, la société civile s'est émue des problèmes liés par exemple à l'ESB.
Construction et urbanisme
Le développement durable induit d'autres méthodes de construction, visant à diminuer les consommations d'énergie notamment. Mais il est aussi nécessaire de repenser l'environnement des bâtiments et les transports urbains, d'imaginer des villes plus durables et une bonne gestion des ressources notamment en eau et énergie.
Énergie
Énergies renouvelables
Les différentes formes d'énergies renouvelables sont :
• l'énergie solaire : énergie solaire thermique et énergie solaire photovoltaïque,
• l'énergie éolienne,
• l'énergie hydraulique : principalement exploitable par des centrales hydroélectriques sur les fleuves, mais aussi : énergie marine (énergie marémotrice, énergie des vagues, énergie maréthermique, énergie osmotique
• la biomasse,
• la géothermie,
• la pile à combustible (hydrogène ou autre) pour le transport de l'énergie.
Énergie nucléaire
L'énergie nucléaire est à court terme la seule énergie non-émettrice de gaz à effet de serre à même de compenser la faiblesse de la production renouvelable pour subvenir aux besoins d'électricité.
Les anti-nucléaires avancent les arguments suivants :
• Risques de prolifération nucléaire, au sujet des éléments radioactifs pouvant avoir un usage non civil,
• Impacts sur l'environnement (réchauffement des fleuves et rivières, au moment de l'étiage en particulier),
• Problème des déchets nucléaires ultimes, vis-à-vis des générations futures.
Les professionnels de l'industrie nucléaire soulignent que l'impact sur l'environnement est limité et que le problème de prolifération ne se pose pas pour les centrales des pays démocratiques. Les prochaines filières nucléaires devraient être encore plus sûres et économes en carburant.
Voir aussi
• Quelles solutions pour un nucléaire durable ? La Jaune et la Rouge (2004).
• Forum International Génération IV
Économies d'énergie
Des économies d'énergie à l'échelle de la planète permettraient de réduire le stress énergétique.
Eau
Certaines entreprises ont pris des engagements permettant de comprendre la problématique posée pour une gestion durable de l'eau et ont sollicité des agences de notation indépendantes pour être auditées.
Transports
Véhicules propres.

Tableau de synthèse

Domaine Principaux articles
Pilotage
Politique européenne de développement durable • Stratégie nationale de développement durable • Agenda 21 • Agendas 21 locaux • Management environnemental • Sommet de la Terre • Éthique appliquée

Économie
Responsabilité sociale des entreprises • Triple bottom line • Parties prenantes • Investissement socialement responsable • Global Compact • Économie de l'environnement • Lutte contre la corruption

Social
Gestion des ressources humaines • Développement humain • Indice de développement humain • CHSCT • Pays en développement

Ressources naturelles
Utilisation durable de l'eau • Utilisation durable des sols • Énergie renouvelable • Économie d'énergie

Agriculture
Agriculture durable • Agriculture biologique • Traçabilité agroalimentaire • Sécurité alimentaire • Gestion durable des forêts

Industrie et Construction
Écologie industrielle • Chimie verte • Véhicule propre • Gestion des déchets • Écoconstruction • Haute qualité environnementale • Écologie urbaine

Technologie
Meilleure technologie disponible • Technologie environnementale

Concepts Empreinte écologique • Facteur 4 • Durabilité • Traçabilité • Analyse du cycle de vie • Filière intégrée • Coût total de possession • Indicateur environnemental







Mise en œuvre multidomaines

Difficultés posées par la mise en œuvre
Si le principe ainsi défini est assez clair, les objectifs posés par le développement durable semblent plus difficiles à mettre en œuvre. Parmi les questions qui se posent :
• Comment définir les besoins des générations futures ?
• Une croissance économique forte est-elle compatible avec les besoins de la population actuelle et avec la population de demain ?
• Peut-on se contenter de mieux gérer les ressources non renouvelables, l'objectif de maintien de la valeur du capital naturel est-il possible :
o utilisation abusive de la voiture (trajet moyen : 3 km) et imminence du pic pétrolier, multiplication du transport des marchandises
o gaspillage de l'eau (notamment dans l'agriculture), sur-utilisation d'eau potable pour des usages non alimentaires
o gaspillage de l'électricité (éclairage, appareils électriques en veille, air conditionné mal réglé…),
o production de déchets (emballages) ou surproduction d'objets de consommation à durée de vie courte,
• Les modèles de mesure de la croissance sont-ils adaptés ? Souvenons-nous qu'il y a 30 ans, le sentiment général était que la planète ne serait plus viable en l'an 2000 : quelle mise à jour crédible et rigoureuse de l'argumentation peut-on avancer ?
• Les pays du Sud sont-ils impliqués dans la réflexion ? L'innovation technologique nécessaire ne risque-t-elle pas d'introduire un fossé grandissant entre pays riches et pays pauvres sur le plan de la connaissance ?
• Comment soutenir, sans « paternalisme » le développement des pays « du sud », comment vont-ils s'organiser pour respecter les « trois piliers » décrits plus haut?
• Pour la question du changement climatique, le protocole de Kyoto est-il une manière efficace de résoudre le problème ?
• Quel impact ces enjeux auront-ils sur l'équilibre du monde ? Quelle relation faire avec la mondialisation ? La croissance des grands pays d'Asie est-elle soutenable ?
• Quels seront les impacts en termes de droit ? Quel rapport entre droit positif et droit naturel ? En particulier quels seront les impacts de la charte de l'environnement (en France), remontée au sommet de la hiérarchie des normes depuis 2005, sur le droit public, sur le droit privé et le droit des affaires ?
• Quelles évolutions technologiques prévisibles peuvent avoir une incidence sur la situation et les politiques à suivre ?
• Quel niveau de perception les dirigeants ont-ils de l'ampleur et de la globalité du phénomène ? La communication est-elle suivie d'action ?
• Sur un plan éthique, la présentation du développement durable est-elle cohérente vis-à-vis des employés des entreprises et des parties prenantes ?
• Les agences de notation financière permettent-elles de rendre compte des progrès accomplis ? Quelle place les agences de notation sociétale prendront-elles ?
• Comment partager les bonnes informations collectivement ?
• Comment mettre à jour notre fonctionnement économique pour qu'il s'inscrive dans ce développement durable?
Cas des entreprises et du monde économique
Au cours de ces dix dernières années, bon nombre d'entreprises se sont dotées de Directions du développement durable. Elles ont engagé des politiques souvent ambitieuses pour faire évoluer les comportements internes et incarner de manière tangible leurs responsabilités sociale et environnementale. Aujourd'hui, il faut intégrer dans le modèle économique de l'entreprise les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique, de protection de la santé, de préservation de la biodiversité et d'une meilleure gestion des ressources rares ; et cela dans un contexte peu favorable, où les marchés et l'État ne tiennent pas encore suffisamment compte des performances durables. Dès à présent, le Grenelle de l'environnement peut favoriser l'avènement d'un capitalisme de parties prenantes.
Mesure
Les instruments macroéconomiques classiques (PIB) s'avèrent déficients pour mesurer le développement durable. La croissance économique apparaît ainsi comme contradictoire par rapport aux objectifs du développement durable.
• Sur le plan économique, il serait nécessaire de réintroduire le facteur de production terre, sous la forme du capital naturel par exemple.
• Sur le plan environnemental, on parle d'empreinte écologique.
• Sur le plan social, on parle d'indice de développement humain.
La mesure microéconomique du développement durable pour les entreprises peut se faire par l'intermédiaire des critères du Global Reporting Initiative. On trouve plus d'une centaine d'indicateurs, environnementaux, sociaux, économiques, et de gouvernance. Ce modèle s'intègre très difficilement aux modèles de systèmes d'information classiques des entreprises.
Concept de meilleure technologie disponible (MTD)
L'une des réponses apportées du point de vue technologique consiste à rechercher la meilleure technologie disponible (en anglais best available technology, BAT) pour un besoin identifié, ou des attentes exprimées par un marché, qui concile les trois piliers du développement durable d'une façon transversale (multidomaines).
La recherche et le choix d'une telle technologie doit également tenir compte d'autres aspects : sécurité et ressources naturelles (énergie et matières premières), système d'information (dans une optique d'économie de l'immatériel), parties prenantes (marchés, questions juridiques, institutions).
L'optimisation des MTD est évidemment un processus itératif.
Systèmes d'information
Ce serait simpliste de croire que la problématique du développement durable dans les systèmes d'information se résume au recyclage du matériel informatique. Se mettre au service du développement durable implique de structurer les informations utiles pour la gestion des programmes concernés, et plus particulièrement pour la gestion des données.
Étant donné l'ampleur du volume des données manipulées, il est apparu qu'il fallait employer des référentiels de données pour la documentation, permettant aux utilisateurs d'accéder à l'information, de la partager, et de structurer leurs propres dictionnaires de données. Cette activité s'appelle l'ingénierie des connaissances. Les ressources informatiques (textes, sons, images), particulièrement les ressources du Web, doivent donc être indexées comme des métadonnées. Les organisations qui sont chargées d'un domaine d'application doivent établir un registre de métadonnées qui décrit les éléments nécessaires au partage des informations.
Différentes organisations aux États-Unis ont lancé des programmes sur les métadonnées, pour l'environnement et des secteurs connexes (voir domaines d'application des métadonnées). L'Environmental Protection Agency et l'Agence européenne de l'environnement utilisent déjà des registres de métadonnées.
En Europe, les institutions européennes préparent la directive INSPIRE sur les données géospatiales.
Enfin, la gestion du développement durable pose la question de l'optimisation de la gouvernance d'internet.


Limites et dérives du concept
Comme tous les concepts, le développement durable trouve aussi ses limites. En effet, la société capitaliste, dans laquelle nous sommes, a su redistribuer les dividendes de la production à l'économie (sous la forme de ré-investissements) et au social (hausse du revenu des salariés) pendant toute son existence. La balance entre ces deux pôles s'est réalisée au gré des diverses luttes sociales et des convictions politiques des dirigeants. Mais comment prendre en compte l'environnement dans cette balance alors que l'équilibre entre le social et l'économique est déjà actuellement dans une impasse ?
1. Maintenant, le concept de développement durable peut aussi dériver vers une vision malthusienne de notre société. Pourquoi les pays riches, maintenant développés, imposeraient-ils aux pays en développement une vision limitative de leur développement ? Le concept est bon, ses objectifs louables, mais il sert peut-être à justifier une politique protectionniste de certains pays craignant une trop grande concurrence. En pratique, les pays développés ne se privent pas de commercer avec la Chine, malgré les risques de dérive de l'empreinte écologique de celle-ci.
2. Un deuxième risque est celui d'une communication mal équilibrée. Soit la communication ne serait pas suivie d'actions, dans le domaine de l'innovation par exemple, et l'entreprise se fragiliserait par rapport à ses concurrents plus innovants. Soit au contraire la communication dévoilerait trop d'informations confidentielles. Dans les deux cas, la cohérence de l'organisation et la compétitivité de l'entreprise en pâtiraient dans le contexte de la révolution internet.
3. Un troisième risque est celui d'une dérive vers des modèles de durabilité faible, c'est-à-dire admettant la substitution du capital naturel par un capital de connaissances. Ce modèle est souvent celui des organismes américains en particulier, surtout au niveau fédéral ou de leurs ramifications mondiales. Ce risque se traduit par la constitution de réseaux d'innovation pilotés en dehors de l'Europe qui risqueraient de déstabiliser les institutions européennes et les États de l'Union européenne (recherche, universités, ...).
4. Un quatrième risque, plus pernicieux encore, est souligné par le philosophe André Comte-Sponville. Celui-ci craint que l'éthique d'entreprise criée haut et fort dans les colloques, au nom de l'intérêt (en fait de l'entreprise) ne masque en réalité le manque d'une morale plus large. En pratique, la fluidité des flux d'informations et financiers de la mondialisation aboutit à une multiplication des investissements étrangers non contrôlés. Cela peut court-circuiter les actions coordonnées européennes, dans le domaine politique et juridique en particulier, du fait de biais culturels et de rigidités administratives des États. Comte-Sponville en conclut à la nécessité d'une morale dépassant le cadre de l'entreprise (les quatre ordres). Une réorganisation du droit paraît en outre nécessaire.
5. Un cinquième risque vient de l'accaparement, par les puissances qui maîtrisent les technologies de l'information, des procédures de normalisation et de régulation internationaux. De ce fait, les plus riches risquent d'imposer un modèle qui aboutit de fait à une répartition encore plus injuste des savoirs, et par conséquent des ressources naturelles. Les logiciels dits open source et les sociétés ou organisations favorisant leur mise en œuvre (dont les SSLL), peuvent peut-être contribuer à réduire ce risque.
6. Un sixième risque est que les critères d'évaluation soient mal équilibrés et croisés entre l'environnement, le social, et l'économique, ou bien la mise en œuvre de modèles globaux biaisés (retour à des utopies ou certaines formes d'idéologies, …). Par exemple, le biais environnemental peut masquer d'autres carences.
7. Un septième risque est que le label « développement durable » soit récupéré pour appuyer de plus en plus de politiques ou d'actes n'ayant aucun rapport avec la notion même, ou s'y rattachant d'une façon très superficielle. Par exemple, le « tourisme durable », application au tourisme du concept de développement durable, a tendance à être un tourisme d'élite qui, au nom du respect de l'environnement, dresse une barrière sociale en augmentant le tarif des séjours afin de « préserver l'environnement », oubliant le volet social.
8. Un huitième risque est que les analystes financiers chargés d'évaluer les rapports de développement durable des entreprises ne disposent pas de la formation nécessaire sur les concepts de développement durable, et qu'ils ne disposent pas des outils d'analyse adaptés (structuration).
Critique du concept de développement durable
Le concept-même de « développement durable » rencontre des critiques à plusieurs niveaux, accusé parfois d'être un forme coup de pub.
Critique conventionnelle
On peut dénoncer la confusion qui se crée autour du terme, la notion de « développement » étant elle-même aussi floue, car, soit pouvant se rapporter au Développement humain qui peut être compris dans la tête d'un citoyen comme "épanouissement humain", soit pouvant se rapporter à la croissance économique. (« De prime abord, le concept de "développement durable" peut rallier à peu près tous les suffrages, à condition souvent de ne pas recevoir de contenu trop explicite ; certains retenant surtout de cette expression le premier mot "développement ", entendant par là que le développement tel que mené jusqu'alors doit se poursuivre et s'amplifier ; et, de plus, durablement ; d'autres percevant dans l'adjectif "durable" la remise en cause des excès du développement actuel, à savoir, l'épuisement des ressources naturelles, la pollution, les émissions incontrôlées de gaz à effet de serre... L'équivoque de l'expression "développement durable" garantit son succès, y compris, voire surtout, dans les négociations internationales d'autant que, puisque le développement est proclamé durable, donc implicitement sans effets négatifs, il est consacré comme le modèle absolu à généraliser sur l'ensemble de la planète.” » Marcel Deneux sénateur UDF.)
On trouve aussi une critique de ce type par Jean-Marc Jancovici. 17 18
C'est un oxymore
Les opposants à l'idéologie du développement et de la croissance considèrent que le terme de développement durable est un oxymore. Sur une planète, expliquent-t-ils, où 20 % de la population planétaire consomme 80 % des ressources naturelles, il n'est pas, pour ces 20 % les plus riches, de développement qui puisse être durable: « Si nous revenons à la définition du concept "développement durable", c'est-à-dire : "ce qui permet de répondre aux besoins des générations actuelles, sans pour autant compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins", alors, le terme approprié pour les pays riches est bien la "décroissance soutenable". »19 20
Critique anti-occidentale
Historiquement, le concept est occidental. Un de ses effets est de tenter de prolonger le développement (actuel) durablement. Ceci est explicité dans les livres de Serge Latouche.

Liens externes
Sources]
• Décret no 2007-161 du 6 février 2007 relatif au livret de développement durable (fr)
Organisations officielles
• Organisation Internationale pour le Développement Durable - International Organization for Sustainable Development (en)
Revues scientifiques
• (fr) Développement durable et territoire (économie, géographie, politique, droit, sociologie), revue scientifique transdisciplinaire consacrée au développement durable
• (fr) Vertigo – revue interdisciplinaire des sciences de l’environnement (UQAM)
Sites et revues de vulgarisation et d’information
• (fr) La Revue Durable
• (fr) Etat de la planète Magazine
• (fr) INTEECO - Projet de recherche et protocole développement durable
• (fr) Idées pour le développement
Bibliographie
• Le mythe du développement durable, Valéry Rasplus. Publié dans l'hebdomadaire Politis n° 933, (semaine du 5 au 11 janvier 2007), page 27, rubrique « Tribune ».
• La gestion des droits de l'homme, Ph. Robert-Demontrond (ed.), Éditions Apogée, 2006, ISBN 2-84398-2006-5.
• Gérard Granier, Yvette Veyret, Développement durable. Quels enjeux géographiques ?, dossier n°8053, Paris, La Documentation française, 3e trimestre 2006, ISSN 04195361
• La nouvelle question indigène. Peuples autochtones et ordre mondial (en co-direction avec Frédéric Déroche, Gérard Fritz et Raphaël Porteilla), L'Harmattan - Jean-Claude Fritz - Paris, 2006.
• Assises chrétiennes de la mondialisation. Livre blanc. Dialogue pour une terre habitable. Bayard, 2006.
• Communiquer efficacement sur le développement durable – De l’entreprise citoyenne aux collectivités durables - Les éditions Démos – Bruno Cohen-Bacrie, Paris 2006
• Pourvu que ça dure! le développement durable en question. PIERRE, Jean-Claude, LIV'EDITIONS, mai 2006. ISBN 2-84497-092-3
• Le développement durable au quotidien. Farid Baddache. Éditions d'organisation. 2006. ISBN 2-7081-3607-0.
• L'ordre public écologique. Towards an ecological public order (en co-direction avec Marguerite Boutelet), Bruylant - Jean-Claude Fritz - Bruxelles, 2005.
• Notre mode de vie est-il durable ? Nouvel horizon de la responsabilité. Justice et paix France. Édition Karthala. 2005.
• Ce que développement durable veut dire. Geneviève Ferone. 2003.
• Le Guide du territoire durable, Jean-Marc Lorach, Étienne de Quatrebarbes, avec la participation de Guillaume Cantillon, Éditions Village mondial, 2002
• Atlas mondial du développement durable. Concilier économie, social, environnement. Anne-Marie Sacquet. Autrement. 2002. ISBN 2-7467-0234-7
• Le développement durable. des enjeux stratégiques pour l'entreprise. Geneviève Férone, Charles-Henri d'Arcimoles. Pascal Bello. Najib Sassenou. Éditions d'organisation. 2001. ISBN 2-7061-2577-X.
• L'humanité face à la mondialisation. Droit des peuples et environnement (en co-direction avec Charalambos Apostolidis et Gérard Fritz), L'Harmattan - Jean-Claude Fritz - Paris, 1997.
• La gestion des ressources naturelles d'origines agricoles (en co-direction avec Philippe Kahn), LITEC - Jean-Claude Fritz - Paris, 1983.
• Le Principe responsabilité Hans Jonas, 1979
Notes & références
1. ↑ du nom de Gro Harlem Brundtland, ministre norvégienne de l'environnement présidant la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, ce rapport intitulé "Notre avenir à tous" est soumis à l'Assemblée nationale des Nations unies en 1987
2. ↑ Ouvrage publié par le WWF, l'UICN et le PNUD, voir Gérard Granier, Yvette Veyret, Développement durable. Quels enjeux géographiques ?, dossier n° 8053, Paris, La Documentation française, 3e trimestre 2006, (ISSN 0419-5361), page 2
3. ↑ Source : WWF
4. ↑ notamment les précurseurs du Club de Rome, René Dumont, le sociologue Jacques Ellul, Ivan Illich à Nicholas Georgescu-Roegen, comme l'économiste Serge Latouche, la physicienne et philosophe Vandana Shiva…
5. ↑ Source : WWF, à propos de l'Empreinte écologique
6. ↑ Voir Définition que donne l'UNESCO du patrimoine culturel immatériel
7. ↑ [pdf] ( Selon le Mémento de critères de développement durable dans les actions de coopération et de solidarité internationale)
8. ↑ Ex ; en France : Réseaux territoriaux et agenda 21, actuellement en cours de rédaction.
9. ↑ responsabilité sociale des entreprises est la traduction "brute" de l'anglais, moins précise mais ce terme est plus connu
10. ↑ Thierry Kazazian "Il y aura l'âge des choses légères" V
Le jour où le monde se retrouvera à court d'énergie. 


Un véritable séisme énergétique pourrait mettre fin pour toujours à l'ère du pétrole bon marché, effaçant plus de 150 ans de prospérité occidentale et oblitérant la richesse de millions d'investisseurs...... quasiment du jour au lendemain

Il y a quelques mois, l'événement financier le plus dévastateur des 150 dernières années s'est produit.

On n'a entendu aucune sonnette d'alarme.

On n'en a pas parlé au journal de 20 heures... et on n'en parlera pas avant qu'il ne soit trop tard !

On commencera par montrer du doigt les politiciens qui ont ignoré cette terrible menace parce qu'ils savaient qu'elle ferait dérailler les élections.

Ensuite, on accusera les médias, qui ont laissé de côté des preuves effarantes, disponibles depuis des années -- simplement parce que ce n'était pas assez "sexy" pour figurer en première page.

Puis on accusera l'OPEP, qui a délibérément dissimulé la vérité sur cette crise pendant plus d'une décennie... simplement pour pouvoir jouer sur les quotas d'exportation et engranger plus de pétrodollars.

Et on accusera les "grandes pétrolières" qui ont non seulement enterré ces preuves dans les années 50 -- mais ont même utilisé d'autres fausses données pour faire grimper le cours de leurs actions.

Mais montrer tout le monde du doigt ne changera rien au séisme énergétique qui risque de se produire.

Un séisme, quel séisme ?

Entre 3 et 4 euros pour un litre de carburant... d'énormes files dans les stations-service... des émeutes autour d'un jerrycan d'essence...

Des aéroports vides parce qu'il revient trop cher de faire voler les avions... des supermarchés vides parce que le transport des marchandises est trop coûteux !

Vous pensez que c'est impossible ? Détrompez-vous !

L'Occident -- et le reste du monde -- est en train de voir ses réserves de pétrole bon marché s'épuiser. Et lorsqu'on aura dépassé le point de non-retour, votre patrimoine... votre santé... et tout votre mode de vie seront mis en danger.

En fait, ça a déjà commencé. Selon certains experts, le point de rupture a eu lieu en juin 2006 , comme je vous le démontrerai dans quelques lignes. Malgré les apparences, nous sommes désormais dans ce qui pourrait devenir l'époque financière la plus cruelle et la plus imprévisible des 150 dernières années de l'histoire mondiale !

Une nouvelle Guerre froide sur les rives de la Mer Caspienne... un renouveau du terrorisme et des massacres en Arabie Saoudite... des conflits militaires concernant le pétrole offshore dans la Mer de Chine du Sud...

Nous SAVIONS tous que cette crise approchait,mais nous ne l'attendions pas si tôt !

Ne nous voilons pas la face. Tout le monde savait que la "Panne Sèche" arriverait un jour. On ne peut pas consommer une ressource qui ne se renouvelle pas... sans envisager qu'on finira, un jour, par se retrouver à court.

Ce que des centaines de milliers de gens -- et peut-être même des millions de gens -- n'ont jamais réalisé, c'est que cela se produirait aussi tôt !

Même les soi-disant "experts" pensaient que nous nous trouverions un jour confrontés à une crise de ce genre... mais d'après eux, nous n'étions pas censés nous trouver à court d'énergie avant 25-30 ans ! Malheureusement, les choses ne se déroulent pas tout à fait comme prévu...

La course folle a déjà commencé. Les rumeurs circulent. L'équilibre mondial est en train de basculer. Et les optimistes avec leurs lunettes roses doivent s'attendre au choc de leur vie.

Cet événement dévastateur... que personne n'attendait avant des dizaines d'années... est en fait déjà arrivé.

Selon moi, ses effets se feront sentir avant la fin de la décennie... mais vous n'avez pas autant de temps pour vous y préparer : la panique commencera bien avant... lorsque la foule et les marchés se rendront compte des changements historiques qui nous attendent.

Il ne s'agit pas d'un événement mineur !

Nous voyons déjà les symptômes d'un effondrement : le pétrole vient de franchir la barre historique de 100 $ le baril.

L'or noir devient de plus en plus précieux, indispensable et difficile à obtenir. Depuis le début des années 2000, le pétrole s'envole... et ce n'est pas près de s'arrêter.

Réfléchissez-y : la situation au Moyen-Orient est -- c'est un euphémisme -- explosive. La Russie commence elle aussi à faire jouer l'argument énergétique dans ses relations internationales. Les tensions autour du pétrole et du gaz se multiplient, entre des pays de plus en plus assoiffés d'énergie. A cela vient s'ajouter le fait que le Venezuela, le Nigeria, l'Arabie Saoudite... bref, les principaux producteurs pétroliers de la planète... sont plutôt hostiles aux pays occidentaux.

Et si l'on regarde les choses plus en profondeur, on voit bien vite que l'envolée du pétrole n'est pas seulement liée à l'idéologie... mais aussi et surtout à la géologie. En sous-sol, la source mondiale de pétrole bon marché est sur le point de s'épuiser.

Au commencement était la petra oleum...

Il y a un millénaire, le pétrole était utilisé comme laxatif.

Puis, en 480 avant J.C., les Perses utilisèrent le pétrole pour y tremper leurs pointes de flèches, qu'ils enflammaient avant de les décocher au-dessus des murs ennemis. A l'époque -- difficile à croire... -- le pétrole n'avait pas beaucoup d'importance !

Le monde a vécu la Renaissance, les Lumières, la Révolution française... Et tout ça sans les avantages du pétrole. Puis quelque chose changea. Quelque chose que les gens ne pensaient pas voir prendre une telle importance au cours du temps.

Les villes s'agrandirent. Et les grandes villes ont besoin de meilleures lampes. Hop, le kérosène fit son apparition. En 1861, Nikolaus Otto inventa le premier moteur à gaz -- et voilà pour le gaz !

Puis Ford démontra qu'il était possible de produire des voitures en masse. On construisit les usines qui vont avec. Grâce au pétrole, on a pu produire à grande échelle : des voitures, bien sûr... mais aussi de la nourriture, des vêtements, des appareils ménagers... et les consommateurs qui vont avec.

Durant tout le 20ème siècle, nous avons consommé du pétrole bon marché pour faire rouler nos voitures, chauffer nos maisons, allumer nos lampes... et alimenter nos tracteurs. Le pétrole nous a donné le plastique. Et la pétrochimie.

Le pétrole a formé l'Occident. Il nous a changés.

Les mutations qu'il a engendrées ont eu plus d'effet qu'Internet... que la bulle boursière des années 90... ou que le boom immobilier des années 80. Et c'est bien ce qui nous rend si vulnérables au choc qu'entraînera cette "méga-panne sèche planétaire"...

Accros au pétrole !

Sans pétrole, la France tombe en panne.

Les fermes sont paralysées. Les hôpitaux n'ouvrent pas. Les lampadaires ne s'allument pas. Les trains et les camions ne circulent pas. Les avions ne volent pas. Ce ne sont pas là des divagations apocalyptiques. Ce sont de simples faits.

A l'échelle planétaire, nous brûlons près de 88 millions de barils par jour. En une seule journée, l'humanité brûle une quantité d'énergie fossile équivalente à celle que Mère Nature a mis... 100 000 ans à fabriquer.

Certaines personnes parcourent une centaine de kilomètres tous les jours rien que pour aller travailler. Six milliards d'êtres humains. Conduisant 700 millions de voitures. Chaque jour, chaque voiture utilise quatre fois plus d'énergie en carburant que les gens en ont besoin en nourriture.

90% des produits chimiques utilisés pour l'agriculture, les médicaments et le plastique proviennent du pétrole.

Dans les aéroports, des milliers d'avions décollent et atterrissent chaque jour, consommant en moyenne 91 028 litres de carburant. Le tout récent Airbus A380 -- qui est le troisième plus gros appareil de l'histoire de l'aviation -- consomme à lui seul 1 800 litres de kérosène toutes les 7 minutes !

Les téléphones, Internet, les télévisions, les machines à laver, les sèche-linge, les réfrigérateurs et les chaînes hi-fi dans nos foyers... les camions, les trains, les avions et les navires fournissant de la nourriture dans nos supermarchés... nos usines, nos tracteurs, nos turbines et nos compresseurs...

Rien de tout cela n'existerait, ou ne serait possible, sans le pétrole.

Comment pensez-vous que l'on puisse trouver des fraises au mois de décembre... des ananas en Alsace... ou des litchis dans le Pas-de-Calais ?

Tant que le pétrole continue de couler, il n'y a pas de problème. La vie continue. Mais si nos sources d'or noir bon marché disparaissent... la catastrophe ne fait aucun doute.

Et pourtant, avant la fin de la décennie, nous pourrions assister exactement à ce genre de désastre cataclysmique. C'est presque garanti -- parce que comme je vous le disais, la page a été tournée il y a quelques mois .

Tout a commencé dans les années 30, dans un bureau de l'Université de Columbia...



Le Nouveau Pétrole "Bon marché" à 200 $ le baril ?!

A cette époque, un professeur de géophysique de l'Université de Columbia a fait une découverte qui valait des milliards de dollars pour les investisseurs et les entreprises dans le secteur du pétrole.

Il a découvert qu'un liquide sous pression -- comme le pétrole -- peut se retrouver piégé sous des roches. Il a découvert comment l'extraire. Et à ce jour, les compagnies pétrolières utilisent encore cette découverte pour trouver et récupérer des millions de litres de pétrole. Du pétrole qu'on aurait, sans cela, complètement manqué.

Puis le Dr. Marion King Hubbert a fait une autre découverte.

En 1956, Hubbert a découvert que les champs subissent un changement radical lorsqu'on en extrait le pétrole.

Au début, le brut jaillit littéralement du forage. Là, tout va bien. Mais après des années de pompage, la pression disparaît. Tout à coup, le reste du pétrole devient plus difficile -- et plus cher -- à extraire.

Lorsque votre entreprise tout entière dépend de la quantité de pétrole que vous avez en réserve, c'est un petit détail extrêmement important. Lorsqu'on arrive au point de rupture -- aussi appelé le "pic" -- le coût nécessaire pour extraire le reste du pétrole grimpe en flèche. L'offre entre dans une spirale baissière permanente. Et vous devez rapidement chercher ailleurs si vous ne voulez pas vous retrouver à court de pétrole.

En 1956, Hubbert travaillait pour Shell Oil.

Ses supérieurs l'ont supplié de ne pas publier le résultat de ses recherches sur le phénomène qu'on connaît aujourd'hui sous le nom de Peak Oil. Mais durant un discours, il dressa néanmoins un tableau à donner des frissons... devant une salle remplie de dirigeants et d'ingénieurs pétroliers.

Il leur annonça que les Etats-Unis -- qui étaient alors la première puissance pétrolière de la planète -- atteindraient leur propre "pic" de production en 1970.

Il faut vous mettre à leur place.

A l'époque, les Etats-Unis pouvaient extraire plus de pétrole que n'importe quel pays au monde. Personne ne crut Hubbert. En fait, on le tourna en ridicule. Et la controverse qui s'ensuivit faillit ruiner sa carrière. Shell alla jusqu'à engager d'autres géologues acceptant de reporter la date du pic en 1990, voire en 2010... et Hubbert fut écarté par toutes les grandes pointures de l'industrie du pétrole.

Et devinez ce qui arriva ? C'était réglé comme du papier à musique...

Les Etats-Unis atteignirent leur pic de production en 1971 ! Puits après puits, le Texas et la Louisiane commencèrent à s'assécher. La production pétrolière américaine s'orienta à la baisse et ne se remit jamais.

En trois ans, les prix du gaz et du pétrole grimpèrent en flèche... et les importations pétrolières américaines triplèrent.

Tout à coup, l'OPEP avait un avantage sur les USA qu'elle n'avait jamais eu auparavant. Et le paysage politico-économique pétrolier changea du tout au tout.

Hubbert avait raison. De nombreuses personnes ont été financièrement ruinées durant la crise qui s'est ensuivie. Mais il s'avère que ce n'était qu'un début !

Il suffit de regarder ce graphique...

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Pendant combien de temps encore pourrons-nous brûler plus de pétrole qu'on en trouve en remplacement ?

Pas longtemps !

Il n'y a pas de solution politique. Pas de quotas à doubler ou de contrats à signer. La "Panne Sèche" -- le jour où le pétrole bon marché disparaîtra éternellement -- est bel est bien en train d'arriver. Et c'est valable pour la planète entière.



Un réveil difficile : la crise énergétique globale de 2008

Voyez-vous, les données qu'Hubbert avait découvertes pas moins de 14 ans avant le pic du pétrole aux Etats-Unis ne se limitaient pas aux Etats-Unis, justement...

Ces mêmes données prédisaient aussi des pics similaires pour le reste des pays pétroliers de la planète... jusqu'à ce que la production pétrolière de la planète entière entame une glissade permanente à la baisse !

Et aujourd'hui... il suffit de regarder ce qui est en train de se passer. L'un après l'autre, les pays producteurs de pétrole commencent à s'incliner.

La Libye a atteint son pic en 1970. L'Iran en 1974. La Roumanie -- qu'on appelait autrefois "la plus belle conquête pétrolière d'Hitler" -- a atteint son sommet en 1976. Le Brunei en 1979. Le Pérou en 1982. Le Cameroun en 1985. L'Indonésie en 1997. Idem pour Trinidad.

Jusqu'à présent, 51 pays producteurs au total ont déjà heurté de plein fouet le mur du pic pétrolier. C'est dramatique. En moyenne, pour la région européenne dans son ensemble, le zénith pétrolier a été atteint en 2000 ! Pour toute la région Asie-Pacifique, il est arrivé en 2002 ! Pour l'ancienne Union Soviétique, le pic pétrolier est survenu en 1987 !

Et là, permettez-moi de souligner un point essentiel : ce qui est vrai pour le pétrole l'est pour les autres matières premières -- gaz, cuivre, zinc, nickel et tous les autres. L'Occident dépend tout autant de ces ressources indispensables... elles sont consommées avec autant de frénésie... et, à nouveau comme l'or noir, elles ne sont pas renouvelables.

Inutile de vous dire ce que cela signifie.

La réduction de l'offre signifie toujours une hausse en flèche des prix, même lorsque l'effondrement de l'offre est temporaire. Qu'est-ce cela signifiera lorsque cet effondrement deviendra permanent ? Quel effet cela aura-t-il sur les marchés... les petites entreprises en développement... le marché de l'emploi... et le prix de vos achats quotidiens ?

Dans le cas du pétrole, 16 grands pays producteurs n'ont pas encore atteint leur sommet... mais les dates sont elles aussi très très proches.

De nombreuses personnes seront prises au dépourvu. D'autres, cependant -- et j'aimerais vous inclure dans cette catégorie -- pourraient engranger des profits à deux, voire trois chiffres, simplement en se positionnant sur les bonnes valeurs de l'énergie et des matières premières.

Je vous en dirai plus dans un instant -- mais avant, j'aimerais vous faire une dernière mise en garde : la panne sèche pourrait arriver plus tôt encore que mes prévisions. Pourquoi ? Parce qu'il s'avère que même les pays qui ont encore du pétrole... pourraient en avoir bien moins qu'ils ne l'admettent !

Absolument. Depuis le début, certains mentent quant à la quantité de pétrole disponible. Je veux parler notamment de la famille royale d'Arabie Saoudite...

Le petit secret des princes saoudiens : des champs de pétrole à l'agonie. et des réserves en baisse !

Vous avez vu ce qui s'est passé en 2004 lorsque Shell Oil a choqué le monde des investisseurs en admettant avoir surestimé ses réserves pétrolières de 4,5 milliards de barils. Pensez-y. Parce que c'était une révélation bouleversante...

Lorsque Long Term Capital Management s'est effondré, la société a perdu environ 300 milliards de dollars. Lorsqu'Enron a lâché prise, pas moins de 60 milliards de dollars de capitaux d'investissement ont disparu.

Cependant, lorsque que Shell a admis un manque de réserves de 4,5 milliards de barils... si l'on se fie aux tarifs pétroliers de l'époque... cela représentait en fait une erreur de 189 milliards de dollars !

Pas étonnant que les actions Shell se soient effondrées de 9% en une journée...

Mais croyez-moi, comparé à ce que font les princes d'Arabie Saoudite, les déboires de Shell semblent dérisoires.

En ce qui concerne les réserves pétrolières restantes, voici le véritable scandale : l'Arabie Saoudite affirme qu'elle n'atteindra pas son pic pétrolier en 2011, et qu'il lui reste largement assez de pétrole. Selon ce que déclarait le ministre saoudien du pétrole, Ali Naimi, "les réserves pétrolières de l'Arabie Saoudite sont réelles... Il n'y aura pas de pénurie de pétrole dans les 50 années à venir".

MENSONGES !

Ont-ils autant de pétrole qu'ils l'affirment ? Absolument PAS. Ce que Naimi ne vous dit pas -- pas plus que ses collègues -- c'est la vérité sur Ghawar.

Le champ de Ghawar était la plus grande découverte pétrolière d'Arabie Saoudite. En 1948, il renfermait la quantité vertigineuse de 87 milliards de barils de pétrole. C'est incroyable.

Au début des années 70, les quatre plus grandes entreprises pétrolières de la planète -- Exxon, Chevron, Texaco et Mobil -- estimaient qu'il restait 60 milliards de barils de pétrole à Ghawar. C'est toujours incroyable.

Depuis, cependant, le Ghawar a produit 55 milliards de barils de brut. A vous de faire le calcul : 60 milliards moins 55 milliards... ça ne fait plus que 5 milliards de barils de pétrole restants ! Ca ne fait jamais 50 années de pétrole. C'est tout juste assez pour soutenir la demande mondiale pendant encore... trois semaines !

Les Saoudiens le savent parfaitement. Tous les jours, ils injectent en toute discrétion des millions de litres d'eau de mer sous le réservoir pétrolier de Ghawar afin de soutenir la pression de pompage.

Bien entendu, l'Arabie Saoudite a encore 300 autres réservoirs pétroliers où pomper. Mais ils obtiennent 90% du pétrole qu'ils vendent d'une petite poignée de ces réservoirs. Le reste a déjà commencé à s'assécher.

Et cela ne devrait pas vous surprendre, parce que 5 des champs de pétroles d'Arabie Saoudite sont si vieux qu'ils ont été découverts entre 1940 et 1965 ! Si les Saoudiens mentent sur leurs réserves rien que pour stimuler leur part de marché, peut-être que vous vous posez la question suivante...

Y'a-t-il d'autres mensonges sur les réserves pétrolières ?

Qu'en est-il des autres membres de l'OPEP ? Nous mentent-ils aussi sur le total des réserves ?

Oui, absolument. Il suffit de regarder le graphique...

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En 1986, l'OPEP a décrété une nouvelle règle pour ses membres : on ne pouvait pas exporter plus de pétrole qu'il n'y en avait dans les réserves. Quelques semaines à peine après cette règle de quotas, quasiment tous les pays de l'OPEP avaient "étendu" leurs réserves pour pouvoir accumuler plus de revenus pétroliers dans leurs coffres.

Voilà le problème : ces pays avaient gonflé leurs réserves du jour au lendemain... sans qu'une seule découverte pétrolière ait été faite... et sans qu'on ait construit un seul nouveau puit ! C'est un scandale qui a déjà coûté des centaines de milliards de dollars sur le marché de l'énergie.

Bien entendu, on ne peut pas consommer de "pétrole fantôme". On ne peut pas non plus le cacher éternellement. Inutile de voir le monde se retrouver à court de pétrole pour que le désastre se produise. Et plus tôt on découvrira la vérité sur le "pétrole fantôme"... plus les véritables réserves de pétroles s'épuiseront rapidement... et plus la Panne Sèche arrivera vite !

Rappelez-vous -- c'est le point de rupture qui compte !

Au cours de toute l'histoire de l'Age du Pétrole... qui a commencé en 1859... le monde a brûlé approximativement 950 milliards de barils de pétrole. Certains des géologues les plus respectés de la planète estiment que les réserves restantes se montent à 1 000 milliards de barils.

Cela peut sembler faire beaucoup de pétrole... sauf qu'il y a des chances pour que ces 1 000 milliards de barils représentent à peu près tout l'or noir qui nous reste -- jusqu'à la fin des temps. Vous vous rappelez de l'événement dévastateur dont je vous parlais au début de ce message ? Eh bien, nous y voilà.

Accrochez-vous, parce que ce n'est pas agréable à entendre :

Lorsqu'on fait la moyenne des dates de pic de production pour tous les grands pays producteurs de pétrole... y compris l'Arabie Saoudite et le reste de l'OPEP n'ayant pas encore atteint leur sommet... on obtient une estimation de sommet de production arrivée à la mi-2006 !!

Autrement dit, il se pourrait que le point de rupture soit dépassé depuis plus d'un an!

Voilà pourquoi je pense que nous verrons des changements radicaux dans le domaine de l'énergie et des matières premières d'ici avant la fin de la décennie

Et voilà pourquoi j'espère que vous n'attendrez pas pour agir -- parce qu'avec une telle estimation, vous devez vous préparer maintenant pour ce qui nous attend... tant qu'il en est encore temps !

Prenez par exemple le Dr. Kenneth Deffeyes, géophysicien et professeur à Princeton, qui travaillait avec Hubbert dans les années 50. Selon lui, le pic pétrolier mondial a été atteint il y a déjà quelques années.

A-t-il raison ? C'est possible. La courbe d'Hubbert prévoyait quelques années de production pétrolière stagnante, au plus haut du pic. Et depuis quelques années, selon le Professeur Deffeys, c'est bien ce qu'on constate.

"150 $ le baril", selon deux sénateurs français

Une offre en déclin rapide et une demande grimpant en flèche... c'est la loi économique sous sa forme la plus pure.

Pierre Laffitte et Claude Saunier sont sénateurs ; ils sont également les auteurs d'un rapport présenté en juin 2006 à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), sur le thème "Changement climatique et transition énergétique : dépasser la crise". Voilà ce qu'on pouvait y lire :

"... Le déséquilibre qui s'est amorcé en 2001 [...] est trop fort pour que l'on n'aboutisse pas, dans un futur plus proche qu'on ne l'imagine, à un choc pétrolier de grande ampleur.

"Il est difficile de conjecturer sur le déroulement de ce choc : accroissement progressif, montée par à-coups plus violents, ou hausse très brutale. Mais on peut raisonnablement penser qu'il portera le baril de pétrole rapidement à 100 $, puis à un niveau proche ou supérieur à 150 $ le baril"...

Nos deux sénateurs ont déjà vu la première partie de leurs prédictions se réaliser. La seconde ne tardera sans doute pas... parce que la crise géologique ne sera pas la seule pression s'exerçant sur le prix du pétrole et les matières premières.

Regardez la Chine, par exemple...

* La Chine ne comptait que 700 000 voitures en 1993. Elle en a désormais 7 millions. Il n'y avait également que 15 millions de motos, à l'époque. A présent, il y en a plus de 100 millions !
* La consommation énergétique de la Chine a déjà doublé ces 20 dernières années. Imaginez que la Chine commence à brûler du pétrole au même rythme que le Mexique ?
* Pour l'instant, la Chine n'utilise que 1,7 barils de pétrole par habitant. Le Mexique en utilise 7. Si la Chine en arrivait au même rythme, la demande quotidienne totale de la Chine grimperait à 24 millions de barils par jour. C'est plus qu'aux Etats-Unis... et cela représenterait près de 30% de la demande de pétrole mondiale !
* Au cours des 15 prochaines années, la Chine a l'intention d'importer le DOUBLE de la quantité de pétrole importée par les Etats-Unis. Le taux de croissance de la demande pétrolière chinoise représente déjà le double de celle du reste du monde.

Selon l'Agence Internationale de l'Energie, ces dernières années, la demande a augmenté à son rythme le plus rapide depuis 1980. En moyenne elle est de 88,1 millions de barils par jour dans le monde. Là-dessus, environ 20 millions de barils de demande proviennent des Etats-Unis. C'est un chiffre difficile à envisager.

Imaginez une piscine olympique. Videz-la. Remplissez-la de pétrole brut. A présent, refaites cette opération 9 727 fois. Tous les jours de l'année. Ca fait beaucoup de pétrole ! Et rappelez-vous qu'une fois consommé, il a disparu pour de bon...



D'accord, mais une énorme découverte ne pourrait-elle pas se produire, et changer la donne ? Absolument pas !

Quelles sont les chances de trouver un autre champ de pétrole de 90 milliards de barils ? Ou deux champs de 45 milliards de barils ? Proches de zéro. On pourrait se ruiner à en chercher -- en fait, ça a déjà été le cas de nombreuses compagnies pétrolières !

(Dans les années 50, par exemple, George W. Bush Senior a gagné des millions grâce à ses activités pétrolières au Texas. Au début des années 80, George Junior a dû quitter ses propres activités... après que chaque forage lancé se soit révélé désespérément sec !)

La dynamique a complètement changé. Pourquoi ?

Parce qu'il n'y a eu aucune découverte pétrolière majeure depuis plus de 20 ans !

Dans le monde entier, les découvertes pétrolières nettes ont plongé tous les 5 ans depuis 1980.
Certains des champs les plus grands ont désormais entre 30 et 100 ans... et ils commencent aussi à s'assécher !

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Il y a eu 16 grandes découvertes pétrolières en 2000, huit en 2001, trois en 2002, AUCUNE en 2003 -- et à part un gisement de 5 à 8 milliards de barils potentiels découvert fin 2007 dans la baie de Santos, au Brésil, les chiffres actuels restent décevants. Dans le monde entier, le sommet des découvertes a été atteint dans les années 50. Dans les années 90, la moyenne était d'un sixième du total de l'époque... soit neuf milliards de barils par an !

Ce n'est presque rien, comparé à la demande mondiale de pétrole. Et même si l'on trouvait un autre Ghawar... cela ne ferait que retarder l'impact de moins de 24 mois.

Il faut se poser la question... S'il y a encore de l'énergie bon marché à découvrir, où est-elle ? La plupart des énergies alternatives (éolienne, hydrogène, solaire, hydraulique, etc.) présentent un potentiel parfois explosif -- et qui pourrait d'ailleurs vous rapporter des gains eux aussi substantiels, au passage -- mais elles sont trop longues à développer pour éviter totalement le choc pétrolier.

Sylvain Mathon

Rédacteur en chef Matières à Profits

http://www.edito-matieres-premieres.fr/
Signes tangibles d’une production record de riz 


Les prix fermes en 2008 et la catastrophe au Myanmar une cause aggravante

12 mai 2008, Rome - Selon les prévisions, la production de riz en Asie, Afrique et Amérique latine atteindra un nouveau niveau record en 2008 mais les prix de cet aliment de base resteraient élevés à court terme, la majeure partie de la production devant être récoltée vers la fin de l’année.

“La production mondiale de riz paddy pour 2008 pourrait s’accroître d’environ 2,3 %, atteignant un nouveau niveau record de 666 millions de tonnes d’après nos prévisions préliminaires, indique l’experte en riz de la FAO Concepción Calpe.

La croissance de la production pourrait même s’amplifier si les récents appels et incitations à cultiver davantage de riz devaient se traduire par une augmentation des superficies plantées, selon le Suivi du marché du riz (Rice Market Monitor). Mais la catastrophe provoquée par le cyclone Nargis au Myanmar pourrait bien fausser ces pronostics, selon Mme Calpe.

Le cyclone au Myanmar

La destruction du grenier alimentaire du Myanmar par le cyclone Nargis réduira fortement la production de riz de ce pays et entravera l’accès à cet aliment de base, selon les premières estimations de la FAO. Les dégâts provoqués par le cyclone pourraient même affecter les perspectives de production à l’échelle mondiale.

Le cyclone a frappé au moment où les planteurs récoltaient le riz paddy de la saison sèche qui représente normalement 20 % de la production annuelle. De vastes régions productrices de riz sont inondées alors que plusieurs routes et ponts sont impraticables. De nombreux silos et stocks de riz ont été détruits. Les prix du riz à Rangoon accusent déjà des hausses de près de 50 %.

Le Myanmar aura sans doute besoin d’un coup de main des pays voisins, notamment la Thaïlande et le Vietnam pour ses importations de riz. Cela pourrait entraîner des tensions supplémentaires sur les cours mondiaux du riz.
Agir pour le développement durable 


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La Tunisie élue vice-présidente du sommet de la francophonie 


QUEBEC (Canada), 18 oct 2008 (TAP)
La Tunisie a été élue vice- présidente du 12ème sommet de la Francophonie, qui se tient à Québec, du 17 et 19 octobre 2008. Sur instruction du Président Zine El Abidine Ben Ali, M. Mohamed Ghannouchi, Premier ministre, représente la Tunisie à ce sommet au cours duquel il a donné lecture du discours adressé par le Chef de l'Etat aux chefs d'Etat et de gouvernement participant à ce sommet.
Le Premier ministre a pris part, vendredi, à la séance d'ouverture du sommet dont l'ordre du jour comporte une série de thèmes dont notamment la situation politique internationale, la coopération et la solidarité dans les domaines de la sécurité alimentaire et de l'environnement, le développement durable et les moyens de faire face aux conséquences des changements climatiques
La Francophonie doit se vivre comme un engagement politique  


La Francophonie a un "grand rôle" à jouer dans la crise financière et alimentaire en attirant l'attention sur les pays pauvres et en défendant les changements nécessaires au système économique mondial, ont affirmé des dirigeants à l'ouverture du sommet de Québec. Le XIIe sommet de la Francophonie s'est ouvert pour deux jours vendredi à Québec en présence d'une trentaine de chefs d'Etats et de gouvernements membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), dont de nombreux pays africains. Le Togo est représenté à ces travaux par le Premier ministre, Gilbert Houngbo et par le ministre des Affaires étrangères, Koffi Esaw.
La Francophonie "a un grand rôle à jouer, aussi dans la crise financière internationale qui nous interpelle tous et toutes", a déclaré le Premier ministre canadien Stephen Harper, co-hôte du sommet avec son homologue québécois Jean Charest.

"On doit tous être conscients de l'impact de cette crise sur les pays en voie de développement", a affirmé M. Harper devant quelque 2.000 délégués de la Francophonie.

Le monde, confronté à la plus grave crise économique et financière depuis la crise des années 30, "doit changer. La Francophonie doit porter la nécessité du changement du monde", a lancé le président français Nicolas Sarkozy qui va défendre samedi auprès des Etats-Unis une refonte totale du système financier mondial.

Affirmant qu'il fallait "bousculer les habitudes", il a plaidé notamment pour l'entrée d'un pays africain ou sud-américain comme membre permanent du Conseil de sécurité de l'Onu qui pour l'heure en compte cinq (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine).

"La crise est une opportunité de réfléchir différemment à la croissance", a également affirmé M. Sarkozy, qui assure la présidente tournante de l'Union européenne, citant "la croissance durable, la croissance verte, le développement d'une agriculture vivrière partout dans le monde".

Le secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf (photo) a lui aussi affirmé que la communauté francophone ne pouvait pas être "spectatrice" des crises financières et alimentaires car ce sont "les plus défavorisés, comme toujours, qui paieront le plus lourd tribut".

En ce sens, Ban Ki-moon, l'un des premiers secrétaire général de l'Onu à assister à un sommet de la Francophonie, a exhorté vendredi les pays donateurs à ne pas réduire leur aide internationale en raison de la crise financière.

Car cette tourmente ne doit pas faire oublier "la crise moins spectaculaire, mais infiniment plus grave" de la faim dans le monde, a mis en garde le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, également présent, appelant les pays riches à tenir leurs engagements d'aide au développement, comme l'a fait l'UE.

"Près d'un milliard de personnes souffrent de la faim aux quatre coins de la planète. La flambée des prix alimentaires et énergétiques en 2008 a fait augmenter leur nombre de 75 millions de de personnes par rapport à 2005", a-t-il souligné.

"Comment pourrions nous justifier un jour d'avoir mobilisé tant de moyens et de volonté politique pour imaginer des solutions à la crise financière et de n'avoir rien tente face à l'injustice de la faim ?" a-t-il interrogé ?.

Pour M. Sarkozy comme d'autres dirigeants qui ont pris la parole, la Francophonie doit se vivre "comme un engagement politique. Nous ne voulons pas d'un monde aplati. Nous ne voulons pas d'un monde uniforme. Nous voulons la diversité", a-t-il affirmé.

Un sentiment partagé par le Premier ministre Jean Charest qui livré à un plaidoyer pour la langue française et une Francophonie plus politique.

"Je vous invite à voir dans l'histoire du Québec une invitation quant à la manière de promouvoir cette langue que nous avons en partage. C'est une bataille qu'il faut mener. Et cette bataille est par définition un combat politique", a-t-il dit.
Publié le 18 October 2008.
Enseigner l'Histoire 


La nécessité d'enseigner l'Histoire est fondée sur plus d'un siècle de commentaires. Y renoncer pour un prétexte budgétaire reviendrait à interdire aux nouvelles générations de connaître les combats de leurs prédécesseurs, les crises qu'ils ont affrontées, les solutions qui ont été appliquées, leurs bienfaits et leurs méfaits, etc.

[Paris - France] - 07-11-2008 (Claude Garrier)


La nécessité d'enseigner l'Histoire est fondée sur plus d'un siècle de commentaires. Y renoncer pour un prétexte budgétaire reviendrait à interdire aux nouvelles générations de connaître les combats de leurs prédécesseurs, les crises qu'ils ont affrontées, les solutions qui ont été appliquées, leurs bienfaits et leurs méfaits, etc. En un mot, elle aggraverait le processus de soumission entrepris depuis un demi-siècle en France et dans bien d'autres pays, destiné à remplacer un peuple en mesure d'exercer son autorité, une démocratie, par un peuple d'alphas et de bêtas tel qu'annoncé par Aldous Huxley dans son Meilleur des mondes.



Encore ne faut-il pas confondre « l'Histoire » et « des histoires » qui érigent le mensonge en dogme. Quelques exemples des pieux mensonges, enseignés aux scolaires et entretenus par leurs aînés qui transmettent l'ignorance dans laquelle ils ont été enfermés dans leur jeunesse :

Le droit français n'a pas aboli l'esclavage en 1848 ; le décret signé à cette époque n'a été appliqué qu'aux Antilles. Il faut attendre 1905 pour qu'un nouveau décret abolisse l'esclavage dans les colonies françaises d'Afrique(1). Le France est donc le dernier pays, bien après le Brésil (1888), des « pays civilisés » qui procède à cette abolition ; jusqu'en 1905, le Journal officiel du Sénégal publie des listes de « captifs » émancipés(2). Et encore ! En 1881, le code de l'Indigénat institué en Algérie, puis étendu à la plupart des autres colonies en 1887, a instauré le travail forcé bien avant l'abolition de l'esclavage…



Un esclavage périodique anticipait pour l'Afrique, l'abolition de l'esclavage permanent avec un facteur aggravant : un esclave pouvait être émancipé, nul ne pouvait échapper au travail forcé(3). Malgré la Convention relative à l'esclavage (article 1.1) de 1926, étendue au travail forcé en 1930, il faut attendre 1946 pour que la loi française abolisse cette forme d'oppression raciale.



Les routes, les ponts rappelés par le chef de l'État français lors de l'allocution prononcée à Dakar le 26 juillet 2007, ont été tracés par un ingénieur français et construits par la sueur des hommes et femmes indigènes, celles-ci notamment chargées de damer les pistes. Réquisitionnés au titre du travail forcé, chicotés pour en améliorer le rendement, méprisés par un prêtre, Délos, qui enseignait à Marseille que les Africains ne souffrent pas du travail forcé puisqu'ils chantent et dansent quand ils en reviennent(4).



S'il est probable que la Guinée-Conakry a vraiment voté la rupture avec la France en 1958, à la demande d'un leader charismatique, Sekou Toure, favorisé par l'ignorance d'une population à laquelle le colonisateur avait refusé l'enseignement (à l'exception de la poignée d'« auxiliaires indigènes » indispensables pour pallier à l'insuffisance du nombre des fonctionnaires coloniaux ; par exemple, en Côte d'Ivoire, jusqu'à la fin des années 1920 n'interviennent que deux ingénieurs des Eaux et Forêts), entraînant une lourde ignorance des réalités économiques et politiques, au contraire les autres colonies d'Afrique ont été chassées de l' ensemble politique français(5). Encore en 1988, pour les ivoiriens, Abidjan était « comme Paris ». Que ce soit au Cameroun, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, circulait la même fable dont seuls les noms propres variaient : à l'occasion d'une campagne électorale, le président candidat à sa propre succession vient se montrer dans un village ; il y est apostrophé par un vieux paysan : « En 1960, on nous a dit que l'indépendance était une expérience.



Elle est ratée, c'est évident. Alors, on arrête et les Français reviennent. A cette époque, à Yaoundé, la conservation des résultats du baccalauréat était confiée à un Français : les Camerounais craignait qu'un compatriote les « retouche ». En Afrique, la politique française s'est ingéniée à casser ces chimères(6). Seule demeure, fragilisée la France-à-fric, les affairistes appuyé sur des dictateurs vieillissants et, peut-être, la manipulation de coups de force comme celui dont ne parvient pas à sortir la Côte d'Ivoire.



Les beurs devraient donc éviter de croire aux sornettes diffusées par la propagande gaulliste : leurs grands-parents n'ont pas rejeté la France ; c'est elle qui les a rejetés comme elle pratique tout en s'en défendant la discrimination raciale, parfois appelée « délit de faciès » ou plus crûment « délit de salle gueule », que ce soit dans la grande majorité des entreprises (BTP inclus, alors qu'il fut un terrain de prédilection pour les ouvriers qualifiés immigrés dans les années 1970) et par la police.



La France a exploité militairement ses colonies en consommant le sang des hommes. Les quatre régiments de chasseurs d'Afrique (Oran, Alger, Constantine, Bône) participent aux opérations dans la Dobroudja (septembre 1854) en Bulgarie, puis en Crimée où les 1er et 4ème régiments réalisent les seuls exploits de la cavalerie française de cette campagne en se portant au secours de la brigade légère de la cavalerie britannique menacée de destruction totale à Balaklava (25 octobre 1854). Durant la campagne du Mexique (1863-67), ces régiments furent redoutés par les cavaliers de Juarez qui les surnommaient « les bouchers bleus » ; en 1860, ils étaient intervenus en Chine. Les tirailleurs algériens servent successivement au Sénégal (1860-61) et en Cochinchine (1861-64), en Italie (contre les chemises rouges de Garibaldi) et au Mexique (1863-66) ; on les retrouve engagés dans la guerre déclarée à la Prusse en 1870 : dès le 4 août 1870 le 1 er régiment reçoit le choc de l'offensive allemande à Wissembourg ; deux jours plus tard, les trois régiments de tirailleurs algériens donnent une étonnante démonstration de leur courage au cours de charges à la baïonnette à Froeschwiller et à Worth(7).



Au mépris des hommes qui ont risqué et parfois perdu leur vie pour la France et des « indigènes » auxquels ils participent, les décrets proposés par Adolphe Crémieux, signés le 24 octobre 1870, profitant du no man's time qui suit l'abdication de Napoléon III (1er septembre 1870), accordent d'office la citoyenneté française aux 35 mille Juifs d'Algérie (décret n° 136) et abrogent le décret impérial du 21 avril 1866 qui permettait sur un pied d'égalité aux i ndigènes musulmans, aux étrangers justifiant de trois années de résidence en Algérie, ainsi qu'aux indigènes israélites, de demander à « jouir des droits de citoyen français » et à bénéficier de la « qualité de citoyen français »[ . Les décrets Crémieux instauraient cette inégalité qui, d'émeutes en insurrections, ferait le lit, quatre vingt ans plus tard, du MNA et, plus intransigeant, du FLN.



La France n'a pas gagné la Grande Guerre même si elle figure dans le camp des vainqueurs : sans le coup de boutoir américain, la situation serait restée stagnante. Plus encore, elle n'a évité un second désastre identique à ceux de 1870 et 1871 que grâce aux 100 000 Indochinois et aux 200 000 Sénégalais d'AOF, aux 94 000 hommes d'AEF, aux 80 000 Tunisiens et 40 000 Marocains(8).



Dans les combats de 1940, ont été engagés 340 000 hommes d'Afrique du Nord, 63 299 hommes d'Afrique noire présents sur le sol français(9). En 1944, l a première armée française (gal de Lattre de Tassigny) comptait 20 000 hommes d'Afrique noire.



On dit merci à qui ? Le 1er décembre 1944, au camp de Thiaroye, 1 280 soldats noirs qui venaient d'être libérés des Frontstalag allemands (ils avaient eu la chance de ne pas être abattus à l'instant de leur capture, puis celle de ne pas partir « par la cheminée » d'un camp d'extermination de Pologne), parce qu'ils réclament l'arriéré de solde versé à leur camarades blancs, sont écrasés sur ordre par ces « camarades » ; bilan : 35 morts, 35 blessés graves, des centaines de blessés, 34 condamnés à des peines d'emprisonnement fermes d'un à dix ans et à 10 000 F d'amende(10) (à titre de comparaison, après des augmentation qui aboutissent à plus que doubler le salaire de 1944, l e SMIG, créé par la loi du 11 février 1950, est fixé à 74 francs le 22 août 1950 ; sur la base de 30 F l'heure d'ouvrier, l'amende demandée correspondait à deux mois de salaire de base environ ; la solde d'un bidasse était infiniment moindre ; c'était donc au moins un an de solde que les malheureux devaient payer). Voici le remerciement dont les enfants de France doivent être enseignés sauf à perpétuer un mensonge par omission.



A défaut de glorifier les vrais héros, les politiciens s'en inventent des faux ou, du moins, attribuent des mérites immérités à des morts pour la glorification de ceux qui les inventent. C'est ainsi que Guy Moquet, fusillé comme otage le 22 octobre 1941, est mensongèrement déclaré « résistant » par un chef de l'Etat français qui tient à se parer de plumes de toutes couleurs qu'il soit pacifiste comme Jean Jaurès ou communiste comme Guy Moquet. A sa suite, ses thuriféraires préfèrent oublier que ce garçon fut arrêté le 13 octobre 1940 en vertu d'un décret Daladier du 26 septembre 1939 interdisant la propagande communiste à une époque où, en raison du pacte germano-soviétique du 23 août 1939, les communistes combattent « la guerre impérialiste » ; le chef du PCF, Maurice Thorez déserte et traverse l'Allemagne pour rejoindre Moscou.



L'exécution de Guy Moquet, otage, est un acte infâme qui déshonore ceux qui l'ont livré comme ceux qui l'ont assassiné, mais elle ne fait pas de ce garçon un « résistant » : son parti ne s'est lancé dans le combat clandestin contre les Allemands et leurs domestiques français (dont le Secrétaire général de la police du régime de Vichy, René Bousquet, ami de François Mitterrand après la guerre, qui avait organisé les arrestations de Juifs des 16 et 17 juillet 1942, dans la région parisienne) qu'après l'invasion de l'Union soviétique en juin 1941 ; la première action violente est l'assassinat d'un assistant d'intendance de la marine allemande à la station de métro Barbès le 21 août 1941, alors que Guy Moquet est incarcéré à Fresnes depuis dix mois. S'il fallait lire la lettre d'un jeune résistant dans la nuit précédant son exécution, il valait mieux chercher du côté de ceux qui sont tombés adossés aux arbres de la grande cascade du Bois de Boulogne qui gardent les impacts des balles ou de ceux dont l'ongle a gravé un dernier message dans le plâtre de la chapelle désaffectée du Mont Valérien qui a servi de geôle d'hommes qui, le lendemain creusaient la tranchée dans laquelle ils allaient tomber.



Est restée poussée sous le tapis de l'Histoire, l'adhésion presque unanime du haut clergé français à la politique anti-juive, anti-communiste et anti-maçonnique(11) de Pétain contre laquelle Pierre Gerlier, cardinal-archevêque de Lyon et primat des Gaules avait été l'un des rares à s'opposer ouvertement. Plus discrètement, Georges Grente, évêque du Mans, recommande aux religieuses auxquelles est attribué, à la fin de 1940, un petit immeuble ayant appartenu au Grand Orient de France (GODF), pour agrandir les locaux de l'école qu'elles animent rue Gastelier, de rester prudentes dans l'aménagement de ce local, devant un avenir qui pouvait ménager bien des retournements (ce prélat avait vu juste : la guerre finie, le bâtiment a été restitué au GODF qui n'a eu qu'à refermer le mur qui sépare son terrain de celui de l'école).



Emmanuel Suhard, cardinal-archevêque de Paris, a suffisamment affiché sa proximité avec Philippe Pétain pour être cueilli sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame au mois d'août 1944 et ramené fermement à son presbytère par un piquet de soldats, ce qui lui interdit de célébrer la messe de Te Deum à laquelle a assisté de Gaulle et son entourage. La guerre a favoriser le clivage entre haut et bas clergés, le second plus souvent impliqué dans l'aide à des personnes en danger de déportation : enfants juifs scolarisés par une école catholique, faux certificats de baptême tel celui que Ménard, curé de Sainte Marie des Vallées (92700, Colombes) a délivré pour une femme au moins agnostique qui avait la malchance d'être prénommée « Rachel », ce qui avait attiré l'attention de la police parisienne.



En Côte d'Ivoire, les « frères trois points » entrent deux fois dans l'Histoire. La première fois, en 1963, la répression de l'imaginaire complot s'abat sur eux : Houphouët, devenu monarque de Côte d'Ivoire, englobe dans une même hostilité communistes et francs-maçons, peut-être inspiré par de Gaulle qui, dès 1945, restaure les Renseignements généraux, service de police politique qu'il charge tout particulièrement de surveiller ces deux mouvements de pensée. La seconde fois, en 2005, Simone Gbagbo affirme que les malheurs s'abattant sur la Côte d'Ivoire sont le fait des francs-maçons. Un quotidien très proche d'elle, « Le courrier d'Abidjan », publie très fréquemment des articles mettant en cause Les Fils de la Lumière (titre d'un ouvrage de Roger Peyrefitte, Librairie générale de France, 1969). C'est ainsi qu'il titre, dans son n° 330 du 2 février 2005 : « Les francs-maçons en guerre ! L'implication des loges maçonniques dans le conflit ivoirien – Comment ils ont conçu l'accord de Marcoussis – Pourquoi Simone Gbagbo les dérange ».



Dans le courant du mois de mai 2005, il affirme que « les francs-maçons veulent renverser le pouvoir » ; le 23 août 2005, il accuse le gal Mathias Doué qui s'oppose au Président Gbagbo, de disposer d'un « pouvoir basé sur le fétichisme et la franc-maçonnerie ». Cette attitude est d'autant plus surprenante qu'Alain Bauer, Grand Maître du GODF, affirme en novembre 2000, qu'« [il] pense que le scrutin du 22 octobre [2000] a livré un vainqueur indiscutable : Laurent Gbagbo »(12). Fin janvier 2003, à Paris, Bauer et Michel Barat, le grand maître de la Grande Loge de France (GLDF), rappellent leur position commune : respect de l'intégrité territoriale de la Côte d'Ivoire, maintien en place du président Laurent Gbagbo jusqu'à la prochaine élection présidentielle(13). En mars 2003, quittant Abidjan après une visite à Laurent Gbagbo, Alain Bauer déclare sur les ondes de RFI : « Le Président Gbagbo défend les valeurs maçonniques »(14).



On trouve ici à deux reprises, le mensonge, la globalisation artificieuse(15), comme mode de communication et la dénonciation d'un ennemi intérieur occupé à conspirer, caractéristiques des régimes totalitaires.



Cette énumération n'est pas exhaustive, malheureusement. Nous invitons nos lecteurs à nous informer d'autres énormités rencontrées dans la francophonie... et ailleurs. Nous ferons en sorte qu'elles ne restent pas sous le boisseau.



Dr C. Garrier













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(1) C. Garrier, L'abolition de l'esclavage : du mythe de 1848 à la victoire de 1905… 1946, in « Sociétés africaines et diaspora », n° 11, septembre 1998, pp. 165-172.

(2) Un exemple : C. Garrier, L'exploitation coloniale des forêts de la Côte d'Ivoire - Une spoliation institutionnalisée, L'Harmattan, Paris, 2006, pp. 229 sqq.



(3) Babacar Fall, Le travail forcé en Afrique-occidentale française 1900-1945, thèse, Université de Dakar, 1984, Karthala, Paris, mai 2000.

(4) Le Père Joseph-Th. Délos, « L'expansion coloniale est-elle légitime ? », cours publié dans Les semaines de Marseille, XXII, 1930, pp. 109 à 136, Bibliothèque Nationale, Paris : 8° R 48777.

(5) Alexandre Gerbi, Histoire occultée de la décolonisation franco-africaine, L'Harmattan, Paris, 2006.

(6) Antoine Glaser, Stephen Smith, Comment la France a perdu l'Afrique, Calmann-Lévy, Paris, 2005.

(7) Paul Willing, L'armée de Napoléon III (2) L'expédition du Mexique – la guerre franco-allemande 1870-1871, Collections historiques du musée de l'Armée, Paris, 1984, pp. 21 sqq.

(8) Marc Michel, Les Africains et la Grande Guerre – L'appel à l'Afrique (1914-1918), Karthala, Paris, 2003.

(9) Colette Dubois et Pierre Soumille, Des chrétiens à Djibouti en terre d'Islam (XIXe-XXe siècles), Karthala, Paris, 2004, p. 308.

(10) Colette Dubois et Pierre Soumille, op. cit., p. 307.

(11) Malgré la condamnation de l'Action française par le pape Pie XI en 1926, l'hostilité contre bolcheviks et francs-maçons, parfois assimilés aux escrocs, est une constante de la politique vaticane des années 1930, comme il ressort de L'Encyclique cachée de Pie XI. Une occasion manquée de l'Eglise face à l'antisémitisme de Georges Passelecq et Bernard Suchecky, La Découverte, Paris, 1995.

(12) Francis Kpatindé, « Alain Bauer, Grand maître du Grand Orient de France : Ce qu'on peut attendre des francs-maçons », 7-11-2000, www.jeuneafrique.com.

(13) Jeune Afrique.com, 16 février 2003, « Les francs-maçons s'activent ».

(14) Le Toubabou, Le millefeuille ivoirien – un héritage de contraintes, L'Harmattan, Paris, 2005, p. 246.

(15) Bien qu'elle s'affirme universelle, la Franc-maçonnerie est loin d'être un monolithe. Les divergences sont nombreuses entre obédiences. En Afrique subsaharienne, à l'exception du Gabon où le Président Omar Bongo a créé sa propre obédience, le Grand Rite Équatorial, dont il a été très longtemps Grand Maître, il ne semble pas que dans les autres pays francophones, l'appartenance à l'Ordre maçonnique ait une quelconque incidence politique. Au contraire ! En Côte d'Ivoire, notamment, lorsqu'un Franc-maçon est promu ministre, voire secrétaire général de la Présidence, il s'empresse d'oublier la loge qui l'a initié et les « Frères » qu'il y a connus. S'agissant de Robert Guéi, son initiation à la Grande Loge Nationale Française ne serait intervenue qu'après son accession aux abords du trône (il n'a jamais fait usage des bureaux présidentiels, seulement d'un bureau installé à la Primature). Par contre, Paul Biya est crédité de liens très étroits avec l'Ordre des Rose-Croix et de générosités financières à profit de proches de cette institution.
Après nous le déluge !  


Né à Paris en 1947, Michel Tarrier qui se prénomme Abdelmalek depuis sa conversion à l'islam, connaît bien le Maroc. Il souligne sur son site web (tarrier.org) qu'il totalise 2000 jours de terrain et d'observations au Maroc, avec un million de kilomètres de routes et de pistes parcourues, des milliers de photos, la publication d'une cinquantaine d'articles sur les Lépidoptères du royaume et la gestion d'une banque de données et d'une cartographie complète des Lépidoptères de jour de quelque 5000 références vérifiées et actualisées. Très prolixe sur le net, le seul souci de ce militant de la mère Terre : protéger le patrimoine naturel au Maroc comme ailleurs. Tarrier réagit dans cet article rédigé spécialement pour le Reporter, à la suite des dernières inondations ayant frappé différentes régions du Maroc.
Abdelmalek Tarrier

Abdelmalek Tarrier
Il pleut abondamment sur toute la Méditerranée occidentale et le Maroc est sous un déluge. Ce devrait être une bonne nouvelle puisque nos terres semi-arides souffrent la plupart du temps des affres de la sècheresse. L'eau est une bénédiction du ciel, la saison des pluies annonce un regain et un soulagement, la fin de l'étiage des oueds, de nouveaux stocks pour les châteaux d'eau que sont le Rif et les Atlas, une bénéfique remise à niveau des nappes phréatiques et des barrages, l'assurance qu'il n'y aura ni pénurie, ni disette.
Mais alors que l'eau est source de vie, voici qu'elle devient aussi source de mort, cause de catastrophe, de dévastation et de détresse. Alors que la pluie, chaque fois tant attendue, permet à la nature, à l'agriculture, à la vie rurale de renaître, va-t-il falloir la craindre et ne plus prier pour qu'elle advienne ? Pluie utile et judicieuse ou pluie inutile et meurtrière, tel est le nouveau dilemme tombé des cieux.
Au Maroc, la peur des pluies et de leurs effets excessifs est depuis peu inscrite dans la mémoire collective. Souvenons-nous du drame de l'Ourika, non loin de Marrakech, au pied du massif du Toubkal. C'était le plein été de 1995, le site recevait une affluence de Marrakchis ayant fui l'infernale chaleur de la belle cité pour se réfugier dans cette accueillante et fraîche vallée. Un orage éclata avec une violence inouïe et dura plus de trois heures. De rivière presque sèche, l'oued Ourika gonfla et devint un furieux torrent, un fleuve de boue où des pants entiers de montagne s'écroulaient, entraînant les maisons, les routes, les murets, les arbres. Panique… Au petit jour, le fleuve de boue charriait encore des centaines de cadavres d'hommes, de femmes, d'enfants et d'animaux. En quelques heures effroyables, ce paradis vert devint un enfer. Les médias annoncèrent cinq cent morts. Il y en eut près de deux mille.
Tout dernièrement, des pluies torrentielles et des inondations ont sinistré différentes régions du pays, notamment l'Oriental et le Sud-ouest : des morts, des personnes portées disparues, des centaines de familles sans abri, des douars engloutis, des routes détruites, des voies de chemin de fer coupées, des unités industrielles paralysées et d'immenses superficies de terres agricoles noyées.
Mais pourquoi donc, à l'âpreté de longs mois, voire d'années de sècheresse, doit désormais succéder une tragédie de précipitations apocalyptiques ? Certains invoquent le changement climatique comme grille de lecture un peu hâtive de ces cruels évènements. Il n'est pas question de nier le réchauffement global du climat et les chambardements bioclimatiques qu'il va induire sur le subtil équilibre de notre biosphère, dérèglement résultant indubitablement de la pollution industrielle d'un progrès incontrôlé et au service d'un productivisme forcené. Mais les retombées d'un phénomène d'une telle amplitude ne peuvent être immédiatement et localement perceptibles. Les conséquences gravissimes d'un climat devenu fou ne sont pas encore palpables et ne se feront sentir qu'à l'échelle des décennies, des siècles à venir. Il n'y a pas d'effet ipso facto à la petite semaine.
C'est d'une autre responsabilité humaine dont il s'agit, plus directe cette fois, tout à fait « au ras des pâquerette » et du plancher des vaches… Il nous faut parler de l'érosion des sols et de la désertification galopante qui ont totalement reformaté les paysages du Maghreb. Déjà en 1938, le scientifique Louis Emberger écrivait : « La montagne marocaine, si l'on n'y prend garde, court vers sa ruine définitive. La destruction de la végétation engendre la ruine économique et celle-ci provoque la dépopulation ». 93% de désertification potentielle est le chiffre alarmant récemment annoncé par l'UNESCO pour le territoire marocain. L'éradication du manteau forestier et végétal, l'occurrence d'un véritable scalp de la terre qui ne laisse qu'un sol climatique et galvanisé font qu'à la place de pluies bénéfiques, retenues, absorbées par la couche d'humus et de terre arable, nous subissons des lessivages violents et meurtriers. Rien ne retient plus la pluie qui dévale jusqu'à former de véritables murs d'eau boueuse, emportant tout sur leur passage. Cette eau, pourtant si précieuse, glisse sur une terre dénudée, souvent même sur la roche-mère de montagnes chauves et dégarnies, et c'est ainsi que les prairies s'en vont en mer. Perte sèche.
Ce qui était un bienfait est devenu un méfait, la nature est en colère et se retourne contre nous. C'est un peu la colère de Dieu à l'encontre d'un homme irresponsable. L'homme résigné qui auparavant vivait en harmonie avec les éléments et les ressources, dont la sagesse le portait à la parcimonie, a désormais divorcé avec la nature. La démographie et le consumérisme stimulent la production. Toujours davantage de moutons et de chèvres sur des terres pauvres, une sylviculture irraisonnée faisant fi des subtiles interdépendances écologiques, une agriculture productiviste à court-terme, abusant d'intrants, une arboriculture hypothéquant l'avenir en surpompant les nappes, une urbanisation agressive bétonnant n'importe où et n'importe comment, le plus souvent illégalement, corruption à la clé, n'ayant comme morale que le seul appât du gain, les voilà les activités coupables du débordement des eaux. Cet acharnement à tout détruire est d'autant plus écervelé que d'ici la moitié de ce siècle, la fin du pétrole signera l'arrêt de mort des exportations agricoles et de l'industrie touristique. Juste le temps pour une ou deux générations ingrates de s'enrichir en saccageant irréversiblement l'environnement qui est le bien de tous.
Dans la vallée de l'Ourika ravagée en 1995, dans l'Oriental et le Sud-ouest qui souffrent aujourd'hui, dans tout le Moyen Atlas et le Haut Atlas, dans les forêts de cèdres, de chênes, de thuyas, de genévriers thurifères de haute montagne devenues « forêts mortes », en Mamora, partout aujourd'hui dans le Royaume des troupeaux tondent tout ce qui pousse, les parcours de plus en plus sédentaires et aux effectifs de plus en plus conséquents usent les pâturages jusqu'à la corde. Cette charge du cheptel en totale inéquation avec la régénération des plantes fourragères se nomme surpâturage. Ses effets sont nocifs parce qu'ils tendent à mettre à nu la terre, à écorcher les versants, à fragiliser les structures du terrain. Il n'y a donc rien d'étonnant que tout « se casse la gueule » lors de précipitations un peu violentes. N'accusons pas le berger traditionnel et son maigre troupeau, ce pastoralisme à grande échelle est celui de la filière ovine des gros propriétaires absents et anonymes. Cette mainmise sur les droits d'usage est perverse car c'est une spoliation d'un bien commun et légitime. Le nombre de têtes est presque dix fois supérieur à ce qu'il devrait être pour une gestion durable des écosystèmes. Pastoralisme de rente, agriculture intensive et non plus vivrière, abusant d'engrais azotés et de biocides entraînant la mort biologique des terres, forêts devenues fossiles à force de coupes intempestives, reboisements artificiels sans aucune valeur écologique, promotions immobilières incontrôlées, etc. sont les signes d'un développement humain erroné puisqu'il engendre la destruction irréversible des ressources et du cadre de vie. Pour comprendre pourquoi Merzouga fut noyé en mai 2006, il suffit de constater comment le fleuve Ziz est perturbé, maltraité en amont et d'évaluer aussi la dangerosité des irresponsables promotions hôtelières que les pouvoirs publics laissèrent construire dans la zone inondable du lac temporaire.
Encore une fois, ce sont les pauvres qui paient les conséquences, ceux qui résident sur un sol ayant perdu toutes ses valeurs physiques et biologiques, ceux qui n'ont pas le privilège de fuir les montagnes et les campagnes fragilisées par les exactions du capitalisme, ceux qui sont ruinés et parfois noyés dans les torrents de boue qui naissent de la terre détruite.
La multiplication et surtout la force accrue de ce que nous appelons un peu fatalement catastrophes naturelles ne sont que le drame d'une gestion néfaste des ressources et des écosystèmes, notamment forestiers. Et lorsqu'on tente de reconstruire ces écosystèmes, c'est dans la plupart des cas un cuisant échec. La création, œuvre de Dieu, doublée d'une évolution de millions d'années, se respecte, ne se détruit pas et ne se reconstruit pas. Mais notre sacro-saint capitalisme néolibéral se fiche de l'avenir, seul compte le profit immédiat. L'homme qui était un prédateur naturel, en phase avec les éléments, est devenu un destructeur extraordinaire. Alors, attention au retour de bâton ! La nature se retourne contre nous, nous payons de plus en plus cher la sécheresse et les pluies sont devenues diluviennes. Un peu plus de perspicacité écologique serait de mise si nous voulions éviter cette rupture des équilibres : « Ne dévaste pas la Terre avec la violence de tes mains » (Antigone). Dans la mythologie grecque, Antigone défendait les lois non écrites du devoir moral contre la fausse justice de la raison d'État.
C'est ainsi que, partout sur cette Terre, à force de pratiquer cette politique de la terre brûlée, nous nous préparons lentement à un véritable autogénocide. Après nous le déluge, dit-on ! Mais voici que le déluge nous a rattrapés. Qui vivra verra, ou plutôt ne verra pas.
Sauvegarde des Gorilles, des populations locales dans le Virunga 


Madame, Monsieur,

Au nom du Collège des Bourgmestre et Echevins de la Ville de Bruxelles, l'Échevin en charge de l’Environnement et de la Solidarité Internationale, Bertin MAMPAKA, a le plaisir de vous inviter à une projection/débat organisée par les cellules Eco-conseil et Solidarité Internationale, intitulée « Sauvegarde des Gorilles et des populations locales dans le Virunga ».

Le Parc national des Virunga, créé en 1925, est le plus ancien parc national de la République Démocratique du Congo et d'Afrique. Très riche par sa faune et sa flore, il est surtout connu pour héberger les dernières populations de gorilles des montagnes. Par ailleurs, les habitants de cette région font face à un contexte difficile de guerre et luttent pour leur survie.

Différents documentaires didactiques vous seront présentés lors de cette soirée.

Une délégation de personnes actives sur le terrain répondra à vos questions :

Monsieur Norbert Mushenzi, directeur et chef adjoint du Parc national des Virunga.

Monsieur Burlot, ancien responsable du programme eau pour le CICR (Comité International de la Croix-Rouge) au Kivu.

Monsieur Xavier Gilibert, fondateur d’« Objectif Brousse », ONG qui travaille avec les associations congolaises locales du Parc des Virunga.

Cette projection/débat aura lieu le mercredi 9 décembre 2009 à 17h15 à la Salle de Conférence, de l’Hôtel de Ville, Grand-Place, 1000 Bruxelles.

Réservation souhaitée auprès de la cellule Eco-conseil au 02 279 33 10 ou par E-mail : Urb.Ecoconseil@brucity.be. Pour recevoir plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la cellule Solidarité Internationale (tél. 02 279 21 10 / E-mail : Org.SolidariteIntern@brucity.be).

Mevrouw, Mijnheer,

In naam van het College van Burgemeester en Schepenen heeft de Schepen van Milieu en Internationale Solidariteit, de eer U uit te nodigen op een projectie/debat, georganiseerd door de cel Internationale Solidariteit en de cel Milieuraadgeving van de Stad Brussel, met als thema « Bescherming van de berggorilla’s en de lokale bevolking van Virunga ».

Het Virunga Nationaal park, opgericht in 1925, is het oudste nationaal park van de Democratische Republiek Congo en van Afrika. Het heeft een zeer rijke fauna en flora maar is toch vooral gekend voor het herbergen van de laatste populaties van berggorilla’s. Bovendien hebben de inwoners van deze streek te kampen met onlusten en moeten zij vechten om te overleven .

Verscheidene didactische documentaires zullen in de loop van de avond vertoond worden.


Een delegatie van personen die actief zijn op het terrein zullen uw vragen beantwoorden:

Mijnheer Boutros Kalere, algemeen secretaris van de FONCE (Forum van de lokale NGO’s voor milieubehoud).

Mijnheer Norbert Mushenzi, directeur en adjunct-chef van het Virunga Nationaal park.

Mijnheer Burlot, voormalig verantwoordelijke van het waterprogramma voor het ICRK (Internationaal Comité van het Rode Kruis) in Kivu.

Mijnheer Xavier Gilibert, stichter van « Objectif Brousse », een NGO die samenwerkt met de lokale Congolese organisaties van het Virungapark.

Deze projectie/debat gaat door op woensdag 9 december 2009 om 17u15 in de Conferentiezaal van het Stadhuis, Grote Markt te 1000 Brussel.

Het is wenselijk te reserveren bij de cel Milieuraadgeving tel. 02 279 33 10 of per E-mail : Urb.Milieuraadgeving@brucity.be. Voor meer informatie aarzel niet contact op te nemen met de cel Internationale Solidariteit (tel. 02 279 33 10 / E-mail : Org.SolidariteIntern@brucity.be).
Sommet sur le climat à Copenhague, le 9 décembre 


Copenhague, envoyée spéciale

Sale temps sur Copenhague. La présidente de la conférence, Connie Hedegaard est soupçonnée de faire le jeu des pays développés et l'accord sur la protection des forêts tropicales - peut-être un peu trop vite présenté comme le plus facile à boucler - montre lui aussi que la défiance entre le Nord et le Sud est telle qu'elle bloque jusqu'à présent toute avancée notable dans les négociations.






En se séparant mardi 15 décembre vers 1 heure du matin, les pays qui négocient le projet de mécanisme destiné à rémunérer les pays qui protègent leurs forêts - baptisé REDD (reducing emissions from deforestation and degradation) - ont constaté leur incapacité à s'entendre sur les différents paramètres de l'accord avant l'entrée en scène des ministres, prévue officiellement mardi, en fin de journée.

"On ne peut quand même pas nous demander d'hypothéquer notre souveraineté nationale sans aucune contrepartie concrète", constatait un délégué d'un pays africain.

PLUS QUE QUATRE JOURS DE NÉGOCIATIONS

La liste des sujets que devront trancher les ministres de l'environnement, voire les chefs d'Etat, s'allonge alors qu'il ne reste plus que quatre jours de négociations. "Si on laisse aux dirigeants le soin de tout régler à la dernière minute, on risque d'avoir un accord faible ou pas d'accord du tout", a mis en garde le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.

C'est certainement pour conjurer ce mauvais scénario que Connie Hedegaard a cherché à bousculer l'agenda en multipliant les consultations restreintes avec quelques pays dont les ministres sont présents depuis le début de la semaine à Copenhague. Mais cette méthode a été vivement critiquée par les petits pays laissés à l'écart.

"Dans une négociation onusienne, il ne peut pas y avoir deux catégories de pays. Les négociations doivent être transparentes et tout le monde doit pouvoir participer", déplore un représentant du Bangladesh.

Cette erreur de méthode écorne la légitimité de la présidence alors que sur le fond des discussions, les grandes lignes de fracture entre les vieux pays industrialisés et les pays en développement restent entières. "Les pays du sud ont une attitude de plus en plus ferme parce qu'ils jouent leur avenir", assume Pablo Solon, l'ambassadeur de la Bolivie aux Nations unies.

Cette fermeté s'est focalisée, lundi matin, sur l'avenir du protocole de Kyoto (1997) que les pays en développement ne veulent pas voire disparaître. Les 53 pays africains ont suspendu brièvement leur participation aux groupes de travail et ont refusé de reprendre les négociations jusqu'à ce que la présidence replace le sujet dans les priorités du débat.

"Les pays industrialisés voudraient que nous acceptions la mort du seul instrument existant qui les contraignent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre", a expliqué Kamel Djemouai, le chef de la délégation algérienne.

Les pays industrialisés qui ont ratifié le protocole se sont engagés à réduire en moyenne de 5 % leurs émissions d'ici à 2012 par rapport à 1990 et les pays en développement souhaitent que, de la même manière, ils inscrivent leurs objectifs d'ici à 2020 dans une deuxième période d'engagement.

La question est pour l'instant insoluble : les Etats-Unis ne sont pas dans Kyoto et n'y entreront pas, le Japon et l'Australie ne veulent plus se lier tant que Washington ne bouge pas.

Quand à l'Union européenne, elle ne veut pas, aux yeux de ses opinions publiques, apparaître comme "la seule à graver ses engagements dans le marbre quand les autres pays n'offrent que du chewing-gum", selon l'ambassadeur français Brice Lalonde.

Alors que les jours sont comptés, la France cherche toujours de son côté à créer un axe avec les pays africains et le Brésil autour du soutien financier aux pays pauvres et de la forêt. Mardi, Nicolas Sarkozy reçoit à l'Elysée le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, chef de file du groupe africain. Le lendemain, le chef de l'Etat doit rencontrer les pays forestiers du bassin du Congo. Le premier ministre britannique, Gordon Brown, avec qui la France a fait une proposition sur le financement de REDD, sera présent.

Laurence Caramel

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