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Editoriaux

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 Invitation Diner-débat du Samedi 4 septembre 2010 à 19 heures 30
 Lettre ouverte a Pascal Bodjona
 Intervention pronocée au sortir du tribunale par S.E A.M.K.
 Nouvelle Coopération entre les États-Unis et la C.P.I.
 TENTATIVE DE DISSOLUTION DE OBUTS PAR LE GOUVERNEMENT TOGOLAIS
 Composition de la Commission Nationale OHADA RDC.
 Enquête : Comment le deal entre Faure et Gilchrist a échoué
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Marquis Gilbert du Motier de La Fayette


plus de renseignement : http://www.facebook.com/pages/Faugeres-France/Marquis-Gilbert-du-Motier-de-La-Fayette
Invitation Diner-débat du Samedi 4 septembre 2010 à 19 heures 30 


Lieu : Hôtel Ibis Béziers Sortie Autoroute Béziers Centre
33 places prévues

Tous renseignements :
Association Marquis de La Fayette
13, Rue du Four
34600 FAUGERES
Renseignements : 04.67.95.12.16. Ou par messagerie marquisdelafayette.monde@gmail.com
http://marquisdelafayette.midiblogs.com/
Prix du repas : 25 €uros par personne.

Pouvez-vous faire circuler notre invitation et la remettre par messagerie à nos plus fidèles ami(e)s.

Bien cordialement !
Le Président : Jacques Villard

Bernard Caillot, Président-Fondateur du Cercle d'Amitié France-USA, dédicacera son ouvrage lors d'un diner-débat organisé par l'association Marquis de la Fayette le Samedi 4 septembre 2010 à 19 heures 30 dans les salons de l'hôtel Ibis à Béziers.
La Guerre d’Indépendance Américaine,
Prototype des guerres de libération nationale du XX eme siècle ?

C’est ce que l’auteur, Bernard Caillot, développe en détaillant avec précision les mécanismes du mouvement d’où est issue l’une des grandes puissances de notre temps.

A travers recherches et citations, Bernard Caillot identifie les quatre faces de cette guerre d’indépendance qui permet aux belligérants européens de s’affronter sous d’autres cieux. Opposition idéologique, guerre nationale, guerre civile, puis guerre mondialisée sont étudiées successivement.
Place ici est faite aux hommes et à leur action. L’auteur analyse la place sur l’échiquier du triptyque Franklin, Washington et La Fayette, tout en reconnaissant volontiers que, comme les mousquetaires, ce trio comprenait un quatrième membre, Vergennes.
Bernard Caillot décrit avec enthousiasme le grand roque effectué par Franklin et Lafayette, le rôle de fou du roi joué par Beaumarchais, et les coups successifs menant à l’échec et mat de la Grande-Bretagne.
Plus orateur qu’écrivain, l’auteur nous permet de revivre l’enchaînement des évènements dans un agréable présent reconstitué, et il n’hésite pas à puiser dans les correspondances pour donner vie à ces illustres personnages. Il joue habilement avec les anachronismes pour servir son propos et montrer les analogies de cette épopée de huit années, dans le vaste théâtre du XVIII e siècle, avec les mouvements de libération du XX e siècle.
Bernard Caillot est le fondateur du Cercle d’Etude et d’Amitié France USA (www.france-usa.fr))
Lettre ouverte a Pascal Bodjona 

TENTATIVE DE DISSOLUTION D’OBUTS : INCURIE ET CYNISME POLITIQUES AU SOMMET DE L’ETAT

Monsieur le Ministre,

Face à des recoupements concordants, il apparaît que vous avez une grande part de responsabilité dans l’absence de séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire au Togo. Il semble même que dans le cas d’espèce que constitue la tentative de dissolution du parti politique OBUTS (Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire) reconnu légalement constitué par la décision N° E-003/10 du 1er Février 2010 de la Cour Constitutionnelle, votre personne ou vos services semblent systématiquement avoir une implication irrégulière, donc illégale et anticonstitutionnelle dans les procédures.

En cela, vous constituez, es qualité, un obstacle de taille dans la lecture, l’interprétation et le respect du droit et de la justice au Togo. C’est pour éviter que l’absence de transparence au Togo ne conduise à des incompréhensions, que votre démarche m’a conduit à prendre le peuple togolais à témoin.

Je prends la liberté par la présente de vous exprimer toute mon indignation face aux procédés qui ont été mis en œuvre, de sources concordantes, sous votre responsabilité et qui ont conduit à la décision du 25 Juin 2010 du Tribunal de Première Instance de Lomé de prononcer la dissolution du parti OBUTS légalement constitué, et ayant pris part à dernière élection présidentielle du 4 Mars 2010.

Je considère qu’OBUTS se trouve dans cette posture délicate à dessein, et que cela remet gravement en cause la démocratie à travers l’atteinte à la liberté d’opinion et au pluralisme politique. Cette situation est sans doute liée autant aux dysfonctionnements de vos services, qu’à une certaine culture antidémocratique de votre part. Elle trouve sa traduction dans les nombreuses entraves que vous n’avez eu de cesse d’ériger, confirmées par la décision ci-haut citée de la Cour Constitutionnelle. Ce qui atteste votre détermination sans limites pour étouffer l’émergence de cette formation politique sur l’échiquier national.

OBUTS n’a qu’une seule ambition : enrichir le débat politique pluraliste contradictoire, pour contribuer un tant soit peu à l’édification d’une démocratie moderne, qui fonde son fonctionnement sur la transparence de la gouvernance, grâce à la vérité des urnes et des comptes publics, en vue de contribuer au développement de notre pays, à la prospérité partagée, au bien-être de chaque citoyen et à un meilleur vivre ensemble.

Pour vous permettre de vous convaincre du rôle négatif que vous avez joué tout au long de cette entreprise de déstabilisation du parti OBUTS, je vous fais mémoire de quelques épisodes où votre intervention directe ou indirecte a conduit à entraver l’état de droit, déshonorant ainsi le Togo et son peuple.

I- VOTRE TENTATIVE INFRUCTUEUSE D’INVALIDATION DE LA CANDIDATURE DU REPRESENTANT D’OBUTS A L’ELECTION PRESIDENTIELLE DU 4 MARS 2010.

L’Assemblée Générale constitutive de l’OBUTS eut lieu le 02 Août 2008 à Lomé et dès le 20 Août 2008, fut déposée auprès des services compétents placés sous votre responsabilité, la déclaration du dossier constitutif de cette nouvelle formation politique.

Le 3 Septembre 2008, le dossier a été renvoyé par vos services qui ont décelé des « incohérences et des irrégularités » et nous ont invité à les corriger, diligences que nous avons accomplies dans le délai légal, pour réintroduire le dossier le 26 Septembre 2008.

Il ne vous a donc pas échappé que la Charte des partis politiques dispose dans le dernier alinéa de l’article 14, qu’après ce dépôt du 26 Septembre 2008, à défaut d’une réponse de votre part après un délai de 15 jours, le dossier était réputé régulier et le parti légalement constitué.

Ainsi, selon les dispositions de la loi portant Charte des partis politiques, OBUTS est une formation politique légalement constituée, depuis, le 11 Octobre 2008 !

Nonobstant cette réalité juridique et en violation de la loi portant Charte des partis politiques, vous avez toujours refusé de délivrer un récépissé à OBUTS.

Vous êtes resté sourd, sans aucune justification de votre part, à plusieurs correspondances de rappel qui vous furent adressées pour réclamer à bon droit le récépissé.

Quelle justification pourrait-on trouver à votre mépris avéré de la loi et du minimum d’égards que la République vous impose dans l’exercice de vos fonctions ?

Vous avez en outre tenté de faire invalider la candidature de son Président à la dernière élection présidentielle par une requête auprès de la Cour Constitutionnelle en dénonçant justement les irrégularités liées à l’absence de récépissé dont vous étiez l’unique responsable.

C’est donc à bon droit que la Cour Constitutionnelle dans sa décision N°E-003/10 du 1er Février 2010, vous a débouté et déclaré légalement constituée la formation politique OBUTS, de manière définitive et sans appel, clôturant ainsi, la controverse que vous avez entretenue sur la légalité de cette formation politique.

II- VOTRE IMMIXION DANS LES DEBATS DU TRIBUNAL DE PREMIERE INSTANCE DE LOME, LORS DE LA PROCEDURE VISANT LA DISSOLUTION D’OBUTS

Récemment vous vous êtes immiscé dans la procédure visant la dissolution d’OBUTS, en vous adressant au Tribunal de Première Instance de Lomé pour remettre en cause certains éléments constitutifs du dossier de dépôt, établis par un notaire dont les actes sont réputés universellement authentiques. À moins qu’il ne soit prouvé que l’officier ministériel est coupable d’inscription de faux en écritures, ce que vous vous êtes bien gardé de faire eu égard aux conséquences que cela pourrait entrainer à votre encontre.

Argument que vous vous étiez bien gardé de soulever devant la Cour Constitutionnelle, pour invalider la candidature du Président d’OBUTS, pour la même raison que celle exposée ci-dessus.

La démission de certains membres fondateurs d’OBUTS consécutive aux dissensions nées de la non-participation du parti au Gouvernement actuel, ne saurait constituer une violation de la loi portant Charte des partis politiques au point de conduire à la dissolution de celui-ci, sinon aucun parti politique du Togo, sans aucune exception, ne pourrait avoir d’existence légale à ce jour.

La disposition relative aux 30 fondateurs devant émaner des 2/3 des préfectures de notre pays à la constitution d’un parti politique, est une obligation qui ne peut s’appliquer qu’au moment de la création de la formation politique, comme l’indique clairement la Charte des partis politiques. Elle ne régit pas la vie du parti, dès lors que celui-ci a acquis une personnalité juridique, et qu’il est appelé à durer dans le temps. Les démissions, les décès, les exclusions des militants fussent-ils membres fondateurs n’ont jamais rendu un parti illégal. Cela relèverait d’une hérésie politique.

C’est donc à tort que la démarche des deux anciens militants d’OBUTS d’assigner en dissolution leur ancienne formation politique, devant Tribunal de Première Instance de Lomé, a été déclarée recevable, tout comme la décision qui a été prise par cette juridiction pour tenter de museler cette formation politique.

Le lien entre ces deux anciens militants d’OBUTS et vous-même ne peut plus être réfuté !

J’ai donc des raisons tangibles pour croire en votre responsabilité directe et indirecte dans les démêlées judiciaires indécentes dont la formation politique OBUTS est victime. Je tiens à vous faire part des sentiments d’indignation, d’injustice, d’abus du droit et de pouvoir des militants du parti et des hommes épris de justice de notre pays. Je suis donc autorisé, face à vos agissements et de ceux qui travaillent pour votre compte, de constater que vous êtes l’auteur de fausses déclarations, ce qui m’oblige à porter contre votre personne, l’accusation formelle de votre implication dans les procédures juridiques injustifiées à l’encontre du parti OBUTS.

Ceci est d’autant plus probant que pendant la mise en état des lieux au cours du procès en dissolution, vous vous êtes invité dans le débat au travers de la procédure d’assignation, en intervention forcée pour tenter de charger OBUTS d’irrégularités imaginaires contraires aux faits, et ainsi de peser dans le débat pour permettre au Tribunal de justifier une décision qui dans tous ses attendus reste et demeurera inique, cynique et dépourvue de légalité.

Vous vous êtes en effet permis d’introduire comme élément nouveau à verser au dossier de la procédure l’appartenance simultanée de 17 membres démissionnaires de l’ALLIANCE à OBUTS. Ici votre probité peut être délibérément mise en doute, puisque vous êtes détenteur d’un courrier très explicite qui vous a été adressé le 15 septembre 2008 par le Président de l’ALLIANCE, Maurice Dahuku PERE, qui vous déclare conformément à la loi, la démission effective des 17 membres fondateurs qui ont quitté son parti pour fonder OBUTS.

C’est ainsi que dans le mémoire que vous avez introduit dans le dossier, vous avez littéralement fait une fausse déclaration au juge ; comme vous l’aviez fait devant la Cour Constitutionnelle par omission des entraves émanant de l’administration dont vous êtes responsable ; en lui faisant croire que la déclaration d’OBUTS a violé l’article 8 de la Charte des partis politiques au Togo.

Vu le flagrant délit de forfaiture constaté et dénoncé par la défense, le Président du Tribunal de Première Instance a dû écarter cette pièce à laquelle vous tenez tant pour sauver la vacuité des accusations formulées par les partisans de la dissolution de OBUTS.

Au total, nous vous tiendrons pour responsable au cas où OBUTS viendrait à disparaitre du paysage politique togolais, car non content d’avoir pris des libertés avec la loi, vous avez entre autres actes de forfaiture entrepris de manipuler la justice par de faux témoignages pour parvenir à vos fins. Ce qui corrobore notre accusation d’absence de séparation des pouvoirs entre l’Etat et le système judiciaire au Togo, et illustre aisément le gouffre abyssal du déficit de moralité publique dont souffre la gouvernance de notre pays.

Au regard de ce qui précède, je souhaiterais que nous puissions nous en tenir au respect du droit et que vous puissiez, au cas où vos services vous auraient mal informé ou conseillé, constater qu’OBUTS est un parti légalement constitué et ne peut donc être dissout comme certains le souhaitent, en espérant ne plus vous compter parmi ceux qui continueront à maintenir leur position hors-la-loi.

La loi ne dispose pas que la sanction à infliger à une formation politique en cas de démission d’une poignée de membres fondateurs est la dissolution. Il s’agit là encore d’une pure invention qui proviendrait directement de vous-même et de vos agents. Si tel était le cas dans le monde plusieurs formations politiques auraient cessé d’exister.

Au vu des éléments probants que je viens d’exposer, il y a tout lieu de penser que le Tribunal de Première Instance de Lomé n’a pas dit le droit, mais a exprimé une décision qui est aux antipodes du fondement juridique et dont vous portez une écrasante part de responsabilité.

J’espère que dans un sursaut de conscience républicaine, le pouvoir judiciaire, quelle que soit l’instance (Cour d’appel ou Cour suprême), finira par dire le droit dans cette affaire, pour se ranger sur la décision de la Cour Constitutionnelle, la plus Haute Juridiction indiciaire de notre pays.

C’est la seule voie de sagesse afin que le Togo continue à jouir de la liberté de choisir les voies et les voix qui offrent des solutions constructives pour l’émergence d’une société de confiance fondée sur une vraie démocratie au Togo.

Le fait du Prince, l’arbitraire dans les décisions pour neutraliser la voix des sans voix, ne peuvent constituer une solution d’avenir comme, semble-t-il, vous tentez par les pires moyens de l’imposer au Peuple togolais. Sans un véritable débat, les bornes se franchissent vite, et quand elles le sont, il n’y a plus de limites ; et le champ est ouvert au pire !

J’ose espérer que vous en avez conscience, et que vous pourrez, avec sagesse, corriger vos erreurs qui ont concouru à ces dérives judiciaires. À moins que l’incurie et le cynisme politiques au sommet de l’Etat ne soient les traits caractéristiques d’une dictature juridique que l’équipe dont vous êtes solidaire, a décidé de mettre en place au Togo !

Le peuple togolais dans son ensemble aspire à plus de liberté, de justice tant sociale qu’économique, de dignité et d’éthique, seuls gages susceptibles de permettre le retour de la confiance entre les dirigeants et le peuple, en vue de l’instauration d’un véritable Etat de droit et de démocratie.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression renouvelée de mes sentiments républicains.


Agbéyomé Messan KODJO

Coordinateur National Provisoire.
Intervention pronocée au sortir du tribunale par S.E A.M.K. 

INTERVENTION PRONONCÉE AU SORTIR DU TRIBUNAL PAR AGBEYOME KODJO PRESIDENT DU PARTI POLITIQUE OBUTS.

vendredi 4 juin 2010, à 23:25

Chers amis démocrates du Togo,

Ce 4 juin 2010 est une journée funeste pour la démocratie et pour la liberté d’expression au Togo.
C’est un jour de deuil, pour tous ceux qui au Togo, luttent inlassablement depuis le 4 mars 2010, dans le calme mais avec détermination pour faire éclater au grand jour la Vérité des Urnes et des comptes publics.
Le Tribunal de Grande Instance de Lomé, qui a prononcé la dissolution de notre Parti OBUTS, en prenant une décision contraire à la reconnaissance prononcée par la Cour Constitutionnelle du Togo, lors du dépôt de ma candidature à l’élection Présidentielle du 4 mars 2010, vient d’apporter la preuve éclatante de l’absence totale de séparation des pouvoirs exécutifs et judiciaire au Togo.

Cette décision de justice inique est contraire au droit, dans la mesure où aucun des attendus sur lesquels est fondé le jugement n’a de valeur légale en regard des textes en vigueur et notamment de la Charte des partis politiques.

Elle illustre parfaitement le caractère éminemment politique du jugement.
Ce n’est pas le fruit du hasard, si la procédure de référé, instruite à la sauvette, et qui n’a laissé à OBUTS aucun moyen de défense véritable, intervient quelques jours après celle qui a été intentée contre l’UFC.

En réalité, la dissolution d’OBUTS est la réponse judiciaire de Faure GNASSINGBE et du gouvernement, à la mobilisation populaire sans précédent qui a caractérisé la marche du 29 mai, pour dire sa désapprobation à l’égard du gouvernement HOUNGBO II.
Ceux qui ont choisi de participer, de cautionner ou d’avaliser d’une manière ou d’une autre, l’avènement de ce gouvernement, portent aujourd’hui la responsabilité conjointe et solidaire, d’une atteinte sans précédent à la liberté d’expression politique dans ce pays, qui nous fait faire un recul historique de plus de quarante ans.

En réalité Faure GNASSINGBE, dont l’illégitimité éclate aujourd’hui au grand jour, et se trouve chaque jour illustrée, au gré de ses actes de gouvernance, est obligé de recourir à la justice pour tenter de faire taire la contestation populaire pour récuser les résultats du scrutin du 4 mars 2010, et faire valoir la victoire de Jean-Pierre FABRE, à laquelle OBUTS s’est associée sans réserves, et à juste titre, depuis le premier jour aux côtés de ses alliés du FRAC.

Les conclusions du rapport final de la Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne, ont confirmé qu’il est impossible aujourd’hui à Faure GANSSINGBE de revendiquer la moindre victoire, en regard des irrégularités graves dont le scrutin a été entaché.
Cette décision de justice est lourde de sens, car elle ouvre la voie à toutes les dérives possibles, y compris les pires.

Si l’on ajoute à la décision qui vient d’être prise, le fait que dans le gouvernement HOUNGBO II, aucun ministre de la Défense n’ait été nommé, laissant les mains entièrement libres à Faure GNASSINGBE, dans la gestion des Armées , et ceci sans contrôle possible du parlement, nous voyons bien qu’en l’espace de deux mois seulement, nous avons assisté au Togo à une régression sans précédent des libertés publiques, notamment les politiques et d’expression.

En portant les coups les plus durs qui soient, aux partis de l’opposition et aux forces qui représentent aujourd’hui l’alternance politique, par les moyens les plus vils, l‘objectif poursuivi par Faure GNASSINGBE, est de créer les conditions pour que s’installe une lassitude populaire qui lui laisserait les mains libres pendant cinq ans encore, pour continuer à piller les richesses nationales et faire souffrir des millions de togolais qui n’ont même pas de quoi assurer leur quotidien.

Mais ce choix est le pire qu’il pouvait faire, car rien ne nous empêchera de continuer la lutte pour la vérité des urnes et des comptes publics que nous avons entreprise dès le lendemain du 4 mars 2010 et pour faire valoir les propositions cohérentes qui permettent par des mesures d’urgence de soulager immédiatement la vie de nos compatriotes.

J’entends saisir dans les heures qui viennent les Présidents de tous les pays partenaires du Togo pour les mettre en face de leurs responsabilités, devant la gravité de cette situation.
Je vous appelle a restes unis et déterminés et à manifester encore plus nombreux pour exiger le rétablissement d’OBUTS dans ses droits, et pour continuer le combat de la vérité des urnes.
Restons unis, jusqu’au bout, c’est le seul gage de notre future victoire !
Aucune décision de justice ne pourra entamer notre détermination.
Que Dieu protège le Togo !
Lomé 4 juin 2010
Agbéyomé KODJO
Président d’OBUTS
Coordinateur National Provisoire du CVU
Nouvelle Coopération entre les États-Unis et la C.P.I. 


Nouvelle Coopération entre les États-Unis et la Cour pénale internationale

Par Stephen KAUFMAN

Tandis que les États Unis favorisent le renforcement des tribunaux nationaux, ils appuient également la Cour pénale internationale.

Bien que les États-Unis ne soient pas membres de la Cour pénale internationale (CPI), le gouvernement OBAMA souhaite trouver le moyen de coopérer avec cette instance internationale pour accroître son efficacité tout en encourageant l'amélioration des capacités des systèmes juridiques locaux pour juger les responsables d'atrocités et de violations des droits de l'homme.

L'ambassadeur itinérant des États-Unis chargé du dossier des crimes de guerre, M. Stephen RAPP, et le conseiller juridique du département d'État, M. Harold HONGJU KOH, dirigeront la délégation américaine d'observateurs à la conférence d'examen du Statut de Rome qui se tiendra du 31 mai au 11 juin 2010 à Kampala (Ouganda). Le Statut de Rome de 1998 avait établi les règles de la CPI.

Lors d'un point de presse tenu le 2 juin 2010, MM. RAPP et KOH ont déclaré que les États-Unis appuyaient fermement le principe de la responsabilité en matière de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Après des années d'éloignement à l'égard de la CPI, les initiatives de rapprochement de l'actuel gouvernement à Washington peuvent être interprétées comme reflétant l'ordre du jour général du président OBAMA qui privilégie un engagement positif envers les institutions internationales, comme l'ont démontré la participation des États-Unis à la conférence de Copenhague sur les changements climatiques en décembre 2009 et leur élection au Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

M. Stephen RAPP a dit que les États-Unis appuyaient une autorité judiciaire internationale "focalisée sur les atrocités" mais souhaitaient s'assurer que leur aide et celle de la communauté internationale puissent aussi servir "à renforcer les systèmes juridiques nationaux pour que ces genres de crimes soient jugés dans des tribunaux siégeant près des victimes et des communautés touchées".

La CPI est "un tribunal de dernier recours", a souligné M. Stephen RAPP. On ne devrait s'y adresser que "dans l'absence de volonté ou de capacités à l'échelle locale ou nationale de juger une personne et seulement dans les cas impliquant les principaux responsables de crimes, et ce, tout en renforçant le système national pour qu'il juge les autres suspects".

"Mais dans l'avenir, a-t-il ajouté, dans les situations où des atrocités sont commises en masse, quand il n'y a pas moyen d'obtenir justice au niveau national et qu'il faille aller au niveau international pour s'assurer que les responsables rendent compte de leurs actes, ça sera à la CPI de jouer ce rôle. C'est pourquoi nous voulons avoir un engagement avec la CPI pour nous assurer de son efficacité."

M. Stephen RAPP a donné en exemple les récents conflits sur le continent africain, tels ceux en République démocratique du Condo et au Soudan où il était "beaucoup plus dangereux d'être une femme ou un enfant innocents que d'être soldat".

Dans leur approche à l'égard de la CPI, les États-Unis apportent "un engagement durable à la promotion de la responsabilité avec un soutien à la mise au point avisée de mécanismes internationaux de justice pénale".

Les États-Unis ont signé le Statut de Rome en 2000 mais le traité doit être ratifié par le Sénat à Washington avant d'entrer en vigueur.

M. Stephen RAPP a indiqué que les États-Unis "prennent beaucoup de temps pour considérer les traités et les conventions internationaux parce qu'ils souhaitent les étudier avec beaucoup d'attention" avant que le président, quel que soit son parti politique, ne les soumette au Sénat pour son aval.

"Nous sommes loin d'être à ce point", a-t-il ajouté, mais le gouvernement OBAMA "cherche le moyen de soutenir cette cour de manière constructive" en sa qualité de pays observateur du Statut de Rome.

Les États-Unis, a-t-il précisé, participent au Tribunal pénal sur le Rwanda et au Tribunal spécial pour la Sierra Leone.

Pour les procès pour crimes de guerre relatifs aux meurtres et aux violations commis dans l'ancienne Yougoslavie dans les années 1990, les États-Unis ont payé un quart des frais du tribunal et lui ont fourni de l'assistance en matière d'application de la loi, de partage de l'information et d'aide aux victimes.

"La question de savoir si nous pourrons fournir tout cela à la CPI doit être examinée dans le cadre de nos lois, mais nous allons œuvrer pour trouver le moyen (...) d'appuyer ces procès autant que possible pour nous assurer que les coupables d'atrocités en masse soient tenus responsables de leurs actes", a dit M. Stephen RAPP.
TENTATIVE DE DISSOLUTION DE OBUTS PAR LE GOUVERNEMENT TOGOLAIS 


Tentative de dissolution d'OBUTS par le Gouvernement en place : le Président d'OBUTS est convoqué par M. SOGOYOU Pawelé, Président du Tribunal de première instance de Lomé


Le Président d'OBUTS est convoqué en référé cet après midi pour demain jeudi 3 juin 2010 à 15HGMT devant M. SOGOYOU Pawelé, Président du Tribunal de première instance de Lomé.

La raison évoquée est la démission de 7 membres fondateurs d'OBUTS sur 45 enregistrés auprès du Ministère de l'Administration territoriale.

Ce qui selon le Gouvernement justifie une dissolution du parti contrairement à la charte des partis politiques au Togo.

La convocation a été adressée cet après midi à S.E.Agbéyomé Messan Kodjo , avec la menace de la mise sous scellé des locaux du parti dès demain.

Source: www.icilome.com
Composition de la Commission Nationale OHADA RDC.  

Nous sommes heureux de porter à votre connaissance l'Arrêté Ministériel signé à KINSHASA le 29 juin 2010 par SE, Monsieur LUZOLO Bambi Lessa, Ministre de la Justice et Droits Humains, Garde des Sceaux du Gouvernement de la RDCONGO, portant nomination des membres de la Commission Nationale OHADA de RDC.

La Commission Nationale OHADA est présidée par le Doyen, Monsieur Roger MASAMBA. Elle jouera un rôle capital dans l'entier succès de l'adhésion de la RDCONGO à l'OHADA et l'entrée en vigueur du droit OHADA en RDC, qui devrait être effective dès janvier 2011.

Consulter l'Arrêté Ministériel N° 328/CAB/MIN/J&DH/2010 du 29 juin 2010

UNIDA / OHADA.com
Enquête : Comment le deal entre Faure et Gilchrist a échoué 


Koaci.com Lomé::

Une scène insolite s’est produite au dernier jour de clôture pour le dépôt des candidatures, dans le cadre de l’élection présidentielle 2010. Un évènement qui n’est que la suite de ce que certains ont qualifié de « maladie diplomatique » de Gilchrist Olympio et qui devrait baliser le chemin à Faure Gnassingbé, si la candidature de substitution de Jean-Pierre Fabre, n’avait pas été déposée au dernier moment.

La candidature de Jean-Pierre Fabre, était t-elle intervenue seulement au dernier moment pour pallier au rejet de celle de Gilchrist Olympio ? Plusieurs observateurs en doutent, arguant la célérité avec laquelle, le secrétaire général du plus grand parti de l’opposition, a accompli les formalités de candidature. Mais l’intéressé même rassure, arguant que Gilchrist Olympio, avait été consulté et a même donné son accord en faveur d’une candidature indépendante de Jean-Pierre Fabre, au cas où. Mais Gilchrist Olympio dément et dit avoir été « poignardé ».

Lors des tractations, Gilchrist Olympio aurait même demandé à consulter son actuel homme lige, Elliot Ohin. Un des embastillés du Cesal, lors de l’opération de compilation des résultats par l’UFC, aujourd’hui converti en « participationniste, invétéré au Gouvernement Houngbo II. Cet opposant avait pourtant passé toute sa vie, à maudire, Edem Kodjo et autres opposants qui à un moment, ont décidé de franchir le pas, avec des fortunes identiques pour la suite de leur carrière politique. L’ancien parti unique, est spécialisé en grillade de modérés.

Toute l’histoire est partie d’un mystérieux accident dont Gilchrist Olympio, en visite chez sa fille, aurait été la victime. A cinq jours de la date de clôture du dépôt des candidatures. Bien curieux de la part de quelqu’un qui a passé l’essentiel du ballet à Ouagadougou, pour obtenir des modifications pour sa candidature. Ce, d’autant que le partenaire de sa fille, ne serait selon certaines indiscrétions, autre qu’un ami à Faure Gnassingbé. Ce qui a amené certains à évoquer l’hypothèse d’une « maladie diplomatique ».

Ainsi alité et ne pouvant se déplacer pour accomplir les formalités pour son dossier de candidature, Gilchrist Olympio, envoie tout de même son dossier. Et c’est ici, que tout le plan va à l’eau. Au moment du dépôt de la candidature, seuls trois membres étaient présents. Pour avoir déjà rejeté les dossiers incomplets d’autres candidats, ces derniers décident de faire autant pour celui, du leader de l’UFC.

Commencent alors des appellent téléphoniques de la part de certaines autorités politiques et militaires, pour demander au président Tabiou Taffa, d’enregistrer comme tel, le dossier. En particulier, un appel d’ un officier patron des renseignements, ainsi que celui, d’un ministre, vont décider le président de la CENI, à se raviser et demander l’enregistrement de tous les dossiers ; trop tard, le Bureau politique de l’UFC décide de présenter la candidature de Jean-Pierre Fabre.

Appuyé par certains militants de la 11ème heure comme Djovi Gally, Gilchrist Olympio investi Jean-Luc Homawoo (un activiste du RPT) pour agir en son nom et assigne à son Conseiller Jean-Claude Homawoo, le rôle de persuader Faure Gnassingbé, de faire enregistrer sa candidature incomplète, quitte à la voir rejetée plus tard, par la Cour Constitutionnelle Ce qui priverait l’UFC, d’une candidature et ouvrirait la voie royale, à une réélection de Faure Gnassingbé. Agbéyomé Kodjo, ayant sans doute soupçonné la manœuvre, se démarque du frac soutenant le candidat de l’UFC et décide de maintenir sa candidature.

Le stratagème ayant lamentablement échoué du fait de la candidature de substitution, Gilchrist Olympio se met à semer la zizanie, tout le long du processus, cherchant à démobiliser l’électorat favorable à l’alternance et au changement. Mais très tôt, les populations aidées par l’éclairage des médias, la ténacité, la cohésion ainsi que la détermination des responsables du Frac, se mettent à douter de la position de l’opposant historique. Puis à longueur des épreuves entamées à l’issue du hold-up électoral en faveur de Faure Gnassingbé, le président national de l’UFC, se met totalement à nu et est désavoué par les populations.

Selon certains observateurs, le deal entre Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio, date du déplacement mystérieux et solitaire du leader de l’UFC, au lendemain de la présidentielle d’avril 2005.

Gilchrist marchand de victoires électorales ?

Au nom de sa popularité, Gilchrist Olympio a toujours insisté pour être malgré tous les obstacles, candidat à toutes les échéances présidentielles. Plus d’une fois, son parti a boycotté des législatives organisées dans un cadre électoral plus favorable, pour cependant se présenter aux présidentielles après des tripatouillages du cadre légal. Les élections présidentielles seraient particulièrement rentables pour le fils du premier président démocratiquement élu du Togo.

Et quand par la force des choses, il ne peut se présenter, il s’arrange pour imposer un candidat de son choix. Celui-là, qui lui assurerait la gestion de la période post électorale, comme s’il avait été lui-même candidat. Puis de déclamations (guérilla politique) en ballets diplomatiques intéressés (sans le candidat) dans certains palais présidentiels, Gilchrist Olympio disparaît pour ne réapparaître que quand une opportunité politique pointe à l’horizon. Soit pour se positionner, ou pour empêcher un leader de l’opposition, de prendre l’ascendance et d’en profiter plus tard, pour lui ravir le leadership.

Chose qu’il a cependant du mal à éviter cette fois-ci, avec le parricide politique en cours d’exécution sur sa personne par celui qu’il qualifie de « dauphin », à lui. Un avènement légitimé par l’adhésion populaire au leadership de celui que les populations désignent affectueusement de l’ « Obama du Togo », Jean-Pierre Fabre.
Nicolas Sarkozy justifie le défilé africain pour le 14 Juillet 


LEMONDE.FR avec AFP

Nicolas Sarkozy et le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, sur le perron de l'Elysée.

Nicolas Sarkozy a célébré mardi 13 juillet à Paris, devant les dirigeants de 13 pays d'Afrique francophone, la "force des liens" qui unissent la France et ses anciennes colonies africaines, lors d'un hommage contesté organisé à l'occasion du cinquantenaire de leur indépendance.

S'exprimant lors d'un déjeuner à l'Elysée, le chef de l'Etat français a d'emblée justifié l'invitation faite à ses pairs et sa décision de faire défiler leurs troupes sur les Champs-Elysées pour la traditionnelle parade du 14-Juillet, qui a suscité de multiples critiques.

"C'est bien mal me connaître que de penser que je puisse être inspiré par un quelconque sentiment de nostalgie envers une période dont j'ai, plus d'une fois, souligné l'injustice et les erreurs", a-t-il rétorqué à ceux qui ont pu voir dans son geste "l'expression d'un nostalgie coloniale". "L'objet de cette rencontre […] est de célébrer la force des liens que l'histoire a tissés entre nos peuples. Et la force de cette rencontre, c'est de construire ensemble notre avenir", a insisté Nicolas Sarkozy.

DES ONG DÉNONCENT LA PRÉSENCE DE "CRIMINELS"

Plusieurs ONG, qui devaient manifester mardi à Paris, ont dénoncé la présence, parmi les contingents africains, de "criminels" et "coupables de violations des droits de l'homme", ce que l'Elysée a fermement démenti.

"Ce ne serait pas le moindre des paradoxes, qu'à l'occasion de la célébration des valeurs de la République, celles-ci soient bafouées par la présence de tortionnaires, dictateurs et autres prédateurs des droits de l'homme, et que, en lieu et place de les poursuivre, la France les honore", écrit notamment Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) dans une lettre ouverte au chef de l'Etat.

"Nous nous heurtons à une muraille dressée par les autorités françaises pour éviter de gêner des responsables africains qui peuvent être des bourreaux. Le 14-Juillet ne doit pas être la fête de l'impunité", enchérit Patrick Baudoin, président d'honneur de la FIDH. "Je ne comprends pas que l'on honore ce jour-là des armées qui symbolisent l'oppression des peuples", renchérit Elois Anguimate, professeur de philosophie et opposant centrafricain.

"L'ASSUMER ENSEMBLE, SANS COMPLEXE ET SANS ARRIÈRE-PENSÉES"

En réponse à ces critiques, Nicolas Sarkozy a longuement plaidé la "spécificité" des liens franco-africains. "Je sais bien tout ce que la notion de 'relations privilégiées', de 'relations spéciales', charrie de soupçons et fantasmes […], mais le moment est venu de l'assumer ensemble, sans complexe et sans arrière-pensées", a-t-il jugé.

Dans ce "passé tumultueux", il a évoqué la "dette" de la France envers les pays africains, "où commença de briller voici soixante-dix ans la flamme de la France libre et dont les fils ont versé leur sang pour libérer la France".

Conformément à l'arrêt rendu par le Conseil constitutionnel le 28 mai dernier, le chef de l'Etat en a profité pour annoncer l'alignement des pensions de tous les anciens combattants résidant à l'étranger, quelle que soit leur nationalité (lire l'article : "Les pensions des anciens combattants vont être alignées").
Guinée : des proches de Dadis Camara arrêtés 

LEMONDE.FR avec AFP | 03.04.10 | 15h09

Des militaires proches de l'ancien homme fort de Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, ont été arrêtés à la suite d'une mutinerie dans une caserne. Le neveu de Dadis Camara, ex-chef adjoint de la garde présidentielle, figure parmi les personnes arrêtées.

Le lieutenant Marcel Guilavogui, ancien commandant adjoint du Bataillon autonome de la sécurité présidentielle (BASP) a été arrêté jeudi en même temps que trois autres officiers et sous-officiers, d'après une source au sein de l'armée, sans préciser le nombre total d'interpellations. "Ils ont été mis aux arrêts de rigueur pour incitation à la rébellion dans une caserne d'élèves soldats à Kaléya près de Forécariah", à 110 km au sud de Conakry, a expliqué cette source.
Quand un militaire français menace un journaliste togolais 

Vidéo : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2010/08/11/francafrique-quand-un-militaire-francais-menace-un-journaliste-togolais-rue89/#xtor=RSS-3208

Rue89 a mis la main sur une vidéo compromettante pour l’armée française. Dans cette séquence, on distingue clairement un officier français qui menace un journaliste togolais pour qu’il supprime les photos qu’il a prises de lui. Selon Rue89, cette vidéo aurait été tournée “en marge d’une confrontation entre manifestants et gendarmes togolais”, qui a eu lieu mardi à Lomé, la capitale du pays.

Le militaire français, qui se présente comme un “conseiller du chef d’état-major de l’armée de terre”, va jusqu’à demander aux gendarmes togolais présents de “mettre en tôle” le reporter, nommé Didier Ledoux. “Tu veux que j’appelle le RCGP [régiment des commandos de la garde présidentielle] pour foutre un peu d’ordre là-dedans ?” menace-t-il également. Selon le site de Liberté, le journal qui emploie Didier Ledoux, celui-ci finira par s’exécuter en supprimant les images.

“C’est curieux qu’un officier français formé en France, pays des droits de l’homme, menace de faire venir des éléments de la garde présidentielle pour régler un malentendu qui l’opposait à un journaliste qui ne faisait que son travail”, critique le journal.

Contactée par Le Monde.fr, l’ambassade de France à Lomé affirme que le militaire s’est retrouvé “de manière fortuite” dans la manifestation. “Il passait en voiture lorsqu’il a reçu un pavé. Il est donc descendu pour demander la protection de la gendarmerie togolaise, mais il ne voulait pas être accusé à tort d’organiser la répression”. Selon Rue89, le ministère de la défense à Paris a affirmé qu’il ne “’se reconnaissait pas’ dans l’attitude et les déclarations de cet officier, ‘qui ne défend pas les valeurs qui sont les nôtres’”.

Contacté par le site des Inrocks, Didier Ledoux affirme qu’il était “sur le lieu de la manifestation quand [il a] vu cet officier français faire de grands gestes aux forces de l’ordre”. “J’ai décidé de le prendre en photo comme j’aurais pris tous les mouvements qui auraient pu sembler particuliers”, continue-t-il. Didier Ledoux déclare également vouloir “enterrer la hache de guerre” en rencontrant le militaire français. Cette histoire pourrait “ternir l’image de ma chère patrie”, s’inquiète-t-il.
Grand Maître du Grand Orient Arabe Universel Visite l’Hérault 


Jean Marc Aractingi
Grand Maître du Grand Orient Arabe Universel
Visite l’Hérault
A l’invitation de l’Association Marquis de La Fayette, Présidée par Jacques Villard, le Grand Maître du Grand Orient Arabe Universel, Jean Marc Aractingi, se rendra en visite officielle exceptionnelle dans l’Hérault les 5, 6, 7 et 8 Août 2010.
Le Grand Orient Arabe est une obédience maçonnique œcuménique créée en 1950 à Beyrouth (Liban), présente dans tout le monde arabe. Le Grand Orient Arabe Universel est sa représentation en France.
Le programme du Grand Maître est chargé.
En effet, après s’être entretenu le 5 Août à Béziers avec les responsables régionaux de son Obédience maçonnique, il signera le 6 août au matin à Montpellier une convention d’amitié et de solidarité réciproques avec une puissance maçonnique occidentale, prélude à d’autres accords du même type au sein du monde méditerranéen.
Le soir, il animera un dîner-débat le 06 août 2010 à 19 heures 30 dans les salons de l'hôtel Ibis à Béziers
Son intervention concernera d'une part la géopolitique relative à son livre : " la politique à mes trousses " et d'autre part la franc-maçonnerie en Islam au travers de son autre ouvrage : "Secrets initiatiques en Islam ».
A cette occasion, il signera et dédicacera ses ouvrages.
Le lendemain, 7 août, il se rendra à Sète au Restaurant le Capestan pour un déjeuner convivial en compagnie de celles et ceux qui seront les fondateurs d’une Loge de son Obédience qui travaillera sur la collaboration des pays d’Orient avec les pays d’Europe.
Une visite maritime des principaux sites touristiques de Sète est prévue pour la délégation.
Le soir, il animera à Montpellier, au cours d’un repas organisé au Grand Regency, face à l’Aquarium de l’Odysséum, un dîner en compagnie de celles et ceux qui seront les fondateurs d’une Loge au sein de la capitale du Languedoc-Roussillon.
Son périple se terminera le 8 août dans les environs de Béziers afin de préparer son voyage en Espagne et l’implantation administrative régionale de son Obédience en Languedoc-Roussillon lors d’une prochaine visite.

Tous renseignements et réservations (prix du repas 25 €uros) pour le dîner-débat du 6 août 2010 au 04.67.95.12.16. ou sur les messageries suivantes :
info@grandorientarabe.org et marquisdelafayette.monde@gmail.com
  Biographie de Jean Marc Aractingi    
Jean-Marc ARACTINGI,est un diplomate, un philosophe, un économiste et un auteur.
Grand maître 33° de l’Obédience maçonnique du Grand Orient Arabe.
.Il est un ingénieur issu de l'AgroParisTech (INA-PG), spécialiste en énergie solaire.
Il complète sa formation en préparant un DEA en thermique à l'École Centrale de Paris.
Titulaire d'un DEA en développement de l'Université de Paris I- Sorbonne, il est aussi diplômé de 3è cycle en Diplomatie Supérieure du Centre d'Études Diplomatiques et Stratégiques de Paris (CEDS).
Par ailleurs, Jean-Marc Aractingi a été stagiaire au Collège Interarmées de Défense, CID, ,successeur des écoles de guerre,
Le CID prépare les officiers supérieurs des trois armes françaises et de la Gendarmerie Nationale.
Il a enseigné à l'ISAA,( École d'Application de l'AgroParisTech et de l'École Polytechnique) et à l'Université de Paris VIII.
Il est le fondateur du Groupe ARCORE-SOLARCORE S.A., leader de l'Ingénierie Solaire au Moyen-Orient.
Ancien PDG de ce groupe, Jean-Marc Aractingi a réalisé plusieurs projets d'importance dans le domaine des énergies renouvelables (solaire, éolien) en France, en Martinique, en Grèce ou au Liban...
Fort d’une expérience de plus de 30 ans et d’une expertise reconnue -entre autres- par la Commission Européenne et la Fondation Énergie pour le Monde, il met celle-ci bénévolement au service des particuliers et des collectivités locales , en proposant les dernières nouveautés et informations sur les énergies renouvelables.
Jean-Marc Aractingi est actuellement président de l'association franco-arabe des diplômés des grandes écoles françaises.
Auteur du livre sur les " Peintres Orientalistes " paru aux éditions Vues d'Orient (2003) et de " La politique à mes trousses " paru chez l'harmattan (2006) il est aussi co-auteur avec Christian Lochon du livre sur les Druzes, Ismaéliens, Alaouites, Confréries Soufies: Secrets initiatiques en Islam et rituels maçonniques paru chez l'Harmattan (2008).
Le pouvoir interdit la manifestation de l'opposition  

(LeMonde.fr, 8 mars 2010)

La manifestation prévue mardi 9 mars par l'opposition togolaise pour protester contre la victoire officielle de Faure Gnassingbé à la présidentielle du 4 mars ne sera pas autorisée, a annoncé lundi le porte-parole du gouvernement togolais, Pascal Bodjoma.

"Les manifestations sur la voie publique ne peuvent être organisées les jours ouvrables parce qu'elles perturbent l'activité", a-t-il déclaré. "Nous reconnaissons que conformément à l'article 30 de notre Constitution, l'État doit reconnaître le droit de manifester de façon pacifique. Mais l'article 13 nous fait obligation d'assurer la protection et la sécurité de toutes les personnes", a-t-il encore argumenté.

L'opposition togolaise, emmenée par le candidat malheureux à la présidentielle Jean-Pierre Fabre, avait appelé dimanche à une marche suivie d'un meeting à Lomé "pour protester contre les résultats frauduleux" de l'élection. Selon les chiffres officiels publiés samedi, Faure Gnassingbé a obtenu 60,92 % des voix, contre 33,94 % à M. Fabre.

La France a refusé, lundi, de se prononcer sur la victoire du chef de l'Etat sortant tant qu'elle n'aurait pas pris connaissance des rapports définitifs des différentes missions d'observation électorale présentes sur place. Dans leur rapport préliminaire, les observateurs de l'Union européenne, qui a financé le scrutin, dénoncent "des mesures insuffisantes de transparence".
BÉNIN : Rapatriement des âmes des esclaves africains disparus 

Cotonou, Bénin - La cérémonie de rapatriement des âmes des esclaves africains disparus sur le site devant accueillir leurs sépultures démarre en mai prochain, à Kétou, une localité du sud-est du Bénin, située à environ 140 km de Cotonou, a-t-on appris ce mercredi de sources officielles dans la métropole béninoise.

Dénommé "Igbalè Aiye" ou "siège de l'humanisme" en langue yorouba, ce site mythique situé à proximité de la frontière bénino-nigériane recevra, du 25 mai au 31 décembre, les âmes et restes des ancêtres africains déportés pendant l'esclavage afin que soient organisés les rituels adéquats.

Pour Olofindji Akandé, vizir de l'ONG "Africa-cultures international institute", initiatrice du projet, "ce retour des âmes des esclaves déportés permettra à l'Afrique de retrouver la paix et de connaître le progrès. Ce sera effectif en cette année 2010, baptisée "Année du retour en Afrique".

Sur le site, les travaux vont bon train, la réhabilitation du palais antique, des entrées et sorties souterraines et des autres infrastructures sacrées prévues sont effectives, rassure-t-on.

La cérémonie de rapatriement des ancêtres africains disparus pendant l'esclavage repose sur un budget de 56 millions FCFA.

Le projet comporte plusieurs volets et sera inauguré en 2016.

Cotonou - Pana 29/04/2010
Afrique en ligne
Courrier aux missions diplomatiques suite aux arrestations 

Lomé, le 10 Mars 2010

Excellence Monsieur L’Ambassadeur d’Allemagne,

En tant que pays partenaire du Togo, ayant contribué à la consolidation du processus démocratique à l’occasion de l’élection présidentielle du 4 mars 2010, Je viens par la présente porter à votre connaissance, des cas de violation flagrante de la Charte universelle de Droits de l’Homme, que vient de perpétrer le gouvernement togolais sortant, à l’encontre de plusieurs compatriotes détenus arbitrairement dont deux militants de mon parti, OBUTS.

Ce 10 mars 2010, M. ADJA Gérard, Conseiller Spécial du Président National et M. Emmanuel ATAYI militant de OBUTS interpellés le samedi 6 mars 2010, au motif d’être en possession d’un communiqué officiel du parti ont été présentés au Procureur de la République qui a saisi le Doyen des Juges d’Instruction.

Présentés au Juge d’Instruction, les deux militants de OBUTS ont été inculpés de regroupement de malfaiteurs et de tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat. Ils ont été placés sous mandat de dépôt. Annoncés pour être déférés à la prison civile de Lomé, ils ont été transférés aussitôt à la prison civile de Kara à notre grande surprise.

OBUTS est vivement consternée par la tournure que vient de prendre cette affaire, pour laquelle pourtant s’était engagé M. O. OBASANJO, chef de la mission d’observation de l’Union Africaine que nous avons rencontré le 06 Mars dernier, jour même de leur arrestation.

Elle estime que l’arrestation, la détention et la mise sous écrou arbitraire de militants de l’opposition sont illégales, au regard de la Constitution du Togo, de la Charte des Partis Politiques, ainsi que de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme.

OBUTS considère que ces actes successifs constituent une violation des Droits de l’Homme et de la liberté d’expression de tout citoyen, constituent une provocation politique inadmissible et illustrent de manière éclatante l’instrumentalisation de la justice à des fins partisanes et cyniques par le pouvoir politique actuel du Togo.

Depuis quand le fait d’être porteur sur soi d’un document officiel d’un parti politique qui ne contient aucun appel à la violence ou la haine, mais au contraire en appelle à la vigilance des citoyens pour éviter la manipulation des résultats électoraux, est-t-il considéré comme un acte constitutif d’infraction ?

Par ailleurs, les faits relevés dans le rapport intermédiaire publié par la Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne, corrobore en tous points les craintes exprimées dans ledit communiqué.

Le pouvoir sortant, considèrerait-il dès lors, que les membres de la Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne, tombent sous le coup de la même loi, pour avoir rendu public un document qui remet sérieusement en cause le bon déroulement et la partialité du scrutin du 4 mars 2010 ?

Dans ces conditions, peut on considérer que le Doyen des Juges d’Instruction, Mr BIDASSA, par ailleurs Président de CELI, ayant pris part à la proclamation des résultats contestés, est totalement indépendant et impartial ? OBUTS rappelle que la répression aveugle et le musèlement de l’opposition ne sont pas de nature à créer un climat apaisé en cette période post électorale. Elle demande que tous les compatriotes détenus abusivement tout au long de ce processus électoral, et spécialement ses deux militants soient immédiatement libérés sans conditions, car ils sont des prisonniers politiques détenus arbitrairement, sans aucun fondement légal.

OBUTS en appelle à votre intervention énergique pour aider le peuple Togolais à faire libérer ses enfants abusivement et injustement incarcérés.

Convaincu de votre engagement indéfectible pour la démocratie et le respect des droits humains, je sais pouvoir compter sur votre souci de la cause du peuple Togolais, et vous remercie par avance pour tout ce vous ferez en vue d’une issue heureuse de notre requête.

Dans cette attente et assuré de votre incessante sollicitude, je vous prie, Excellence Monsieur l’Ambassadeur, de recevoir l’expression de mes considérations distinguées.

Pour le Bureau National,
Le Président
Agbéyomé KODJO.
Candidat à l’élection présidentielle.
Appel citoyen a la communauté internationale 

Le peuple togolais a suivi avec révolte et indignation les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 4 Mars 2010, proclamés hier par la CENI. Le Togo vient de subir un nouveau hold-up électoral dont les conséquences seront lourdes pour l’avenir de notre pays.

Plus inquiétantes encore, sont les violences perpétrées tôt ce matin même par Faure Gnassingbé et ses séides, avec l’intrusion intempestive de la police, assortie de violences, près des lieux de vie des membres de la direction de OBUTS et à son siège, puis plus tard dans la matinée de la brève arrestation de Jean-Pierre FABRE ; alors même qu’aucune manifestation violente de la population togolaise, ne s’est produite !

Cet après midi, la manifestation de protestation des jeunes contre l’ignoble forfaiture électorale orchestrée a été sauvagement réprimée à coups de gaz lacrymogènes au niveau du siège de l’UFC. En dépit du retrait des jeunes dans l’enceinte du siège, les forces de sécurité ont continué par les charger de gaz lacrymogènes, révélant par là le mépris avéré de la vie humaine et des droits élémentaires des citoyens du gouvernement sortant.

DE L’ANALYSE PROVISOIRE DES RESULTATS

Comme nous le pressentions, lorsque nous avons dénoncé l’existence de moyens techniques parallèles à ceux de la CENI, mis en place par le pouvoir sortant, pour falsifier les résultats de l’élection présidentielle, la CENI a publié hier des résultats provisoires qui donnent une écrasante victoire à Faure GNASSINGBE.

Il est inutile d’épiloguer sur des chiffres dont la moindre analyse, s’appuyant sur des critères politiques, et non sur des élucubrations, conduit à démontrer qu’ils sont complètement faux !

En effet, parmi tous les observateurs, complaisamment relayés par la presse internationale qui fait chorus, tout le monde est fier d’annoncer sans produire la moindre analyse que Faure Gnassingbé obtiendrait 1.243.044 voix soit 60,92% contre 692.584 soit 33,94% pour Jean-Pierre Fabre.

Quant au score des autres candidats inutile de les relayer, ils sont relégués dans les abysses.

Il est donc frappant de constater que personne ne cherche à analyser, alors que le 14 octobre 2007 lors des élections législatives, selon les résultats officiels le total des voix de l’UFC et des autres partis d’opposition était supérieur au total des voix du RPT, comment deux ans et demi après un véritable tsunami politique aurait creusé un écart de plus de 30% ?

Si encore la gouvernance de Faure Gnassingbé avait brillé par des actes concrets améliorant le quotidien de notre peuple, cela pourrait s’expliquer, mais nous togolais, sommes les mieux placés pour savoir que ce n’est pas le cas !

L’illustration la plus flagrante de cette parodie électorale est le seuil de suffrage indépassable, annoncé par le Ministre des Finances du gouvernement sortant au Président de OBUTS, au cours du débat qui les opposait le 27 février sur AFRICA 24.

Par ailleurs la dénonciation portée, sur la base de ses propres constatations par Jean-Claude CODJO, représentant de l’UFC au sein de la CENI : « Il y a un manque de transparence et de crédibilité que je dénonce avec la dernière vigueur », plaide en faveur d’une manipulation électorale de grande envergure !

Dans leur précipitation à crier à la face de la communauté internationale, la victoire de leur « poulain », les falsificateurs se sentant surprotégés, n’ont même pas daigné publier au moins des résultats qui puissent apparaître à minima cohérents, en regard de la nouvelle donne politique qui serait issue du scrutin de 2007.

Des informations dignes de foi, qui corroborent celles que nous avons publiées eu égard au service informatique parallèle de la CENI, nous ont appris qu’un grand groupe de communication français, mondialement connu, a envoyé une équipe au Togo, sur commande d’un autre groupe français de dimension internationale, qui possède aujourd’hui de gros intérêts économiques au Togo, pour s’occuper de la communication du candidat Faure GNASSINGBE et du clan de l’ex-Président!

Cette équipe est à pied d’œuvre depuis plus de trois semaines, et il sera possible de vérifier la véracité de venue sur le territoire du Togo !

Cette information vient éclairer d’un jour nouveau le refus délibéré du gouvernement de recourir aux services du système V-SAT pour la transmission des résultats à la CENI, tels qu’exigés par l’Union Européenne !

Je m’inscris totalement en faux contre les résultats proclamés par la CENI et poursuivrai résolument le combat pour l’avènement de l’état de droit et des élections justes et transparentes au Togo.

DES COMMENTAIRES DE L’OBSERVATION ELECTORALE

La mission de la CEDEAO, dirigée par Babacar NDIAYE, a jugé que «Le scrutin du 4 mars 2010 au Togo était libre et s'est déroulé dans une atmosphère apaisée», ce que nous ne contestons pas, puis a communiqué sur la question essentielle avec une subtilité familière à l’exercice diplomatique : «De manière générale, le dépouillement, le décompte, l'annonce des résultats partiels au niveau des bureaux de vote ont été menés de manière transparente, consensuelle, et en présence des délégués des candidats, des observateurs et du public», tout en reconnaissant «des insuffisances relatives à la fiabilité et à l'authentification du bulletin de vote», regrettant que le numéro de série figurant sur la souche n'apparaisse pas sur le bulletin de vote une fois détaché, une «absence» qui est «susceptible de créer des problèmes d'authentification».

Dont acte ! La CEDEAO reconnaît publiquement la forfaiture et anticipe les désordres qui pourraient en résulter.

C’est précisément parce que le système a été organisé de la sorte ; au mépris des demandes des partis politiques et des partenaires du Togo qui ont contribué financièrement à l’organisation de ce scrutin ; (19 millions € rien que pour l’Union Européenne), que justement l’opération informatique parallèle a pu se dérouler en toute impunité, puisqu’une fois le scrutin clos, il n’existe aucun moyen de vérifier l’authenticité des bulletins présentés a posteriori, à un quelconque organisme de contrôle.

Par ailleurs, nous faisons aimablement remarquer à nos frères africains, observateurs de la CEDEAO, que les violences électorales au Togo, n’ont souvent pas précédé le scrutin ou ne sont survenues durant son déroulement, sauf dans les rares cas où comme en 2005 les forces de sécurité, ont été prises en flagrant délit de vol d’urnes dans les bureaux de vote, par des caméras de télévision !

C’est justement parce que jusqu’ici, on a délibérément volé sa victoire au peuple, après les scrutins qu’il y a eu escalade de la violence.

Par ailleurs des informations dignes de foi, nous ont appris que des observateurs étrangers occidentaux, faussement « qualifiés de neutres », ont été amenés au Togo contre rémunération, pour attester si besoin était que le scrutin s’est déroulé dans les conditions les plus parfaites.

OBUTS condamne le silence et la duplicité de certains observateurs qui ont fait de leur mission une occasion de villégiature et une opportunité d’affaire.

DES ACTES DE VIOLENCE ELECTORALE DU POUVOIR

A la différence de 2005, en 2010, c’est le pouvoir de Faure GNASSINGBE qui instaure un climat de violence avec les arrestations arbitraires jeudi de militants de l’UFC, samedi d’OBUTS, puis ce dimanche d’autres militants d’opposition, sans oublier les charges violentes de la police hier soir devant l’ancienne résidence de l’Ambassade des Etats-Unis qui ont occasionné les blessures de Dahuku PERE ; puis celles de cette journée, avec comme point d’orgue l’arrestation arbitraire de brève durée de Jean-Pierre FABRE, en fin de matinée.

De nouveau, c’est Faure GNASSINGBE et ses séides, qui en 2010 créent délibérément un climat insurrectionnel qui n’augure rien de bon pour la quiétude et la tranquillité des populations !

DES MOYENS FINANCIERS DEPLOYES PAR LE CANDIDAT FAURE GNASSINGBE !

Comme il n’a pas échappé à certains observateurs internationaux qui s’en sont émus, chacun peut utilement s’interroger sur les milliards de Francs CFA dépensés par Faure GNASSINGBE dans cette campagne électorale, Radios, Télévisions privées, camions, déplacements en hélicoptère (quand on connaît le prix d’une heure de vol)…, et autres achats massifs de consciences entre autres.

Ces gens là sont capables de venir nous affirmer demain, la main sur le cœur, que le budget de Faure GNASSINGBE, s’inscrit dans la cadre des 50 millions de F CFA prévus par le Code électoral ! Une plaisanterie !

Mais plus encore, le peuple togolais peut légitimement se poser la question : d’où viennent ces milliards ?, en sachant pertinemment que poser la question c’est déjà y répondre !


APPEL A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

Le Président sortant, déjà privé de légitimité électorale, en regard de toutes les turpitudes jusqu’ici constatées, ne pourra continuer à gouverner le Togo par la coercition et la violence, avec le dernier carré de « fidèles » favorable à sa politique, en continuant à voler les ressources du pays et en agressant des populations paisibles qui ne demandent qu’à travailler et à gagner leur vie !...

Cette affaire est désormais trop grave et dépasse largement le cadre du Togo !

Si le Secrétaire Général des Nations Unies, BAN KI-MOON, s’est cru obligé ce samedi 6 mars de publier un communiqué pour appeler les dirigeants politiques du Togo et leurs partisans à rester calmes et à faire preuve de retenue après l'annonce des résultats provisoires de l'élection présidentielle par la CENI : « M. Ban appelle de nouveau les dirigeants politiques et leurs partisans à s'abstenir de tout acte qui pourrait compromettre la conclusion paisible du processus électoral », c’est qu’il dispose de sérieuses informations pouvant lui faire craindre le pire !

Par ailleurs quand : « Il appelle à traiter toutes les réclamations par le biais de moyens juridiques et institutionnels et exhorte à réexaminer et à traiter ces réclamations d'une manière juste et transparente », c’est qu’il a été parfaitement informé de la réalité de cette situation, et ne croit pas du tout aux assertions formulées en la matière par des membres du gouvernement sortant tels Pascal BODJONA ou Gilbert BAWARA !

OBUTS s’appuie sur « l’exhortation » du Secrétaire Général, pour exiger le réexamen complet de l’ensemble des pièces et des actes administratifs du scrutin, sous surveillance internationale et celle de l’ensemble des partis politiques ayant présenté un candidat, et lance un vibrant appel aux Nations Unies, afin qu’elles acceptent, en cas de sérieux doutes, d’organiser un nouveau scrutin équitable et sincère pour permettre une véritable expression démocratique du peuple Togolais !

APPEL A TOUS LES TOGOLAIS !

Les manœuvres d’intimidation et de violence perpétrées jusqu’ici par le pouvoir, n’entameront pas notre détermination pour mener jusqu’au bout notre action politique pour faire triompher la Vérité, la Justice et la Liberté sur la Terre de nos Aïeux!

OBUTS demande aux populations togolaises de demeurer mobilisée pour suivre les mots d’ordre qui seront lancés dans les jours à venir !

Nous réitérons de tout cœur notre appel solennel à tous les Patriotes de quelque bord que ce soit du Togo et de sa diaspora, à demeurer résolument mobilisés et vigilants pour défendre les intérêts supérieurs du peuple Togolais partout où besoin sera.

La République est en péril et chaque fille et chaque fils du Togo doit œuvrer inlassablement et sans peur à son salut !

Vive la démocratie Togolaise, vive la République !

Lomé, le 7 mars 2010.
Pour OBUTS,
Le Président National
Agbéyomé KODJO.
Simone Veil : Son entrée à l'Académie en direct 


Le 18 mars, Simone Veil deviendra la sixième femme à faire son entrée à l'Académie Française. Un évènement symbolique et historique qui sera retransmis en direct sur France 3.

Plus d'un an après son élection au sein de l'Académie Française Simone Veil va enfin prendre siège parmi les Immortels le jeudi 18 mars. Elle y remplace Pierre Messmer, homme politique décédé en 2007. Souvent considérée comme étant la personnalité politique préférée des Français, Simone Veil n'est que la sixième femme à faire son entrée au sein de la prestigieuse institution française fondée en 1635. La première femme fut la romancière et essayiste Marguerite Yourcenar en 1980, soit 345 ans après la création de l'Académie Français, la dernière l'écrivaine Assia Djebar, élue en 2005. Quelques jours seulement après la journée de la femme (le 8 mars), l'entrée de Simone Veil, femme politique populaire, prend donc une connotation supplémentaire. La cérémonie sera retransmise sur France 3, avec une émission spéciale dès 14h45.

Francis Letellier, en direct depuis le Quai Conti, sera entouré d'invités et retracera le parcours de Simone Veil : sa déportation au camp d'Auschwitz, son passage au Ministère de la Santé où elle fera voter la loi sur l'IVG, sa présidence du Parlement Européen de Strasbourg...

Comme pour chaque réception à l'Académie Française, Simone Veil devra rendre hommage à son prédécesseur. Ensuite, Jean d'Ormesson, doyen des académiciens, se rendra à la tribune pour un discours. De nombreuses personnalités politiques sont attendues pour cet évènemente, et tout particulièrement trois présidents de la République Française : Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac qui est le parrain de l'épée de la nouvelle académicienne, et enfin Valéry Giscard d'Estaing, membre de l'Académie lui-même.
Communiquées rencontre entre le Gouvenement, le Frac et Obuts 


Après les graves incidents survenus lors de la veillée postélectorale du 24 mars dernier, et à la demande du gouvernement sortant, les partis de l’Alternance FRAC et OBUTS ont rencontré ce jour le Ministre d’Etat, Ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, et celui de la sécurité et de la protection civile.

A l’issue de cette rencontre à laquelle ont pris part le Commandant en chef de la FOSEP et le Directeur général de la Police, le gouvernement sortant a exprimé dans un communiqué officiel rendu public des regrets pour les violences commises par les agents de la force publique à l’encontre de paisibles citoyens et a présenté sa compassion et ses vœux de prompt rétablissement aux victimes.

OBUTS tient à préciser que la rencontre de ce jour avec le gouvernement sortant revêt une double signification. D’une part, elle démontre l’engagement des partis de l’Alternance à construire un Togo plus rassemblé avec toutes ses filles et tous ses fils, et d’autre part leur volonté d’exprimer de vive voix aux autorités en charge de la sécurité leur condamnation sans réserve de toutes les dérives répressives et attentatoires à la liberté d’expression et aux droits humains inaliénables.

Les discussions ont essentiellement porté sur les violences postélectorales, l’épineuse question des détentions arbitraires des militants de l’opposition et sur la sécurité lors de la manifestation prévue par les partis de l’Alternance le samedi 27 mars 2010.

Dans le souci de préserver la vie des compatriotes arbitrairement incarcérés sur toute l’étendue du territoire, les leaders des partis de l’Alternance ont exigé la libération immédiate de tous les détenus politiques à ce jour maintenus dans les geôles, notamment à Kara.

Cette doléance a été prise en compte par le gouvernement sortant qui promet de s’y pencher.

Pour que cette promesse soit crédible, les militants arbitrairement détenus doivent être libérés dans les prochaines heures sans condition avec la prise en charge effective des soins hospitaliers en cas de torture. Nous jugerons aux actes !

Le gouvernement sortant a exprimé ses craintes à l’égard de l’organisation de la marche prévue pour ce samedi, en raison des risques de difficultés à maintenir le calme, compte tenu de la trop grande proximité avec les violences policières du 24 mars.

Tout en faisant remarquer que les violences qui ont été commises jusqu’ici, sont à mettre à l’actif des forces de sécurité, pourtant censées maintenir la paix civile et non à celui des militants des partis de l’opposition, les leaders des partis de l’Alternance ont accepté, dans un objectif d’apaisement et avec le sens des responsabilités, de surseoir à l’organisation de cette marche et de la reporter au Samedi 3 avril 2010.

Une fois de plus, les partis de l’Alternance au-delà de la douleur et de la colère légitimes des enfants du Togo tout entier, ont administré la preuve de leur maturité politique pour préserver la paix civile et éviter de nouveaux actes de barbarie sur nos paisibles populations.

Cet acte ne saurait être considéré comme une abdication de la part des partis de l’Alternance, qui apportent la preuve par excellence que seul prime l’intérêt supérieur du peuple Togolais, et que rien n’entamera leur inébranlable détermination à faire triompher la vérité des urnes.

Nous rassurons le peuple togolais et sa diaspora sur notre détermination et la continuité de notre engagement résolu à ses côtés. Nous invitons toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier à rester vigilants et plus que jamais mobilisés pour défendre partout où besoin se fera sentir la République en péril.

Samedi le 03 Avril 2010, nous devons être plus nombreux encore à réclamer haut et fort à la face du monde le rétablissement de la vérité des urnes !

Cette action doit se faire sans violence, dans le plus grand calme et la sérénité.

En avant, la résistance citoyenne par les voies pacifiques, pour que vive la démocratie apaisée au Togo !

Que Dieu Bénisse le Togo !
Fait à Lomé le 26 mars 2010.
Le Président national de OBUTS,
Agbéyomé KODJO.
Publication d'un nouvel ouvrage OHADA 


Le cabinet GLOBAL FINANCE SECURITIES s'emploie à la diffusion du droit OHADA. A cette fin, le cabinet sort en avril 2010 un ouvrage dont le titre porte sur : La protection du créancier dans la procédure simplifiée de recouvrement des créances : droit de l'OHADA et pratiques européennes.

L'ouvrage édité en 10.000 exemplaires, sera disponible dans tous les Etats de l'OHADA et en Europe.

Pour tout achat ou distribution, s'adresser à :

GLOBAL FINANCE SECURITIES
10, Rue du Colisée, 75008 Paris
Tél. + 33 (0) 6 46 00 32 04 / + 33 (0) 1 83 62 01 18
Fax. + 33 (0) 1 83 62 01 19
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Site web : www.glofinance.com
Un défilé du 14-Juillet sous la pluie aux couleurs africaines 

  Un défilé du 14-Juillet sous la pluie aux couleurs africaines    

Les troupes des anciennes colonies françaises de l'Afrique sud-saharienne ont tenu la vedette mercredi du traditionnel défilé militaire du 14-Juillet qu'ils ont ouvert sur les Champs-Elysées à Paris, créant aussi la polémique.

Pour la première fois, ce défilé n'a pas été suivi par la traditionnelle garden-party à l'Elysée, annulée cette année par mesure d'économies.

Mercredi 14 juillet 2010, 19h41
Le chef de l'Etat a donné le coup d'envoi de la cérémonie à 10h00 précises place de l'Etoile, passant ensuite en revue, à bord d'un command car les troupes qui s'apprêtaient à défiler et saluant de la main la foule massée sur les trottoirs.
Détachement de l'armée gabonaise le 14 juillet 2010 à Paris

Il a rejoint, sur la tribune présidentielle, les chefs d'Etats et dirigeants africains de treize pays africains francophones, ses invités d'honneur à l'occasion du 50e anniversaire de leur indépendance, pour suivre le défilé, arrosé par moments d'une pluie battante.

Avec son gouvernement au complet, entouré des présidents camerounais et burkinabé, Paul Biya et Blaise Compaoré, tandis que son épouse, Carla, avait à ses côtés, Chantal Compaoré et Chantal Biya, il a assisté à des tableaux musicaux où tambours africains se sont notamment mêlés aux tambours français.

Le défilé aérien, conduit par les Alpha Jet de la Patrouille de France, a alors ouvert le bal avec en exergue la participation d'une vingtaine d'appareils de l'aéronavale qui célèbre son centième anniversaire.
Nicolas Sarkozy baise la main de son épouse Carla Bruni le 14 juillet 2010 place de la Concorde à Paris

Par détachement d'une trentaine d'hommes, les nations africaines ont battu le pavé dans l'ordre alphabétique : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo-Brazzaville, Gabon, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo. Les Tchadiens, tout de blanc vêtus et au pas de l'oie impeccable, ont suscité l'admiration du public. Conviée, la Côte d'Ivoire était représentée par son ministre de la Défense mais ne défilait pas.

La veille, en recevant ses hôtes africains, M. Sarkozy avait justifié l'invitation faite à ses homologues et le défilé de leurs troupes, face aux multiples critiques.

Il s'était défendu de toute "nostalgie coloniale", soulignant au contraire "l'injustice et les erreurs" de cette période. "C'est le lien du sang que nous célébrons", a-t-il écrit dans un message aux participants du défilé.

Alors que des ONG ont dénoncé la possible présence de "criminels" dans les contingents africains du défilé, Hervé Morin (Défense) a affirmé qu'il n'avait "aucune indication de la sorte".

Après les troupes africaines, ont suivi les mousses de l'école du même nom et les jeunes de la "préparation militaire", la contribution du ministère de la Défense à la lutte contre les discriminations.

Les militaires engagés sur les théâtres d'opérations extérieures, à commencer par l'Afghanistan, étaient présents.

Les familles des soldats morts ou blessés au combat étaient conviées et Carla Bruni-Sarkozy est allée les saluer. Le président a salué les soldats blessés en service au Liban, en Afghanistan et à Djibouti.

4.400 hommes ont défilé au total ainsi que 269 véhicules, 241 chevaux et cavaliers, 82 motos, 79 avions et 38 hélicoptères.

Le défilé s'est clos avec huit parachutistes qui ont bravé un temps difficile pour se poser pile devant la tribune d'honneur, place de la Concorde, porteur des couleurs françaises et européennes et des drapeaux des quatorze nations invitées, dont celui de la Côte d'Ivoire.

Nicolas Sarkozy a pris un bain de foule avant de regagner l'Elysée, où il a reçu à déjeuner, avec son épouse, douze Français "méritants" -cinq femmes et sept hommes - ainsi que leurs conjoints, venus d'horizons très divers, professionnels et géographiques.
Arrestation de deux Collaborateurs d'Agbéyomé Kodjo 


Peuple Togolais et sa diaspora !

Le pouvoir de Faure Gnassingbé, démasqué, est désormais passé aux actes de violence, avant même la publication des résultats électoraux !
En regard des craintes fondées, sur la volonté du pouvoir de se livrer à une falsification de grande envergure des résultats électoraux, et de informations recueillies, sur le dispositif informatique parallèle à celui de la CENI, mis en place dans une villa de la résidence du bénin, nous avons lancé hier un appel solennel, à tous les Patriotes de quelque bord que ce soit du Togo et de sa diaspora, à redoubler de vigilance pour défendre les intérêts supérieurs du peuple Togolais.

Suite à la publication de cette information, le pouvoir de Faure Gnassingbé est entré dans une phase d’hystérie.

Ce matin à 11 heures GMT deux collaborateurs du candidat Agbéyomé Kodjo, M. Gérard ADJA, Economiste, conseiller Spécial du président d’OBUTS et M. Emmanuel ATAYI, Directeur de Société Membre de la Direction du parti OBUTS, ont été arrêtés des agents de la Direction Centrale des renseignements (Organisme au sein duquel est détenu Kpatcha Gnassingbé) et conduits vers une destination inconnue. Cette arrestation fait suite à une très large publication auprès de la presse togolaise et internationale d'un communiqué, et d'une lettre de plainte par lesquels Agbéyomé KODJO dénonce un système informatique parallèle à celui de la CENI, dans le but de falsifier les résultats électoraux.
Nous interpellons toute la communauté internationale, l’ensemble des observateurs dépêchés par la communauté internationale pour surveiller le déroulement de ces élections, toutes les chancelleries accréditées au Togo et tous les Chefs d’Etat des pays partenaires de notre pays, l’Union Européenne qui a contribué à hauteur de 19 millions d’Euros pour un bon déroulement du scrutin, afin qu’ils exigent immédiatement la libération de Gérard ADJA et Emmanuel ATAYI.

Devant un acte aussi grave, nous appelons l’ensemble des togolais, à garder le plus grand calme, à répondre à notre appel, pour exiger la libération de nos deux militants injustement emprisonnés, et à participer massivement, si nécessaire, à l’action unitaire qui sera décidée dans les heures à venir par l’ensemble des forces de l’opposition.

L’arrestation de Gérard ADJA, d’Emmanuel ATAYI, apportent le plus cinglant démenti, à tous ceux qui ont pu douter de la sincérité de l’engagement catégorique d’Agbéyomé KODJO, et de l’ensemble des militants d’OBUTS, comme opposants déterminés à Faure Gnassingbé. Nous réitérons notre appel solennel, à tous les Patriotes de quelque bord que ce soit du Togo et de sa diaspora, à se tenir prêts et vigilants pour défendre les intérêts supérieurs du peuple Togolais.
Vive la démocratie Togolaise, vive la République !


Lomé, le 6 mars 2010.

Agbéyomé KODJO.
Le danger vient d'ailleurs 




Téhéran, la capitale iranienne, est mal préparée à un éventuel tremblement de terre majeur, malgré les mises en garde des sismologues. Les conséquences d'une catastrophe naturelle pourraient être aggravées par l'incompétence des dirigeants et le manque de transparence des installations nucléaires.

Christopher Hitchens

Depuis dix ans, la sismologie est devenue la plus importante des disciplines, sur les plans tant socioéconomique que politique. Le nombre terrible de 250 000 victimes en Haïti, pour un seul soubresaut de la planète, souligne la nécessité de reconnaître la toute-puissance de la nature et l’extrême instabilité de la croûte terrestre. D'un autre côté, les Chiliens, touchés par un tremblement de terre de plus grande magnitude, ont démontré leur relative capacité de survie. Le temps n’est plus aux articles de presse aux titres ennuyeux sur la force du séisme et son probable épicentre. Il est maintenant possible d’étudier avec précision et même de prévoir les effets des soulèvements de la terre, ainsi que d’établir une série de graphes d’intersection qui permettent de les mesurer au regard de la démographie, du niveau de revenus et de la vitalité des institutions démocratiques.

On commence à remarquer que la probabilité de mourir lors d’un séisme ou de se retrouver complètement démuni après dépend autant de la société dans laquelle on vit que de la proximité d’une faille géologique. The New York Times a publié récemment un article prédisant un désastre dans plusieurs grandes villes. Il y est question des millions d’habitants de mégalopoles aux logements mal construits, comme Istanbul (Turquie), Karachi (Pakistan), Katmandou (Népal) ou Lima (Pérou), très exposées aux tremblements de terre et qui risquent fort de se transformer en champs d’extermination. Les instruments de telles calamités seraient ce que Roger Bilham, professeur de sismologie àl’université du Colorado, appelle "une arme de destruction massive méconnue : le logement." "A Téhéran, la capitale iranienne", a calculé M. Bilham, "un séisme d’une intensité comparable à celui qui a dévasté Haïti pourrait tuer 1 million de personnes." Les géologues supplient depuis longtemps le gouvernement iranien d’envisager un déplacement de la capitale, non protégée et décrépite, ou au moins d'une partie de sa population, en prévision de l’inévitable désastre [les autorités iraniennes se sont penchées sur la question fin 2009, envisageant un déplacement de la capitale d'ici à 2025].

Mais le régime iranien a de toutes autres priorités en tête. Il ne ménage pas ses efforts pour protéger non pas son peuple contre les séismes mais lui-même contre son peuple. Je me souviens de ce jour où, il y a quelques années, j’étais coincé dans l’un de ces embouteillages monstres de Téhéran. Une horrible pensée m’a traversé l’esprit : "Et si un énorme tremblement de terre survenait justement maintenant ?” Que se passerait-il, si une secousse géante se produisait la nuit, quand tous les habitants dorment chez eux, dans des immeubles qui ne sont conformes à aucune réglementation ni aucun code de construction ? Qu’adviendrait-il des installations nucléaires secrètes, aussi bien en surface que souterraines ? Mais aussi, que penseraient les survivants quand ils verraient les ruines (peut-être irradiées) autour d’eux et qu’ils se rendraient compte du peu de cas que leurs dirigeants faisaient de leurs vies ?

Une telle situation serait incommensurablement pire que les conséquences d’une intervention visant à mettre fin au programme nucléaire iranien. Si un régime irrationnel et corrompu faisait délibérément traîner en longueur les négociations sur son armement, il serait de notre devoir d’êtres humains et de celui de notre diplomatie d’avertir le peuple iranien des raisons artificielles qui font que les conséquences d’une catastrophe naturelle pourraient être, chez eux, monstrueusement amplifiées. Cela, ainsi que la proposition d’aide immédiate pour la prévention antisismique – que nous avons améliorée grâce à notre expérience en Californie – ne relève de rien d’autre que de la responsabilité morale. Conjugué aux répercussions transfrontalières d’un séisme et à des installations nucléaires secrètes mal entretenues, cela nous amène également au fait que l’avenir de l’Iran n’est pas que l'affaire interne du régime.
500 chrétiens massacrés au Nigeria  


La violence religieuse s'est à nouveau déchaînée dans le centre du Nigeria, où plus de 500 habitants de villages chrétiens ont été massacrés ce week-end dans des attaques menées par des éleveurs musulmans, selon un bilan annoncé lundi par les autorités.
Les attaques, coordonnées selon des témoins, ont été menées dans la nuit de samedi à dimanche dans trois villages au sud de Jos, capitale de l'Etat du Plateau, où les violences ethniques et religieuses sont récurrentes.
En trois heures, des centaines de personnes, dont de nombreuses femmes et des enfants, ont été massacrées, tuées à la machette et brûlées, selon les témoins qui ont décrit de véritables scènes d'horreur.
Toutes les forces de sécurité du Plateau et des Etats voisins ont été placées en alerte maximum dimanche soir sur ordre du président par intérim Goodluck Jonathan.
"Plus de 500 personnes ont été tuées dans cet acte abominable perpétré par des éleveurs Fulani", a affirmé lundi le responsable de la communication de l'Etat du Plateau, Dan Majang, ajoutant que 95 personnes avaient été arrêtées après l'attaque.
Peter Gyang, un habitant de Dogo Nahawa, le village le plus touché, a perdu sa femme et deux enfants, et a raconté à des journalistes: "ils ont tiré des coups de feu pour effrayer les gens et les ont ensuite tués à la machette".
"L'attaque a commencé vers 3H00 du matin et a duré jusqu'à 6H00. Nous n'avons pas vu le moindre policier", a-t-il ajouté.
"Apparemment c'était bien coordonné, les assaillants ont lancé les attaques simultanément (...) De nombreuses maisons ont été brûlées", a raconté Shamaki Gad Peter, responsable d'une organisation de défense des droits de l'Homme à Jos, qui s'est rendu dimanche dans les trois villages concernés.
"Le niveau de destruction est énorme", a-t-il assuré.
Selon des habitants cités par le quotidien nigérian The Guardian, des centaines de corps gisaient dans les rues dimanche après l'attaque.
D'autres témoins, cités par le journal The Nation, ont raconté que les assaillants étaient entre 300 et 500.
Des funérailles collectives ont été organisées dimanche après-midi, et d'autres étaient prévues lundi, selon des responsables locaux.
L'attaque a été perpétrée par des éleveurs de l'ethnie fulani, majoritairement musulmane, contre des Berom, une ethnie sédentaire majoritairement chrétienne.
D'après une source officielle, de récents rapports de sécurité laissent penser que "des intégristes islamistes" dans la région ont encouragé l'attaque contre les Berom.
Grâce à un renforcement des forces de sécurité, il n'y a pas eu de nouvelles violences dans la nuit de dimanche à lundi, selon Frank Tatgun, un habitant de Dogo Nahawa.
Mais, dans un communiqué publié dimanche, le Forum des Chrétiens de l'Etat du plateau a accusé l'armée nigériane d'être restée passive lors de l'attaque.
"Pourquoi les soldats ne sont-ils pas intervenus?", s'est interrogée cette organisation, rapportant que l'armée était arrivée après la fin de l'attaque.
"Nous sommes fatigués de ce génocide contre nos frères chrétiens. Nous n'avons plus confiance dans les forces armées nigérianes chargées de la sécurité de l'Etat du Plateau, en raison de leur attitude partiale envers les chrétiens", ajoute le Forum.
La région est placée sous couvre-feu entre 18H00 et 06H00 du matin depuis la précédente flambée de violence inter-religieuse en janvier, où plus de 300 personnes ont été tuées à Jos et dans ses environs. Des dizaines de cadavres avaient été découverts dans des puits.

Publié le 08/03/2010
Un groupe armé responsable de l'enlèvement d'un Français 

LEMONDE.FR | 23.04.10 | 22h32

Le gouvernement nigérien a confirmé vendredi 23 avril dans un communiqué l'enlèvement de deux étrangers, un Français et un Algérien, par un "groupe armé" dans la région frontalière du Mali et de l'Algérie, à l'ouest de la ville d'Arlit. Selon des sources concordantes, le Français serait un touriste âgé de plus de 70 ans accompagné d'un chauffeur algarien. Le Français faisait du tourisme dans cette région désertique.

D'après des sources sécuritaires au Niger, le groupe se réclame d'Al-Qaïda. Il serait dirigé par Taleb Abdoulkrim, dont les hommes n'avaient jusque-là jamais fait de prise d'otage. Les enlèvements de touristes sont courants dans la vaste zone désertique à cheval entre le Niger, le Mali et l'Algérie, où opère Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Quatre touristes européens (deux Suisses, un Allemand et un Britannique) avaient été enlevés dans la région nigérienne de Tillabéri, près du Mali, en janvier 2009.

Suite à ces enlèvements, les troupes maliennes ont été "placées en état d'alerte maximum" pour empêcher kes ravisseurs d'entrer sur le territoire malien.
Par la foi ! 

Mon frère Togolais, Ma sœur Togolaise

C’est par la foi que les murailles de Jéricho tombèrent, comme ce fut le cas des israélites dans l’histoire. Aussi, le peuple togolais sera libéré de l’injustice et de la misère par la puissance de Dieu le 04 Mars prochain.

Croyez à cela car le seigneur a mille solutions pour résoudre nos difficultés. Croyons en sa parole et faisons lui confiance. Si vous me donnez vos voix le 04 Mars prochain, je vous promets le changement dont vous aspirez tant et m’engage de mettre tout en œuvre pour faire appliquer dans toute son intégralité mon programme d’action gouvernemental.

Dès que mon gouvernement sera mis en place, je prendrai des mesures d’urgence.

Assainissement des finances publiques : je mettrai fin immédiatement à la dilapidation des ressources de l’Etat. Notamment les recettes, douanières, fiscales, les recettes provenant des sociétés d’Etat, les recettes des produits d’exportation dont le phosphate et le clinker.

Conditions de vie des citoyens : j’enrayerai la cherté de la vie pour les Togolais, réhabiliterai les centres de santé et les doterai d’équipements et de personnel compétent régulièrement formé.

Prise en charge de la jeunesse Togolaise : je protègerai notre jeunesse en mettant les moyens en place pour lutter efficacement contre le trafic des stupéfiants en créant un service d’action spécialisé. Je m’attaquerai également à la lutte contre le blanchiment d’argent.

Aide aux fonctionnaires partants à la retraite : Douze (12) Mois de salaire brut seront payés à tous les fonctionnaires qui seront admis à la retraite au cours de l’année 2010, au titre de bonification spéciale.

Problèmes récurrents des inondations : les zones à risque d’inondation seront identifiées et des mesures urgentes en matière de réseaux d’assainissement pour briser la spirale des dégâts désormais collatéraux liés à l’arrivée de chaque saison des pluies.

Aide aux femmes laborieuses : je renforcerai le secteur de la micro finance en mettant à la disposition des organismes de micro finance reconnus, des fonds nécessaires pour aider les femmes les plus démunies à améliorer leurs activités génératrices de revenus Rentrées scolaires : j’octroierai à la veille de la rentrée scolaire, un prêt équivalent à un mois de salaire, remboursable sans intérêt sur une période de 12 mois à tout fonctionnaire ayant des enfants scolarisés.

Dissolution de l’Assemblée Nationale : L’Assemblée Nationale sera dissoute sans délai et de nouvelles élections législatives seront organisées en vue de mettre en place une nouvelle Assemblée qui reflète les aspirations réelles du peuple.

Nous reviendrons à la constitution issue du référendum de 27 Septembre 1992 en ouvrant un débat national en vue de son amélioration par voie référendaire.

Cas de la Fédération Togolaise de Foot Ball : J’arrêterai immédiatement la pagaille au niveau de la Fédération Togolaise de Foot Ball pour permettre à cette institution de jouer pleinement son rôle de promotion du Foot Ball ; d’aider notre jeunesse à mieux valoriser ses talents sportifs.

Conditions de vie de l’armée : Concernant les problèmes de l’Armée, les nouveaux statuts des forces armées et de Sécurité seront revisités et immédiatement mis en application.

Lomé ville : 25 Nouveaux Arrondissements seront créés dans la ville de Lomé pour rapprocher l’Administration des populations de base. Prise en charge des sans emplois : Une Agence Nationale Emploi- Insertion ( A.N.E.I.) sera créée en vue de recenser tous les demandeurs d’emploi et chômeurs de longue durée.

Honneur au père de l’indépendance du Togo : La dépouille mortelle de feu Sylvanus OLYMPIO, le père de l’indépendance sera rapatrié pour que lui soit rendu l’hommage de funérailles nationales, dignes de son œuvre.

Relance économique / Bonne gouvernance : S’agissant de la relance économique et de développement de notre pays en perte de vitesse, je procéderai à l’assainissement des finances publiques ; condition sine qua non de bonne gouvernance et d’amélioration de la trésorerie de l’Etat. Cela passe par la sécurisation de toutes les recettes de l’Etat et leur centralisation au seul endroit qui lui est destiné : le Trésor Public.

La bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, causes de notre sous développement et de misère persistante de nos populations, feront parties de mes priorités.

Je renforcerai également les autres organes de l’Etat, notamment, la cour des comptes dont les membres bénéficieront d’un Statut particulier afin d’exercer pleinement leur mission.

Une Agence Judiciaire du Trésor sera mise en place et sera chargée de défendre l’intérêt public et de recouvrer les créances de l’Etat dans les affaires économiques.

De nouvelles procédures administratives et financières destinées à limiter les risques des détournements des derniers publics seront mises en place.

Relance du secteur agricole : Dans le premier semestre de la prise de fonction du nouveau gouvernement, j’organiserai les Etats Généraux de l’agriculture pour jeter les bases d’une véritable politique agricole coordonnée dont l’ambition est de faire du Togo, le grenier de l’Afrique Occidentale.

Les agriculteurs seront organisés en coopératives et chaque coopérative sera dotée d’un tracteur et d’un technicien en agriculture. Chaque coopérative ou groupe de coopératives seront spécialisés dans une culture donnée et disposeront d’au moins 5 hectares de terres. L’accès au crédit sera facilité pour ces coopératives. 100. 000 emplois seront créés dans le secteur agricole à travers la mise en place d’usines et de micro projets agropastoraux.

Il sera mis en place dans chaque région, un vaste programme de forages d’eau et de construction de barrages pour la maîtrise de l’eau en vue de pratiquer une agriculture qui subira mois systématiquement les aléas climatiques.

Le secteur de la production caféière et cacaoyère sera redynamisé. Le fleuve OTI sera réaménagé dans la partie septentrionale du pays afin d’y développer l’agriculture et la pisciculture. Les rives du fleuve Mono seront transformées en site de production spécialisée pour offrir de l’emploi aux jeunes.

Lutte contre la désertification : Un vaste chantier de reboisement sera mis en place afin de restaurer la flore et les essences détruites et réduire les risques de désertification aujourd’hui réels à plusieurs endroits de notre pays.

La filière coton : Une stratégie Nationale pour la production cotonnière sera définie et les arriérés des producteurs seront épurées afin d’assurer de meilleures conditions de travail pour les campagnes futures.

Restructuration et relance des secteurs Pêche, Elevage, Textile : Les domaines de la pêche, de l’élevage, du textile seront réorganisés et relancés.

Peuple laborieux du Togo, tu as donné ce qui a de plus précieux pour que ton pays devienne une Nation libre et prospère, une Nation dont les fils partagent les valeurs de justice, de paix et de progrès comme le préconise OBUTS mon parti. Tu as donné ton sang pour briser les chaînes de l’exploitation de l’homme par l’homme et pour que tous les citoyens Togolais jouissent d’une manière équitable des fruits du développement et de la croissance. Le 27 Avril prochain, tu vas célébrer le cinquantenaire de ta libération du joug colonial ! Qu’as-tu fait de ces 50 années ?

En termes de développement, ton pays est encore à la traine : la malnutrition et la famine affectent plus de 75 % des Togolais. Les femmes continuent de mourir en accouchant faute de soins adéquats.

Les soins de santé primaires sont inaccessibles au plus grand nombre ; la qualité de l’enseignement laisse encore à désirer, les jeunes diplômés sont obligés d’user leurs pantalons sur les zémidjans ; les infrastructures routières sont délabrées dans tout le pays.

La pauvreté, l’injustice et l’arbitraire sont les principaux maux dont souffre notre pays. Ce sont ces maux qui ont obligé un certain nombre de nos compatriotes à quitter leur terre natale pour aller tenter une vie meilleure ailleurs.

Face à cette situation, aucun Togolais responsable ne peut rester les bras croisés.

Si ce sursaut patriotique de mon parti ‘’OBUTS’’ est considéré comme une rébellion, alors oui, nous sommes les rebelles pour la libération du peuple.

Notre projet de société est à l’image de notre devise : Justice, Paix - Progrès

Mes chers compatriotes, si vous m’accordez votre suffrage le 04 Mars prochain, vous me donnez alors, l’occasion de mettre en œuvre les 21 mesures urgentes extraites de mon programme d’action gouvernementale pour sortir le Togo où il est aujourd’hui.

Personne ne peut plus et ne doit plus nier l’évidence, les Togolais ont simplement besoin du changement pour reprendre goût à la vie et au travail.

Voilà pourquoi je m’engage dans cette bataille pour un vrai changement pacifique au Togo.

Le peuple souverain veut le changement, personne n’a le droit de le lui refuser.

Pour un réel changement au Togo, AGBEYOME KODJO est la solution. Je suis la solution pour l’alternance pacifique au Togo L’heure a sonné. IL est temps que ça change

VIVE LE T0GO
Violence des forces de sécurité sur les leaders de l'Opposition 


Afin de faire part de leurs vives préoccupations à l’Ambassadrice des Etats-Unis au Togo, Mme Patricia McMahon Hawkins face au hold-up électoral en cours de Faure GNASSINGBE et de ses acolytes, les leaders de l’opposition (FRAC, OBUTS) et des personnalités de la société civile se sont réunis pacifiquement devant la résidence de l’ambassadrice des Etats-Unis à Lomé ce samedi 6 mars peu après 18hoo GMT.

Ce rassemblement pacifique et spontané organisé à l’allure où évoluent les événements actuellement dans le pays, a été dispersé à coups de gaz lacrymogènes et de violences physiques, par les éléments de la FOSEP. Au motif d’occupation illégale de la voie publique, les leaders de l’opposition togolaise ont été violemment chargés par les forces de la FOSEP.

Deux des leaders du FRAC, MM. Kofi YAMGNANE et Dahuku PERE, ont reçu des éclats de gaz lacrymogène. M. PERE a été conduit à l’hôpital et a pu rejoindre après des soins les siens.

A savoir que de sources concordantes, le candidat du FRAC Jean Pierre FABRE est donné largement gagnant avec une avance de 400.000 voix sur le candidat du RPT, parti au pouvoir, Faure GNASSINGBE.

Dans ce contexte de détérioration grave de la situation politique au Togo aux conséquences incertaines pour les populations, nous lançons un appel vibrant et solennel à l’ensemble de la communauté internationale, à l’ensemble des observateurs dépêchés par la communauté internationale pour surveiller le déroulement de ces élections, à toutes les chancelleries accréditées au Togo et à tous les Chefs d’Etat des pays partenaires de notre pays, de même que l’Union Européenne qui a contribué à hauteur de 19 millions d’Euros pour un bon déroulement du scrutin, afin qu’ils exigent la cessation immédiate de toutes les violences d’Etat envers le peuple togolais et ses leaders, et les soutenir dans leur exigence citoyenne de transparence et de démocratie.

En se référant aux conséquences du drame qui a endeuillé notre pays en 2005, lors de la précédente élection présidentielle, l’opposition togolaise a agi de manière responsable. Si elle a pris soin de dénoncer les turpitudes du pouvoir de Faure Gnassingbé au cours de ce scrutin, allant même jusqu’à déposer une plainte en justice, elle a aussi œuvré pour que jusqu’ici, aucun incident ou acte de violence qui puisse entacher les opérations électorales, ne puisse lui être imputé.

Au contraire, depuis le jeudi 4 mars ce sont ses militants et ses responsables politiques qui reçoivent des coups et sont victimes de violences physiques.

Ceux qui en toute connaissance de cause, puisqu’ils ont été avertis, prendront le parti de ne pas jouer de leur influence et de peser de tout leur poids pour contribuer à apaiser la situation et éviter les débordements, porteront une lourde responsabilité devant l’histoire.

Nous réitérons notre appel solennel à tous les Patriotes de quelque bord que ce soit du Togo et de sa diaspora, à se tenir prêts, vigilants et mobilisés pour défendre les intérêts supérieurs du peuple Togolais partout où besoin sera.
La République est en péril et chaque fille et chaque fils du Togo doit œuvrer à son salut !
Vive la démocratie Togolaise, vive la République !

Fait à Lomé, le 6 mars 2010 à 20h30 GMT.
Agbéyomé KODJO.
Nous annonçons avoir exécuté l'otage dénommé Michel Germaneau 


Image diffusée le 13 mai 2010 par IntelCenter montrant le Français Michel Germaneau, otage d'Al-Qaïda au Maghreb islamique. (© AFP photo AFP)

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a déclaré dimanche avoir exécuté l’otage français que l’organisation djihadiste détenait dans le désert malien et qu’une opération militaire de dernière heure n’avait pas réussi à libérer.

«Nous annonçons avoir exécuté l’otage français dénommé Michel Germaneau samedi 24 juillet pour venger nos six frères tués dans la lâche opération de la France», aux côtés des forces mauritaniennes contre une unité d’Al-Qaïda, a déclaré le chef de l’Aqmi, Abou Moussab Abdel Wadoud, dans un enregistrement sonore diffusé dimanche soir par la chaîne Al-Jazira.

La présidence française a indiqué de son côté qu’elle n’avait «pas de confirmation» immédiate de l’exécution de M. Germaneau, 78 ans, enlevé au Niger le 19 avril.

Le président Nicolas Sarkozy a convoqué un «conseil de défense et sécurité» lundi, a ajouté l’Elysée. «Compte-tenu des informations diffusées sur Al-Jazira, le président de la République réunira demain à 9 heures un conseil restreint de défense et de sécurité», a annoncé la présidence.

Ce conseil réunira autour du chef de l’Etat, le Premier ministre François Fillon, Brice Hortefeux (Intérieur), Bernard Kouchner (Affaires étrangères), Hervé Morin (Défense) ainsi que les directeurs des administrations concernées, a-t-on ajouté.
Sept jihadistes tués

Samedi, un responsable français de la Défense avait annoncé que des militaires français avaient participé le jeudi 22 juillet à un raid dans le désert malien avec des soldats mauritaniens contre un groupe de l’Aqmi, en pensant avoir localisé l’otage.

Cette opération s’était soldée par un échec, l’ancien ingénieur n’étant pas présent dans le camp de l’Aqmi attaqué par les commandos français et les unités mauritaniennes. Sept jihadistes avaient été tués au cours de cette attaque, tandis que quatre étaient parvenus à s’enfuir, selon les Mauritaniens. Un premier bilan avait fait état de six morts.

Dimanche dans la journée, au Mali, des sources au sein de services de sécurité et de renseignement avaient assuré à l’AFP que l’inquiétude était à son comble sur le sort du Français, impliqué dans l’action humanitaire.

«Les nouvelles de Germaneau ne sont pas bonnes», a déclaré l’une de ces sources. «On est très inquiet au moment où de folles rumeurs et des informations lugubres circulent sur son sort».

Dimanche, le ministère français des Affaires étrangères avait déclaré que «depuis l’enlèvement de notre compatriote, les ravisseurs, en dépit des efforts des autorités françaises, ont refusé tout dialogue et n’ont formulé aucune revendication précise».
«Violent et brutal»

Les ravisseurs de M. Germaneau avaient diffusé le 14 mai une photo où il paraissait très fatigué ainsi qu’un appel à l’aide de l’otage au président français Nicolas Sarkozy, qui, le 12 juillet, a fait part de sa «brûlante inquiétude».

Aqmi avait aussi publié un message à l’attention de Paris où le groupe menaçait de tuer le Français sous 15 jours si Paris ne répondait pas à ses demandes.

«Depuis cette date nous n’avons ni négociation, ni preuve de vie, ni revendication, avec même le refus d’une médiation médicale», avait assuré samedi une source française au ministère de la Défense.

M. Germaneau était détenu par la cellule d’Aqmi dirigée par l’émir algérien Abdelhamid Abou Zeid, un extrémiste décrit comme «violent et brutal», qui avait déjà exécuté, il y a 13 mois, un otage britannique, Edwin Dyer, enlevé six mois auparavant.

Londres avait refusé de céder aux exigences d’Aqmi, qui réclamait des Britanniques qu’ils oeuvrent en faveur de la libération de plusieurs membres de l’organisation prisonniers dans des pays du Sahel.

Ces mêmes exigences ont été formulées par Aqmi - qui détient également deux otages espagnols - pour épargner Michel Germaneau.

Mais selon Paris, aucune information n’a été fournie par les ravisseurs sur l’identité ou le lieu de détention des prisonniers qu’ils voulaient voir libérer.

(Source AFP)
Togo : Les forces du pouvoir frappent ! 


Les forces du pouvoir sortant frappent les manifestations de soutien à la vérité des urnes : FRAC, OBUTS et des citoyens.

Mercredi 21 avril 2010, les partis politiques (Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), OBUTS et des mouvements citoyens dont des représentants du Conseil Mondial de la Diaspora Togolaise (CMDT) et les simples citoyens s’étaient donné rendez-vous à la paroisse méthodiste Salem de Hanoukopé pour une veillée de prière et de chants. Il s’agit d’une manifestation pacifique pour le rétablissement de la manifestation de la vérité des urnes suite à des irrégularités graves invalidant les élections du 4 mars 2010.

En réalité, le mouvement citoyen semble prendre de l’ampleur au point d’amener le pouvoir sortant à faire des entraves graves à la Constitution. En effet, alors que toute manifestation pacifique est autorisée par la Constitution togolaise dès que les autorités sont préalablement avertis, il y a lieu de s’étonner de la virulence des forces présidentielles sécurité élection 2010 (FOSEP), financée par l’Union européenne, contre des citoyens togolais cherchant à faire retrouver raison au Pouvoir sortant, à l’Union africaine, à la CEDEAO et à l’Union africaine. Pourtant les forces de sécurité, sur ordre du pouvoir sortant, ont été déployées devant l’enceinte de la paroisse empêchant son accès aux manifestants pacifiques, ce qui bien sûr a été contesté par les manifestations.

La prestation de serment avant le terme du mandat du Président sortant estimé au 3 mai 2010 par la Cour constitutionnelle risque d’être compromis si ces manifestations devaient se poursuivre, surtout que de nombreux chefs d’Etat commencent à s’interroger sur l’opportunité de se rendre au Togo si c’est pour participer à une marche de l’opposition au lieu de la prestation de serment.

C’est ainsi que ce mercredi à l’image des brutalités sanglantes des veillées précédentes, il faut déplorer déjà des blessés, des brutalités contre les manifestations avec des gourdins, des matraques et sans sommation les tirs de gaz lacrymogènes contre une population sans défense. Outre le non-respect des libertés constitutionnelles, la question reste posée :

Où sont passés les Observateurs de l’Union européenne qui ont, avec courage, témoigné des irrégularités graves, des vices de procédures et l’impossibilité de prouver la véracité du décompte de voix de manière contradictoire ?

Où sont passés les Observateurs de l’Union européenne qui ne peuvent laisser une certaine bureaucratie de l’Union européenne modifier les faits constatés par leurs dignes représentants sur le terrain ?

Où sont passés les Observateurs de l’Union européenne qui ne peuvent "oublier" de mentionner dans leur rapport définitif les nombreuses exactions et entorses à la Constitution avec les conséquences sanglantes des brutalités, des viols, des vols et des enlèvements, du refus de libérer plusieurs prisonniers politiques contrairement à ce qui a été annoncé, etc. ?

Le Peuple togolais doit savoir qu’il ne peut compter que sur lui-même y compris la 6e région que constitue la Diaspora togolaise. Mais ce Peuple togolais peut s’interroger sur la capacité de l’Union européenne à s’aligner sur les positions partisanes de l’Union africaine et de la CEDEAO qui se sont disqualifiées et décrédibilisées aux yeux de toute la population togolaise, en choisissant de s’éloigner de la vérité des urnes.

Le Peuple togolais est invité, en plus des marches et des veillées et toute autres formes de manifestations pacifiques, à témoigner de leur attachement à la paix et au respect du choix des électeurs en soutenant une motion de soutien à la vérité des urnes que le Collectif pour la Vérité des Urnes est en train de leur proposer.

La vigilance doit être redoublée. Il est demandée à toutes les victimes de se faire connaître afin de transmettre les frais médicaux à l’Union européenne. Celle-ci pourrait être tentée de choisir de continuer à valider les actes de la FOSEP, sous-traitante du Pouvoir sortant, lui-même gestionnaire du budget que l’Union européenne a mis sa disposition.

Le Collectif pour la Vérité des Urnes propose à l’Union européenne de revenir à la raison et d’opter pour des négociations pour une sortie de crise pacifique. Les expertises, la compétence et des stratégies sont disponibles et doivent associer tous les protagonistes afin que la volonté collective du Peuple togolais puisse définitivement s’appliquer au Togo. Cette autodétermination ne contredit en rien les intérêts de l’Union européenne qui se trompe de stratégies en entrant dans le nouveau cinquantenaire des interdépendances en faisant confiance de manière unilatérale au pouvoir sortant.

Le Collectif pour la Vérité des Unes.
S.E. Kodjo bien décidé à poursuivre le combat de la contestation 


Après le report de la grande marche du 27 mars, qui a suscité beaucoup de controverse, le Front républicain pour l’alternance et le changement (Frac) et son allié l’Organisation pour bâtir dans l’unité un Togo solidaire (OBUTS), annoncent la reprise des mouvements de contestation à partir de samedi prochain. « Nous demandons à non militants et sympathisants de se mobiliser pour le samedi 03 avril prochain, pour une grande marche », a précisé dans un communiqué, la coalition qui soutien la victoire de Jean-Pierre Fabre, à l’élection présidentielle du 04 mars 2010.

Pour le Front, l’inattendu report intervenu à l’issue d’une rencontre entre une délégation gouvernementale et celle du Frac, le 26 mars n’avait pour seul objectif que d’éviter la répétition des drames de Janvier 1993 et d’avril 2005. C’est du moins l’explication qu’en donne Agbéyomé Kodjo, dans un communiqué daté du 26 mars 2010. « Dans le souci de préserver la vie des compatriotes arbitrairement incarcérés sur toute l’étendue du territoire, les leaders des partis de l’Alternance ont exigé la libération immédiate de tous les détenus politiques à ce jour maintenus dans les geôles, notamment à Kara.
Cette doléance a été prise en compte par le gouvernement sortant qui promet de s’y pencher. Pour que cette promesse soit crédible, les militants arbitrairement détenus doivent être libérés dans les prochaines heures sans condition avec la prise en charge effective des soins hospitaliers en cas de torture. Nous jugerons aux actes », précise le président de l’Obuts. « J’étais très remonté à l’annonce du report, mais avec les explications données par les dirigeants du Frac, je suis moins en désaccord avec la décision. De toute façon, nous n’avons pas d’autres choix que de sortir encore plus massivement que lors des précédentes marches pour fustiger cet énième huld-up électoral. C’est le prix le moindre à payer pour assurer un avenir meilleur ç ce pays ainsi qu’à ses jeunes », nous a confié Esther, étudiante en science juridique à l’université de Lomé. Même son de cloche chez Apollinaire, conducteur de taxi moto, rencontré ce lundi matin à Déckon, un des quartiers chauds de la capitale. « Mon petit frère a été gravement blessé lors de la dispersion de la séance de prières du 24 mars. Samedi, nous serons là pour décrier ces méthodes rétrogrades et inhumaines utilisées au Togo pour imposer des dirigeants aux Togolais », affirme t-il.

Visiblement, le report de la marche, n’aura finalement en rien négativement impacté sur la détermination des Togolais qui contestent les résultats officiels de l’élection présidentielle de mars 2010. De tous âges et de tous sexes, ils entendent encore le démontrer le samedi prochain à l’appel de l’opposition. Ce qui n’empêche pas d’autres également de les désavouer, arguant que « le vin est tiré » et que les manifestations ne vont contribuer à rien que de provoquer des dégâts. Et en la matière, le Togo a pourtant de quoi rempoter la palm de mauvais élève. Ce qui n’entame guère, la détermination des contestataires, plus exigeants même que les leaders, prompts à rechercher un consensus pour éviter tout drame.

Le plus curieux pour certains observateurs, réside dans la posture actuelle de complicité de la communauté internationale avec le pouvoir de Lomé. Une attitude qui est malheureusement adoptée par des organisations nationales et institutions internationales de défense des droits de l’homme. Ce qui fait dire à certains que le peuple togolais est victime d’un complot international, aux desseins inavoués.
Fulbert ATTISSO et trois autres membres du MCA 

Fulbert ATTISSO et trois autres membres du MCA restent toujours détenus au sein du « Guantanamo Togolais » de Kara.

NOUVELLE LIBERATION DE MILITANTS PRISONNIERS POLITIQUES CONTINUONS L’ACTION POUR LA VICTOIRE DES FORCES DE L’ALTERNANCE !

Ce 1er avril après-midi, certains militants des forces démocratiques encore détenus arbitrairement au sein du « Guantanamo Togolais » de Kara, ont été remis en liberté.

Il ne s’agit pas d’un poisson d’avril car Emmanuel ATAYI, proche collaborateur du Président national de OBUTS, de même que deux de nos compatriotes de la diaspora proches du FRAC ont effectivement recouvré leur liberté non sans dommages psychologiques et sans doute physiques ! En revanche, d’après nos informations, Fulbert ATTISSO et trois autres membres du MCA restent toujours détenus et pourraient être remis en liberté le vendredi 2 avril 2010.

Nous saluons le retour de nos compatriotes et compagnons de lutte dans leurs foyers et les assurons aussi bien que leurs familles de l’indéfectible soutien de tout le peuple Togolais.

Nous osons croire que le gouvernement sortant cède sous les pressions variées de la dynamique de l’Alternance. Nous jugerons aux actes ! Nous tenons ici à rendre hommage à tous ceux qui viennent de souffrir dans leur chair et dans leur âme, au seul motif qu’ils se sont engagés résolument et sans violence, dans le combat en exerçant leur liberté d’opinion pour faire triompher la justice, la liberté et la vérité des urnes.

Nous nous indignons de la manière fort pathétique dont le Ministre du gouvernement sortant, Gilbert BAWARA, a rabaissé la République par l’inconséquence de ses propos méprisants sur les antennes d’AFRICA N° 1. Une fois encore, l’une des voix autorisées du pouvoir sortant a effrontément menti au Peuple Togolais et à la Communauté Internationale, en osant déclarer, sans preuve à l’appui, que les patriotes militant pacifiquement pour la juste cause avaient été incarcérés parce qu’ils étaient en train de fabriquer des « cocktails Molotov ».

Ceci en dit long, sur la fébrilité du pouvoir sortant qui a de plus en plus de mal à échapper aux pressions, et à cacher à la Communauté internationale l’ampleur de ses turpitudes tout au long du processus électoral ; de même que la réalité des exactions commises depuis le 4 mars par la FOSEP, financée par la France, avec la complaisance du procureur de la République.

Au-delà de cette série de libération, plusieurs de nos compatriotes anonymes arbitrairement détenus tout au long du processus électoral, croupissent encore injustement dans les geôles. Nous lançons donc un appel général à la population, pour déclarer dans les meilleurs délais auprès du FRAC, d’OBUTS tous les militants anonymes détenus et non encore recensés, afin qu’il soit œuvré avec la même détermination à leur libération.

Cette nouvelle victoire à mettre à l’actif de la ténacité de l’action conjuguée des forces de l’Alternance et de toutes les bonnes volontés pour exiger la libération des militants injustement détenus, est la preuve que la lutte populaire fait lever les barrières.

Nous réitérons notre vibrant appel à toutes les filles et à tous les fils du Togo tout entier, à la mobilisation générale la plus large possible dans le plus grand calme et la paix civile, pour faire de la MARCHE du 3 AVRIL 2010, un immense succès et un tournant décisif de notre éprouvante mais exaltante lutte citoyenne.

Ensemble, en avant la Résistance citoyenne pour que vive un Togo libre et Prospère !

Que Dieu bénisse le Togo !
Fait à Lomé, le 1er avril 2010.
Agbéyomé KODJO
Président national de OBUTS,
Coordinateur provisoire du Collectif pour la Vérité des Urnes.
Événement chorégraphique dans les rues de Brazzaville 


Du 19 Avril au 29 Avril 2010

Partit d’une constatation de l’incompréhension du public congolais à Brazzaville à l’égard de la Danse contemporaine ; Florent MAHOUKOU avec la complicité des certains danseurs débutants du STUDIO MAHO, s’engagent dans une aventure artistique sous forme d’une ballade dansée qui prendra son envole en 2007. Pour aller vers son public, initier une synergie durable entre les danseurs et le grand public congolais dans les rues et lieux publics de Brazzaville, hors de ses salles hermétiques habituelles d’une part et de l’autre de la vulgariser. Une initiative qui vint pallier à la situation avec un premier happening, qui connaitra la présence de David BOBEE et Eric LAMOUREUX. En 2008, Byb Chanel BIBENE adhère l’association.
Le STUDIO RUE DANCE, au regard des précédentes ballades, avec l’appui du Centre Culturel Français et de la Mairie de MOUNGALI, prend l’initiative d’en faire un grand événement culturel en organisant la première édition RUE DANCE, du 10 avril au 12 mai 2009.
"RUE DANCE" prend une tournure de plus en plus objective qui réunira plusieurs danseurs et compagnies volontaires qui apportèrent leur contribution à l’édifice de ce jeune événement qui s’est avéré très indispensable pour le développement de cette danse au Congo. Pour une 2eme édition 2010 l’événement a l’ambition de réunir les danseurs de la sous région non seulement mais aussi ceux d’Afrique, d’Amérique, d’Europe et d’Asie
Le thème directeur de RUE DANCE 2010 s’articule autour de la lutte pour l’amélioration de l’environnement particulièrement agressé au Congo par l’abus des sacs plastiques.

L’industrie du plastique a gagné le marché planétaire. Partout dans le monde les sacs plastique sont utilisés abusivement.
Les pays pauvres et non industrialisés, consommateurs, sont envahis par ces emballages peu coûteux et non recyclables qui, après usage, se transforment en déchets non biodégradables qui contribuent à l’asphyxie et à la détérioration des sols. Comme il est dit dans le synopsis du film HOME de Yann ARTHUS-BERTRAND :
"En quelques décennies l’homme a rompu un équilibre de près de 4 milliards d’années d’évolution de la terre et met son avenir en péril. Le prix à payer est lourd, mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine 10ans à l’humanité pour prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la terre et changer son mode de consommation"
A travers ses différents spectacles, RUE DANCE ambitionne de faire prendre conscience au public de la gravité du fléau et pousser les structures responsables (secteur public et ministères) à prendre le problème à bras le corps en collaborant avec des ONG compétentes...
L’organisation de ces événements est un investissement dans le capital artistique congolais, et panafricain.

Parrainer RUE DANCE, c’est parrainer l’art et participer à la lutte pour l’amélioration de l’environnement.
Nos partenaires seront associés à toutes nos actions médiatiques et publications (communiqués de presse, articles, annonces radio, affiches, etc.). Notre expérience réussie de la première édition Rue Dance 2009 peut en témoigner.
Les investissements en Afrique et le droit OHADA 


L'Association des Juristes d'Affaires internationales (AJRAI) a l'honneur de vous faire part de l'organisation de son colloque qui se tiendra le 31 mars 2010 à l'Université de Bourgogne à Dijon et ayant pour thème :

« Les investissements en Afrique et le droit OHADA »

Dans l'air de la mondialisation des échanges et du développement des marchés que nous connaissons, l'Afrique sera dans les années à venir le pôle d'attraction majeur des investissements internationaux.
Ce vaste continent, riche de ses ressources tant naturelles que humaines, mène depuis plus d'une décennie une vaste campagne de modernisation de son droit afin d'attirer les investisseurs et de sécuriser leurs opérations notamment par le biais de l'OHADA (organisation d'harmonisation africaine du droit des affaires).

C'est ce phénomène que notre colloque se propose de présenter et d'étudier sous l'égide du laboratoire du CREDIMI (Centre de recherche et d'étude sur le droit des investissements et des marchés internationaux), et de ses enseignants-chercheurs.
Le public attendu se composera d'universitaires et de professionnels de renom venant de France mais également des pays membres de l'OHADA et d'Egypte, donnant ainsi un rayonnement international à cette journée d'étude.

Notre jeune association est composée des étudiants du Master 2 droit des affaires internationales.

Nous souhaitons principalement que cette journée soit connue des investisseurs et des avocats puisque la journée sera agrée au titre de la formation continue des avocats à ce titre,nous avons déjà enregistré l'inscription de nombreux avocats de Lyon, Paris et Troyes. Les avocats qui participeront au colloque pourront valider 5 à 6 heures de formation professionnelle continue, contre les frais d'inscription.

La plupart des intervenants seront des avocats de différents Barreaux (Paris, Lyon) et nous avons également l’ambition de faire bénéficier de cette journée enrichissante à toutes les entreprises et investisseurs qui s'intéressent de près à la problématique des investissements internationaux.

Nous joignons à ce courriel la plaquette du colloque comprenant le programme et les intervenants. Ce colloque est désormais annoncé sur le site http://www.ohada.com


Aristide FOE
Président de l'AJRAI
Etudiant en Master 2 Juristes d'Affaires Internationales à l'Université de Bourgogne
06 99 41 68 65
foearistide@hotmail.com
ajrai.ub@gmail.com
Lettre aux Congolais de l’étranger 


Chers compatriotes,

Nous suivons sur Internet vos avis et opinions sur la vie politique de notre pays. Des innocents souffrent et meurent depuis 5 ans à la place de brigands réels ou inventés, sans que personne ne cherche réellement à les aider. Il y a certes le discours politique avec tout ce qu'il contient de mensonges et de fourberie. Et tout le monde semble y croire pendant que le silence des cris des vivants et des râles des mourants ne peuvent percer la muraille de la végétation qui abritent ces populations atterrées et abandonnées...

Mais les discours seuls ne suffisent pas et n’ont jamais été capables de soulager les souffrances physiques des populations, quand bien même ils peuvent apporter un semblant de réconfort moral sous la forme de l’espoir qu’ils peuvent maintenir ou faire renaître.

Je ne vous apprendrai pas ce que vous savez certainement déjà : la Région (Département) du Pool n’a presque pas bénéficié des programmes post-conflit affectés au Congo Brazzaville. Et, comme en pareil cas, les populations ainsi brimées et martyrisées ne peuvent compter que sur leurs propres forces, un certain nombre de personnes bien intentionnées ont monté un Consortium d’ONG et le Programme d’intervention dans le Pool dont je vous transmets la synthèse.

Je vous prie de sublimer votre action politique, en transcendant les clivages politiques, tribaux et claniques pour venir en aide à ces compatriotes malheureux et, sans nul doute, victimes innocentes des ambitions politiques des uns et des autres. Pour cela, il vous échoit de choisir la ou les composantes ou même certains chapitres de ces composantes que vous pouvez financer ou faire financer.

Si je me permets de m’adresser à vous, en loup solitaire, ce n’est ni par égoïsme ni par orgueil ; c’est tout simplement parce que ce que nous endurons me pousse à prendre des risques que beaucoup refusent. Certes je vous écris de Brazzaville où je suis en situation de déporté, ma résidence normale, totalement détruite, étant à Makana. Ayant tout perdu, (êtres chers, biens et santé), je n’ai plus rien à perdre. Mais j’estime que, au lieu de verser dans des récriminations vaines contre ceux qui ont démoli mon existence, je peux redonner un sens aux quelques années de vie qui me restent, en essayant d’aider ceux qui, plus jeunes, ont le temps et le potentiel de se refaire une existence. L’interprétation que les gardiens du pouvoir de Brazzaville pourraient faire de cette lettre n’engage qu’eux : ils ont fait pire que ça !

J’ose vous avouer que je crois fermement à une réaction positive de votre part, même si ma tentative paraît hasardeuse aux yeux de beaucoup de mes collègues. C’est même la raison majeure qui donne à cette requête son apparence individualiste.

Si cette lettre fait l’objet d’une réponse évasive ou mitigée de votre part, vous voudrez bien me l’adresser directement : be_malonga@yahoo.fr. Par contre s’il vous sied d’aider ces populations meurtries, en vous engageant à financer ou à trouver des financements pour ce Programme, je vous prierai d’entrer directement en contact avec l’ONG dont les coordonnées figurent sur la page de garde du document ci-joint.

Remerciements anticipés de la part de ceux qui souffrent. Que la sueur et les larmes de ceux qui souffrent et le sang de tous ces morts innocents servent de ferment à notre entreprise.

B.Malonga

CONSORTIUM DES ONG
TRAVAILLANT DANS LE POOL S/C ADECOR
BP 2050 - Tél (242) 81 40 13 - E-mail: ong_adecor@yahoo.fr
Brazzaville - République du Congo
Un site basé en France attaqué par des pirates iraniens 


Le site internet du comité indépendant contre la répression des citoyens iraniens (Whereismyvote.fr ) est hacké depuis ce matin par des cyber-pirates iraniens, a rapporté Yashar Mohtashem, un des membres fondateur du comité.”Depuis ce matin, notre site a été victime de plusieurs vagues d’attaques successives, et est donc de surcroît indisponible“, explique Yashar Mohtashem. “Les adresses IP ayant pénétré aujourd’hui à l’intérieur du site contiennent le préfixe “.ir”, ce qui montre qu’elles proviennent d’Iran. Tout internaute tentant de se connecter au site est donc redirigé vers une adresse localisée en République islamique”.

A chaque tentative de connexion, tout lecteur en recherche d’information s’est donc retrouvé nez à nez avec le message suivant :

Ce n’est pas la première fois qu’un site d’information d’opposition à la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad est ainsi pris pour cible.

En décembre dernier, les principaux sites d’information du “mouvement vert”, Mowjcamp, mais aussi Jaras, avaient été pris pour cible par une Cyber armée iranienne…Embettant pour l’opposition iranienne, quand on sait que ces adresses demeurent le seul moyen pour les Iraniens et même le monde entier de s’informer sur la situation réelle dans le pays…

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Tous ceux qui avaient à l’époque essayé d’accéder au site s’étaient retrouvés face au message suivant:

“la Cyber Armée iranienne (entouré de deux étoiles rouges)

CE SITE A ETE PIRATE PAR LA CYBER ARMEE IRANIENNE

iRANiAN.CYBER.ARMY@GMAIL.COM

Les Etats-Unis pensent qu’ils contrôlent et dirigent Internet par leur accès, mais c’est faux. Nous contrôlons et dirigeons Internet par notre puissance, donc n’essayer pas de forcer le peuple iranien à…

Quel pays se trouve-t-il sur la liste de l’embargo? L’Iran? Les Etats-Unis?

Nous les plaçons dans la liste de l’embargo.

Prenez soin de vous.“

Mais ce n’est pas tout, un site autrement plus fréquenté, et par l’ensemble de la planète, le réseau social Twitter, avait été piraté pendant plusieurs heures en décembre par cette même “armée”. Plusieurs internautes avertis en Iran, m’avaient alors affirmé que cette “Cyber armée iranienne” était affiliée au corps paramilitaire des Gardiens de la Révolution, dont fait partie Mahmoud Ahmadinejad, et qui est présent dans tous les secteurs du pouvoir iranien. Il faut dire que le gouvernement iranien a beaucoup dépensé ces derniers mois pour débusquer les “cyber-opposants iraniens”. Le 13 mars dernier, il a d’ailleurs annoncé en avoir arrêté une trentaine.

“Tout porte à croire qu’il s’agit d’une réponse du gouvernement iranien à notre manifestation d’hier”, annonce Yashar Mohtashem. Le site du comité a été le premier à en diffuser les images. Près de 200 manifestants iraniens s’en étaient pris à la façade de l’ambassade d’Iran à Paris, après l’annonce par Téhéran de l’exécution de cinq activistes kurdes iraniens dans la matinée. Ils ont été arrêtés puis conduits aux commissariats des 18ème et 11ème arrondissements de Paris, avant d’être libérés dans la nuit.

Le site Whereismyvote.fr, est hébergé par le portail international et fournisseur de contenu Joomla , qui possède également une adresse en France.

Désormais, les longs bras de la République islamique ne semblent plus s’arrêter aux rues du pays.

Cet après midi, après le travail acharné des membres du collectif, le site était à nouveau disponible, mais uniquement par intermittence.

Chers lecteurs du Monde.fr, je dois vous avouer quelque chose. J’ai très peur pour nous!!!
La peur s'installe à Lomé 


Le président togolais, Faure Gnassingbé, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le 4 septembre 2006.

Les résultats partiels de la commission électorale au Togo placent le chef de l'Etat sortant, Faure Gnassingbé était en tête de l'élection présidentielle au Togo. Alors que le verdict doit être annoncé dans les prochaines heures, la présence policière a été considérablement renforcée dans la capital Lomé. 3,2 millions de Togolais étaient appelés jeudi aux urnes pour l'élection présidentielle à un tour, à laquelle sept candidats participaient. Selon les premiers chiffres portant sur 20 circonscriptions électorales des 35 du pays, M. Gnassingbé devance de quelque 100.000 voix son principal rival, l'opposant Jean-Pierre Fabre.

L'ambiance s'est tendue et les rues se vident progressivement. Des barrages policiers ont été installés à la plupart des carrefours importants.
"On ne sait pas ce qui va se passer, on a tous peur, pour demain on ne sait pas comment on va se réveiller", confie Jean-Luc, un conducteur de taxi-moto.

Devant le siège du parti d'opposition Union des Forces pour le Changement (UFC), dont le candidat Jean-Pierre Fabre a été le premier à revendiquer la victoire vendredi, au moins 200 jeunes attendaient samedi buvant et s'échauffant. "Il faut que Fabre passe, sinon ça va être le feu à Lomé, sinon on va brûler le pays!" Devant le siège du parti au pouvoir, Rassemblement pour le peuple togolais (RPT), qui a également crié victoire vendredi, l'atmosphère était plus calme, avec une dizaine de partisans habillés en vert, la couleur du parti, attendant les résultats.

L'élection de jeudi est perçue comme un test dans un pays traumatisé par les violences électorales, notamment lors de l'élection contestée de Faure Gnassingbé à la présidence en 2005, trois mois après la mort de son père Gnassingbé Eyadéma, qui régna sans partage pendant 38 ans sur le Togo. 400 à 500 personnes avaient été tuées selon l'ONU. La mission d'observation de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a estimé samedi que l'élection avait été "libre", tout en relevant des "insuffisances", notamment dans l'authentification des bulletins de vote.
Dorothy Height est décédée 


Dorothy Height, qui avait dirigé le Conseil national des femmes noires de 1957 à 1998, est décédée tôt mardi matin dans un hôpital de Washington.

Barack Obama a rendu hommage mardi à Dorothy Height, figure historique du mouvement des droits civiques décédée à l'âge de 98 ans et qui selon le président des Etats-Unis a "consacré sa vie à lutter pour l'égalité". Dorothy Height, qui avait dirigé le Conseil national des femmes noires (NCNW) de 1957 à 1998, est morte tôt mardi matin dans un hôpital de Washington, a rapporté le Washington Post, citant une porte-parole du NCNW.

Se disant "profondément attristé" par la nouvelle de la mort de Dorothy Height, M. Obama, premier président noir des Etats-Unis, a souligné que cette militante avait "été le témoin de chaque marche et étape sur la route" des droits civiques depuis les années 1930. Née en Virginie, dans l'est des Etats-Unis, en 1912 dans une famille modeste, Dorothy Height avait décroché les diplômes des prestigieuses universités de New York et de Columbia, avant de consacrer sa vie aux organisations sociales et humanitaires, en particulier l'association des jeunes femmes chrétiennes (YWCA).

Après son élection à la tête du NCNW, elle avait été la seule femme membre du groupe de direction du Mouvement des droits civiques, en 1960, au côté notamment de Martin Luther King. Restée jusqu'à sa mort présidente d'honneur du NCNW, Height s'était vu remettre en 2004 par le président George W. Bush la médaille de la Liberté, la plus haute distinction civile américaine.
Communiqué MDLF en date du 8 août 2010  


Association Marquis de la Fayette

La réception organisée par l’Association Marquis de La Fayette du Sérénissime Grand Maître du Grand Orient Arabe Universel, Jean-Marc Aractingi, a rencontré un franc succès.

Le 6 août 2010 à 19 heures 30, le Grand Maître du GOAU, Jean-Marc Aractingi, a donné une conférence publique, suivie d’un débat sur les thèmes de l’initiation en Islam et la liberté politique au sein du Monde arabe, dans les salons de l’Hôtel Ibis à Béziers, à l’invitation de l’association Marquis de La Fayette en présence des membres et du bureau de l’Association mais aussi et de Francs-maçons de grandes Obédiences françaises (Godf, Gldf, Stricte Observance, Glmu, Glff,…), venus à titre personnel.

Du fait des sujets traités et de la passion des débats, cette conférence s’est terminée vers une heure trente du matin. Le Grand Maître, Jean Marc Aractingi, a accepté de devenir le Président, en exercice, du Comité d’Honneur de l’Association Marquis de La Fayette.

Il est bon de souligner que l’association Marquis de La Fayette est une organisation laïque et publique qui œuvre en faveur du strict respect de l’exemple donné par le Marquis de La Fayette, général et homme politique français, héros des Deux Mondes, citoyen d’honneur des Etats Unis d’ Amérique depuis le 8 août 2002, du fait de sa participation active aux combats ayant conduit à l’Indépendance des Etats Unis, de son engagement au service des Droits de l’Homme, de l’abolition de l’esclavage et de la peine de mort, entre autres.

Le 6 Août 2010 à midi , lors d’un déjeuner convivial, a été signé un protocole d’amitié entre les Grand Orient Arabe Universel et une puissance maçonnique, dont le Sérénissime Grand Maître est Jean Morelon.

Le lendemain le Grand Maître du GOAU, en présence de personnalités qui ont rejoint son Obédience a visité sur Sète et Montpellier des lieux qui devraient abriter les Temples et les Loges qui vont se constituer.

A l’issue de ce périple de deux jours en terre occitane, le Grand Maître du GOAU, dans le cadre et le respect des protocoles d’amitié qui lient son Obédience à d autres puissances maçonniques, a confié l’organisation et l’expansion du GOAU en Languedoc-Roussillon, au Très Illustre Frère Jacques Villard, en le nommant, pour la circonstance, Grand Maître Provincial.
Message aux travailleurs du TOGO. 


1er Mai : symbole de lutte et d’espoir !
Le Bien-être des travailleurs repose tant sur la vérité des urnes que sur la vérité des comptes !


Le 1er mai est symbole par excellence de la fête des travailleurs et du travail. Nous avons tous rêvé qu’en cette année 2010, dans des conditions normales, ce jour aurait dû clairement marquer le début d’une nouvelle ère de gouvernance qui engage une autre politique caractérisée par la justice sociale !

C’est le sens des propositions que nous avions faites durant la campagne électorale, notamment les 21 mesures d’urgence, destinées à commencer immédiatement à rendre leur vie quotidienne plus agréable. Nous rappelons pour mémoire qu’au chapitre social de celles-ci figuraient les mesures suivantes :


· Régulation de coût des produits de première nécessité, pour soulager les dépenses du panier de la ménagère, réévaluation et réajustement des salaires dans l’administration, les secteurs de la santé, de l’éducation et des forces de sécurité des bourses et des pensions,

· Réhabilitation des centres de santé, amélioration de la prise en charge des indigents, prise en charge gratuite des femmes se trouvant dans l’obligation d’accoucher par césarienne

· Paiement de 12 mois de salaire brut aux fonctionnaires admis à la retraite en 2010.

· Octroi d’un prêt équivalent à un mois de salaire, remboursable sans intérêt sur une période de 12 mois, à la veille de la rentrée scolaire à tout fonctionnaire ayant des enfants scolarisés.

Pour accompagner ces mesures, nous proposions un plan de relance économique, sociale et de développement du Togo, par le renforcement des infrastructures de base, la promotion des investissements et l’établissement d’un véritable partenariat entre les pouvoirs publics et le secteur privé pour commencer à résorber le chômage !

Ces mesures auraient eu des effets immédiats pour l’amélioration de la situation des travailleurs et des familles, et si nous étions dans la normalité démocratique, les travailleurs du Togo auraient déjà, en ce 1er mai 2010, pu témoigner du soulagement apporté par les premières décisions du gouvernement d’alternance issu de la vérité des urnes qui serait déjà au travail. Au lieu de cela ils ont entendu le Président sortant déclarer le 26 avril : « Ne penser qu’à soi est la peste à combattre surtout si on l’associe au sentiment qu’il faut tout attendre de l’Etat ». Une manière de leur signifier que si Faure Gnassingbé est en situation de continuer sur la lancée de 2005-2010, la situation des travailleurs et des millions de familles du Togo ne fera qu’empirer !

Aujourd’hui 61,7% des Togolais sont « pauvres », et 6 Togolais sur dix vivent en dessous du seuil de pauvreté, estimé à moins de 20.000 FCFA par mois à Lomé, 13.000 FCFA par mois dans les Régions Centrale, de la Kara et des Savanes. Sur cette base 24% des habitants de Lomé sont très pauvres, contre 69% des populations de la Région Maritime , 56% de celles de la Région des Plateaux, 78% des populations de la Région Centrale , 75% de celles de la Région de la Kara et 91% de celles de la Région des Savanes, alors que la malnutrition et la famine affectent plus de 62% des populations, avec le paradoxe que les zones rurales, par nature à vocation agricole, sont les plus concernées.

Pouvoir vivre de son travail, manger à sa faim, se soigner sont des droits humains fondamentaux inscrits en toutes lettres dans la déclaration universelle des droits de l’homme, que nous voulons faire respecter aussi au Togo, ce qui est encore loin d’être le cas ! Mais rien n’est jamais perdu par avance. Tant qu’il reste un souffle de vie, tant qu’il reste une lueur d’espoir, alors tout est permis aux bonnes volontés, même les plus grandes choses qui paraissent inaccessibles !

Aujourd’hui, dans toutes les villes du pays comme à Lomé, les millions de marcheurs du samedi, qui sont aussi des travailleurs à part entière, au-delà de leur combat pour la vérité des urnes, luttent également pour l’amélioration de leur vie quotidienne, pour la justice sociale et la réduction des inégalités. Cette quête d’un bien être meilleur, ne se peut sans connaitre l’indispensable vérité des comptes publics ! Ils disent d’une autre manière qu’ils luttent pour donner un réel contenu, politique, et surtout économique et social, à l’alternance politique qui pour l’instant leur est refusée et qu’ils appellent de tous leurs vœux. Par leur détermination, ils démontrent que le peuple Togolais a foi en lui-même !

A défaut de l’entêtement du pouvoir sortant à ne pas reconnaître la victoire consacrée par les urnes, du candidat du FRAC, ils luttent pour un gouvernement de transition, à terme et mandat précis, qui doit jeter avant tout les bases de la bonne gouvernance. C’est le préalable nécessaire à l’organisation d’un nouveau scrutin libre et transparent auquel toutes les forces ayant participé à l’élection présidentielle seront parties prenantes. Ce n’est qu’ainsi que peuvent s’offrir à toutes les filles et à tous les fils du Togo tout entier des perspectives d’avenir radieuses !

Le Togo doit pouvoir aider sa population à accéder à des emplois décents et des activités productives ! C’est le sens même de notre combat que nous invitons de tout cœur à rallier massivement tous les travailleurs de tous horizons. Seule notre foi en nous-mêmes et en l’avenir de notre Mère Patrie ouvrira sous nos pas le chemin de la Dignité et de la Prospérité partagée !

En avant la Résistance Citoyenne , pour que vive un Togo Libre et Prospère ! Que Dieu bénisse le Togo et chacun de ses enfants !

Fait à Lomé le, 30 avril 2010.

Le Président National d’OBUTS,

Agbéyomé KODJO.
OHADA à l'Université de PERPIGNAN le 30 avril 2010 


Nous avons le plaisir de vous communiquer le résumé en français et en anglais de la thèse sur le droit OHADA que soutiendra le 30 avril prochain à l'Université de PERPIGNAN Monsieur Souleymane TOE, Président fondateur du Club OHADA de PERPIGNAN dont l'Assemblée constitutive se tiendra jeudi 18 février prochain.

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter :

Monsieur Souleymane TOE
Tel. : +33 (0) 6 38 64 37 43
Email : toe_s_2000@yahoo.fr

Sujet de thèse : « Approche critique de l'application judiciaire du droit des procédures collectives dans l'espace OHADA »

Résumé :

Dans l'application des procédures collectives, la justice joue un rôle de premier choix. Les organes judiciaires comprennent non seulement le tribunal et son président mais également le juge-commissaire et le ministère public. La justice intervient pour ouvrir et nommer les différents organes, y compris ceux de la gestion courante ; en plus, elle en assure la haute administration. Elle surveille et accélère le déroulement de la procédure. Elle prend les décisions importantes ou les autorise. De manière pratique, le traitement judiciaire du droit des procédures collectives dans l'espace OHADA révèle d'une part, une certaine appréciation superficielle des conditions d'ouverture de la procédure collective et, d'autre part, un désintérêt des organes judiciaires lors du déroulement et du dénouement de la procédure collective, toute chose qui dépeint négativement sur l'atteinte des objectifs de paiement des créanciers et de sauvetage de l'entreprise. C'est cet échec de l'application judiciaire du droit des procédures collectives dans l'espace OHADA que l'étude a tenté de démontrer.

Subject of thesis: « Approach criticizes legal application of the right of the collective procedures in space OHADA »

Summary:

In the application of the collective procedures, justice plays a part of first choice. The legal bodies include not only the court and its president but also the judge-police chief and the public ministry. Justice intervenes to open and name the various bodies, including those of current management; moreover, it ensures the important administration of it. It supervises and accelerates the course of the procedure. It makes the important decisions or authorizes them. In a practical way, the legal treatment of the right of the collective procedures in space OHADA reveals on the one hand, a certain surface appreciation of the conditions of opening of the collective procedure and, on the other hand, a disinterest of the legal bodies during the course and of the outcome of the collective procedure, anything which depicts negatively on the attack of the objectives of payment of the creditors and rescue of the company. It is this failure of the legal application of the right of the collective procedures in the space OHADA which the study tried to show.

UNIDA / OHADA.com
Togo, bilan et perspectives 

vendredi 9 avril 2010, à 14:21
Notre pays connait l’un de ces moments particuliers de l’histoire, où rien n’autorise désormais la peur, le doute, la duplicité et quelque calcul partisan que ce soit.

Un mois après la reconnaissance par OBUTS de la victoire du candidat du FRAC, Jean Pierre FABRE, et son appel à tous les Patriotes pour défendre la victoire du peuple Togolais ; le moment est venu de tirer les enseignements des premières semaines de la Résistance citoyenne. Tant la mobilisation du peuple Togolais et de sa diaspora a permis d’enregistrer de premiers succès, qu’il est nécessaire d’entrevoir des perspectives sur lesquelles nous devons nous appuyer pour consolider notre lutte de Libération Nationale de la Mère Patrie.

1. L’INSTRUMENTALISATION AU SERVICE DU STATU QUO

Le scrutin présidentiel du 4 mars 2010, qui était censé consolider le processus démocratique, n’aura finalement servi qu’à perpétuer provisoirement une situation de statu quo politique. Ceci en raison d’irrégularités graves tout au long du processus électoral, relevées d’ailleurs par la Mission d’Observation électorale de l’Union Européenne. L’instrumentalisation de la justice au mépris de la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire a naturellement permis au pouvoir sortant de rendre institutionnelle la fraude électorale.

L’invalidation demeure ainsi l’un des objectifs de lutte pour la Vérité des Urnes.

Nonobstant la possibilité de lecture extensive des dispositions constitutionnelles régissant l’entrée en fonction du nouveau Président de la République, le char de l’Etat ne cesse de rouler dans la défiance la plus absolue des lois de la République. Alors même que les dispositions de l’article 63 de la Constitution du Togo font obligation au nouveau Président de prêter serment dans les 15 jours suivant la décision de la Cour Constitutionnelle validant son élection, le gouvernement sortant déclare que le mandat du Président sortant court jusqu’au mois de mai 2010. Or les résultats ont été publiés par la Cour Constitutionnelle depuis le 14 mars dernier, sans que le Président n’ait prêté serment jusqu’à ce jour.

Dans ces conditions, il échet de constater que la Constitution Togolaise a été une fois encore bafouée par le biais d’une manipulation perverse de la Cour constitutionnelle acceptant de proroger la date d’investiture.

De ce point de vue la démocratie au Togo, semble en apparence, mais en apparence seulement, frappée du syndrome de l’inamovibilité de la caste politique régnante !

Durant un mois, le même pouvoir sortant, avec la FOSEP 2010 (financée par la France et l’Union européenne) nous a gratifiés des coups les plus bas et des violences auxquelles il nous a si longtemps habitués.

Rien ne nous aura été épargné pour tenter de faire taire un peuple qui a soif de vérité et qui entend décider de son avenir. Le pouvoir sortant ne peut comme par le passé rabaisser le Peuple togolais au rang d’un peuple moutonnier à l’image des « moutons de Panurge ». Pourtant, voici brièvement les formes d’intimidations dont la responsabilité incombe entièrement au pouvoir sortant :

- des fraudes et manipulations électorales caractérisées (attestées par la Mission d’Observation électorale de l’Union Européenne) ;
- des arrestations et emprisonnements arbitraires assortis de violences physiques de militants pacifiques,
- la destruction de moyens de preuve, perpétrés par la FOSEP, avec la complaisance du procureur Robert BAKAÏ,
- le tabassage violent des militants pacifiques lors de la veillée de prière du 24 mars 2010 organisée par le FRAC,
- et l’interdiction de manifester commuée en report...

Peine perdue ! Loin d’entamer la détermination des patriotes togolais, qui ont décidé une fois pour toutes de ne plus se laisser spolier leur victoire, le pouvoir sortant a provoqué, au contraire, le renforcement de la conviction du peuple togolais de la justesse de son combat et sa détermination à réclamer la vérité des urnes. Ce pouvoir cherchait désespérément, grâce au scrutin du 4 mars 2010, à se parer d’une légitimité politique qu’il n’avait pas réussi à obtenir en 2005, en raison de la répression sanglante qu’il avait organisée à l’époque. Pari raté, grâce à la vigilance et à la détermination du Peuple togolais face à l’accumulation des turpitudes du pouvoir sortant tout au long du processus électoral. Mieux encore, l’attitude du pouvoir sortant à l’égard du mouvement de protestation lancé à Lomé a conduit les populations de Dapaong, Sokodé, Atakpamé, Kpalimé, Badou, Aného, Tsévié, Tchamba..., elles-mêmes témoins des nombreuses irrégularités auxquelles a donné lieu l’organisation du scrutin du 4 mars, particulièrement à l’intérieur du pays, à exprimer leur désir de manifester pour afficher leur volonté d’obtenir la vérité des urnes. Si pour l’instant la seule attitude du pouvoir sortant a consisté à interdire ces manifestations, il ne peut effacer la réalité de la contestation.

2. DES PREMIERS RESULTATS DE LUTTE ENCOURAGEANTS AVEC L’APPUI DE LA DIASPORA : LIBERATION DE PRISONNIERS POLITIQUES ET ELARGISSEMENT NATIONAL DE LA CONTESTATION

Pour la première fois dans l’histoire politique de notre pays il y a une réelle contestation structurée, courageusement affichée sur l’ensemble du territoire du Togo.

Plus nous avançons dans le temps et plus ce pouvoir apparait disqualifié pour assurer une véritable gouvernance politique soucieuse de l’intérêt général du peuple Togolais !

La dynamique de lutte que nous avons générée, sous l’impulsion commune du FRAC, d’OBUTS et du mouvement citoyen CVU, a permis de montrer tant au peuple Togolais, qu’à l’opinion internationale que les citoyens du Togo sont des citoyens réfléchis, des citoyens déterminés, des citoyens soucieux de l’intérêt général de leur pays, des citoyens assoiffés de justice et de liberté. Ce sont là les valeurs les plus nobles qui forment le socle de toute véritable démocratie moderne. Le CVU se caractérise par une mobilisation interne de très haut niveau, prônant les actions pacifiques, l’éthique au cœur du consensus de bon sens, et les actions de sensibilisation menées sur le plan international, au niveau des chancelleries et des Chefs d’Etats, des pays partenaires en développement par ses responsables.

L’ensemble des forces qui au Togo ont décidé de mener cette lutte, FRAC, OBUTS, CVU, CMDT, Organisations de la Société civile et de la diaspora, jusqu’à la reconnaissance des droits légitimes d’une grande majorité du peuple Togolais, sont en train de constituer sous une forme inédite, le grand Mouvement de la LIBERTE. Ce Mouvement a pour objectif d’apporter la preuve que la lutte populaire unitaire, respectant la personnalité de chacun des acteurs, fonde le socle d’une unité large et solide, capable, même au Togo de faire tomber les barrières de l’inacceptable.

Au cours de ce premier mois de lutte, les premiers succès obtenus la semaine dernière, avec la libération d’une partie des prisonniers politiques emprisonnés après le 4 mars 2010, constituent une première victoire sur le chemin de la justice et de la pleine et entière liberté d’expression !

Il reste de nombreux militants arbitrairement détenus notamment à la prison de Kara, sans compter ceux qui ne sont pas encore recensés. Nous appelons les familles à nous les faire connaitre pour nous permettre d’agir tout aussi efficacement et obtenir leur libération, autant que celle de tous les prisonniers politiques encore détenus arbitrairement et sans jugement dans notre pays.

3. SANS INVALIDATION, LA PRESIDENCE DOIT REVENIR À FABRE

Les citoyens togolais constatent avec amertume non seulement l’interdiction des mouvements de contestation à l’intérieur du pays, mais aussi les intimidations variées dont ils sont l’objet de la part du pouvoir sortant. En persistant d’une part dans le déni de l’ampleur de la contestation populaire de la supposée victoire de Faure Gnassingbé, et d’autre part dans le refus de libérer les membres du MCA qui ne faisaient que dénoncer les graves irrégularités ayant entaché tout le processus électoral, le pouvoir sortant affiche leur intention réelle de maintenir à tout prix le statu quo. La recherche effrénée de légitimation d’une élection de façade auprès du pouvoir français ; confirmée par les deux récentes visites dans la capitale parisienne, successivement du Premier ministre et de plusieurs membres influents du gouvernement sortant ; n’a pas été concluante.

Le peuple togolais souhaite que les responsables politiques impliqués dans la lutte pour la vérité des urnes persévèrent dans le mouvement de contestation pacifique, afin de conduire le gouvernement sortant soit à accepter l’invalidation, soit au mieux à reconnaitre les vrais résultats attestant de la victoire de Jean Pierre Fabre.

Si l’invalidation ne peut être obtenue, ni le transfert du pouvoir opéré en faveur du véritable vainqueur de l’élection présidentielle du 4 mars 2010, alors il convient de présenter une alternative susceptible de mettre un terme au règne de l’arbitraire et des irrégularités électorales. C’est en cela que la démarche du CVU est radicalement à l’opposé des combinaisons politiciennes qui n’ont jamais apporté le moindre commencement de solution aux problèmes quotidiens que rencontre le peuple togolais. Elle procède de la démocratie participative et ambitionne de placer le peuple togolais au cœur des principales décisions stratégiques.

Pour relever avec éclat le défi de la refondation morale, politique et socio-économique de notre pays, il urge que nous quittions le terrain des jeux stériles des « petits arrangements entre amis ».

Pour ce faire, il est proposé que tous les responsables notamment du FRAC, d’OBUTS, de CMDT, et tous les autres leaders politiques s’inscrivant dans la logique de la vérité des urnes, puissent décider ensemble d’une tournée internationale auprès des principaux bailleurs de fonds partenaires du Togo. Cela permettra de présenter une approche postélectorale commune, cohérente et acceptable pour tous les protagonistes de la crise politique actuelle. Ce n’est qu’à ce prix que nous apporterons la preuve au peuple togolais et à la Communauté Internationale du caractère crédible d’une telle démarche, seule susceptible d’être porteuse de solutions efficaces pour le développement économique et la démocratisation de notre pays.

4. LE PEUPLE A CHOISI LE CAMP DE LA VERITE DES URNES

S’ils ne doivent pas nous griser, ces premiers succès doivent être salués à leur juste valeur, pour obtenir la transparence électorale et la vérité des urnes dans notre pays.

Aujourd’hui, les deux termes de l’alternative à la crise politique issue du scrutin du 4 mars 2010, sont finalement simples.

D’un côté, le constat d’une élection présidentielle dont les résultats ne correspondent pas à la vérité des urnes, et n’apportent aucune légitimité à celui qui a été abusivement déclaré vainqueur du scrutin, au mépris du droit. Faure Gnassingbé, devenu invisible depuis le 4 mars, est « tellement fier » de cette victoire usurpée, qu’il est incapable de la faire partager à une population qui n’est pas dupe de la situation de coup d’Etat constitutionnel permanent dans lequel le réseau qui le soutient maintient notre pays.

De l’autre, un peuple debout, dont les marcheurs du samedi sont le témoignage vivant, qui cette fois a résolument décidé de ne pas se laisser faire, et apporte un soutien grandissant aux forces unies de l’Alternance, qui œuvrent sans relâche depuis le 6 mars pour faire triompher, d’une manière ou d’une autre, la vérité des urnes ! Il s’agit bien d’une résistance-marathon.

Ce peuple debout est accompagné par une nouvelle classe de responsables déterminés et organisés, qui sont en train de construire l’émergence d’une alternative politique pour le Togo.

Nul doute que le choix du peuple Togolais est motivé par l’offre politique crédible et sérieuse que nous portons, et le combat que nous menons, tous ensemble, en étant capables de préserver le calme et la paix civile, ce qui est tout le contraire de l’amateurisme politique, de la duplicité et des stériles jeux d’appareil ou de personnes !

5. DANS CE COMBAT, LE PEUPLE TOGOLAIS N’EST PAS SEUL !

Une partie importante des tergiversations, tâtonnements et erreurs politiques commises par le pouvoir sortant depuis le 4 mars, sont à mettre en partie à l’actif des pressions internationales qu’il est en train de subir.

Nous remercions tous ceux qui ont compris la légitimité de notre combat et nous apportent leur soutien. Ceux qui à Paris ont entamé une grève de la faim pour soutenir notre combat, et ne cessent d’interpeller les autorités françaises afin qu’elles interviennent pour la consolidation du processus démocratique, autant que toutes les bonnes volontés et les organisations de la diaspora pour leur engagement sans réserve à nos côtés dans cette lutte ardue pour la Libération Nationale.

Ceux qui aux Etats-Unis ont pu manifester jusqu’à porter notre doléance auprès des autorités américaines sont à remercier. Nous n’oublions pas toutes les bonnes volontés qui relaient jour et nuit les informations permettant de réduire au minimum l’atmosphère opaque entretenue par le pouvoir sortant.

Tous ces soutiens sont encourageants et notre souci est de les élargir.

6. PERSPECTIVES POUR CONSOLIDER L’ACTION

Le combat que le Collectif pour la Vérité des Urnes (CVU), a décidé de mener jusqu’au bout ensemble et unis, s’inscrit dans un processus diachronique de court, moyen et long terme. Au delà de recouvrer rapidement une vérité des urnes, il est question de s’assurer que tous les autres scrutins électoraux à venir porteront la volonté du peuple togolais et ne feront pas l’objet de falsification. Aussi, il devient urgent qu’une offre politique crédible commune vienne consolider le processus de refondation de la démocratie au Togo. Les acteurs du CVU sont porteurs de cette dynamique et ne manqueront pas de défendre les doléances des populations sur le terrain politique.

Ce n’est que grâce à l’engagement déterminé de responsables politiques crédibles, que la confiance entre le peuple togolais et une partie de sa classe politique pourra être restaurée.

Cela suppose des partenaires du peuple vertueux, capables de porter les valeurs d’une véritable alternance politique pour notre pays, déterminés à ne pas se compromettre en se mettant au service d’un réseau politico-mafieux.

Notre objectif est aujourd’hui de bâtir une véritable démarche de réconciliation nationale, capable de rassembler le plus grand nombre de bonnes volontés, de quelques horizons qu’elles viennent, au sein d’une alliance reposant sur une gestion participative scellée avec et devant le peuple togolais. La transparence, le respect des choix du peuple togolais et l’application de la démocratie participative effective serviront de cadre pour le travail devant conduire à la refondation démocratique et à la reconstruction du Togo !

L’adhésion au Collectif pour la Vérité des Urnes, que le Conseil Mondial De la Diaspora Togolaise (CMDT) et Bâtir le Togo ont déjà rejoint, que nous proposons à tous les compatriotes soucieux de la constance d’une transparence électorale au Togo, nous permet de sceller un pacte hautement symbolique avec notre peuple, celui de ne jamais trahir sa cause, quel que soit le prix à payer. Comment au Togo, peut-on être aujourd’hui respectueux d’un « légalisme de façade » dénué de sens, en raison des irrégularités qui ont entaché le scrutin du 4 mars ?

Notre premier devoir est aujourd’hui :

- d’élargir l’assise de notre rassemblement, de vaincre toutes les réticences pour donner encore plus de force à notre combat, et ouvrir les yeux du monde sur la justesse de notre combat au service du peuple togolais !
- d’élargir bien au-delà du FRAC et d’OBUTS, le combat pour faire valoir la vérité des urnes.

7. UN MOUVEMENT POPULAIRE AU SERVICE DU PEUPLE TOGOLAIS

Ce mouvement que constitue le CVU est le vôtre et servira de fondement à un projet commun au service du plus grand nombre. Le Peuple togolais dispose de compétences variées tant sur le territoire national que dans la Diaspora, à même d’élaborer des plans stratégiques, d’assurer des arbitrages en veillant à défendre les intérêts de la Nation. C’est cela l’engagement pour la Vérité des Urnes.

Le CVU élargi, bâti dans la clarté et la transparence à l’égard du peuple togolais, offre aussi l’avantage non négligeable de préfigurer demain les contours d’une institution nationale d’analyse et de recherche stratégique. Il se veut un outil de référence en mesure d’anticiper toutes élections à venir (présidentielle, législatives et communales) et veiller à leur transparence.

8. ENTRE LA VERITE OU LA FALSIFICATION DES URNES : UN CHOIX SANS AMBIGUITE

Le peuple togolais doit aujourd’hui choisir entre les personnalités travaillant de concert pour la vérité des urnes et s’opposer de toutes ses forces à ceux qui organisent ou soutiennent la falsification des urnes.

Notre action dans l’immédiat va se décliner de la manière suivante :
- Soutenir Jean Pierre Fabre comme le Président légitime du Togo et demander au pouvoir sortant d’accepter la vérité des urnes ;
- A défaut, procéder à l’invalidation de l’élection du 4 mars 2010 et orienter une convergence de vue des responsables politiques sur les priorités nationales ;
- Doter le Collectif pour la Vérité des urnes de la personnalité juridique et en faire un mouvement citoyen d’utilité publique ;
- Lancer au Togo et à l’extérieur une campagne de promotion, de distribution et de signature de motion de soutien au CVU auprès de toutes les forces attachées à la vérité des urnes ;
- Organiser une tournée officielle de tous les principaux responsables soutenant la confirmation de Jean Pierre Fabre comme Président de la République et la promotion de la Vérité des urnes auprès des responsables politiques de la communauté internationale avec un soutien technique des principaux responsables des structures de la diaspora.

Cette action aura le mérite de clarifier le débat politique au Togo ! Le temps est venu de déjouer les grandes manœuvres en vue de la mise en place d’un gouvernement où l’achat des consciences prime sur l’adhésion librement consentie, avec le cortège des débauchages et transhumances politiques tous azimuts.

Ceux, de quelque bord qu’ils viennent, qui décideront d’aller se commettre dans un quelconque gouvernement d’union nationale, présidé par un homme politique dont le pouvoir repose sur la manipulation des résultats issus des urnes, porteront la responsabilité devant le peuple togolais de leur démission en rase campagne devant l’exigence de probité qui seule peut légitimer l’exercice du pouvoir démocratique.

Quoiqu’il en soit la solution d’un Gouvernement d’Union Nationale, ne constituerait une nouvelle fois qu’une solution provisoire vouée à l’échec, comme en portent témoignage toutes les expériences de ce type que notre pays a connues ! Un éventuel gouvernement de réconciliation et de mission ne peut prendre forme que si la vérité des urnes reprend ses droits.

La meilleure alternative dans ce contexte de crise politique grave aux lendemains incertains pour le peuple togolais, est le Dépassement et le Courage. Cela suppose d’opérer le premier choix : reconnaître Jean Pierre Fabre comme Président du Togo et l’installer dans la fonction, ou à défaut opter pour un gouvernement de crise à mandat et à terme précis afin de préparer les échéances électorales selon des règles claires qui permettent de faire émerger des urnes la vraie composition du paysage politique.

L’histoire politique du Togo depuis l’époque de l’indépendance rappelle que l’absence de vérité est à l’origine de la triple crise éthique, identitaire et managériale que connaît notre pays. Seule la vérité des urnes permettra de jeter les bases d’une société de confiance ! C’est la seule voie par laquelle nous bougerons nos pierres à bâtir un Togo Prospère !

A l’instar du peuple Kirghize qui a fait chuter hier le pouvoir en place par la mobilisation de la rue, le peuple togolais dans sa légitime lutte citoyenne ne saura faire l’économie de quelque moyen légal pour faire triompher son droit. Notre peuple aussi bien que tous les autres peuples de la terre a le droit d’être entendu dans ses légitimes revendications.

En avant la Résistance citoyenne pour que vive un Togo Libre et Prospère !

Fait à Lomé, le 8 avril 2010.

Pour le Collectif pour la Vérité des Urnes,
Le Coordinateur provisoire,
Agbéyomé KODJO.
L’ancien président de la République, Faure Gnassingbé 


L’ancien président de la République, Faure Gnassingbé doit admettre sa défaite et quitter le pouvoir »

Dans une déclaration dans la nuit d’hier, le candidat d’OBUTS, Messan Agbéyomé Kodjo, affirme que la tendance générale qui se dessine, sur tout le territoire national, converge vers une victoire sans appel du candidat Jean-Pierre Fabre et invite le peuple à se mobiliser pour défendre le résultat issu des urnes.

Défendons ensemble la victoire du peuple Togolais !

OBUTS se réjouit du déroulement globalement satisfaisant du scrutin hormis quelques incidents, et salue le sens de maturité dont a fait preuve le peuple togolais en se prononçant largement pour l’Alternance.

Après plus de cinq heures de dépouillement dans les bureaux de vote, la tendance générale qui se dessine, sur tout le territoire national, converge vers une victoire sans appel du candidat Jean-Pierre FABRE, nettement en tête devant le candidat Faure Gnassingbé. Le candidat Agbéyomé KODJO arrivant en troisième position.

Je salue cette victoire qui fait entrer le Togo dans l’histoire, en ayant permis, pour la première fois depuis plus de quarante ans, de faire triompher l’alternance politique dans notre pays.

J’adresse, sans retenue, en mon nom et au nom de mon parti OBUTS, mes plus sincères félicitations au candidat Jean-Pierre Fabre, sur qui pèse aujourd’hui l’écrasante responsabilité, de défendre dans l’intérêt de tout le peuple Togolais, cette victoire construite dans les urnes, démocratiquement.

Nous avons encore tous en mémoire de quelle manière le parti au pouvoir a confisqué en 2005, une victoire déjà acquise démocratiquement et majoritairement dans les urnes par le candidat de l’opposition de l’époque, tout autant que le drame national qui a résulté des désordres occasionnés du fait de cette confiscation et de cette injustice infligée à notre peuple.


CETTE SITUATION NE DOIT PLUS SE REPRODUIRE EN 2010 !

L’ancien président de la République, Faure Gnassingbé doit admettre sa défaite et quitter le pouvoir, en faisant respecter le calme et la tranquillité au Togo, jusqu’à la passation des pouvoirs à son successeur !

Je lance un appel solennel à toutes les forces démocratiques de notre pays qui se réclament du changement pour qu’elles apportent sans réserve, leur plein et entier soutien à Jean-Pierre Fabre, pour l’aider à défendre jusqu’au bout le résultat issu des urnes ! Pour ma part, je serai, ainsi que mon parti OBUTS, sans réserve aux côtés de Jean Pierre Fabre pour l’aider, de manière concrète à faire respecter le résultat du suffrage universel, en appelant à la mobilisation de toutes les forces démocratiques du Togo et en participant à toutes les initiatives qui seront prises dans ce sens ! Vive la démocratie togolaise, vive la République !

Lomé, le 4 mars 2010.

Agbéyomé KODJO
Joe Washington EBINA Répond au SOS à un appel de Détresse 

Les images du bébé et de la famille en bas de page ou sur http://mampouya.over-blog.com/

Il y a trois semaines, sur les antennes de DRTV, monsieur EKONGOLO DODO et mademoiselle KOUMOU RACHEL, habitants le quartier Makabandilou à Brazzaville avaient lancé un SOS pathétique sur la situation de leur petite fille, la nommée EKONGOLO Francine, souffrant d'une malformation congénitale.

Admise pendant 28 jours au CHU de Brazzaville (dont chacun connait la situation), ils avaient été priés sans ménagement de quitter l’hôpital par manque d’argent, parce qu’ils occupaient un lit qu'un autre malade pouvait payer régulièrement.

Touché par cet appel de détresse, Joe Washington EBINA s'était rendu samedi 27 mars 2010 au domicile de Mr EKONGOLO DODO et de Mlle KOUMOU RACHEL pour s'enquérir de la situation de la petite fille, de la famille et surtout de l’appel à l’aide qu’ils avaient lancé

Le constat était simple et clair : personne ne s'était manifesté pour aider ou secourir la famille.

La chaine de solidarité souhaité par Joe Washington EBINA à travers la presse nationale n’ayant pas fonctionnée, après une longue et émouvante conversation avec les parents, Joe Washington EBINA a promis de prendre en charge les frais inhérent à l'intervention chirurgicale pour sauver d’une mort certaine la petite EKONGOLO FRANCINE

Après milles et une tractations avec les médecins, le bébé a été enfin réadmise au CHU de Brazzaville le dimanche 28 mars 2010 pour y être opéré cette semaine par le docteur KOUTABA des services pédiatrie.

Cette intervention chirurgicale est si délicate que la vie de la petite Francine EKONGOLO en dépend.

Le président Joe Washington EBINA a demandé aux congolais devant les cameras de prier pour que l'opération soit un succès, au passage il a rappelé qu'un autre cas similaires était signalé dans la capitale

Joe Washington EBINA relance un SOS à la nation toute entière, à toutes les congolaises, à tous les congolais quelque soit leurs lieux de résidence, à la communauté internationale et au-delà, à toutes les personnes de bonne volonté de venir en aide à sa fondation.

"Ne faites pas semblant de ne pas entendre et de ne pas voir la détresse des congolaises et des congolais qui souffrent ; la pauvreté autour de nous, nous rend tous pauvres et il est de surcroît nécessaire que nous soyons tous sensibles à l’état de délabrement qui nous entoure, dans tous les domaines, afin que chacun de nous, d’une manière ou d’une autre, dans quelque cadre que ce soit, puisse contribuer à l’amélioration de la vie des populations de la Nation"

Pour Parrainer, Soutenir ou Aider Joe Washington EBINA

"L’Espoir d’une Génération"

Hôtel SAPHIR, 1 rue Piétonne Charles EBINA
Brazzaville / Tél. : 00 242 538 12 72
e-mail : fondation.ebina@yahoo.fr
Comment Israël a conquis l’Afrique ... 


par Guershon Nduwa

http://www.fjn-123.fr/spip.php?article376

Le continent noir occupe dès le début de la création de l’Etat hébreu, une place privilégiée dans son agenda politique. Certains analystes font remonter à bien avant cette préoccupation israélienne de l’Afrique. C’est Théodor Hertzl qui a parlé en 1905 de l’importance d’entretenir des relations entre les juifs et l’Afrique. Il y avait aussi parmi ces plans l’idée d’édifier un foyer national juif en Ouganda pour contrôler le Bassin du Nil.

Une politique arabe faible et indifférente, notamment au cours de la dernière décennie, a permis à l’Etat hébreu d’étendre son influence dans le continent et d’en bénéficier économiquement et politiquement.

« Un pays ami », c’est ainsi qu’Israël se présente aux pays africains. Personne ne peut nier que les relations entre l’Etat hébreu et le continent noir sont aujourd’hui florissantes. Une coopération qui se déroule sur tous les plans et à tous les niveaux.
L’indice le plus spectaculaire c’est le nombre de représentations diplomatiques israéliennes en Afrique. Celui-ci a bondi de 6 missions en 1960 à 23 missions en 1961, pour atteindre 32 en 1972. Ce nombre a augmenté aussi après la signature de Camp David et a atteint son comble après l’accord d’Oslo, pour devenir aujourd’hui 46 pays africains, sur un total de 53 pays, entretenant des liens diplomatiques avec Israël.

A savoir aussi que les missions diplomatiques israéliennes en Afrique représentent 48 % des missions israéliennes dans le monde entier.


Entre 1973 et 1980, le commerce africain d’Israël a été multiplié par quatre en valeur et une trentaine de pays africains commerçaient avec Israël. Les plus notables étant le Nigeria, le Kenya, l’Ethiopie, la Tanzanie et la Côte-d’Ivoire. A la place des ambassades fermées, des représentations commerciales permettaient d’entretenir les relations.

Israël regagne du terrain

La tournée récente d’Avigdor Lieberman, le ministre des Affaires étrangères, en Afrique a eu comme but de restaurer l’âge d’or de la coopération israélo-africaine des premiers temps de l’indépendance africaine. Celui-ci est accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires, des investissements israéliens dans les domaines de l’agriculture, de l’hydraulique, de l’énergie, du tourisme et de la médecine.Mais tous ces efforts israéliens n’étaient pas du tout gratuits. En fait, les richesses africaines suscitent la convoitise israélienne.

L’Afrique est le premier exportateur mondial d’or, de platine, de diamant, de bauxite et de manganèse. Le second pour le cuivre et le pétrole brut. Elle est en outre le premier producteur mondial de cacao, de thé, de tabac, le second pour le sisal et le coton. L’échange commercial entre Israël et l’Afrique atteint 1,7 milliard de dollars. C’est le secteur privé israélien qui modèle les relations actuelles avec le continent, entre importateurs de diamants, compagnies de sécurité plus ou moins liées au pouvoir et experts en tous genres. Une dizaine de grandes sociétés israéliennes, comme Solel Bonet, Koor Industries, Meïr Brothers et Agridno sont présentes dans l’économie africaine à travers des investissements directs et des prêts consentis par la Bank Leumi et la Japhet Bank. L’Afrique du Sud est le premier partenaire commercial d’Israël sur le continent, avec des échanges en augmentation de plus de 500 % depuis la fin de l’apartheid.

Mais ce n’est pas seulement les richesses naturelles qui attirent Israël. L’Afrique est aussi un bon marché d’armement pour Israël. Ce commerce des armes, Israël le pratique toujours avec nombre de régimes africains, dont l’Ouganda et le Ruanda. Israël a approvisionné aussi en armement des groupes de l’opposition. Certains rapports sur le commerce d’armes israéliennes avaient, au début des années 90, noté le chiffre de 800 000 dollars par an pour les seuls échanges avec le ruanda, tandis que d’autres parlent de la somme de deux milliards annuellement pour l’ensemble des pays africains. Sans oublier que ces échanges ont permis aux gouvernements israéliens d’obtenir l’uranium nécessaire à la fabrication des bombes atomiques et d’autres et, aussi, un espace d’expérimentation des armes nucléaires dans le désert de Kalahari. De plus, les voix africaines représentent aussi beaucoup d’importance pour l’Etat hébreu. Le Nigeria, par exemple, qui vend beaucoup de pétrole à l’Etat hébreu et reçoit de plus en plus d’ingénieurs israéliens, n’a pas voté la résolution des Nations-Unies contre le mur de séparation en 2006, sous le régard ébahi des pays arabes.

Il suffit de savoir que les échanges commerciaux entre les pays arabes et l’Afrique atteint seulement 5 % de leur taux d’échanges avec le monde entier. Et c’est exactement de ce point qu’Israël a commencé son jeu. Il est un ami qui veut tendre la main aux pays africains qui souffrent de sécheresse, famine, croissance de la dette et n’ont d’autre option que celle d’améliorer le rapprochement avec Israël. « Sortir ces pays de la crise alimentaire et économique comme argument du retour des relations diplomatiques entre eux », dit Abdallah Abdel-Razeq, politologue à l’Institut des études africaines. L’Etat hébreu présente une assistance technique dans le domaine agricole. Des dizaines de centres d’enseignement israéliens se propagent partout en Afrique. A titre d’exemples : le centre Le mont du Carmen, dans la ville de Haïfa, se consacre à donner des cours aux femmes africaines dans le domaine du développement. Un autre centre nommé L’étude de colonisation offre des entraînement dans les recherches agricoles.
Malgré la persécution de bon nombre des africains vivant en Israel par le gouvernement Netanyaou, un sentiment de déception face au monde arabe régne en ce temps parmi les pays africains.
Fondation Ebina  


La Fondation Ebina Réhabilite la Salle Post-Opératoire de l’hôpital de Makélékélé
En vue de garantir et d'offrir les meilleurs conditions d'hygiène aux malades et de travail aux agents du centre hospitalier de base de Makélékélé, situé dans le 1er arrondissement de Brazzaville, la fondation Ebina que dirige Joe Washington EBINA a procédé à la réhabilitation de la salle POST-OPÉRÉ de cet hôpital qui ne réunissait plus depuis longtemps les exigences nécessaires pour y exercer n'importe quelles pratiques médicales.
Cette opération de réhabilitation a été motivée par les doléances faite à la fondation par une malade qui a requis l'anonymat, et qui avait jugé très médiocre, les conditions d'hygiène existant dans cette salle.
La visite des travaux réalisés dans ce cadre a été faite le 10 avril 2010 à Brazzaville en présence de Joe Washington EBINA, Ghys Fortuné DOMBÉ BEMBA du journal Talassa, Bernadette FOGUÉ vice-présidente de l'association de l'OMS/Afrique, et de Antoine LOUSSAMBOU directeur de l'hôpital de base de Makélékelé.
Les travaux avaient concerné la réfection de la peinture, la toiture, le plafond et de l'étanchéité. Cette salle réhabilitée a été également équipée d'un poste téléviseur et d'un climatiseur.
Joe Washington EBINA a relevé à cette occasion que cette opération de réhabilitation s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l'opération "CONGO PROPRE" qui est le cheval de bataille de la fondation Ebina, du fait qu'elle à pour objectif de garantir (dans la mesure de ses moyens), aux congolais un environnement immédiat sain et salubre.
L'hôpital de base de Makélékélé a encore beaucoup de besoins à satisfaire, a t'il fait savoir avant de demander à toutes les personnes de bonne foi et aux autres ONG de s'impliquer dans l'opération de salubrité en milieu sanitaire.
Joe Washington EBINA a plaidé pour mettre l’HOMME au centre de toutes les décisions, en particulier les plus faibles d’entre nous et des malades ; il a rajouté que la fondation Ebina reste et restera à l'écoute des populations démunies. "ces initiatives vont se poursuivre dans la capitale congolaise, mais aussi un peu partout dans le pays, ou les besoins de ce genre se feront sentir".
Joe Washington EBINA a pris l'engagement de satisfaire les besoins de l'hôpital de base de Makélékélé en matière d'oxygène.
Le Directeur de l’hôpital de base de Makélékélé monsieur Antoine LOUSSAMBOU, s'est pour sa part réjouit de cette initiative, ajoutant que la reprise des activités au niveau de la salle post-opéré réhabilité est une très bonne chose parce que les agents qui y évoluent, pourront désormais travailler en toute quiétude ; "la réhabilitation de cette salle vient à point nommé parce qu’elle va permettre de réduire beaucoup les tracasseries auxquelles les agents et les malades étaient confrontés", a t'il estimé tout en remerciant la fondation Ebina pour ces genres d'initiatives.
Joe Washington EBINA en a profité pour remercié toutes les personnes qui ont assistées la fondation Ebina dans le cas de la petite Francine EKONGOLO qui depuis une semaine a regagnée son domicile, "vous nous avez accompagné dans les prières, moralement, pour que Francine soit sauvée, et nous ne pouvons l'oublier" a t'il conclut.
Un homme ne vaut que par ce qu’il fait ; les promesses n’engagent que ceux qui y croient !
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Festivités de 50ème Anniversaire de l’indépendance 


La flamme de l’Indépendance et des Droits de l’Homme était bien pâle !

Faure Gnassingbé persiste et signe dans son autisme politique ! Contrairement à la citation contenue dans son discours commémoratif du 50ème anniversaire de l’indépendance du Togo, prononcé lundi : « le jour n’est pas encore venu sur le Togo ».

Les festivités qui ont marqué le 50ème Anniversaire de l’indépendance ont été d’une indigence rare, à l’image de celle des cinq ans de gouvernance que nous venons de subir ! Et le discours présidentiel, comme d’habitude, tout entier rempli de contrevérités cyniques ; qui ne font plus illusion auprès d’une population dont la grande majorité est obligée de se « débrouiller », pour survivre au quotidien ; n’a pas davantage relevé le niveau des manifestations organisées pour la circonstance.

Mais ce pouvoir a surtout montré la profondeur abyssale de son indigence politique, lorsqu’il agresse a coup de grenades lacrymogènes, des jeunes gens pacifiques à Dekon, au centre ville de Lomé, le jour même de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du pays, au prétexte qu’ils étaient habillés d’un T-shirt à l’effigie de l’Union des Forces de Changement (UFC), et porteurs d’un drapeau de 40 m, aux couleurs nationales, bloquant un moment la circulation.

Mieux encore, à partir de ces quelques échauffourées, le pouvoir sortant par le biais du Ministère togolais de la Sécurité et de la Protection civile, à travers un communiqué provocateur et mensonge, tente de fomenter un coup politique, pour museler la contestation populaire qui ne cesse de grandir. Selon ce communiqué de « petits groupes incontrôlés de partisans de l’opposition ont commis de multiples actes de vandalisme troublant sérieusement l’ordre public »...« Il est regrettable qu’en dépit de l’entente préalable, les responsables du FRAC et de l’UFC n’aient pu respecter leur parole pour contenir leurs militants ». Mais la manoeuvre est éculée, car elle ressemble à s’y méprendre, à celles trop nombreuses que nous avons connues par le passé, pour faire taire la moindre voix qui osait s’opposer aux thèses officielles.

Si comme Faure Gnassingbé a osé le dire dans son allocution : « l’adversaire n’est pas forcement un ennemi », pourquoi alors dans ce cas, depuis le 4 mars ses adversaires politiques sont systématiquement agressés, sur ses ordres, à coups de grenades lacrymogènes, battus, violés, arbitrairement d’emprisonnés et torturés ? Son discours est tombé à plat dans la mesure où ce lundi 26 avril plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, du Togo, ont remis au Ministre des Droits de l’homme un mémorandum dans lequel elles dénoncent : « le silence coupable des autorités togolaises face à la dégradation de la situation des droits de l’homme au Togo ».

Ce n’est pas non plus un hasard, que pas moins de trois organisations internationales de défense des droits de l’homme dont le bureau du HCDH au Togo, soient intervenues publiquement pour dénoncer par anticipation les contrevérités que Faure Gnassingbé a prononcées publiquement sur le sujet.

Ainsi, le Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) au Togo a relevé : « Une multiplication des actes de violence à Lomé et dans d’autres villes togolaises, notamment Atakpamé, Tsévié et Danyi »... « Le Bureau du HCDH a recueilli des allégations sérieuses selon lesquelles les forces de gendarmerie auraient eu recours à un usage excessif de la force vis-à-vis des membres du FRAC (Front Républicain pour l’alternance et le changement) »...« De plus, elles auraient arrêté et soumis aux mauvais traitements des opposants. En conséquence, plusieurs personnes, y compris des personnes âgées et des mineurs, auraient été maltraités et blessés ».

De son côté L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) et AMNESTY INTERNATIONAL ont une nouvelle fois demandé à Faure Gnassingbé de mettre fin a l’impunité dont jouissent les auteurs des violences politiques de 2005, en déplorant que : « Cinq ans après les violences politiques d’avril 2005 - ayant causé la mort de près de 500 personnes, selon les Nations unies », « le cycle de l’impunité perdure toujours au Togo ». « Mais aucune enquête judiciaire n’a encore été ouverte faute de volonté politique ».

Clément BOURSIN, responsable des programmes Afrique à l’ACAT-France a déclaré : « La quête de réconciliation affichée par les autorités en place ne doit pas se faire aux dépens d’un processus judiciaire visant à établir la responsabilité pénale individuelle des auteurs des violences d’avril 2005 ».

De son côté, Salvatore SAGUES, chercheur d’Amnesty International, chargé de l’Afrique de l’ouest francophone a relevé : « A l’heure où le président réélu cherche à rassembler le plus grand nombre de Togolais autour de son projet de développement du pays, nous attendons (...) des actes en vue d’éradiquer l’impunité des auteurs et des responsables des graves atteintes aux droits humains perpétrées lors de la précédente élection présidentielle d’avril 2005 ».

L’organisation de cet anniversaire et la parole présidentielle prononcée ce jour, sont une honte nationale et les révélateurs par excellence du deuil du peuple Togolais !

Après de tels constats, émis par des organisations dignes de foi, Faure Gnassingbé peut toujours, comme d’habitude la main sur le coeur, demander aux togolais : « accoudés à un amour profond pour la Nation de se donner la main pour bâtir leur pays, dans la vérité et la justice », mais qui peut encore aujourd’hui au Togo et au sein la communauté internationale accorder le moindre crédit à sa parole et encore moins la confiance à ses actes ?

Quand il ose affirmer : « Ne penser qu’à soi est la peste à combattre surtout si on l’associe au sentiment qu’il faut tout attendre de l’Etat », dans quel sens le peuple togolais doit-il prendre le message ? Sous un aspect anodin cette phrase est d’une violence extrême et résonne comme une provocation aux oreilles de tous les togolais, sous les yeux desquels, chaque jour que Dieu fait, se commet le pillage éhonté de la richesse nationale qui leur revient de droit, au seul profit de l’oligarchie au pouvoir !

Comment un homme qui roule dans une voiture qui coute des centaines de millions de francs CFA et habite dans un Palais personnel que mille ans de salaire de Président de la république n’arriveraient pas à payer, peut-il oser dire aujourd’hui à des millions de ses compatriotes, qui par la faute de sa gouvernance disposent tout juste de 500 FCFA pour vivre chaque jour et sont désarmés lorsque la maladie les frappe, que de penser un peu à eux serait une « peste à combattre », et qu’ils n’ont rien à attendre de l’Etat ?

Faure Gnassingbé ne doit sans doute pas savoir que manger à sa faim et pouvoir se soigner sont des droits humains fondamentaux inscrits en toutes lettres dans la déclaration universelle des droits de l’homme, que la Constitution du Togo a intégrée expressément dans son corpus !

C’est sans doute, pour cet ensemble de raisons objectives, qu’aucun Chef d’Etat de la sous-région, n’a daigné honorer de sa présence les pâles cérémonies du 50ème anniversaire de l’indépendance. Malgré la kyrielle de messages de félicitations parvenus à Lomé, cela en dit long sur leur degré réel d’estime et de confiance.

Faure Gnassingbé a raison sur un point « L’heure des palinodies est passée, nous devons nous ressaisir ».

C’est justement parce que dans son discours ce mot est employé à contre-sens (palinodies signifiant rétractation, changement d’opinion) que des millions de Togolais, à travers le Togo tout entier, lui signifient aujourd’hui le changement d’opinion qu’ils émettent à son égard, en lui demandant les comptes exacts du scrutin du 4 mars 2010, autant que la vérité des comptes publics, pour réclamer d’un seul coup, à la fois la démocratie politique à travers le respect de la vérité des urnes et la justice sociale à travers une juste répartition des fruits de la richesse nationale.

Cette : « nouvelle page de notre histoire qui s’ouvre devant nous », que Faure Gnassingbé dit vouloir « plus glorieuse, plus fraternelle », le peuple togolais est en train de lui signifier, jour après jour, samedi après samedi, dans toutes les villes du Togo, dans le plus grand calme et de manière pacifique, qu’il ne lui fait plus confiance pour l’écrire avec lui !

Faure Gnassingbé a raison sur un deuxième point : « Les leçons du passé doivent nous servir à entrer dans une nouvelle espérance ». C’est justement parce le peuple togolais a tiré toutes les leçons du passé, et que Faure Gnassingbé a apporté la démonstration qu’il n’y a rien à attendre de positif de sa gouvernance, qu’il mène le combat politique pour la vérité des urnes et l’avènement d’une véritable alternance politique assortie d’une offre économique, sociale et politique de grande qualité ! La sortie de la crise politique actuelle, ne peut se réaliser que par l’avènement d’un gouvernement de transition, à terme et mandat précis, préparant un nouveau scrutin libre et transparent auquel toutes les forces ayant participé à l’élection présidentielle seront parties prenantes.

Pour ces raisons, et aussi parce que nous avons par avance anticipé le jeu politique de dupes, que Faure Gnassingbé est en train de nous préparer à travers le gouvernement d’Union Nationale qu’il va proposer dans quelques jours ; en s’appuyant sur la duplicité de certains qui n’hésitent pas à galvauder les convictions politiques de toute une vie, et portent en ce sens une lourde responsabilité vis à vis du peuple togolais ; le combat pour la vérité des urnes ne perdra pas de son intensité, et ce malgré les tentatives d’intimidation, d’où quelles viennent !

L’espérance est bien aujourd’hui au Togo du côté des forces de l’Alternance !

Plus jamais, le peuple Togolais ne se laissera duper par quelque marchand d’illusion que ce soit ! Après cinquante ans d’illusions éclatées, voici venu le temps de la clairvoyance pour la vérité des urnes et la vérité des comptes !

En avant pour la Résistance Citoyenne, pour que vive un Togo Libre et Prospère !

Que Dieu bénisse le Togo et chacun de ses enfants !

Fait à Lomé le, 28 avril 2010.

Le Président National d’OBUTS,

Agbéyomé KODJO.
OHADA.com vous informe  

Atelier de formation et de sensibilisation sur l'Arbitrage, la médiation et la conciliation en Droit OHADA du 05 au 07 Mai 2010 à Lomé (TOGO).

Sous le haut parrainage de la Commission Nationale OHADA du Togo, le Cabinet CH Consulting, en partenariat avec la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo, organise un atelier de formation et de sensibilisation sur l'Arbitrage, la médiation et la conciliation en Droit OHADA.

Thème : « L'arbitrage, la médiation et la conciliation en OHADA, Résoudre autrement vos litiges commerciaux ».

Date et Lieu : 05 au 07 Mai 2010 à Lomé (Togo).

Il sera animé par un collège de praticiens et spécialistes de la justice alternative, sous la Direction Scientifique de Dr Gaston KENFACK DOUAJNI Magistrat, Président de l'Association pour la Promotion de l'Arbitrage en Afrique avec la participation de Isabelle VAUGON (CMAP), Amadou DIENG (Centre de Médiation de Dakar), Félix ONANA ETOUNDI (CCJA).

Ce séminaire se situe dans le cadre du projet de la redynamisation de la Chambre Arbitrale du Togo.


Pour plus d'information, contacter :

CH Consulting
Tél : +228 913 64 62 / +228 236 99 38
Email : celinekat@yahoo.fr

Chambre du Commerce et d'Industrie du Togo
Tél : +228 223 29 00
Email : karinedoh@hotmail.fr

UNIDA / OHADA.com
Courrier d’ Agbéyomé Kodjo aux Chancelleries. 

Excellence Monsieur l’Ambassadeur d’Allemagne,

Je viens par la présente vous informer que ce lundi 22 mars 2010 à 11 Heures, la Gendarmerie Nationale à travers un appel téléphonique fort désobligeant a rappelé sans préavis tous les quatre éléments de sécurité affectés réglementairement à mon service pour assurer ma protection.

Aucune explication émanant des autorités togolaises n’a été apportée pour justifier cette décision, ni aucune notification signifiée à ma personne. Par la présente, je tiens à exprimer officiellement ma crainte que cette décision n’anticipe la préparation d’un mauvais coup à mon encontre.

Cette décision fait suite aux menaces proférées publiquement ce week-end par le Ministre de la Sécurité, A. TITIKPINA à la suite de la Grande Marche du Samedi 20 mars 2010, qui a réuni des milliers de togolais, qui sur la base d’éléments de plus en plus probants contestent la validité des résultats proclamés par la Cour Constitutionnelle.

La position unanime des leaders de l’opposition de ne pas reconnaître la décision, non motivée, de la Cour Constitutionnelle proclamant Faure Gnassingbé vainqueur de l’élection présidentielle du 4 Mars 2010, serait donc à l’origine serait donc à l’origine de ces mesures répressives et de surcroît attentatoires à ma sécurité physique, psychique et matérielle.

Pour mémoire, deux de mes proches collaborateurs à savoir Gérard ADJA et Emmanuel ATAYI, interpellés depuis le 6 Mars dernier au motif d’être en possession d’une copie d’un communiqué officiel de OBUTS appelant à la mobilisation générale pour la vérité des urnes, sont abusivement détenus à Kara depuis plusieurs semaines.

Devant la gravité de cette situation attentatoire à la liberté d’opinion et d’expression publiques de manière pacifique, j’estime qu’il est de mon devoir de prévenir tous les pays partenaires au développement du Togo, qui de surcroît ont financièrement participé à l’organisation du scrutin du 4 mars, à un moment ou l’on assiste justement à des restrictions très graves des libertés publiques.

Les derniers développements de ce jour portent à croire à des menaces sérieuses sur la sécurité de mes proches aussi bien que la mienne propre. J’attire vivement votre attention là-dessus et vous remercie de tout cœur pour toutes les dispositions que vous prendrez pour garantir la sécurité des paisibles populations togolaises, aussi bien que celle de ma famille et la mienne propre.

Je sais pouvoir compter également sur votre souci de la cause des prisonniers politiques de notre pays incarcérés au cours de la période électorale, et vous remercie par avance pour tout ce que vous ferez en vue de leur libération immédiate.

Assuré de votre précieuse sollicitude et dans l’attente de vos nouvelles, je vous prie, Excellence Monsieur l’Ambassadeur d’Allemagne, de croire en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Agbéyomé KODJO

Ancien Premier Ministre,

Candidat à l’élection présidentielle.
Interdiction du voile intégrale 


LE MONDE.FR avec AFP | 29.03.10

François Fillon a appelé de ses vœux une loi qui aille "le plus loin possible sur la voie de l'interdiction générale" du voile intégral, dans un discours lundi 29 mars devant les parlementaires UMP. S'exprimant lors d'un séminaire organisé à Paris à la Maison de la Chimie, le chef du gouvernement a répété qu'il souhaitait légiférer, sur la base d'une proposition de loi UMP et d'un rapport du Conseil d'Etat qui lui sera remis mardi à Matignon.

Le premier ministre voudrait qu'au préalable le Parlement puisse affirmer "haut et fort les grands principes qui régissent notre République et notre unité nationale". "Une proposition de résolution recueille le soutien du gouvernement. Je pense que, sur un tel sujet, les républicains devraient être unanimes et donc je vous invite à l'inscrire à l'ordre du jour dans les meilleurs délais", a-t-il dit.

Selon des informations publiées pendant le week-end dans la presse, le Conseil d'Etat écarterait la possibilité d'une interdiction générale du port du voile intégral.
Faure Gnassingbé réélu au Togo, selon des résultats provisoires 

Le président togolais Faure Gnassingbé a été réélu à la tête de l'Etat lors du scrutin de jeudi, selon des résultats provisoires diffusés samedi soir.

Il a recueilli 1,24 million de voix sur les 2,1 millions de suffrages et son plus proche rival Jean-Pierre Fabre a obtenu 692.584 voix, d'après les résultats lus par Taffa Tabiou, président de la commission électorale.

La participation a été de 64,7%, a-t-il ajouté.

Jean-Pierre Fabre s'était proclamé vainqueur du scrutin vendredi, faisant état de 75 à 80% de suffrages en sa faveur dans diverses préfectures et avait accusé le camp présidentiel de chercher à lui voler la victoire.

Quelques heures après l'annonce des résultats, la police a tiré des grenades lacrymogènes pour disperser des manifestants dans le centre de Lomé. Dix personnes ont été arrêtées.

L'élection de Faure Gnassingbé, en 2005, avait donné lieu à des manifestations de protestation contre les fraudes présumées. Les violences avaient fait plusieurs centaines de morts.

L'élection de jeudi, à un tour, s'est déroulée dans le calme mais les résultats se sont faits attendre en raison de problèmes "techniques" de transmission des résultats.

Les observateurs de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) se sont inquiétés des soupçons que pouvaient faire peser sur l'honnêteté du dépouillement ces problèmes de transmission par satellite.

Fabre, candidat de l'Union des forces pour le changement (UFC), s'est réservé le droit d'appeler ses partisans à descendre dans les rues si les résultats officiels du scrutin de jeudi s'avéraient douteux, réveillant le spectre de nouvelles violences.

Le gouvernement et le Rassemblement du peuple togolais, le parti au pouvoir, l'ont accusé de vouloir semer le trouble.

"De ce que nous savons des résultats, je pense que l'UFC a subi une déroute totale", a déclaré Pascal Bodjona, ministre de l'Administration territoriale.

Une équipe d'observateurs européens a fait état d'"erreurs procédurales" mais qui ne soulèvent pas de questions sur le décompte des bulletins.

Version française Jean-Phillipe Lefief, Marc Delteil et Guy Kerivel
Le candidat Agbéyomé Kodjo pour l'éradication de la pauvreté 


Politique Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo fait aujourd'hui partie des personnalités les plus critiques vis-à-vis du pouvoir.

Il a pour ambition, s'il est élu, d'aider les Togolais à sortir de la pauvreté.

Exilé en France pendant plusieurs années, il revint au Togo à l'annonce du décès de Eyadéma Gnassingbé en 2005 et créa OBUTS dont la mascotte, un ballon, indique que "toute action politique doit être assimilée à un but qu'on marque", ex)lique-t-il, en prônant le fair- play, tout comme en football.

Economiste de formation, l'homme qui affirme avoir la « clé de la solution aux problèmes des Togolais », nourrit l'ambition de sortir le pays de la pauvreté.

« La pauvreté, l'injustice et l'arbitraire sont des maux dont souffre notre pays. Ce sont ces maux qui ont obligé un certain nombre de nos compatriotes à quitter leur terre natale pour aller tenter une vie meilleure ailleurs », peste-t-il, fustigeant les actions du pouvoir qui n'a pas permis aux Togolais de lutter efficacement contre la pauvreté

A cet effet, il propose de profondes réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles, sans oublier la réconciliation entre les Togolais.

Kodjo prévoit sur le plan social, de prendre en charge la jeunesse togolaise par la création d'emplois et des conditions de développement de cette frange de la société.

Assainir les finances publiques, lutter contre la corruption, la dilapidation des biens de l'Etat et le blanchiment d'argent font également partie de son projet de société, ainsi que la création d'un environnement favorable au développement du commerce et des activités économiques.

Le monde rural n'est pas absent de son programme : « les agriculteurs seront organisés en coopératives et chaque coopérative sera dotée d'un tracteur et d'un technicien en agriculture.

Chaque coopérative ou groupe de coopératives sera spécialisé dans une culture spécifique et disposera d'au moins 5 hectares de terres, tandis que des moyens seront mis en branle pour faciliter l'accès de ces coopératives au crédit et que "la mise en place d'industries de transformation agricole et de micros projets agro-pastoraux permettra de créer 100 000 emplois dans le secteur agricole".

Les travailleurs ne seront pas non plus en reste. OBUTS propose, pour améliorer leurs conditions de vie, la prise en charge des soins de santé, l'amélioration des conditions de vie, sans discrimination.

Lomé - Pana 03/03/2010
Réablissement de la vérité des faits 

Le Bureau National a pris connaissance sur les medias du contenu de la lettre ouverte adressée par Mr Gaston VIDADA, au Président National d’OBUTS, Agbéyomé KODJO.

Le Bureau National s’inscrit en faux contre les allégations mensongères proférées par M. Gaston VIDADA, d’une part dans sa lettre ouverte, d’autre part au cours de la conférence de presse qu’il a tenue le 14 mai, et durant laquelle certains médias, dont les liens avec le pouvoir sortant ne sont plus à démontrer, se sont montrés particulièrement complaisants.

Le Bureau National réuni au siège du parti ce 16 mai 2010 tient à faire les observations suivantes :

1- Depuis la création du parti, Il est constant que toutes les décisions sont prises de façon consensuelle et démocratique. Lors des délibérations, tout militant du parti, qu’il appartienne au BN, exerce une fonction de responsabilité dans le parti, ou ait un statut de membre fondateur peut participer de plein droit aux travaux. C’est donc une déformation grossière de la vérité que de vouloir exclure parmi les militants consultés participant au vote, les 5 personnalités non membres du BE. D’ailleurs à l’ouverture des travaux personne n’a mis en cause leur présence dans la salle.

Il y a donc 14 personnes qui ont pris part au vote, à l’issue de la réunion du 10 Mai 2010.

2- Le décompte des voix après la consultation donne 10 voix contre et 4 voix pour la participation au gouvernement de large ouverture. Ce sont donc 71,42% des votants qui ont rejeté l’offre faite par la premier ministre, de participer au Gouvernement.

3- Contrairement aux allégations contenues dans la lettre ouverte de Gaston VIDADA, Agbéyomé KODJO, Kékéli CODJIE, Massahoudou BODEY, ont voté contre l’entrée au gouvernement de G. Fossoun HOUNGBO.

Seuls deux membres du BE ont été favorables.

4- Dans l’hypothèse où seuls les membres du Bureau National seraient habilités à s’exprimer sur la question, comme le prétend Gaston VIDADA, seulement 2 membres sur 9 sont favorables à l’entrée de OBUTS au gouvernement, soit 22,22% des votants.

5- La réunion du Bureau du 10 Mai 2010, n’ayant pas mandaté Gaston VIDADA pour prendre attache avec les membres du BE absents, afin de recueillir leur avis sur la question, cette démarche est entachée d'irrégularités graves de nature à invalider les affirmations de Mr VIDADA. En conséquence, les résultats annoncés par ce dernier n’ont aucune prise sur les conclusions des délibérations de la réunion du 10 Mai.

6- Au regard de ce qui précède, le Bureau National condamne avec la plus grande fermeté l’attitude de Mr Gaston VIDADA. Il la considère comme un acte de rébellion caractérisé en violation flagrante des statuts d’OBUTS (articles 4, 6 et 12), de trahison à l’égard d’une décision régulièrement prise et de l’ensemble des militants et sympathisants qui accordent leur confiance aux organes de direction d’OBUTS.

7- Le Bureau National constate également que Gaston VIDADA, n’en est pas à son coup d’essai et que le manquement grave qu’il vient de commettre est le second dans l’intervalle d’un mois. Le Bureau National a constaté en effet, que Gaston VIDADA, a créé en dehors des instances d’OBUTS, une Association dénommée « JEUNES AVENIR – 2020 », et qu’il exprime publiquement, au nom de celle-ci, des opinions politiques, qui sont à l’opposé de celles défendues par OBUTS. Cette situation est politiquement inacceptable, au nom de l’éthique politique et de la déontologie.

8- Considérant que de tels actes portent gravement atteinte à l’image du parti OBUTS et sont susceptibles d’être qualifiés d’usurpation de titre, falsification de document, faux et usage de faux, le Bureau National a décidé d’engager une procédure qui le conduira à prendre un certain nombre de sanctions disciplinaires. Il a pris à l’unanimité la décision de radier immédiatement Gaston VIDADA des effectifs du parti.

Le Bureau National précise qu’il n’est plus habilité à représenter valablement OBUTS, en quelque circonstance que ce soit.

9- Le Bureau National, informe ses militants et sympathisants, ainsi que la population togolaise, que dans l’éventualité où la manœuvre politique engagée, avec le concours du pouvoir sortant, par Gaston VIDADA et éventuellement ceux qui ont décidé de se prêter à ces manigances, devait conduire l’un d’entre eux à participer au futur gouvernement, ils n’y représenteraient en aucune manière OBUTS.

10- Considérant le grand renfort médiatique dont cette imposture a bénéficié, particulièrement de la part des médias liés au pouvoir sortant, le Bureau National constate une fois de plus le poids de la duplicité et du déficit de moralité publique dans notre pays. L'intention de nuire ne peut donc être exclue !

11- Le Bureau national renouvelle sa confiance au Président Agbéyomé KODJO et l’assure de son attachement aux idéaux du parti et à sa politique résolue de rétablissement de la vérité des urnes et de la vérité des comptes au Togo.

12- Le Bureau National demande aux militants de rester mobilisés et vigilants pour la vérité des urnes et la victoire du Peuple souverain.

Le Bureau National exprime sa gratitude à toutes les filles et à tous les fils du Togo tout entier qui ne cessent d’apporter leur soutien à OBUTS face à cette sordide manœuvre de déstabilisation du parti.

Que Dieu donne à chacun d’entre nous le regain d’énergie nécessaire pour tenir bon le cap de la résistance citoyenne jusqu’au triomphe des légitimes aspirations du Peuple togolais !


Pour le Bureau National,

Le Secrétaire Général,

Clément BOESSI.
Coopération sécuritaire israélo-kenyane  


par Israel Infos Redaction
George Kinuthia Saitoti, ministre de l'intérieur Kenyan a rencontré jeudi son homologue israélien, Isaac Aharonovitch.
Les questions sécuritaires ont été au centre des échanges...

Côté israélien, on a évoqué la question de l'entrée des migrants illégaux, dont beaucoup viennent d'Afrique.
Aharonovitch a exposé le projet israélien de "barrière" qui longera la frontière sud du pays."Ce n’est peut-être pas la meilleure solution, mais nous devons faire quelque chose et le Kenya connaît le même problème avec l'immigration en provenance de Somalie".

Le ministre kenyan a,lui, fait part de ses craintes quand au développement des organisations extrémistes et du terrorisme sur le continent africain : « Le Jihad a pris le pouvoir en Somalie et menace maintenant le Kenya et toute l'Afrique. Israël a de l'expérience en manière de lutte contre le terrorisme. Aidez nous dans cette tâche et nous vous aiderons sur les questions d'immigration illégale en provenance d'Afrique" a proposé Saitoti.
Les étudiants négro-mauritaniens contre l'arabisation 


LES ÉTUDIANTS NÉGRO-MAURITANIENS SE BATTENT CONTRE "L’ARABISATION"
Des Nouvelles manifestations dans la capitale de la Mauritanie, Nouakchott

L’idée même qu’il y ait de l’esclavage au XXIème siècle, en 2010 paraît invraisemblable, et pourtant l'esclavage en Mauritanie continue d'exister bien qu'il ait été aboli en 1981.
En Mauritanie, l’esclavage sévit encore de nos jours dans le Nord et le Centre ou l’on trouve encore des enfants objets de rapt ou parfois de vente hors de la Mauritanie vers les pays arabes.
La société mauritanienne se compose de deux grands groupes ethnico-culturels : les Arabo-berbères (couramment appelés Maures) et les Négro-africains (Afro-mauritaniens).
Les Arabo-berbères regroupent les "Maures blancs” ou Beydanes et les "Maures noirs" ou Haratine.
Les Négro-africains regroupent les Halpulaaren (composés des Peuls et des Toucouleurs), les Soninkés, les Wolofs et les Bambaras.
La question de l’esclavage, en Mauritanie est un sujet tabou absolu. Certaines affaires parviennent néanmoins à sensibiliser les médias. Mais très peu sont dénoncées, pour aucun résultats.
Il est toujours difficile d’obtenir des informations fiables. En 1998, le représentant de la Société anti-esclavagiste dénonçait une vente de 40 personnes, en Mauritanie, organisée en toute impunité.
Les députés mauritaniens ont voté le 8 aout 2007 une loi criminalisant l’esclavage. Les "maîtres" qui n’abandonneront pas cette tradition risquent désormais jusqu’à 10 ans de prison. Le texte s’appuie notamment sur une condamnation de la pratique par l’islam.
Au delà de la discrimination raciale érigée en système de gouvernement, le régime mauritanien tolère pour ne pas dire couvre de graves tares sociales comme l’esclavage.
Dans ce pays, la pratique de l’esclavage au sens plein du terme (c’est-à-dire la possession des hommes à l’égal des autres biens meubles) est une coutume bien enracinée dans le temps.
Celui qui naît esclave le demeure à jamais. Le poids de la tradition, la servitude acceptée comme héritage culturel et l’absence de protection légale font qu’il est encore bien difficile, aujourd’hui, de briser les chaînes de l’esclavage. D’autant que ce sujet reste, en Mauritanie, le tabou absolu de tous les tabous.
Officiellement, l’esclavage a été aboli en Mauritanie en 1981. Mais c’était une abolition "pour la forme" , destinée à faire tomber la pression internationale.
Les esclaves sont des créatures sans nom. Né en esclavage, un âbd (pluriel : âbid) prend le nom de la famille de son maître, condamné à ne jamais rien savoir de ses origines.
- Ici, on prête ou on loue un "Homme" soit pour un travail servile, soit comme étalon pour féconder des femelles-esclaves, propriétés d’un autre maître.
- Ici, les esclaves ne se marient qu’en fonction du besoin du maître : les enfants sont séparés de la mère vers l’âge de deux ans, et appartiennent au maître ; ils peuvent être mutilés en cas de "fautes graves".
Les Haratines ou abid (esclaves) sont ceux qui font tout et n’ont droit à rien, privés jusqu’au droit à l’héritage de leurs ascendants : les maîtres ceux qui ne font rien et ont droit à tout ! Il y a lieu de rappeler ici que par trois fois l’esclavage a été aboli "officiellement"… en vain !
Quand on parle de l’esclavage en Mauritanie le pouvoir mauritanien crie toujours au "complot international ourdi par le monde occidental et leurs « valets » contre le monde arabe et le monde musulman".
Des centaines d'étudiants négro-mauritaniens se sont regroupés une nouvelle fois sur le campus de l'université de Nouakchott le 6 avril 2010 pour exprimer leur indignation contre ce qu'ils appellent "l'arabisation complète" de la Mauritanie. Un sit-in qui avait fait suite à plusieurs manifestations provoquées par les discours du premier ministre et de la ministre de la culture lors de la journée de promotion de la langue arabe le 1er mars 2010 dernier.
Le climat était tendu sur le campus de l'université de Nouakchott. Sous haute surveillance policière, des étudiants négro-mauritaniens étaient venus, une fois encore, crier leur ressentiment envers les propos du premier ministre MOULAYE OULD MOHAMED LAGHDAF et de la ministre de la culture CISSÉ MINT BOIDE, émis lors de la journée de la promotion de la langue arabe le 1er mars 2010.
Des propos sans appel, prônant la primauté de la langue arabe dans des domaines aussi variés que la télévision, l'enseignement ou l'administration, reléguant le français et les dialectes nationaux comme le poular, le wolof et le soninké au rang de simples langues vernaculaires.
"Tout est arabisé !", clame YACOUBA DIAKITÉ, secrétaire général du Syndicat National des Etudiants Mauritaniens (SNEM), à propos des émissions de télévision mauritaniennes, dans un article de Carrefour de la République Islamique de Mauritanie. Il s'insurge contre les propos des deux ministres qu'il qualifie de "calamités" discriminatoires ne prenant pas en compte la diversité culturelle, ethnique et linguistique du pays. Cette dernière manifestation fait suite à un premier mouvement de contestation ayant eu lieu le mercredi 24 mars 2010.
Majoritairement représentés par les membres du SNEM et des clubs bilingues de l'université de Nouakchott, les manifestants ont battu le macadam en scandant une double revendication : obtenir des excuses de la part du premier ministre qui, en imposant la langue arabe comme instrument d'échange et de travail dans l'administration, a engendré un sentiment d'oppression culturelle chez les négro-mauritaniens. Et, la démission de la ministre de la culture et de la jeunesse qui est, selon NDIAYE KANE SARR, porte parole du mouvement, incapable de représenter le multiculturalisme d'un pays comme la Mauritanie. "Les langues nationales font obstacles à l'émergence de la langue arabe", s'exprime-t-elle : ces propos ont choqué.
La manifestation s'est très vite placée sous le signe de la violence avec une première bagarre éclatant entre étudiants négro-mauritaniens et étudiants arabes venus scander des "oui à l'arabisation !". Violences qui ont conduit à l'arrestation d'étudiants en marge de la manifestation par les forces de l'ordre. Le nombre de ces étudiants varie selon nos sources, allant de 4 selon Atlas Vista et huit selon RFI. Ils ont été libérés 24h plus tard sans être inquiétés.
Ces évènements multiples ont suscité de vives réactions chez le premier ministre, bien décidé à justifier ses propos dans une interview accordée à trois journalistes de la presse privée publié sur le site de l'Union des forces de progrès.
Une remise en contexte est selon lui nécessaire à la bonne interprétation de son discours, puisque celui-ci a été tenu le jour où 22 pays commémoraient la journée de la langue arabe, suite à une décision de la Ligue arabe dont la Mauritanie est membre depuis 1973. Le ministre affirme qu'il était donc normal de la porter sur un piédestal en ce jour, mais nie avoir dénigré les autres langues nationales faisant, selon lui, partie intégrante du pays. Pays qu'il décrit comme possédant des racines à la fois africaines et arabes.
Symbole d'un profond malaise, cette question identitaire est apparue dans le paysage mauritanien dès 1966, année pendant laquelle les élèves noirs de Nouakchott se mobilisèrent pour supprimer la mesure rendant obligatoire la langue arabe dans l'enseignement du second degré. Une problématique latente qui constitue depuis près d'un demi-siècle un frein culturel pour la minorité négro-mauritanienne, originaire de la région du bassin du fleuve Sénégal.
Togo : Environ 520 patients opérés au CHP d’Aného 


Les médecins de l’Association Internationale des Médecins pour la Promotion de l’Education et de la Santé (Aimes-Afrique/Togo) présents depuis le 15 décembre au CHP d’Aného (environ 45 km à l’est de Lomé) ont déjà opéré 220 patients entre mercredi et vendredi.

Entre 60 et 80 patients sont opérés chaque jour par ces médecins aux pieds nus, a indiqué docteur Michel Kodom, le président de "Aimes-Afrique/Togo".

"Chaque fois nous posons nos valises dans un centre de santé, toute l’équipe se mobilise pour nous accompagner. Nous avons une équipe composée de médecins spécialistes, ce qui fait que le résultat sur le terrain est très satisfaisant", a-t-il souligné.

"Il s’agit d’un plan d’urgence dans le cadre des consultations foraines itinérantes que nous organisons, afin de redonner le sourire aux populations paysannes démunies de se faire soigner ou opérer des maux qu’elles traînent depuis des décennies", a ajouté Dr Kodom.

Le Centre Hospitalier Préfectoral d’Aného était pris d’assaut vendredi par des patients venus de plusieurs localités.

Certains patients déjà opérés étaient admis dans une certaines salles pour la suite des soins. D’autres étaient dans une longue file devant les blocs opératoires attendant leur tour. Parmi ces derniers figurent également des mineurs.

Environ 520 patients doivent être opérés jusqu’au 23 décembre au CHP d’Aného.

"On ne s’attendait pas autant de malades. Nous sommes très satisfaits d’accueillir l’équipe de +Aimes-Afrique/Togo+ chez nous", s’est réjouit Mme Eséname Agbénu, la directrice du CHP d’Aného.

Elle a indiqué avoir été "marquée" par le nombre de patients accueillis par son Centre de santé dans le cadre de ces soins gratuits.
Carnet de Campagne du Président Agbéyomé Kodjo 


A l’instar de la plupart des autres candidats, la caravane de campagne du candidat AGBEYOME KODJO sillonne le nord du Togo en vue d’obtenir l’adhésion du peuple à son projet de société. Depuis le samedi 20 fé vrier dernier, Agbéyomé est de nouveau à la rencontre des populations de la région septentrionale.

Connu pour son courage politique et son franc parler, l’homme du NON au boycott, est chaleureusement accueilli et ovationné par les foules qui se retrouvent dans son message et croit en sa capacité de rendre au peuple togolais cette fois ci sa victoire électorale.

Que ce soit lors des arrêts obligés du cortège en cours de route ou des meetings à Bafilo et à Pagouda, l’homme du NON au boycott a galvanisé les populations sorties nombreuses pour venir à sa rencontre écouter se s propositions pour sortir le Togo de l’ornière.

Il a inlassablement répété que l’heure de la victoire du peuple a sonné, qu’il est lui-même prêt, avec l’appui et le soutien indéfectible de son parti OBUTS et des autres forces du changement, pour rassembler tous les Togolais, les réconcilier et accomplir avec eux un grand dessein national, d’abord pour chasser la misère, pour construire une société apaisée, pour que notre jeunesse puisse à nouveau espérer, et rêver à un possible bonheur de vivre.

Aussi martèle t il le même discours : il est la solution au mal togolais, et propose donc sans délai 21 mesures d’urgence pou r ramener la confiance et relancer la consommation. Sa sortie dimanche 21 février dernier lors de son grand meeting de Kara a montré combien Agbéyomé KODJO jouit d’une bonne audience auprès de l’électorat même dans le fief du RPT, où près d’un millier de personnes se sont rassemblées au stade de Tomdé pour l’écouter en dépit des manifestations parallèles du parti au pouvoir.

En politique averti, il a su délivrer aux populations de Kara déchirées par l’affaire de la détention de leur illustre dép uté Kpatcha Gnassingbé, le message tant espéré. Celui notamment de la libération de tous les détenus politiques dont Kpatcha et de la réconciliation nationale.

C’est un homme résolument confiant en Dieu qui s’adresse aux populations de Kara, les invitant à l’instar des israélites à la foi et à croire en Celui dont la puissance a fait écrouler les murs de Jéricho, et qui libérera certainement le peuple togolais de l’injustice et de la misère le 04 mars prochain. Tout en s’engageant à appliquer l’intégralité de son programme politique, s’il est élu, le candidat Agbéyomé KODJO a passé en revue les 21 mesures d’urgence et mis l’accent sur la relance du secteur agricole quant on sait combien le quotidien de ses interlocuteurs en dépend. Il a réitéré qu’il est la solution et su rtout s’engage personnellement à opérer les réels changements pacifiques auxquels tout le peuple Togolais aspire.

Ce lundi 22 février 2010, la caravane de OBUTS a sillonné les préfectures de Kpendjal et de Dapaong. Elle a touché du doigt l’indicible misère de nos compatriotes abandonnés à eux mêmes dans cette partie de notre pays, et réalisé davantage l’exigence de changement de gouvernance pour le bien être commun de tous les togolais. Entre l’enclave de Mandouri et Dapaong, des moments de fraternité ont été partagés entre les partisans de l’UFC et la délégation de OBUTS.

C’est dans la même ferveur citoyenne déjà rencontrée tout au long de cette tournée que la délégation de OBUTS a tenu son meeting de cet après midi à Dapaong devant des milliers de patriotes acquis au changement. A savoir que des caravanes de OBUTS ont sillonné ce jour les villes de Lomé, Sokodé et Dapaong en dehors des meetings de la délégation nationale conduite par Agbéyomé KODJO.

Le mardi 23 février, la délégation de OBUTS se rendra dans le Bassar à Guerin Kouka, fief du Grand crocodile et du candidat recalé, Kofi Yamgnane. Elle achèvera sa tournée dans la partie septentrionale du T ogo le mercredi 24 février par Tchamba le matin et l’après midi Sokodé où se tiendra un grand meeting avant son retour à Lomé.

Les reportages photos de ces étapes suivront prochainement.

Fait à Dapaong, le 22 février 2010.

Pour OBUTS,
Le service de presse de campagne.
Droit de réponse à la Rédaction de Republicoftogo 

Dans votre article intitulé « Pas question de s’effacer devant Jean Pierre Fabre » publié le 6 Février 2010, vous écrivez : « l’ancien premier ministre Agbéyomé KODJO a indiqué qu’il refusait le principe d’une candidature unique au profit de l’UFC (opposition), dont le candidat est Jean-Pierre Fabre. »
Nous tenons à apporter un démenti formel à ces propos qui sont une déformation délibérée de notre réaction suite à une question d’un journaliste lors de la conférence de presse organisée par notre formation politique le 4 Février 2010.
Nous tenons à rétablir la stricte vérité.
L’opposition togolaise s’investit en ce moment de manière active à trouver un candidat unique à travers des groupes de travail.
Ceux-ci n’ont pas encore rendu public le résultat de leur tractation.
Dans ce contexte, il nous paraissait inopportun qu’un candidat puisse s’autoproclamer candidat unique, et intimer l’ordre aux autres de se ranger derrière lui.
C’est ce que nous avons indiqué tout en précisant que nous sommes disposés à consentir tous les sacrifices, pour aider à l’avènement de l’alternance au Togo en 2010.
En définitive, pour dissiper tout malentendu nous reprenons la réponse à la question du journaliste "(...) Si j’ai mille raisons de m’effacer pour m’aligner derrière Gilchrist OLYMPIO, je n’ai pas les mêmes raisons de m’effacer pour m’aligner derrière Jean-Pierre FABRE. Néanmoins, si l’alternance passe par là, je m’y plierai"
Fait à Lomé le 7 Février 2010
Pour le Bureau National
Gérard ADJA
Conseiller Spécial du Président
Agbéyomé Kodjo : Courage Politique et Vision 

L’élection présidentielle est le moment privilégié qui permet, aux hommes et femmes qui aspirent à diriger leur pays, d’aller à la rencontre de leur peuple pour leur faire partager leur dessein.

Le contexte pré-électoral de notre pays, riche en rebondissements, permet à notre peuple d’éprouver une fois de plus la maturité politique de nos leaders ainsi que leur aspiration réelle ou supposée au changement, particulièrement dans les rangs des forces de l’opposition.

Le débat électoral en cours au lieu d’être axé sur les sujets de fond, semble se déplacer sur le rassemblement des forces démocratiques autour du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC). L’initiative de Paris qui s’est achevée le 10 février dernier sur un projet d’alliance sous la facilitation de l’ancien ministre de l’Intérieur en exil, M. François Boko, ne cesse de défrayer la chronique après la réactivation de la candidature de M.Agbéyomé Kodjo, ancien président de l’Assemblée nationale et ancien premier ministre de la République, président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS). Encore faut il rappeler que la démarche de M. Agbéyomé Kodjo a fait suite aux dissonances variées ayant conduit au retrait unilatéral des membres de l’UFC siégeant à la CENI et à la suspension de la candidature de l’UFC au lendemain du projet de mise en place du FRAC !

Alors même que sa candidature a été validée par la Cour Constitutionnelle, Agbéyomé Kodjo a décidé de s’effacer, non seulement pour soutenir Jean-Pierre Fabre, candidat de la dernière heure, désavoué par une frange de son parti au-delà des apparences actuelles, mais aussi pour mettre son expérience et sa connaissance de l’appareil d’Etat à disposition des forces politiques d’alternance pour faire définitivement plier l’une des plus vieilles dictatures du monde, qui aujourd’hui ne dit pas son nom. Ce retrait au profit du candidat le moins rompu à la gestion des affaires d’Etat est d’autant plus méritoire qu’Agbéyomé Kodjo est bien le seul aspirant à la magistrature suprême à avoir occupé tous les postes de l’Administration. Cet acte hautement courageux, confirme la priorité des objectifs définis par OBUTS, de créer les conditions d’une alternance à tout prix, affichée publiquement depuis presque deux ans.

Malgré ce geste fort qui inquiète sérieusement le pouvoir en place, les vieux démons ont repris leurs droits et l’UFC s’est révélée incapable non seulement de transcender ses rivalités internes pour apporter à temps son soutien à Jean Pierre Fabre, mais surtout de se conduire comme un partenaire à égalité de droits et de devoirs dans le cadre d’une alliance politique, caractérisée par le multipartisme. OBUTS n’a jamais considéré sa participation au FRAC comme celle d’une simple force d’appoint destinée à être marginalisée, comme telle semble être l’intention de son leader. Pourquoi, pendant plusieurs jours, a-t-il été impossible à Agbéyomé Kodjo de joindre Jean-Pierre Fabre, pour prendre immédiatement les premières décisions d’organisation de la campagne ?
Prenant acte de ces graves manquements aux règles de partenariat politique, considérant qu’une sérieuse estocade est en train d’être portée à l’alternance, Agbéyomé Kodjo a décidé de prendre ses responsabilités, mû par un réflexe de leader responsable et comptable des ses engagements personnels devant le peuple conformément au contrat de confiance conclu avec lui le 04 février dernier.

La justesse de son analyse, vient d’être confortée aujourd’hui même par le contenu du communiqué très tardif qui serait publié par le Président de l’UFC, Gilchrist Olympio, pour soutenir la candidature de Jean-Pierre Fabre. Dans ledit communiqué, il ne parle exclusivement que de « victoire de l’UFC, comme la victoire de toutes les forces démocratiques du Togo », pour indiquer ensuite poliment qu’« Il nous fallait également écouter attentivement toutes les opinions diverses et opposées afin de permettre une prise en compte de celles-ci dans mon appel ». Apparemment, cette écoute attentive et « polie » n’a rien entendu de positif de la part des autres partenaires, puisqu’il n’évoque à aucun moment les autres partis ou associations qui constituent le FRAC, et pas la moindre de leurs propositions.

Le sens de la réactivation de la candidature d’Agbéyomé Kodjo, est donc de lever toutes les hypothèques sur la victoire que le peuple attend impatiemment au soir du 04 Mars 2010. Agbéyomé Kodjo devient par la force des événements, quelques heures avant l’ouverture de la campagne électorale, la seule alternative face au régime quarantenaire épuisé.

La résolution d’Agbéyomé Kodjo de donner au peuple un véritable choix d’alternance en affrontant Faure Gnassingbé, quelle que soit la dureté du combat, au lieu de lui ouvrir le boulevard d’une facile victoire, montre une fois de plus son courage politique et sa vision pour un Togo Prospère. Certainement qu’au-delà des dernières et ténues concessions de transparence faites par la CENI, cette posture d’Agbéyomé Kodjo a été déterminante dans le retour dans la course électorale des principaux partis d’opposition.
Le peuple du Togo, à l’instar des bains de foule tout au long du trajet de Lomé à Bafilo de la délégation de OBUTS et des meetings de Kpalimé et de Kara, en acceptant de rencontrer le seul leader politique qui n’a jamais varié depuis son engagement solennel du mois d’août 2008, pour écouter son message d’espoir, évaluer la pertinence et le sérieux de ses propositions politiques, lui poser des questions avec franchise, montre le sens de sa maturité politique.

La ferveur citoyenne qui porte OBUTS ne cesse de prendre de l’ampleur, et est en train de confirmer au jour le jour la rencontre et la communion du peuple togolais avec le leader charismatique qu’est Agbéyomé Kodjo.

Au-delà des polémiques et jeux d’appareils stériles, OBUTS reste résolument convaincue qu’on ne peut se permettre à ce tournant crucial de notre histoire politique, de vouloir remplacer l’anarchie régnante par la division et la duplicité. L’heure est à la synergie des ressources mais dans la sincérité, le respect des différences et des aspirations réelles de nos populations confrontées au quotidien aux affres de l’indigence et de la déshumanisation. Ce n’est qu’à ce seul prix que du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, toutes les filles et tous les fils du Togo à l’unisson célébreront l’inexorable victoire du peuple togolais au soir du 04 mars prochain.

TOUS UNIS AVEC AGBEYOME KODJO POUR UN TOGO PROSPERE!
Fait à Kara, le 21 février2010.
Le Président National de OBUTS,
Agbéyomé KODJO.
Penser global, agir localement  


« Penser global, agir localement » ou comment utiliser la localisation pour saisir de nouveaux marchés

Dans notre économie sans cesse plus internationale, de nombreuses entreprises cherchent à élargir leur activité à de nouveaux marchés à l’étranger. Or le marketing en ligne est sans doute l’une des façons les plus rentables de le faire.
En effet, la plupart des chefs d’entreprise s’accordent à dire que leur site Internet est l’un de leurs premiers outils de vente ; car désormais, peu de consommateurs dans notre société achètent quoi que ce soit sans enquêter auparavant sur le net, qu’il s’agisse de vérifier les coordonnées du vendeur, trouver des critiques du produit ou encore de comparer les prix. Aussi la façon dont vous présentez votre site Internet sur ces marchés internationaux est-elle cruciale.
L’un des paradoxes de notre vie moderne, internationale, est qu’alors qu’une très large majorité du contenu d’Internet est écrite en anglais, le nombre de lecteurs dont l’anglais est la langue maternelle est assez faible. En effet, plus de la moitié des recherches sur Google sont effectuées dans des langues autres que l’anglais, et les études montrent que les visiteurs d’un site Internet passent deux fois plus de temps sur une page et ont quatre fois plus de chances d’acheter sur un site dont le contenu est rédigé dans leur propre langue. Alors que pouvez-vous faire pour vous assurer que le message vantant les mérites de votre produit atteindra bien votre public cible ?
L’identification de nouveaux marchés
La première étape dans l’accès à un nouveau marché est d’observer en ligne où se trouve la demande pour les services que vous proposez. Pour ce faire, vous pouvez par exemple explorer le web pour voir où les autres sociétés de votre secteur d’industrie opèrent. Recherchez les espaces disponibles sur le marché de ces pays et essayez d’éviter les zones où le marché est déjà saturé.
Les noms de domaine dans le pays
Une fois que vous aurez identifié un pays spécifique avec un potentiel significatif, envisagez d’investir dans un nom de domaine dans le pays de votre site localisé, car cela participera largement à l’optimisation de votre moteur de recherche. Vous constaterez peut-être aussi que vos clients ont davantage confiance dans une entreprise avec un nom de domaine local. De même, lorsque vous choisissez votre fournisseur de service Internet, n’oubliez pas de vérifier si leur serveur est réellement situé dans votre pays cible, parce que les moteurs de recherche tels que Google et Baidu (le moteur de recherche le plus fréquenté en Chine) favorisent les sites qui sont hébergés dans leur pays d’« accueil ».

Le contenu, sa traduction et les termes clé
Le texte de votre site Internet devrait être traduit professionnellement et spécifiquement pour la région dans laquelle vous souhaitez vendre votre produit. Les traducteurs automatiques ne sont jamais à la hauteur d’une personne en chair et en os traduisant dans sa langue maternelle, et il faut absolument que votre site se lise naturellement, comme s’il avait été écrit au départ dans votre langue cible avec une terminologie et un phrasé corrects.
Considérez les dialectes comme une langue à part entière : certains mots et expressions varient très largement entre l’espagnol parlé en Espagne et celui pratiqué en Amérique Latine par exemple, ou entre le français parlé en France et celui pratiqué en Belgique, en Suisse ou au Canada.
Bénéficier de l’aide d’un expert permettra également d’éliminer toute gaffe embarrassante ou culturellement inappropriée : qui sait le succès que la Chevrolet Nova aurait eu en Amérique centrale et du Sud si un traducteur professionnel disponible avait averti General Motors que « No va » en espagnol signifiait « n’avance pas » !!
Ce n’est pas seulement le contenu de votre site web qui doit être taillé sur mesure pour votre audience, mais aussi vos termes de recherche clé. Pour avoir du succès, vous aurez besoin de faire davantage que simplement traduire mot à mot les mots clé que vous avez utilisés dans votre pays d’origine.
Différentes nationalités utilisent des expressions différentes au quotidien, et cela inclut les synonymes, les acronymes et les abréviations et vous aurez besoin d’adapter vos mots clé en conséquence. Par exemple, une traduction directe de l’anglais vers le français de « car insurance » serait « assurance voiture », pourtant, dans un souci de simplicité, les francophones (et par conséquent les lanceurs de recherches) ont adopté la phrase « assurance auto » (« auto » dans ce contexte étant une abréviation de « automobile ») à la place. Ainsi, si vous choisissez « assurance voiture » pour mot clé les retours que vous obtiendrez seront assez limités alors qu’avec « assurance auto » vous obtiendrez de bien meilleurs résultats.

Avec une simple recherche vous serez capable de découvrir quels termes de recherche clés sont utilisés par les internautes dans le pays de votre choix. Google dispose d’ un outil de mot clé portant sur 41 langues qui peut être adapté sur mesure à des pays spécifiques. En incorporant ces phrases dans un site web traduit professionnellement, vous pouvez vous assurer que votre site détiendra une position optimale sur les moteurs de recherche pertinents, et que votre base de clients nouvellement choisie sera ainsi capable de vous trouver.
Le design du site et sa facilité de navigation
Il est également important d’analyser les arrangements de couleurs, la facilité de navigation, le ton, le style et l’imagerie en place sur les sites internet à succès dans le pays de votre choix, car les cultures différentes répondent différemment au même stimulus. Par exemple, alors que les américains apprécient plutôt les approches directes, un lecteur anglais trouvera un tel ton un peu impoli. Les internautes asiatiques auront eux plutôt tendance à répondre favorablement aux couleurs claires et aux caractéristiques voyantes, ce qu’un lecteur européen trouvera trop distrayant ou ennuyant.
A propos de Lingo24 :
Lingo24 est une société de traduction avec une base de donnée de 4000 traducteurs sur quatre continents, Lingo24 est capable d’offrir des traductions dans la plupart des langues du monde et à n’importe quelle heure.

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Défaite des bleus: Ras le bol, il faut tous les virer! 


Réactions politiques

Le gaulliste Nicolas Dupont-Aignan et l'écologiste Daniel Cohn-Bendit ne sont pas tendres, ce vendredi matin, avec l'équipe de France. «Triste et déçue», la ministre Roselyne Bachelot continue à soutenir les joueurs.


Par LIBÉRATION.FR
le député gaulliste (Debout la République) Nicolas Dupont-Aignan.

Il y a encore dix jours, peu se risquaient à opiner aux critiques de la secrétaire d’Etat, Rama Yade, sur le «clinquant» de l’hôtel de l’équipe de France. On laissait au vestiaires les «crampons de la polémique» (Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP), pour appeler «tous les Français, y compris les membres du gouvernement» à être «mobilisés» derrière leurs joueurs (Luc Chatel, porte-parole du gouvernement). Ce matin, après la raclée infligée aux Bleus par le Mexique (2-0), au moins deux hommes politiques participent à la curée générale.

Un connaisseur, d’abord. Daniel Cohn-Bendit pointe le manque de collectif de l’équipe de France: «Ce qui est bizarre, c’est que ces joueurs, ils savent jouer au football, mais quand ils jouent ensemble, ils jouent mal, ils ne jouent pas, ils ne s’aiment pas.» Face aux Mexicains qui «aimaient jouer au ballon», qui «souriaient» même «quand ils rataient un dribble, l’équipe de France c’était vraiment le dur labeur», a diagnostiqué l’eurodéputé (Europe Ecologie) sur Europe1. Qui n’épargne pas non plus Raymond Domenech: «Il n’y a aucune autorité qui a été capable de faire de ces joueurs une équipe».

Selon Cohn-Bendit, Zinedine Zidane «a raison quand il dit: Domenech c’est pas un entraîneur, c’est un type qui met des joueurs sur le terrain». «La fin d’une époque de football», tranche Cohn-Bendit, espérant que «quelqu’un comme Laurent Blanc (qui va succéder à Raymond Domenech au poste de sélectionneur) mette de l’ordre».
«Le foot est pourri par le fric»

Manifestement moins amateur, le gaulliste Nicolas Dupont-Aignan réclame un «grand ménage». «Ras le bol (...) Il faut tous les virer», s’exclame-t-il, se radoucissant un poil: «Pas tous, mais bon, faut faire son boulot.» Après un telle déroute, «on change d’équipe, on change de joueurs, on prend des jeunes, on renouvelle. Il faut changer quand ça marche pas!»

Revenant, sur Canal+, sur l’accrochage entre Rama Yade et les Bleus, qui l’ont boudée lors de sa visite en Afrique du sud, il prend clairement le parti de la ministre: «Tout le monde est tombé sur cette pauvre Rama Yade alors qu’elle a dit quelque chose de tellement de bon sens ! Les joueurs de l’équipe qui ne veulent pas la voir parce qu’ils ne sont pas contents, mais ras le bol!» Et le député et leader du mouvement Debout la République, de conclure en envoyant balader le footbusiness: «Pour moi, le foot est pourri par le fric, ça explique beaucoup de choses.»

(Charles Platiau / Reuters)

La ministre de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot, est moins sévère. Si elle a vécu le match avec «tristesse et déception» et constate très franchement que «la meilleure équipe a gagné» jeudi soir, elle se fait un principe de soutenir «sans coup férir» les joueurs, au bord de l’élimination: «C’est mon travail, ma mission de ministre des Sports que d’être derrière mon équipe», a-t-elle ajouté depuis le stade Peter Mokaba, à Polokwane, où elle a assisté à la rencontre.
Répertoire quinquennal de jurisprudence OHADA. 


Le Répertoire de Jurisprudence OHADA 2000-2005 publié fin 2009 et réalisé sous la haute coordination du Professeur Joseph ISSA SAYEGH, Président du Comité Scientifique de votre site www.ohada.com, apparaît de manière croissante comme l'un des principaux ouvrages de référence des juristes de l'espace juridique unifié OHADA.

Le Professeur ISSA SAYEGH consacre aujourd'hui ses efforts à la réalisation du répertoire de jurisprudence 2006/2010 qui paraîtra en janvier/février 2011.

Le répertoire est en vente au prix de 50 euros dans les librairies de droit de la rue Soufflot à Paris, en particulier à la Librairie LGDJ :

20 rue Soufflot, 75005 Paris France
Tél. : +33 (0)1 46 33 89 85
Contact : Gilles BASTOGY
Email : gilles.bastogy@lgdj.fr

Au vu de l'intérêt très vif suscité par le répertoire, l'UNIDA encourage sa publication dans les pays OHADA. Des publications du répertoire sont ainsi engagées au Burkina FASO, à l'initiative du CERPAMAD, avec l'appui de la coopération française, au NIGER, avec l'appui d'AREVA, en Côte d'Ivoire par l'Association Ivoirienne pour le Développement du droit OHADA (AIDO), avec l'appui de l'UNIDA et d'entreprises locales, au Sénégal, par le Club OHADA du Sénégal avec l'appui de la Fondation Kéba MBAYE et d'entreprises sénégalaises.

L'ERSUMA s'est également engagée à lancer la publication du répertoire, grâce à l'aide de l'UE / UEMOA et nous nous félicitons de cette décision dont nous remercions les instances de l'OHADA et le Directeur Général de l'ERSUMA.

Nous vous rappelons que l'association UNIDA, présidée par le Juge Seydou BA, a souhaité en réalisant ce Répertoire divisé en quatre parties, créer un instrument de recherche exhaustif et convivial sur le droit OHADA et son environnement. L'association UNIDA a obtenu le soutien de l'UEMOA et de l'Union Européenne pour la réalisation de ce répertoire, et cela sur demande expresse de Monsieur Koleka BOUTORA TAPKA, Secrétaire Permanent de l'OHADA.

Répertoire quinquennal OHADA 2000-2005La première partie est réservée à la présentation du droit OHADA en toutes ses composantes institutionnelles et substantielles : le Traité, les Règlements et les huit Actes uniformes portant sur les matières suivantes : droit commercial général (AUDCG, 17 avril 1997), sociétés commerciales et groupement d'intérêt économique (AUSCGIE, 17 avril 1997), sûretés (AUS, 17 avril 1997), procédures simplifiées de recouvrement des créances et voies d'exécution (AUPSRVE, 10 avril 998), procédures collectives d'apurement du passif (AUPCAP, 10 avril 1998), arbitrage (AUA, 12 mars 1999), droit comptable (AUDCPT, 23 mars 2000) et contrat de transport de marchandises par route (AUCTMR, 22 mars 2003).

La deuxième partie est destinée à la jurisprudence. Elle contient toutes les décisions publiées sur le site www.ohada.com depuis sa création à fin décembre 2005. La jurisprudence est présentée sous forme d'abstracts et de sommaires, selon un classement cohérent et ordonné qui facilite sa consultation et allège le volume de ce Répertoire qui comporterait plusieurs milliers de pages s'il fallait y incorporer les textes des décisions dans leur intégralité. Il sera aisé au lecteur de compléter son information par la lecture du texte intégral de celles-ci en se reportant au site désormais accessible librement et gratuitement.

La bibliographie occupe la troisième partie. Elle est présentée par ordre alphabétique des matières et, à l'intérieur de chaque rubrique alphabétique, à nouveau en sous-rubriques alphabétiques ; les noms des auteurs de chaque rubrique ou sous-rubrique, sont classé par ordre alphabétique. Elle contient, non seulement les articles de doctrine publiés sur le site et référencés par le sigle Ohadata D, mais aussi les études et travaux publiés ailleurs que sur le site.

Pour compléter et enrichir l'information des utilisateurs du Répertoire, le Professeur Joseph ISSA SAYEGH a souhaité y ajouter un Annuaire OHADA dans une quatrième partie : Organes essentiels de l'OHADA avec leurs localisations, leurs coordonnées et leurs titulaires ; les titres et adresses des revues juridiques, les centres de recherche et de documentation ; les clubs OHADA, les Commissions nationales OHADA...

Ce répertoire, fruit d'un travail considérable de près de 10 ans du Professeur ISSA SAYEGH est un outil indispensable et sans précédent pour l'approfondissement de l'Etat de droit économique et pour tous les praticiens du droit.

Nous en recommandons très vivement l'achat. Aujourd'hui en vente à Paris, notamment auprès de la librairie LGDJ, il sera très prochainement en vente dans de nombreux pays OHADA et nous ne manquerons évidemment pas de vous tenir informés, en temps réel au fur et à mesure de leur établissement, des points de vente dans les pays OHADA de ce répertoire quinquennal de jurisprudence OHADA.
l’exigence de la clarté 


Samedi, 27 Mars 2010 13:53
Après les graves incidents survenus lors de la veillée postélectorale du 24 mars dernier, et à la demande du gouvernement sortant, les partis de l’Alternance FRAC et OBUTS ont rencontré ce jour le Ministre d’Etat, Ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, et celui de la sécurité et de la protection civile.

A l’issue de cette rencontre à laquelle ont pris part le Commandant en chef de la FOSEP et le Directeur général de la Police, le gouvernement sortant a exprimé dans un communiqué officiel rendu public des regrets pour les violences commises par les agents de la force publique à l’encontre de paisibles citoyens et a présenté sa compassion et ses vœux de prompt rétablissement aux victimes.

OBUTS tient à préciser que la rencontre de ce jour avec le gouvernement sortant revêt une double signification. D’une part, elle démontre l’engagement des partis de l’Alternance à construire un Togo plus rassemblé avec toutes ses filles et tous ses fils, et d’autre part leur volonté d’exprimer de vive voix aux autorités en charge de la sécurité leur condamnation sans réserve de toutes les dérives répressives et attentatoires à la liberté d’expression et aux droits humains inaliénables.

Les discussions ont essentiellement porté sur les violences postélectorales, l’épineuse question des détentions arbitraires des militants de l’opposition et sur la sécurité lors de la manifestation prévue par les partis de l’Alternance le samedi 27 mars 2010.

Dans le souci de préserver la vie des compatriotes arbitrairement incarcérés sur toute l’étendue du territoire, les leaders des partis de l’Alternance ont exigé la libération immédiate de tous les détenus politiques à ce jour maintenus dans les geôles, notamment à Kara.

Cette doléance a été prise en compte par le gouvernement sortant qui promet de s’y pencher.
Pour que cette promesse soit crédible, les militants arbitrairement détenus doivent être libérés dans les prochaines heures sans condition avec la prise en charge effective des soins hospitaliers en cas de torture. Nous jugerons aux actes !
Le gouvernement sortant a exprimé ses craintes à l’égard de l’organisation de la marche prévue pour ce samedi, en raison des risques de difficultés à maintenir le calme, compte tenu de la trop grande proximité avec les violences policières du 24 mars.

Tout en faisant remarquer que les violences qui ont été commises jusqu’ici, sont à mettre à l’actif des forces de sécurité, pourtant censées maintenir la paix civile et non à celui des militants des partis de l’opposition, les leaders des partis de l’Alternance ont accepté, dans un objectif d’apaisement et avec le sens des responsabilités, de surseoir à l’organisation de cette marche et de la reporter au Samedi 3 avril 2010.

Une fois de plus, les partis de l’Alternance au-delà de la douleur et de la colère légitimes des enfants du Togo tout entier, ont administré la preuve de leur maturité politique pour préserver la paix civile et éviter de nouveaux actes de barbarie sur nos paisibles populations.

Cet acte ne saurait être considéré comme une abdication de la part des partis de l’Alternance, qui apportent la preuve par excellence que seul prime l’intérêt supérieur du peuple Togolais, et que rien n’entamera leur inébranlable détermination à faire triompher la vérité des urnes.

Nous rassurons le peuple togolais et sa diaspora sur notre détermination et la continuité de notre engagement résolu à ses côtés. Nous invitons toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier à rester vigilants et plus que jamais mobilisés pour défendre partout où besoin se fera sentir la République en péril.
Samedi le 03 Avril 2010, nous devons être plus nombreux encore à réclamer haut et fort à la face du monde le rétablissement de la vérité des urnes !

Cette action doit se faire sans violence, dans le plus grand calme et la sérénité.

En avant, la résistance citoyenne par les voies pacifiques, pour que vive la démocratie apaisée au Togo !
Que Dieu Bénisse le Togo !

Fait à Lomé le 26 mars 2010.
Le Président national de OBUTS,
Agbéyomé KODJO.
L’heure de vérité pour les Togolais et le Togo ! 


Il aura fallu deux mois après l’élection présidentielle du 4 mars 2010, pour que soit intronisé Faure Gnassingbé, en catimini, à l’issue d’une cérémonie d’investiture sur laquelle planait le poids écrasant de la fraude lors du scrutin et des violences post-électorales de toute nature qui perdurent depuis le 4 mars, du fait du pouvoir RPT.

Le peuple Togolais semble aujourd’hui désemparé, face à l’imposture qui vient de clore un processus électoral qui a complètement bafoué la démocratie. Je veux lui dire ici que rien n’est perdu, que l’histoire est pleine d’exemples de causes justes qui ont triomphé grâce à la détermination de la lutte. Le temps n’est donc plus un critère !

La volonté de Faure Gnassingbé de se maintenir à n’importe quel prix, constitue un camouflet de sa part à l’égard du peuple togolais, mais le désert qui caractérise la cérémonie pour son investiture, peut être comparé par ricochet à un énorme camouflet diplomatique à son égard. Le fait qu’aucun pays bailleur partenaire du Togo, ne soit officiellement représenté ce jour là au niveau gouvernemental, en dit long sur les doutes qu’ils peuvent nourrir quant à la régularité de l’élection.

A côté de la profondeur de l’improvisation démocratique de la classe gouvernante, qui a fait fi des dispositions de la Constitution de notre pays, la situation actuelle illustre bien le haut degré d’incertitudes qui prévaut au sein du pouvoir sortant, qui a dirigé le Togo depuis le 4 mars 2010 de la manière la plus autiste qui soit, comme si rien ne s’était produit, et comme si depuis deux mois, de très nombreux citoyens à travers ce pays n’exprimaient pas chaque samedi leur désir d’alternance politique pour rejeter une gouvernance devenue en tous points insupportable !

Cette démarche constitue un « passage en force électoral », aux fins de maintenir la dictature du statu quo politique. Elle repose sur des résultats électoraux entachés d’irrégularités constitutionnelles graves, qui ont servi à masquer l’entreprise de fraude électorale de grande envergure. Les résultats électoraux auquel le scrutin a donné lieu, impossibles à prouver, sont de nature à invalider le scrutin du 4 mars 2010. En ce sens, il existe bien réellement, une conspiration contre le peuple togolais et contre la vérité des urnes.

Contrairement à ce qu’affirment certains, il n’y a en 2010 pas davantage de politique de rupture au Togo qu’il n’y en eut en 2005, ni d’ailleurs au cours des cinq ans de gouvernance économique médiocre du pouvoir sortant. L’impunité est encore institutionnalisée au Togo.

La vraie rupture en 2010, est à chercher non pas du côté du pouvoir sortant, mais justement du côté de la majorité des Togolais, dont la contestation en 2005 avait été étouffée dans l’œuf au prix de plusieurs centaines de victimes civiles. Aujourd’hui, ils osent affirmer haut et fort, depuis plus de huit semaines leur désir de ne pas se laisser mener comme des moutons.

Cette population recherche, par tous les moyens, seule contre la domination des forces du marché et des trônes politiques, à obtenir par les voies pacifiques, ce que la contre-vérité des urnes lui a refusé : une alternance politique qui reflète leur volonté afin d’ouvrir la voie à une gouvernance au service du peuple et du développement du Togo.

Avec d’un côté, l’investiture d’un président qui ne peut se prévaloir d’aucune légitimité obtenue dans les urnes - pour des raisons déjà maintes fois exposées, confirmées par le premier rapport intermédiaire de la Mission d’Observation électorale de l’Union européenne -et de l’autre un niveau de contestation populaire grandissant qui ne faiblit pas et fait tâche d’huile dans tout le pays, nonobstant la répression et le déploiement des militaires comme le 02 mai dernier à Sokodé ; la situation du Togo en 2010, tranche singulièrement avec celle de 2005, et fait la démonstration d’une résistance citoyenne !

Le Togo arrive bien aujourd’hui à la croisée des chemins : confirmer la contrevérité des urnes ou alors dans un élan courageux, opter pour le retour à la vérité des urnes. Certains sont contraints de fonder leur décision en tenant compte du choix des populations. Des millions de filles et de fils du Togo tout entier ont :

manifesté pendant deux mois,

essuyé les coups de boutoir des forces gouvernementales ;

compté leurs blessés et des réfugiés politiques à l’étranger,

continué à réclamer la libération de prisonniers politiques Togolais, ceci sans jugement alors qu’ils sont présumés innocents,

subi la brutalité d’une police togolaise qui a pour mission première de « chicoter », voire d’intimider par des délits graves, ceux qui clament le retour de la vérité des urnes.

Ce lundi 3 mai 2010, a sonné comme l’heure de vérité qui va permettre de clarifier le jeu politique de notre pays, en désignant ceux qui travaillent réellement pour les intérêts du peuple togolais. Chacun va se trouver désormais en face de ses responsabilités. A partir de ce lundi, chacun devra abattre clairement son jeu et choisir son camp : pour la vérité des urnes ou pour la contrevérité des urnes.

A plusieurs reprises ces dernières semaines, j’ai eu l’occasion en diverses circonstances d’avertir nos compatriotes sur le sens de la nouvelle mascarade qui s’est déroulée ce lundi 3 mai 2010. J’ai alerté sur les risques et le danger que constitue l’instauration d’un Gouvernement d’Union Nationale (GUN) surtout si l’on tient compte des expériences passées où le Togo n’a été géré que par un GUN incomplet du fait du refus de l’Union des Forces du Changement d’y participer par manque de liberté d’action.

Avec la démission du premier ministre Fossoun HOUNGBO, nous réitérons avec force notre proposition d’un GOUVERNEMENT DE TRANSITION, à terme et à mandat précis, pour organiser de nouvelles élections dans la transparence la plus absolue, dans lequel tous les partis ayant concouru à la présidentielle du 4 mars 2010seront représentés !

Nous continuerons en tout cas à lutter pour que l’on ne puisse pas se servir de notre Peuple résolu et courageux, comme d’un terrain d’expérimentation, tout ceci dans une totale impunité. Il s’agirait là d’une véritable déloyauté envers notre Mère Patrie et tous nos martyrs !

Le 1er mai 2010, les travailleurs ont rappelé leurs conditions désastreuses de travail et de vie, en faisant mémoire de leurs revendications de 2007, 2008 et 2009 restées insatisfaites. Ils ont aussi fait remarquer que le relèvement à 100 % du SMIG, est encore largement insuffisant et ne tient pas compte de la réalité de la cherté de la vie, et exigé à nouveau la gratuité de la césarienne dans les centres hospitaliers publics, proposition qui figurait dans notre programme.

Il y a longtemps que l’accord tripartite de 2006 a volé en éclats, et que le dialogue social est inexistant dans ce pays. C’est pourquoi, je me suis aussi adressé le 1er mai à tous les travailleurs togolais, pour leur dire ma conviction que leur bien-être repose tant sur la vérité des urnes que sur la vérité des comptes publics ; que le Togo doit pouvoir aider sa population à accéder à des emplois décents et des activités productives, et les inviter à rallier massivement le combat que nous menons, porteur de ces valeurs.

Ce message est aujourd’hui plus vrai que jamais ! Qui peut demain s’ériger devant le combat légitime d’un peuple qui lutte pour la revalorisation des salaires, la justice sociale, la santé et l’éducation pour tous, la transparence de la gouvernance, la vérité des comptes publics, la démocratie véritable, et finalement la vérité des urnes ?

Pour éviter de voir se dérouler un vaste mouvement de revendication le jour de l’investiture proférée en catimini, sous les yeux des caméras et de la presse locale et internationale, les manifestations ont été interdites en semaine et aussi en dehors de la capitale Lomé, contrairement à ce qui est autorisé par la Constitution togolaise. Cette crainte du pouvoir de l’ampleur de la revendication populaire en dit long sur la justesse de la Résistance Citoyenne !

J’appelle les travailleurs togolais lassés de soumettre au pouvoir des doléances qui sont aussitôt ignorées, à rejoindre le vaste mouvement de revendication qui traverse le pays tout entier. Nous devons continuer à manifester pacifiquement notre mécontentement et notre volonté d’aller vers la vérité des urnes, samedi prochain et dans les semaines qui suivront.

Rien n’est définitivement joué, et encore moins dans le contexte politique actuel de notre pays ! Nous devons tous ensemble maintenir inlassablement la mobilisation au niveau de l’ampleur des changements nécessaires pour commencer à résoudre les graves problèmes qui caractérisent la situation de notre pays et sont à la base de la déshumanisation de millions de togolais ! Libérer le Togo de la misère et de la servitude, telle est la raison d’être du combat d’OBUTS !

En avant la Résistance citoyenne, et que Dieu bénisse le Togo et chacun de ses enfants !

Fait à Lomé le, 5 mai 2010.

Le Président National d’OBUTS,

Agbéyomé KODJO.
Lynx.info Entretien Agbéyomé KODJO  


LYNX : L’OBUTS va-t-elle renaître de ces cendres après les départs tous azimuts de vos membres ?

Agbéyomé KODJO : Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à OBUTS et à son avenir !
Je pense qu’il faut faire très attention au sens des mots. Pour pouvoir renaître de ses cendres, il faudrait d’abord qu’il y ait eu anéantissement, ce qui est très loin d’être le cas. Pour rétablir la vérité des faits, au lieu de dire départs tous azimuts, je parlerai de quelques éléments qui ont décidé, dans des circonstances précises de jouer la carte de leurs intérêts personnels au lieu de jouer celle de l’intérêt collectif du parti politique OBUTS.

Cette situation n’est pas née à n’importe quel moment de la vie du parti. C’est au moment où nous avons dû faire le choix éminemment politique de répondre favorablement ou non à l’invitation du premier ministre de participer au nouveau Gouvernement. Après un débat démocratique au bureau national, nous avons tranché à l’issue d’un vote au cours duquel chacun a pu s’exprimer. L’éthique et la cohérence sont le sceau de la ligne politique d’OBUTS arrimée à ses textes!


Aujourd’hui la vie interne du parti continue et vous pouvez compter sur moi pour renforcer sa cohésion et sa structuration interne sur l’ensemble du territoire. Nous avons réuni ce week-end les fédérations de Lomé et ses environs qui ont approuvé de nouveau les décisions et orientations prises par le Bureau National.
Ceux qui ont choisi de jouer cavalier seul sont libres de le faire et de répondre en âme et conscience devant l’histoire ! D’ailleurs la composition du nouveau Gouvernement confirme que nous avons eu raison de décliner l’offre telle qu’elle nous était présentée.


Lynx.info : On vous accuse à OBUTS de prendre des décisions solitaires. C’est ça ?

Agbéyomé KODJO: Quand vous dites « on », pourquoi ne pas expliciter clairement le sens de votre question. Vous n’ignorez pas que le pouvoir sortant a tenté une pitoyable manœuvre de déstabilisation interne de notre parti. Il avait trouvé pour cela des relais internes qui n’ont pas respecté les règles de fonctionnement du parti. Les textes du parti définissent le cadre de notre action, et il faut bien s’y référer. Nous nous sommes expliqués publiquement sur le sujet et nous avons pris des décisions adaptées à celles d’un contexte de crise, en ayant le souci de préserver l’intégrité de la ligne politique que nous avons choisie en présentant un candidat à l’élection présidentielle. Contrairement aux allégations mensongères de certains, ces décisions importantes ont été prises collégialement, ce qui est bien la preuve d’un fonctionnement démocratique.

OBUTS n’est pas ma propriété personnelle, c’est un parti démocratique qui appartient à chacun de ses membres, et pas à un quarteron de séditieux qui ont tenté sans succès de l’utiliser à leur usage exclusivement personnel. La tentative d’embarquer certains membres dans leur aventure en dit long et contraste fort avec la mobilisation interne de la quasi-totalité du parti!

Rien que ce week-end, nous nous sommes retrouvés avec les fédérations de Lomé Commune , celles du Golfe et de ses environs pour définir les contours des grandes orientations à venir. Peut-il avoir une preuve plus éclatante pour confondre nos détracteurs ?

Lynx.info : Parlons du FRAC. PERE refuse de venir aux marches parce qu’Agbéyomé est là. Y a-t-il animosité entre vous? Connaissez-vous les vrais raisons du départ de PERE ?

Agbéyomé KODJO: Le FRAC a été créé dans un contexte électoral donné pour fédérer l’opposition autour de l’UFC, et réaliser ensemble l’alternance. Le FRAC était un rassemblement auquel plusieurs partis et SURSAUT, qui pour des raisons diverses ne présentaient pas de candidat à l’élection présidentielle se sont ralliés à la dernière minute derrière la candidature de l’UFC représentée par Jean-Pierre FABRE. J’avais été à l’époque, notamment durant la campagne électorale, amené à exprimer publiquement un certain nombre de préoccupations relatives à la nécessaire clarté des engagements, dont l’histoire récente vient de confirmer qu’elles étaient légitimes.

Je voudrais rappeler deux choses à ceux qui ont la mémoire courte. Que n’ai-je pas entendu à l’époque, et de quoi n’ai-je pas été traité, lorsqu’avant le scrutin du 4 mars, j’ai interpellé publiquement à deux reprises l’UFC à travers Gilchrist OLYMPIO, mettant en évidence son silence pesant et l’ambiguïté de son positionnement politique, notamment à l’égard du candidat présenté par l’UFC Jean-Pierre FABRE, devenu candidat commun du FRAC.

Si à l’époque, ceux qui dans l’entourage de Jean-Pierre FABRE me décriaient et me clouaient au pilori avaient pris le parti de cette exigence de clarté que je revendiquais, nous ne serions pas dans la situation paradoxale ou nous sommes actuellement. C’est-à-dire à faire le constat, que le parti du véritable vainqueur de l’élection présidentielle, Jean-Pierre FABRE, dispose de sept portefeuilles ministériels au sein d’un gouvernement présidé par Faure Gnassingbé, dont la démonstration est faite aujourd’hui qu’il ne peut tirer aucune légitimité de l’élection présidentielle du 4 mars 2010 !

Aujourd’hui si le contexte électoral est dépassé, la lutte pour la vérité des urnes n’en continue pas moins. OBUTS, associé au Collectif pour la Vérité des Urnes (CVU), continue à défendre l’exigence de la vérité des urnes avec le FRAC dont il est l’allié. Comme il l'a fait sans aucune hésitation, depuis le soir du 4 mars, où il a été le premier à reconnaître la victoire de Jean-Pierre Fabre, au vu des éléments concordants qui lui étaient parvenus par le biais des observateurs dans les bureaux de vote. C’est dans cette dynamique que le CVU, mouvement citoyen, a été porté sur les fonts baptismaux afin d’œuvrer pour la vérité des urnes et des comptes au Togo.

La question reste de savoir ce que veulent faire du FRAC, Jean-Pierre FABRE et les autres chefs de partis ou associations qui le composent. Pour l’instant le FRAC n’est pas un parti politique, avec toutes les prérogatives qui en découlent.

Depuis le 4 mars au soir, nous nous sommes résolument alignés sur la volonté du peuple togolais qui aspire de tout cœur à un changement de gouvernance et de valeurs dans notre pays. De fait, nous avons été le seul parti à répondre favorablement à l’appel au soutien du FRAC lancé à toute l’opposition. Nous nous sommes comportés comme des partenaires loyaux et avons participé à la quasi-totalité des actions militantes qui ont été entreprises jusqu’ici. Nous étions aux premières loges le 23 mars lorsque nous n’avons pas été épargnés par les violences de la FOSEP à l’encontre de tous les participants à la première veillée de prières à la bougie

A mes yeux, le leader du FRAC c’est Jean-Pierre FABRE. Je ne vois pas quels griefs il pourrait nourrir à notre encontre. Il ne m’en a jamais fait état. Quant aux raisons qui motivent Dahuku PERE, pour s’exprimer de la sorte à notre égard, je vous suggère de lui poser la question directement.

Mais ce qui reste essentiel aujourd’hui, c’est qu’au-delà des questions de structures politiques, le peuple togolais reste massivement mobilisé dans son exigence de vérité des urnes, comme en témoigne l’ampleur de la participation à la marche de samedi dernier, qui intervenait après la publication le 28 mai 2010 du gouvernement HOUNGBO II.

Lynx.info : Tous les politiques ont trahi que les togolais ne croient plus en rien. OLYMPIO n’a-t-il pas raison de s’approcher du RPT ?

Agbéyomé KODJO : Vous allez vite en besogne lorsque vous semblez mettre tout le monde dans le même sac, au niveau de la trahison politique à l’égard du peuple togolais.
Je vous rappelle que durant une période de 40 ans, j’ai été le seul premier ministre en exercice à quitter EYADEMA pour incompatibilité, du fait que je voulais, déjà à l’époque, introduire un certain nombre de réformes, pour commencer à transformer en profondeur la société togolaise.
Vous n’ignorez pas ce qu’il m’en a coûté, et m’en coûte encore. Ma candidature à l’élection présidentielle du 4 mars fut donc l’aboutissement logique du combat politique pour réformer la société que j’avais commencé 8 ans plus tôt, lorsque j’ai quitté EYADEMA.
Si j’ai donc eu des divergences graves avec le président de l’époque, je n’ai pas pour autant trahi depuis lors le peuple togolais, dans l’idéal de justice et de réformes politiques, sociales, économiques auxquelles il aspire, et qui constituent le fil conducteur des propositions que je lui ai soumises durant la campagne électorale.
Quant à Gilchrist OLYMPIO, il a pris ses responsabilités. Le peuple togolais le jugera comme il se doit, et d’ailleurs il a déjà commencé à le faire.
Mais pour répondre avec précision je dirai qu’il a eu tort de se rapprocher ainsi du RPT. Il ne dispose d’aucun argument valable pour justifier son alliance avec un parti qui a été abusivement déclaré vainqueur d’une élection entachée de très graves irrégularités, comme il est indiqué dans les soixante pages du rapport définitif que vient de publier la Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne (MOE-UE).
Gilchrist OLYMPIO est maintenant seul devant le poids de notre lourde histoire politique chargée de tant de violences et de sacrifices faits en son nom. Il doit en avoir la mesure !
Il doit probablement avoir ses raisons pour tenter ce pari solitaire en ignorant des courants significatifs de sa propre famille politique, les autres forces de l’opposition démocratique ainsi que les aspirations profondes du peuple meurtri et dont le cri de détresse ne cesse de nous interpeller.


Lynx.info : Vous connaissez le mieux le RPT. Les ministres UFC pourront travailler efficacement pour le bonheur des togolais ?

Agbéyomé KODJO : Vous êtes un fin observateur politique et vous l’avez déjà prouvé. Il suffit d’examiner la composition du Gouvernement pour trouver la réponse à votre question. L’UFC, n’a même pas obtenu un seul des ministères régaliens. Quant au Ministère des affaires étrangères, chacun se souvient comment Léopold GNININVI, qui occupait ces mêmes fonctions avait été cornaqué et complètement mis sur la touche au point que dans les derniers mois de ses fonctions, il n’accompagnait même plus le président lors des voyages officiels.

Tous les ministères clés, qui ont besoin de réformes immédiates et profondes si l’on veut vraiment changer quelque chose au Togo, FINANCES, JUSTICE, SECURITE,…, restent entre les mains du RPT et mieux encore n’ont même pas changé de titulaire.

Enfin, pour ce qui concerne l’ordre de préséance des fonctions ministérielles, à l’exception du Ministère des affaires étrangères, qui bénéficie de la mention honorifique de ministre d’Etat, et se trouve en troisième position, le premier poste détenu par un ministre membre de l’UFC, est en douzième position sur la liste du Gouvernement.
Vous avez sous les yeux la démonstration qu’en lieu et place d’un Gouvernement de large ouverture et de grandes compétences, vous avez un Gouvernement de verrouillage au sein duquel les membres de l’UFC ne servent que de marche pied et de faire valoir au verrouillage opéré par le RPT sur la gouvernance politique du Togo.
Enfin, il y a plus grave !

Je n’ai jusqu’ici entendu aucun responsable politique togolais s’offusquer du fait qu’aucun ministre de la Défense n’ait été nommé dans ce Gouvernement. Cette situation est extrêmement grave, et au lieu de constituer une avancée comme certains le prétendent, cette décision confère à opérer un recul de plus de trente ans.
Ceci équivaut de fait, à laisser les questions de la défense nationale entre les seules mains et à l’unique discrétion du Président de la République. J’entends dénoncer cette situation avec la plus grande vigueur.

Cela cache-t-il de la part de Faure Gnassingbé des arrière-pensées inavouables ? Dans le contexte actuel de crise politique, du fait des irrégularités constatées lors du scrutin du 4 mars, le peuple togolais qui lutte pour la vérité des urnes est fondé à se poser cette question !

Rien que pour ce motif, je n’ai personnellement aucune raison de saluer l’entrée en scène de ce nouveau Gouvernement !

Lynx.info : Pourquoi OBUTS a-t-il décliné l’offre de participer au gouvernement ?

Agbéyomé KODJO : En répondant très explicitement à votre précédente question, j’apporte un éclairage qui explique les raisons de notre refus de participer à un tel Gouvernement.
J’ai dit très clairement, au Premier ministre lorsqu’il m’a reçu, ainsi qu’à l’ancien ministre de l’Administration territoriale qui l’accompagnait, qu’en raison des irrégularités constatées, notamment par la MOE-UE, nous ne pouvions pas considérer que Faure GNASSINGBE avait gagné l’élection.

Nous lui avons dit tout aussi clairement qu’à nos yeux, pour sortir de la crise politique profonde dans laquelle se trouve de ce fait notre pays aujourd’hui, seul un gouvernement de transition à terme et à mandat précis chargé d’organiser de nouvelles élections trouvait grâce à nos yeux. Gouvernement de transition auquel doivent être parties prenantes tous les partis ayant pris part à l’élection présidentielle.

Nous ne nous sommes pas contentés de répondre non au Premier ministre, nous avons largement motivé notre refus, point par point dans la longue lettre de réponse que nous lui avons adressée pour décliner son offre.

Lynx.info : Tout semble être déjà empaqueté pour cinq ans encore. Finalement les marches du FRAC n’ont pas eu raison sur le RPT. Qu’est qui a manqué au FRAC ? Que peut faire le FRAC ?

Agbéyomé KODJO : Comment pouvez-vous être aussi affirmatif ? Quand vous dites que les marches n’ont pas eu raison du RPT, vous allez un peu vite.
A la différence de 2005, ou toute velléité de résistance citoyenne avait été éradiquée en deux jours au prix d’au moins cinq cents victimes civiles, le mouvement de résistance citoyenne n’est pas éteint. Au contraire, nous avons constaté samedi dernier que la publication du nouveau Gouvernement « d’étroit verrouillage » du RPT, avait donné au mouvement populaire un regain d’ampleur et il y avait encore plus de marcheurs que d’habitude.

N’oubliez pas non plus que ce mouvement ne concerne pas que Lomé et que malgré les interdictions du pouvoir, au demeurant anticonstitutionnelles, d’organiser des marches dans les villes à l’intérieur du pays, les populations passent outre et manifestent leur désir de vérité des urnes.

Ce n’est pas parce que le Gouvernement est nommé que tout s’arrête. C’est loin d’être le cas !

Le problème aujourd’hui n’est pas que le problème du FRAC, il est le problème de toutes les filles et de tous les fils du Togo tout entier, qui au-delà du FRAC, d’OBUTS, du CVU et des autres mouvements, ont envie de faire valoir leur droit à la vérité des urnes et à la justice électorale et sociale. Pour ce qui nous concerne, nous serons indéfectiblement à leurs côtés et je pense que le FRAC également.

En revanche, il est clair que les formes de lutte citoyenne devront s’adapter et être ajustées pour être le plus efficaces possibles.

Lynx.info : Le RPT semble être très sûr de lui-même. Vous connaissez les raisons ?

Agbéyomé KODJO : En êtes-vous aussi sûr que vous l’affirmez ? Ma réponse sera très claire et compréhensible par tous. Le fait qu’il n’y ait aucun ministre de la Défense nationale dans ce gouvernement, soi-disant de « Large Ouverture », en dit long sur la tranquillité du RPT. Je ne pense pas qu’il soit aussi sûr que vous le dites.

Lynx.info : En quelques mots pouvez-vous décrire « Olympio l’homme politique » ?

Agbéyomé KODJO : La défection de Gilchrist OLYMPIO, a au moins un mérite. En décidant de s’allier au RPT, celui-ci a permis d’éclaircir considérablement l’horizon du combat politique au Togo !

Sa non-candidature à l’élection présidentielle constituait déjà un tournant, dans la mesure où elle faisait définitivement sortir le combat politique de l’élection présidentielle, de la posture d’un affrontement clan contre clan.

En ce sens le débat politique s’est davantage élargi et a permis d’intégrer beaucoup plus fortement que par le passé, les dimensions sociale et économique dans les enjeux du scrutin. Aujourd’hui, les choix opérés par Gilchrist OLYMPIO ne peuvent qu’aider à une meilleure clarification du paysage politique.

Quand les travailleurs du Togo demandent la revalorisation de leurs salaires, l’amélioration de leur pouvoir d’achat, nous sortons de la lutte des clans et nous entrons de plain-pied dans la question des choix de gouvernance nécessaires pour procéder à des réformes qui transforment la société en profondeur et concourent à améliorer, autant que faire se peut et que les ressources du pays le permettent, la condition des millions de nos compatriotes.

On retrouve toute cette dimension, dans l’exigence de vérité des urnes et des comptes, qui s’exprime chaque samedi.

Quant au personnage politique Gilchrist OLYMPIO, s’il doit finir sa longue carrière de la manière dont il vient de se conduire ; en face des compatriotes qui pendant plus de quarante ans lui ont tout donné pour soutenir son combat, certains au péril de leur vie ; je le laisse à l’arbitrage de sa conscience et de l’histoire.

Lynx.info : Merci Agbéyomé KODJO

Agbéyomé KODJO : C’est moi plutôt qui vous remercie Ali

Interview réalisée par CAMUS Ali
22 Propositions pour refonder la démocratie au Togo 


Dans notre analyse sur le cinquantenaire de l’indépendance, nous avons exposé de manière franche, sans ambigüité ni faux-fuyants, notre appréciation sur la situation du Togo, affecté par une grave crise politique. Celle-ci est la conséquence directe du dernier scrutin présidentiel entaché d'irrégularités graves, et vient se superposer à la triple crise éthique, identitaire et managériale à laquelle notre pays est depuis longtemps confronté.

L’élection du 4 mars 2010 a été une nouvelle occasion pour le Pouvoir sortant de faire usage du financement de l'Union européenne, l'argent des contribuables, pour soutenir à nouveau une confusion électorale. Les responsables de l'Union Européenne ont malheureusement dû constater que la confiance qu'ils ont placée dans le Gouvernement actuel n'a pas été au rendez-vous, et c'est ainsi que la Communauté internationale s'est retrouvée piégée et a dû avaliser la continuité du statu quo politique. Cette crise est donc bien la conséquence fâcheuse de l'absence de vérité des urnes récurrente au Togo.


Malgré le niveau important d'imperfections des observations électorales effectuées par les délégués de l'Union Africaine (UA) et de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), ces derniers n'ont pas eu le courage de confirmer l'importance des irrégularités graves du scrutin et ont préféré opter pour l'alignement sur la continuité du statu quo, le choix de la contre-vérité des urnes. Aucune des missions d’observation, ne peut fournir pour la totalité des bureaux de vote du Togo, la moindre preuve concrète, démocratiquement acceptable, que les bulletins de vote et les souches électorales sont identiques. Ce point essentiel, est expliqué dans le rapport préliminaire de la Mission d'Observation Electorale de l'Union Européenne (MOEUE).

En conséquence, le Togo n'a pas aujourd’hui de Président légitime ! Il est donc impossible de déterminer de manière crédible le véritable paysage politique du Togo. Les résultats compilés de manière non-contradictoire, annoncés unilatéralement par les institutions électorales instrumentalisées par le Pouvoir sortant sont loin de refléter le choix des électeurs togolais, ce qui handicape les alliances intelligentes entre les partis politiques.

La mise en scène soutenue par la force militaire, le clientélisme institutionnalisé de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le rôle de la Cour Constitutionnelle (CC), la prestation de serment ajournée en dehors de toute légalité constitutionnelle, illustrent la réalité d’un scrutin dévoyé et ne peuvent cacher le malaise sociétal qui en résulte. Le Pouvoir politique perpétue une démocratie de façade, ce qui n'est rien d'autre qu'une véritable démocratie de la honte, dans ce Togo où mauvaise gouvernance, arbitraire et incompétence sont érigés en valeurs cardinales de la République afin de prolonger pour cinq ans un règne fondé sur une gouvernance économique médiocre.

Pour l’instant les marches, veillées, contestations du Peuple et de la Diaspora, n'ont pas encore eu raison de l'abus de pouvoir systémique. Un système de délation et de migration politique se met en place, alimenté par l’envie de certains de grossir les rangs du système clientéliste. Tous ceux qui s'y aventurent, sont prêts à perdre leur âme, autant que toute valeur éthique ou déontologique, et s’abritent derrière une fausse-naïveté pour faire croire qu’il est possible de changer le système du dedans. En réalité, ils ont choisi le camp de la contre-vérité des urnes, consciemment ou inconsciemment.

Le choix fait par Faure GNASSINGBE, de reconduire son dernier Premier Ministre, est un signe très fort de verrouillage politique, et marque sa volonté de perpétuer une gouvernance aux antipodes de la démocratie. Le témoignage de cette volonté est attesté par les manœuvres en cours, de toute nature, y compris les achats de consciences, pour tenter de former un Gouvernement où rupture politique reste synonyme de statu quo.

Des moyens colossaux sont dépensés, pour des campagnes de communication destinées à faire oublier les graves irrégularités de l’élection, invalidantes en termes de légitimité. On ne peut exclure semble-t-il, le recours à la corruption pour déstabiliser certains partis politiques, soit par le haut, soit en instrumentalisant certains de leurs adhérents ayant choisi la trahison. Le poids et les « arguments » de ce système ne peuvent qu'intimider les plus vulnérables.

Les transhumances politiques en cours dans certains partis politiques sont de nature à affaiblir leur unité, surtout lorsque le principe de choix démocratique des candidats à la candidature fait encore défaut.

Sous couvert du Gouvernement de large ouverture et de grandes compétences, se décline l’hymne à la contre-vérité des urnes et au déficit de moralité publique ! Le choix imposé au Peuple togolais avec le Gouvernement HOUNGBO 2 est simple : accepter la contrevérité des urnes ou alors choisir de continuer le combat pour la vérité des urnes.

Le Peuple togolais prenant conscience qu'il peut choisir une autre voie, celle de la vérité des urnes, et l’imposer par la force inébranlable de sa détermination, pourra alors faire taire les divisions qui pourraient naître jusque dans les cellules familiales. Cette démarche est salutaire car le Togo ne peut se construire ni sur la base du mensonge, ni sur celle de la division, et encore moins du silence coupable !

Parmi les acteurs politiques, opérateurs économiques, dirigeants des institutions, représentants des organisations de la société civile, aucun, en raison de son expérience personnelle ou en se référant à la mémoire collective, ne peut se prévaloir d’une méconnaissance de cette situation, ni justifier la force d’inertie généralisée qui affecte le corps social dans son ensemble.
Chacun connaît la vérité, autant que les causes du « mal togolais », mais nul n’accepte de le dire et de l’assumer publiquement. Au Togo, chacun sait, qu’une frange très minoritaire de la population gouverne le pays, sur la base exclusive de considérations ethniques et claniques élargies à un cercle politico-mafieux. Ce facteur déterminant empêche notre pays d’accéder à l’indispensable cohésion sociale qui conditionne le développement d’une nation.
Chacun sait, que le « système RPT », conscient du moindre poids de son influence politique, pour éviter de perdre les élections et se maintenir, favorise la corruption massive de certains électeurs, certains opposants ou pseudo-opposants, voire même certains observateurs électoraux. Paradoxalement, malgré un environnement électoral non transparent et entachés d'irrégularités construites, Faure GNASSINGBE n’a en fait pas gagné l’élection présidentielle du 4 mars 2010, malgré un environnement électoral non transparent et entaché d'irrégularités construites, qui ont empêché le décompte des voix qui donne le Front Républicain pour l'Alternance et le Changement (FRAC) gagnant, mais aujourd’hui lésé dans ses droits.
Par peur, les voix habituellement porteuses du haut message de la spiritualité et du vivre ensemble, se taisent. Peur de quoi ? De perdre sa vie, son honneur, sa fortune ?
Le message de justice et de paix est universel ! Il doit être rappelé à toutes les filles et à tous les fils du Togo tout entier, surtout au premier d’entre eux, censé diriger la nation tout entière. Le silence est aussi coupable que la vérité est salvatrice.
La violation permanente des principes de la démocratie, permet à la Nomenklatura d'asseoir une gestion patrimoniale et une mentalité de rentier qui conduit à piller le pays, ad vit am aeternam, sans d'ailleurs créer des richesses nouvelles, plongeant ainsi la population dans une grande détresse.

Le Togo, pays riche des productions de son sous-sol, de son agriculture, de son infrastructure portuaire, dispose de revenus dont le montant ne se trouve pas à l'identique dans le budget de la Nation, profondément diminué par le refus de redistribution et vraisemblablement la cupidité de ses dirigeants. Faure GNASSINGBE, sa famille, leurs alliés, se sont arrogés un droit de sujétion permanent et inaliénable, sur les Togolais et sur la richesse de la Nation, qu’ils gèrent en nom propre et non dans l’intérêt collectif.

Les dysfonctionnements récurrents au sein de tout l’appareil d’Etat, l’absence de séparation des pouvoirs, caractéristique primordiale de celui du Togo, sont encouragés par le silence de certaines élites, qui équivaut de fait, à un laisser-faire, un blanc-seing permanent !
La question des Droits de l’Homme recouvre de manière incontestable une dimension historique, inséparable de leur caractère universel. Ainsi au Togo, l’impunité a toujours été magnifiée dans le seul but de maintenir en place les tenants du pouvoir. Ce faisant, les racines de la discorde nationale plongent très loin dans le temps. Bien des actes publics malheureux émanent du subconscient de leurs auteurs. Cette particularité due à la construction historique ne saurait être écartée dans une véritable entreprise de retour de la confiance entre les dirigeants et le Peuple togolais, sous peine d’en amoindrir la portée, et in fine de laisser perdurer les causes qui ont empêché jusqu’ici le développement harmonieux de notre nation.
Le Président sortant auto-investi, a montré dans la durée, qu’il n’éprouvait aucun engouement pour affronter la réalité des faits historiques et assumer le poids de ses propres responsabilités, ou pour rendre compte, en toute transparence, de sa gouvernance.

Comment la Commission Vérité Justice Réconciliation (CVJR), a-t-elle pu se taire face aux dernières dérives électorales ? L'intimidation de ses membres ? Comment les principales confessions religieuses du pays ont pu se taire sur l'usurpation du pouvoir politique ? Tout indique à nouveau qu’il n'y a aucune preuve tangible de la victoire du Président sortant auto-investi. En raison justement du fait que les évaluations postélectorales contradictoires ont été rendues impossibles par l'utilisation abusive de la Force Sécurité Elections Présidentielles 2010 (FOSEP, aujourd'hui dissoute). Alors, parce que certains ont délibérément choisi de se taire, le Peuple togolais se retrouve avec un système qui lui dénie son autodétermination. Ce n'est pas de cette manière que ce Peuple peut reconstruire une société de confiance. Les citoyens togolais, sans armes, veulent faire avancer l’exigence du droit à la vérité des urnes, et sont loin d’accepter l’idée d’une démocratie falsifiée et au rabais.

Pourtant, la lumière n'a jamais été cachée par les ténèbres ! Au-dessus des partis politiques, le CVU a fait le choix de rester à l'écoute du Peuple Togolais, de ne pas se taire, et d’empêcher les tractations et conciliabules faits sur le dos de ce Peuple.

Dans l’attente du rapport définitif des observateurs électoraux de l'Union Européenne, tout en espérant que ce rapport ne soit pas vidé de sa substance, le Peuple togolais doit se rendre à l'évidence qu'il est seul pour mener le combat pour la vérité des urnes. De sa capacité de mobilisation interne dépend l’amélioration de sa condition. Malgré tous les obstacles dressés devant lui, en continuant pacifiquement son combat contre la République du mensonge et de l’abus de droit, une frange importante de la population garde son courage intact, et surtout l’espoir qu’il est possible grâce à un élan républicain, dans un avenir proche, de faire reculer le népotisme, faire triompher l’Ethique et les valeurs de la Démocratie.

Le Collectif pour la Vérité des Urnes (CVU) en regroupant des Togolais de tous bords animés uniquement par la volonté de reconstruire le Togo sur la base de la vérité des urnes et des comptes, propose des initiatives pour une sortie de crise. Il exhorte l'ensemble des partis politiques, des associations de la société civile, à contribuer à l’avènement de ce processus, seule voie alternative pouvant conduire à la paix et au retour de la confiance.

Face aux nombreuses séquelles accumulées au cours de l’histoire, 50 ans après l’indépendance de notre pays, soucieux de contribuer à une œuvre pérenne au bénéfice de tous, le CVU se veut le porte-parole de millions de nos compatriotes qui ne cessent de crier leur souffrance, conséquence de la mauvaise gouvernance du Pouvoir sortant.

Le CVU ne prétend nullement détenir seul la vérité, au contraire, mais est persuadé d’en porter au moins une part. Il apporte l’éclairage de son analyse et tente d’organiser des forces populaires qui auraient, sous d'autres cieux, rejoint des mouvements non pacifiques. Le CVU s’inscrit donc fondamentalement dans la dynamique de préserver la paix civile au Togo.

Pour résoudre l'actuelle crise politique profonde, il y a lieu d'ouvrir les perspectives d'une nouvelle phase dans la vie du Togo. Il y a lieu d'élaborer, sur des bases de transparence, de vérité des urnes et des comptes, une feuille de route, sous forme d'une Charte de refondation de la Démocratie. Celle-ci définira l’action politique, sous la direction d’un Gouvernement de transition chargé de sortir le Togo de la crise politique actuelle.

Le CVU, à partir des avis pluriels recueillis auprès de la Population togolaise, sur le territoire national et au sein de la Diaspora, présente 22 propositions construites sur une base de compétence, destinées à faire l'objet d'un enrichissement par chacun des groupes politiques et citoyens, afin de trouver un consensus sur un véritable programme de transition.

Il suggère qu'un groupe d'experts puissent élaborer la version préliminaire de la feuille de route, après avoir pris l'avis des différents protagonistes, acteurs principaux de la lutte pour le retour de la Démocratie au Togo. Il est fait appel au sens civique, d'honnêteté, de défense des intérêts communs du Peuple togolais, pour obtenir une adhésion massive au processus devant conduire à la Vérité des urnes et des comptes dans le cadre d’une démarche positive et constructive.

Le CVU appelle le Gouvernement actuel à faire la preuve de sa volonté d’apaisement en saisissant la chance offerte, pour entamer de vraies négociations, qui associent aux principaux partis politiques, les associations représentatives de la société civile togolaise y compris ceux de la Diaspora. Tous peuvent, au-delà de leur diversité plurielle, apporter une précieuse contribution.

Il s’agit d’ouvrir une ère nouvelle, où des acteurs de tous horizons, offriront une expertise basée sur la compétence, la probité, l'éthique, qui garantira la prise en compte des intérêts supérieurs des Populations togolaises, dans les négociations. C’est la preuve par excellence que la Démocratie participative est la meilleure réponse à la crise de la démocratie représentative au Togo !


22 PROPOSITIONS POUR REFONDER LA DEMOCRATIE AU TOGO


1. LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES

Cette mesure, est un préalable d’application immédiate et unilatérale, qui doit intervenir avant le démarrage de tout processus de discussions et de négociations. Cette libération s’accompagne également de l’abandon immédiat de toute poursuite judiciaire pour des motifs politiques ou d’opinion.
Ces deux décisions sont des actes forts qui pourraient montrer une réelle volonté de la part des autorités politiques de s’engager sur la voie de l’apaisement et d’une sortie de crise politique. Sans cette volonté, le processus de retour de la vérité des urnes et des comptes ne serait qu’un leurre, à l'image de la démocratie de façade qui sévit au Togo depuis des décennies.

2. CONVOCATION D'UN GROUPE D'EXPERTS EN DEHORS DE LOME

Afin d'éviter les ingérences et assurer une réelle sécurité des participants, il est proposé la convocation d'un groupe d'experts qui pourra visiter le Togo pour recueillir les informations mais devra élaborer son rapport en dehors de Lomé pour des raisons d'indépendance. Afin de prévenir toute difficulté liée à des questions de préséance, ou à des risques de pressions ou d’influences, le processus de discussion politique doit être préparé par un groupe élargi et pluridisciplinaire. Les experts recevront l’agrément des parties concernées pour un travail d'une durée variant entre 12 jours et 30 jours dans un lieu que les parties auront convenu.
La convocation de ce groupe d'experts sera officialisée avec des termes de référence et un accord préalable. Les résultats et recommandations transmis en toute transparence seront mis à la disposition du public, des responsables d'association de la société civile, de tous les partis politiques et du gouvernement.
L‘objectif du groupe d'experts sera d’élaborer le détail d’un projet de Charte de refondation démocratique du Togo, qui constituera le socle d’une feuille de route, destinée à être discutée au sein d’une conférence élargie entre toutes les parties prenantes et les mouvements associatifs ou citoyens.
Comme elle l’a fait lors de l’organisation du scrutin du 4 mars 2010, l'Union Européenne pourra contribuer au renforcement du processus démocratique au Togo en soutenant cette initiative et en apportant son aide via le 10e FED (Fonds Européen de Développement). La gestion de cette aide se fera dans le cadre d’une gestion transparente assurée collégialement par l’ensemble des parties prenantes au processus.


3. VALIDATION DU PROJET DE CHARTE AU PEUPLE TOGOLAIS

Le projet de Charte sera soumis aux citoyens togolais à titre consultatif. Afin de corriger les résultats de la confusion électorale, il sera demandé à l'Union Européenne d'utiliser les fonds disponibles sur le 10e FED (Fonds Européen de Développement) et budgétisés pour les acteurs de la société civile pour financer cette série de réunions de préparation et d'élaboration d'une Charte de refondation démocratique du Togo (CRDT).
Les populations disposeront de 21 jours après la publication du projet pour envoyer leurs doléances qui devront être prises en compte dans la version finale de la CRDT.

4. CONVOCATION ET CREATION D'UNE ASSEMBLEE DE CONCERTATION SUR LA CHARTE DE REFONDATION DEMOCRATIQUE DU TOGO

Celle-ci devra contribuer à permettre de sensibiliser le plus grand nombre d’interlocuteurs sur les options retenues afin de faciliter la finalisation par les experts et l'adoption de la CRDT par la réunion élargie. Le futur Gouvernement de transition devra alors mettre en œuvre cette CRDT finalisée et adoptée. Les participants à l'Assemblée de concertation sur la CRDT devront adopter le document final à la majorité qualifiée et faire des propositions sur une liste de personnalités, pour sa mise en œuvre, ceci dans le cadre d'un Gouvernement de transition.
Cette réunion sera présidée par un Haut-commissaire, assisté par deux adjoints et deux rapporteurs. Ils seront identifiés et désignés par voie électorale et ne peuvent qu'émaner de cette structure, sur la base d'un vote public à la majorité qualifiée (2/3 des participants).

5. ADOPTION PAR LE GOUVERNEMENT ACTUEL DES CONCLUSIONS DE CETTE ASSEMBLEE

L’adoption par le Gouvernement actuel des conclusions de cette Assemblée de Concertation est définitive. Les modifications ne peuvent se faire que sur convocation de cette même Assemblée. Le Parti au pouvoir ne peut modifier les termes puisque le Rassemblement du Peuple Togolais sera partie prenante de cette Assemblée.

6. LE GOUVERNEMENT DE TRANSITION

Un Gouvernement de Transition, une fois désigné prendra le relais du Gouvernement actuel pour une durée déterminée et exécutera la CRDT qui tiendra lieu de feuille de route. Des rapports d'étapes seront prévus pour permettre des ajustements éventuels ou faire le bilan de l'avancement des résultats obtenus sur les objectifs fixés. Le Gouvernement de Transition (GT) sera conduit par une équipe choisie sur des critères éthiques et de compétence, et sera dirigé par une personnalité qui obtiendra le consensus de tous les protagonistes de la crise togolaise.
La mission du Gouvernement de Transition sera de 18 mois renouvelable une fois si nécessaire.

7. RETOUR A LA CONSTITUTION DE 1992 APPROUVEE PAR LE PEUPLE TOGOLAIS

Afin d’apporter la preuve de sa bonne foi, le Pouvoir sortant doit s’engager sans condition sur le retour à la Constitution de 1992. Au cours de la période de transition, particulièrement au cours des préparatifs pour l'organisation d’un des nouveaux futurs scrutins électoraux, il sera fait référence à cette Constitution dans sa version originale adoptée par le Peuple togolais.
Le GT travaillera à faire adopter par référendum une nouvelle Constitution qui répond le mieux aux exigences actuelles et qui prend en compte les spécificités sociopolitiques togolaises.

8. ELABORATION D'UNE NOUVELLE CONSTITUTION

L’élaboration de celle-ci doit élargir le champ de la réflexion sur les plans juridique et politique, pour prendre en compte la réalité de la société africaine dans toute sa dimension et de la société togolaise en particulier. Il est proposé de faire reposer la nouvelle constitution togolaise sur au moins trois constitutions de pays où les alternances politiques et la stabilité sont exemplaires.
Cette Constitution devra institutionnaliser le principe de la décentralisation des pouvoirs, celui de la subsidiarité et le principe du partenariat public-privé pour une meilleure répartition des responsabilités au sein de la société. Par ailleurs, elle devra intégrer l’idée d’un service civique obligatoire, la promotion de la jeunesse à travers la mise en place d’un véritable Conseil National de la Jeunesse (CNJ) et d’un Parlement des Jeunes.

9. LA CHARGE DE PREMIER MINISTRE DE TRANSITION

L'Assemblée de concertation procédera à la définition des missions du Premier Ministre de transition.

10. L'ORGANISATION D'UN RECENSEMENT

A la suite de l'organisation d'un recensement général intégrant la Diaspora togolaise, une nouvelle liste électorale sera établie. Les dates des élections à deux tours de scrutin ne seront fixées qu’une fois le recensement terminé et la liste électorale avalisée par toutes les parties prenantes de la crise.
Un mode électoral favorisant la représentativité des régions sur une base non clanique avec une représentativité accrue des femmes sera mis en place.

11. L’ASSEMBLEE DE CONCERTATION DE LA DIASPORA (ACD) ET LE HAUT COMMISSAIRE DE LA DIASPORA TOGOLAISE

Les Togolaises et Togolais de l'extérieur, qui selon la Banque africaine de développement, avec plus de 1,5 million de citoyens sur une population de 6,8 millions d'habitants (en 2008), représentent la 6e région du Togo, transfèrent officiellement au Togo chaque année plus de 240 millions de dollars des Etats-Unis ($). Ils ne peuvent plus continuer à faire l'objet d'une exclusion systématique par les Autorités togolaises.
Pour faciliter de nouvelles politiques migratoires fondées sur la rotation et permettre le transfert et la diffusion du savoir, de la technologie et des talents, le vote de la Diaspora sera autorisé afin de lui permettre de participer aux prochaines élections togolaises en toute transparence et sans fraude. Pour ce faire, et en référence à l'Assemblée de Concertation, une Assemblée de Concertation de la Diaspora togolaise sera organisée afin de procéder à l'élection d'une équipe fondée sur la compétence. Le Coordonnateur de cette Assemblée de Concertation de la Diaspora (ACD) recevra le titre de Haut Commissaire de la Diaspora togolaise.

12. LA COMMISSION « CONSTRUIRE UNE SOCIETE DE CONFIANCE AU TOGO »

La Commission Vérité Justice Réconciliation (CVJR) sera dissoute et recomposée, dotée de moyens financiers et d’une autonomie accrue. Plusieurs objectifs précis lui seront dévolus, dans le but de ne plus faire passer l'impunité par pertes et profit. Il sera créé une Commission dite « Construire une Société de Confiance au Togo », dotée d’un budget spécial pour solder les injustices les plus flagrantes et indemniser les familles des personnes disparues ou subissant encore des séquelles des actes antirépublicains du Gouvernement sortant.

13. ORGANES DE DIRECTION DES PRINCIPALES CAPACITES PRODUCTIVES DU TOGO

Il s’agit de sortir immédiatement d’une logique de prédation patrimoniale qui fait que le pouvoir central concentre la direction des administrations et des entreprises publiques entre les mains d'un seul groupe, ceci souvent sur une base clanique élargie à une sphère politico-mafieuse. Ces changements reposeront sur un recrutement fondé sur la compétence, la diversité ethnique et un engagement précis sur l'éthique et la probité.
Les principales capacités productives ont pour objet de générer des profits et non des pertes pour l'Etat. À ce titre, il sera adopté et mis en œuvre immédiatement, une forme de gestion répondant aux standards internationaux, facilitant la compétitivité, et privilégiant les partenariats « public-privé ».

14. PROPOSITIONS DE POLES DE COMPETITIVITE ET DE CREATION DE RICHESSES

L'erreur des précédents gouvernements repose sur l'absence de mise en œuvre d'une approche stratégique, générant des richesses dans la proximité. Une telle méprise, a favorisé les approches patrimoniales fondées sur l'arbitraire, promu un système et une dynamique générant de la pauvreté, à cause de la ponction sur la richesse existante, empêchant son renouvellement, notamment au plan de l'écosystème et de l'environnement. Sous forme de chantiers économiques, développés sur l'ensemble du territoire, il sera question d'identifier des partenaires, des institutions, et d’opter pour des systèmes de jumelage opérationnels, fondés sur l'approche « gagnant-gagnant ». Ces partenariats seront conclus avec des pays, régions ou collectivités locales internationales et africaines, intéressées par une complémentarité dans la création de richesse, selon une logique de redistribution en direction du Peuple togolais.
Une des fonctions principales du Gouvernement de transition sera d'orienter les départements ministériels et les collectivités locales vers des objectifs de création de richesses et non vers l'utilisation budgétaire classique de redistribution sans retour.
Des restructurations budgétaires seront proposées afin de concentrer les efforts sur l'augmentation du produit intérieur brut du pays, ceci en relation étroite avec les partenaires en développement soutenant la création de richesses au Togo.

15. REFONDATION DE L'ARMEE REPUBLICAINE

L’objectif est ici de créer un élan de confiance entre l’Armée, les forces chargées de la sécurité publique et le Peuple. Des activités de soutien au service des populations, dans le domaine de l'infrastructure, de la logistique, de l'accès à l'eau et de la construction à partir des matériaux locaux, seront rapidement confiées aux Forces Armées Togolaises (FAT) sur une base de volontariat. Une partie de l'armée sera amenée à se recycler dans l'entrepreneuriat afin de réduire sa charge dans le budget de l'Etat.

16. REFERENDUM SUR LA NOUVELLE CONSTITUTION TOGOLAISE

Le GT proposera au peuple togolais une nouvelle version de la Constitution qui tienne compte de l'importance du processus de décentralisation, du rôle de plus en plus important des femmes dans le processus décisionnel et de l'interdépendance entre les régions togolaises. Afin de permettre le retour de la confiance, la nouvelle Constitution togolaise sera soumise à l’approbation du Peuple, par référendum, ceci au cours de la période de Transition. La communauté internationale pourrait cette fois apporter utilement sa contribution pour effacer le souvenir de son soutien à la confusion électorale au Togo.

17. ELECTIONS PRESIDENTIELLE, LEGISLATIVE ET COMMUNALE

A la fin d’une période variant entre 18 et 36 mois, le Gouvernement de transition, sera chargé d’organiser de manière concomitante des élections présidentielles et des élections législatives.
Les critères de recomposition des partis politiques seront établis afin de mettre fin définitivement à la reconstitution de partis éthiques au Togo. Là aussi, la parité entre les hommes et les femmes feront l'objet de mesure de soutien.
Le nouveau Chef de l'Etat et la nouvelle Assemblée nationale issue de ce scrutin démocratique, sécurisé et transparent, mettront fin à la période de transition et se verront confier les destinées du Togo.
Il est suggéré de procéder aussi à des élections communales afin d'introduire la démocratie au niveau des mairies, d'y associer les chefs traditionnels, et de faire vivre enfin la loi de décentralisation.

18. REFORME JUDICIAIRE - PROPOSITION D'ELECTIONS DES JUGES

Il est vivement souhaitable d’expérimenter l’élection des juges notamment ceux à qui la justice administrative et les Hautes juridictions sont confiées. La réforme en profondeur du système judiciaire doit être poursuivie et achevée par son informatisation complète. Les instances décisionnelles, Parlement etc. devront procéder à l'informatisation des procédures.

19. REORIENTATION DE L'ECONOMIE TOGOLAISE VERS L'ECONOMIE DE PROXIMITE

Le bilan de 50 ans écoulés depuis les indépendances, permet de comprendre que le Togo a systématiquement privilégié l'exportation de matières premières ou de produits de base sans se préoccuper de la maîtrise des processus de transformation. Ceux justement, qui sont susceptibles de produire de la valeur ajoutée, notamment dans les chaînes de valeur. Il convient donc de corriger cette erreur stratégique en posant les fondements d'une économie productive de transformation et de proximité, tant au sens géographique qu'au sens d'affinité de gouvernance.

20. REORIENTATION DES PROGRAMMES DE FORMATION ET DES METIERS VERS L'ENTREPRENEURIAT ET LA SECURITE ALIMENTAIRE

L'avenir de tout pays repose d’abord sur son capital humain. Le Togo dispose d'une population jeune, souvent formée, mais avec une inadéquation des formations par rapport au marché de l'emploi et de l'entrepreneuriat.
En couplant les investissements dans le secteur rural pour stabiliser les populations et la régulation du mouvement migratoire, il est possible d'orienter les formations vers plus d'opérationnalité, plus de compétence dans le savoir-faire, plus d'accès à la technologie et aux contenus technologiques.
Cette approche favorise la création de richesse, tant au plan individuel qu'au niveau des groupements d'intérêts économiques ou des entités morales. Les partenariats ciblés seront privilégiés et la fiscalité réadaptée.

21. REVALORISATION DU SYSTEME DE SECURITE SANITAIRE ET D'ASSURANCE VIEILLESSE ET DECES

Un Peuple n'a d'avenir que si le renouvellement de sa population se fait de façon harmonieuse et coordonnée. Cela passe par une excellente maîtrise du pont entre les générations. Celle-ci doit être basée sur l’efficacité d’un système de sécurité sanitaire et d’assurance vieillesse.
L'état sanitaire du Togo et le mode d'organisation de tout le système de sécurité sociale, d'assurance contre les accidents de la vie, la vieillesse et le décès, ne doivent plus représenter des gouffres dans le budget des populations togolaises fort déjà démunies.
Des réformes profondes couplant assurance, couverture universelle et réorientation des objectifs des coopératives d'épargne, feront l'objet d’une large concertation afin de mettre en place une pluralité de solutions adaptées aux revenus et au pouvoir d'achat de chacun.


22. ESPACES D'APPORTS CONSTRUCTIFS

Il n'y a pas de nombre magique pour soutenir le retour de la confiance et de la prospérité partagée au Togo. Aussi, la 22ème recommandation de sortie de crise et celles qui suivront seront celles que les populations et leurs représentants transmettront au Comité de suivi de ces propositions.

Après maints rendez-vous manqués, il est temps pour toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier, de se retrouver pour triompher ensemble de ce qui les oppose et sceller à jamais leur destin. Il est temps de repenser l’équilibre entre le Peuple et ses gouvernants.

Le temps est bien venu, de l’action citoyenne et de la refondation morale, spirituelle, politique et socioéconomique du Togo !


Pour le Collectif pour la Vérité des Urnes


Le Coordinateur National Provisoire Le Coordinateur International Provisoire
Agbéyomé Messan KODJO Dr Yves Ekoué AMAÏZO
Taoufik Ben Brik a été libéré 


L'opposant a été libéré au terme de sa condamnation pour violences dans "un procès politique". Son épouse "n'en sait pas plus" sur les conditions de libération ou de détention.

Taoufik Ben Brik (AFP) Taoufik Ben Brik (AFP)

Le journaliste et opposant tunisien Taoufik Ben Brik a été libéré ce mardi 27 avril vers 6h, après six mois d'emprisonnement, a indiqué son épouse Azza Zarrad à Nouvelobs.com. "Taoufik [Ben Brik] m'a appelé vers 6h me disant qu'il avait été libéré. Il doit arriver ici vers 9h. Je suis très contente", explique-t-elle.

Interrogée sur les conditions de libération, elle affirme "ne rien savoir". De même, concernant les conditions de traitement de l'opposant tunisien, Azza Zarrad "n'en sait pas plus". "On doit discuter quand il arrivera."

Taoufik Ben Brik est atteint du syndrome de Cushing, maladie dégénérative des défenses immunitaires, qui nécessite un suivi régulier. Pendant sa détention, son épouse s'inquiétait : "Mon mari est très affaibli, la semaine dernière, il tenait à peine debout. Il risque de mourir à tout instant".

Ben Brik "a purgé totalement sa peine"

Taoufik Ben Brik a été libéré après six mois d'emprisonnement à l'issue d'une peine pour violence dans un procès qualifié de politique. Un des avocats du journaliste explique à Nouvelobs.com qu'"il est tout à fait normal qu'il soit libéré ce 27 avril, après avoir purgé totalement sa peine".

Auteur d'écrits satiriques ciblant le chef d'Etat tunisien dans les médias français, Taoufik Ben Brik, 49 ans, avait été arrêté le 29 octobre. Accusé d’avoir agressé une automobiliste, il a toujours nié les faits, se disant victime d’une machination. Il a été condamné le 28 novembre 2009 pour "faits de violence, outrage public aux bonnes mœurs et dégradation volontaire des biens d’autrui" à six mois de prison ferme, une condamnation confirmée le 30 janvier en appel.

Ses avocats et Reporters sans frontières (RSF) avaient affirmé qu'il avait été victime d'un "procès politique", "monté de toutes pièces" pour le sanctionner de ses articles virulents contre le président Ben Ali publiés dans la presse française dont Nouvelobs.com.

(Nouvelobs.com)
Club des Amis Facebook Afrique 

http://www.facebook.com/group.php?gid=36887966722

http://fr-fr.facebook.com/

Chaîne du don pour l'Afrique est un réseau social francophone et sans but lucratif destiné à rassembler des personnes proches ou inconnues, en vue d'aider l'Afrique dans tous les domaines en priorité dans les pays francophones et anglophones. A partir de novembre 2008,nous tenterons de rassembler beaucoup d'amis dans ce club social.Le groupe est ouvert à tous et à toutes sans distinction de race et de religion.
Un mot du fondateur du groupe CAFA(Sorel Fofana) : "Je suis convaincu que nous constituerons ensemble le groupe le plus solidaire, humain et convival qui existe sur Facebook, tous réunis pour une même cause et des convictions, aider durablement l'Afrique dans tous les domaines".
Afin de promouvoir la chaine du don pour l'Afrique, pour l'organisation de différents évènements qui se tiendront dans différents lieux (conférence, concerts,invitation, collecte et distribution etc...).Une participation de tous les membres sera la bienvenue pour les différents évènements à venir ainsi que des dons en tours genres utiles à cette solidarité.Les membres seront informés par mail de tous les évènements à venir.Nous esperons former un club d'amis 1000 à 100 000 personnes d'ici fin 2012 pour former une belle chaîne et un bel élan de solidarité pour l'Afrique.Donnons-nous la main pour y arriver, l'Afrique a besoin de nous, disons non à la misère, non à la pauvreté et disons oui à la solidarité pour l'Afrique ensemble.

Nous utilisons Facebook tous les jours pour agrandir notre réseau d'amis, partager nos idées et nos sentiments dans l'agréable.Formons donc ensemble ce Club d'Amis Facebook Afrique, pour rendre l'utile à l'agreable.Ne restons pas passifs face à la misère des peuples, ne restos pas des maillons faibles face aux fléaux de tous genres,devenons des acteurs solidaires grâce à ce nouveau réseau social et ce nouvel outil de communication qu'est facebook pour détruire les clichés habituels de l'afrique, présentés au monde comme un continent représenté par la famine, les fléaux, la misère et la pauvreté en tous genres.
Facebook est le 5ème site le plus visité au monde.Devenons le maillon fort de cette chaine de solidarité pour l'Afrique.Tenons le cap pour l'avenir.

Preambule de la constitution du groupe

Article 1 :
On est tous des êtres humains et nous vivons tous sur terre avec des causes et des convictions.

Article 2 :
Nous rejoignons ce groupe dans l'intime conviction qu'en formant un reseau social par la création de ce club d'amis facebook Afrique, que nous pouvons participer d'une autre manière à aider l'Afrique tant soit peu.

Article 3:
Chaque membre de ce groupe est un maillon fort pour l'afrique.

Article 4 :
Ce groupe est ouvert à toute personne physique, sans distinction de race ou de religion.

Article 5 :
L'appartenance à ce groupe implique le respect des opinions et des libertés individuelles des membres.

Ne restons pas des maillons faibles face à la souffrance des peuples d'Afrique.

Invitez tous vos amis à rejoindre ce groupe et essayons de créer un grande chaîne du don pour aider l'Afrique.

Vous invitez 100 personnes = 100 maillons forts en +
Vous invitez 1000 personnes = 1000 maillons forts en +
Vous invitez 10000 personnes = 10000 maillons forts en +

Inscrivez-vous et cliquez sur (Invitez des amis à rejoindre ce groupe) car cela est important pour défendre notre cause.

Je vous remercie de votre adhésion à ce réseau social.Une nouvelle génération est née.

Sorel Fofana
Fondateur et fédérateur du groupe Club des Amis Facebook Afrique(CAFA)
L'éditeur Robert Laffont est mort 


LEMONDE.FR
19.05.10 | 21h25

L'éditeur Robert Laffont est mort mercredi 19 mai à Paris à l'âge de 93 ans, a annoncé sa belle-fille, la journaliste Alix Girod de l'Ain. Robert Laffont était le dernier grand éditeur à avoir fondé sa maison avant la fin de la seconde guerre mondiale, en 1941.

Considéré comme le "grand-père de l'édition française", il avait édité plus de dix mille titres, dont de très nombreux best-sellers (Exodus, Paris brûle-t-il?), et créé des collections prestigieuses comme "Pavillons" et "Bouquins", avec son complice Guy Schoeller. Mais il a aussi publié deux livres essentiels de la littérature de l'après-guerre: L'Attrape-Cœur, de J.D. Salinger et Le Désert des Tartares, de Dino Buzzati.

Un de ses plus grand succès reste Papillon, d'Henri Charrière, les Mémoires d'un bagnard vendus à plus d'un million d'exemplaires en 1969. Fils d'officier de marine, Robert Laffont, né le 30 novembre 1916 à Marseille (Bouches-du-Rhône), licencié en droit et diplômé de l'Ecole des hautes études commerciales (HEC), commence sans conviction une carrière d'avocat avant de se lancer dans l'édition à 25 ans.

Il fonde sa maison dans sa ville natale, alors en zone libre, et publie Œdipe roi, de Sophocle, son premier titre. Puis son catalogue s'étoffe rapidement avec Gilbert Cesbron, Graham Greene, Henry James, John Le Carré, John Steinbeck, puis Bernard Clavel, Claude Michelet, et les russes Mikhail Boulgakov, et Alexandre Soljenitsyne. Il introduit en France des méthodes inspirées des Etats-Unis, aujourd'hui largement répandues, telles que études de marché, à valoir, lancement de best-sellers.

LONGTEMPS MÉPRISÉ PAR LES INTELLECTUELS

A l'occasion de la publication de ses Mémoires, Une si longue quête, en 2005, il avait reçu "Le Monde des livres". Il défendait alors fermement son choix de publier des livres à grand succès. "Quand j'ai commencé à publier, le mot "best-seller" n'existait pas en France. J'allais souvent à New York. J'en suis revenu avec une collection de best-sellers, justement", expliquait-il alors. "Je crois que j'ai dépoussiéré l'édition parce que j'ai ouvert des voies", affirmait-il en vantant son choix de publier de la littérature populaire à un moment où le monde de l'édition l'ignorait.

Longtemps méprisé par les intellectuels, il dénonça publiquement "la cuisine" des prix littéraires. En 1977, il achète le Quid . En 1986, l'éditeur abandonne la présidence de sa maison, gardant la haute main sur l'éditiorial, puis ne dirigeant plus que sa collection, "Aider la vie". Les éditions Robert Laffont sont absorbées, en 1999, par les Presses de la Cité. En 2004, Robert Laffont prend sa retraite définitive, demeurant néanmoins président d'honneur de sa maison.

Marié quatre fois, Robert Laffont avait cinq enfants : Patrice Laffont (animateur de télévision), Anne Carrière, Isabelle Laffont et Laurent Laffont (tous éditeurs), et Olivier, mort en 1995. Officier de la Légion d'honneur, Robert Laffont avait publié souvenirs et Mémoires : Robert Laffont, éditeur (1974), Léger étonnement avant le saut (1996), Une si longue quête (2005), ainsi qu'un pamphlet, Les Nouveaux Dinosaures (2003).
Le Monde.fr, avec AFP
Appel aux patriotes Congolais 


Pétition Nationale Pour Exiger la Convocation immédiate d’un Forum National sans Exclusive

PAR DANIEL NKOUTA

La position énigmatique de l’opposition

A mon réalisme qui consiste à appeler la population au boycott des élections organisées par SAQQOU NGUESSO, les adversaires de cette position qui n’apportent aucun argumentaire recevable par la censure de l’intelligence, murmurent une formule usagée éprouvée par les faits. J’entends en effet dire ici et là, que la politique de la chaise vide n’offre pas la solution à la question posée.

Cependant, ceux qui s’exténuent à brandir les vertus de la politique de la chaise occupée, s’abstiennent de nous dire ce que cette position nous a apporté à ce jour. On peut en revanche constater à loisir, que lorsque SASSOU NGUESSO a imaginé son fameux dialogue sans exclusive qui excluait d’autres ; ceux qui ont refusé d’entendre l’appel lancé depuis l’exil par certains de nos frères plus lucides qui consistait à refuser de participer à cette mascarade destinée à valider le gangstérisme de SASSOU NGUESSO sur le plan international ont, à cette époque, excipé des vertus de la politique de la chaise occupée. Nous en connaissons les résultats.

Lorsqu’en 20002, Pascal LISSOUBA et Bernard KOLÉLAS, même s’ils étaient mal placés aujourd’hui pour nous donner des leçons de démocratie, ont lancé l’appel au boycott de la fameuse présidentielle qui a validé le putsch de SASSOU NGUESSO de juin 1977, le même argument de la politique de la chaise occupée a été brandi par les opposants véreux. Plus tard, après avoir accompli la mission que leur avait en réalité assignée SASSOU NGUESSO de jouer les opposants fictifs, devant l’auto-élection de SASSOU NGUESSO, ils se sont mis à aboyer dans la presse criant au simulacre électoral. Il en a été de même pendant les pseudos législatifs, cette opposition conventionnelle s’est activée à engourdir la population en présentant la politique de la chaise vide comme la pire des solutions.

Aujourd’hui, nonobstant ce constat d’échec de cette politique de la chaise occupée, ces politicards reviennent avec le même argument usagé, qu’ils ont entendu améliorer avec l’exigence d’une Commission électorale indépendante. Demain, ils reviendront dans les médias donner l’impression d’avoir été dupés, alors qu’en réalité il s’agit d’un arrangement entre eux et le Pouvoir.

En fait, par cette campagne démagogique, ceux qui ont fait de la politique leur profession depuis des décennies, s’emploient à préparer une fois de plus la population à la forfaiture. Cette campagne démagogique leur assure l’entrée au Parlement et avec le traitement que le Gouvernement réserve aux Parlementaires, la situation est trop avantageuse pour ne pas saisir sa chance.

Nous avons vu jusqu’ici des Députés dits de l’opposition se vautrer dans des véhicules 4X4 extorqués à la sueur du contribuable. Alors que le pays manque d’eau potable, que les hôpitaux ou ce qui en reste, véritables mouroirs manquent cruellement de médicaments, que l’école ou ce qui en reste avec ses effectifs pléthoriques donnent l’image du Congo comme un maquis, que le chômage alors que la production pétrolière et son prix ont atteint un niveau qui aurait permis de faire du Congo un petit Paradis ; que l’électricité devient une denrée rare sur toute l’étendue du territoire, que notre réseau routier communal rivalise avec le gruyère en nombre de trous, que l’AVC (Accident Vasculaire Cérébral), conséquence du stress social devient épidémique ; nos fameux Députés dits de l’opposition, tout en stigmatisant la gabegie du Pouvoir, tout en criant au voleur participent à cette dernière en acceptant un traitement dont la Constitution ne porte aucune trace.

Les mêmes Députés s’entourent d’une horde de gardes du corps et d’un encombrant protocole pour se protéger curieusement de leurs électeurs.

Mis à l’abri de nos maux, ils ont tous leurs enfants pour les uns aux Etats-Unis, pour les autres en France, au Maroc, ou en Afrique du Sud, des enfants qui ont terminé leurs études depuis longtemps et qui sont maintenus à l’étranger loin de la misère, avec l’argent du contribuable congolais.

Ils nous demandent à chaque échéance électorale d’aller renouveler leur mandat par lequel ils participent au pillage du patrimoine collectif. Nombreux d’entre eux perçoivent plusieurs pensions auxquelles vient s’ajouter leur rémunération parlementaire. C’est une situation dont le Congo est le seul détenteur. Ils nous demandent d’aller voter pour leur maintien à la mangeoire et pour prolonger notre misère. Quelle audace.

Comme l’écrivait FEUERBACH : "Mais on ne vient pas à bout d’une philosophie en se contentant de la déclarer fausse. Il faut la dépasser". Il ne suffit pas en effet de se prononcer contre la gestion prédatrice du Pouvoir actuel, il faut la dépasser en refusant le mode de vie de cette voyoucratie.

A chaque échéance électorale, le débat tend malheureusement trop souvent à se situer à ce faux niveau de la politique de la chaise vide ou de la chaise occupée, sans que l’on nous dise ce qu’il conviendra de faire par la suite en cas de tricherie par le Pouvoir. L’exemple des deux pseudo-présidentielles nous suffit amplement pour dire halte à la démagogie.

En 2002, alors que la consigne générale fut le boycott, l’opposition à la commande s’est présentée à ce pseudo scrutin. La population ignorant les arrangements entre le Pouvoir et ces opposants de rencontre, y a cru et s’est massivement mobilisée en faveur d’André MILONGO. Des consignes de vote en faveur d’André MILONGO ont été données et intégralement respectées dans la Niari, la Lekoumou, la Bouenza et le Pool y compris essentiellement à Brazzaville et à Pointe-Noire. Toutes les conditions étaient réunies pour que SASSOU NGUESSO soit battu à plates coutures au premier tour.

Hélas ! Une seule timide menace de SASSOU NGUESSO à la Radio qui demandait que cesse toute provocation, a suffi pour que André MILONGO vienne au meeting de Makélékélé renoncé à sa candidature devant une population venue de tous les horizons, et que cette traîtrise venait d’assommer. Le prétexte pris fut que André MILONGO ne voulait pas d’effusion de sang. En 2010, sans la moindre gêne, les mêmes, à l’exclusion d’André MILONGO qui est mort avant, sont revenus pour espérer nous distraire une fois de plus, SASSOU NGUESSO ayant de nouveau triché, comme de coutume, ces opposants factices amuseurs publics, sont venus brandir leur déception.

Je dis à ces apprentis politiciens : "lorsque l’on ne peut pas sauter assez haut pour monter à cheval, il convient d’éviter de sauter trop haut, de peur de se retrouver de l’autre côté du cheval".

On ne peut pas, sans abuser de la confiance de la population, vouloir faire de la politique active en briguant la présidence de la République avec sa morale chrétienne en bandoulière.

Qui veut se faire une omelette doit se résoudre à casser les œufs. A la guerre comme à la guerre. Nous ne devons pas laisser croire que SASSOU NGUESSO aurait le monopole de la violence. Que l’on nous épargne des refrains angéliques. Le moment n’est pas propice à la prière, c’est de la bagarre politique qu’il s’agit et ce ne sera pas avec des chapelets de Chrétiens que nous chasserons SASSOU NGUESSO du Pouvoir.

Le fameux Front de l’opposition dont la quasi-totalité des membres est atteinte de psychasthénie chronique, est un club de talentueux démagogues. Ils excellent dans le mensonge, ce sont des bouffeurs chroniques qui constituent l’opprobre de la classe politique congolaise. Il nous faut psychanalyser le comportement de cette frange de l’opposition qui, dans son tintamarre optatif qui semble à l’évidence suggérer une démarche tout à fait à l’antipode du bon sens, s’emploie à considérer notre population comme du simple bétail électoral.

Au nom de l’intelligence qui conjure les pulsions passionnelles au profit d’un discernement critique, au nom du réel qui refuse de se laisser piéger par les mots, par les idées à priori et par le fétichisme des étiquettes, au nom de l’histoire qui situe le réel humain dans l’ouverture d’un questionnement infini et dévoile toujours l’homme comme plus grand que ce qu’il conçoit de lui-même à une certaine époque de son évolution, au nom enfin de la dialectique qui ouvre la statique close des contraires à la dynamique féconde du dépassement ; il nous faut lutter contre le système établi, contre la clôture dogmatique qui nie l’ouverture, il nous faut sortir des vieux schémas.

J’ai coutume de ne pas faire l’unanimité dans un environnement social inapte à vouloir sortir de vieux schémas usagés. Quand j’ai commis le crime fratricide de révéler que Bernard KOLÉLAS s’était inscrit à la mangeoire à Mpila et qu’il abusait de la naïveté de sa base électorale ; cette déclaration audacieuse a entraîné une déferlante de protestations des inconditionnels de KOLÉLAS qui m’ont traité avec toutes les épithètes les plus abjectes. Mais, lorsque le temps, ce magistrat incorruptible a rendu son verdict, les faits sont là, ces champions de l’insulte toutes catégories, ces chiens de campagne, non seulement ont cessé d’aboyer, mais moins courageux, ils n’ont pas jusqu’ici daigné avouer que j’avais raison. Ils tentent de trouver comme de coutume une justification à cette forfaiture, qui malheureusement pour eux ne vient pas. Peu importe que l’on reconnaisse en chuchotant que j’ai eu raison, les fait sont là ! Les gens du Pool-koongo sont morts pour rien en décembre 1998.

Les adversaires du boycott des élections organisées par SASSOU NGUESSO, me paraissent être sous l’emprise de l’Evangile de Matthieu, dont les Chrétiens pratiquants se souviennent bien :

"Le royaume des cieux est devenu semblable à un homme qui avait semé de l’excellente semence dans son champ. Pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint et sema de la mauvaise herbe par-dessus, au milieu du blé, et s’en alla. Quand la tige germa et produisit du fruit, alors apparut aussi la mauvaise herbe. Les esclaves du maître de maison s’approchèrent donc et lui dirent : Maître, n’as-tu pas semé de l’excellente semence dans ton champ ?

D’où vient donc qu’il s’y trouve de la mauvaise herbe ? Il leur dit : un ennemi, un homme, a fait cela. Ils lui dirent : veux-tu donc que nous sortions la ramasser ? Il dit : Non, pour que vous ne risquiez, en ramassant la mauvaise herbe, de déraciner le blé avec elle. Laissez l’un et l’autre croître ensemble jusqu’à la moisson ; et à l’époque de la moisson je dirai aux moissonneurs : Ramassez d’abord la mauvaise herbe et liez-là en bottes pour la brûler, puis recueillez le blé dans mon magasin" (Matthieu 13, 24 à 30).

C’est à cette patience que nous invitent les adversaires du boycott. Tout ceci est certes merveilleux ; le seul ennui cependant c’est que nous n’avons pas tous la fibre chrétienne. Dans ces conditions, il convient que nous nous contentions de la formule si belle dans sa simplicité du Chancelier d’AGUESSEAU : "Il faut traiter les affaires humaines humainement". Or, la politique est une affaire humaine qui doit donc être traitée humainement. Epargnons le Christ de nos faiblesses humaines, il a déjà fort à faire en ces jours avec la désertification de l’Eglise.

Inciter la population à participer aux élections sous SASSOU NGUESSO, me semble être une consécration philosophique du despotisme de SASSOU NGUESSO. Les Congolais doivent cesser de rêver pour regarder la réalité en face. SASSOU NGUESSO et son entourage, avec la complaisance de l’opposition actuelle s’emploie à une politique non seulement destructrice mais déstructurante du pays. S’il doit demeurer au Pouvoir encore deux ans, les dégâts qu’il aura causés seront tels, que le pays ne s’en relèvera jamais.

Que l’on se souvienne ; avant l’avènement de la bande à SASSOU NGUESSO, la démarche philosophique qui fondait la République fut assez proche de ce que l’on peut retrouver dans le Livre VII de la République et dans le texte du Banquet de Platon, pour ceux qui ont eu la chance de lire ce grand penseur à la place de Marx. Il s’agissait d’apprendre à se connaître selon la méthode socratique pour s’élever moralement par la pratique de la vertu et de la connaissance.

Aujourd’hui, la culture de la médiocrité qui nous est imposée depuis quatre décennies par les Nordistes, a ravalé le Congo, jadis le pays le plus scolarisé d’Afrique, au dernier rang. Comme le disait Epicure : il s’agit de profiter des plaisirs du monde, trouvant son propre équilibre dans le respect de sa nature et du milieu dans lequel nous vivons. Voilà la discipline sociale que nous suggèrent les opposants recroquevillés au sein du fameux Front hétéroclite.

Avec un régime dans lequel on lit très clairement le fossé profond qui sépare les proclamations constitutionnelles et la réalité quotidienne, je peine à comprendre que l’on s’active encore à vouloir appeler la population à participer à des législatives, pour élire des faiseurs d’autres textes qui finiront dans les mêmes conditions. On nous parle de multipartisme pendant que la triste réalité est l’encombrement du pays par des petits Partis simples réalités appendiculaires du Part au pouvoir.

QUE FAIRE ?

"Que celui qui veut vivre combatte donc ! Celui qui se refuse à lutter dans ce monde où la loi est une lutte incessante ne mérite pas de vivre". (Adolf HITLER Mein Kampf)

Ce qui va suivre est mon approche. On la qualifiera comme de coutume d’excessive. J’en ai l’habitude. On dira que je suis tribaliste ; c’est la seule qualité que je revendique ostensiblement et donc avec fierté. J’ai la certitude que cette approche a les suffrages de la réalité ; c’est l’essentiel. Je n’ai nullement la prétention de détenir la vérité, je revendique une seconde qualité intellectuelle : l’aptitude à regarder les choses comme elles sont. L’histoire m’acquittera.

Il faut que les Congolaises et Congolais se débarrassent de cette attitude schizophrénique autrement dit la perte de contact avec la réalité, c’est la pire maladie qui puisse frapper un peuple. Je voudrais par mon appel conjurer immédiatement ce risque.

L’opposition actuelle réunie au sein du Front dont je dénonce le discours du suicide collectif de notre population, refusant de lire les faits et passant à côté de la vraie solution, propose, par un involontaire lapsus lacanien la résignation devant un régime despotique qui a entrepris de mortifier notre population et s’active rapidement à mettre en place les mécanismes d’une mort légale de la démocratie.

La loi sur les Partis, un ramassis de dispositions liberticides participent de cette politique démocraticide.

Alors que les conditions de naissance et de décès d’un Parti sont exclusivement prescrites par les Statuts, voilà que l’on fait prendre des Ordonnances qui tuent les Partis politiques, par des Magistrats aux ordres de l’Exécutif. On prend prétexte de la querelle qui divise les membres de l’UPADS pour interdire toute activité de ce Parti, l’une des rares formations politiques de notre pays à avoir une existence légale pour avoir tenu son Congrès constitutif, tout en laissant faire le bordel qui régit actuellement le PCT. C’est ce que l’on pouvait appeler de l’ibovisme judiciaire.

Tout en reconnaissant l’existence de l’opposition dans les textes, le régime de SASSOU NGUESSO multiplie les obstacles à l’expression de cette même opposition. Les réunions publiques des Partis de l’opposition sont proscrites. On utilise le Parlement sous oukases pour museler légalement l’existence des Partis de l’opposition. La récente loi sur les Partis participe de cette politique.

Mais ‘’le délit d’opposition’’ n’est pas le seul que consacre le dictateur de l’Alima. Par des machinations de corruption, les Centrales syndicales, sans mandat de leurs bases concluent avec le Pouvoir des accords qui musellent la revendication sociale. Pour les marxistes reconvertis au pluralisme, il faut simplement constater que la "démocratie" est un concept subversif, provocateur.

Je fais remarquer que l’argent, en politique, ne tire sa puissance que de la faiblesse des caractères. Il est certain que si l’on trouvait chez la plupart des citoyens des convictions assez profondes, des caractères assez énergiques pour repousser avec dédain des promesses engageantes ou des offres corruptrices, si le mépris des biens mal acquis allait de pair avec l’énergie des consciences ; nous n’aurions pas à craindre qu’un électeur vendit son suffrage ou qu’un élu laissât acheter son vote.

Hélas, le temps n’est plus, où le Congolais n’était estimé que pour ses vertus. La grandeur morale de l’homme n’est plus dans notre pays sa seule mesure. Ainsi, depuis que la démocratie dite populaire par antiphrase, importée de Moscou a érigé chez nous la possibilité pour la minorité de gouverner la majorité ; depuis un certain juillet 1969, année maudite qui vit la médiocrité prendre d’assaut la République, qu’un groupe de sauvages qui ne découvrirent le Pouvoir central qu’avec la pénétration coloniale ne tenaient leur pouvoir que de la peur qu’ils inspiraient autour d’eux ; ne pouvant plus aujourd’hui avec le nouvel environnement international régner par la terreur en torturant les consciences des opposants quand ils ne pouvaient les tuer, dans le nouveau concept démocratique qu’ils ont façonné avec notre complaisance à tous ; l’élu achète et l’électeur vend.

Désormais, la légitimité c’est de revendiquer comme un droit le pouvoir que l’on a acquis par la force et la violence.

De plus en plus, les Congolais, mal au courant de la nature réelle de ceux qui nous gouvernent, soutiennent avec quelque apparence de vérité, que le Gouvernement actuel de SASSOU NGUESSO ne serait pas la meilleure forme convenable pour la République. Ce qu’ils oublient, c’est que la meilleure forme de Gouvernement pour un peuple, est celle qui s’adapte le mieux à son caractère.

Pour une communauté issue d’une culture dans laquelle la kleptomanie est une vertu, l’assassinat l’expression du courage ; il serait illusoire d’espérer faire accepter que la meilleure forme de Gouvernement est celle qui se donne comme mission d’assurer à un peuple la plus grande somme de bonheur possible.

Mon approche souvent réputée excessive, n’a certainement pas l’assentiment de la majorité de l’opposition qui a choisi le compromis avec le diable. Cela, que l’on se rassure ne me dispense nullement de mon droit à la dissidence quand j’estime que la dignité de l’homme l’exige et que la majorité se trompe sûrement. Il s’agit là d’un devoir moral et il y a des valeurs éthiques que l’homme doit mettre au-dessus de sa propre vie.

J’estime que le devoir d’insurrection contre la tyrannie, la nécessité morale de sauver l’honneur de l’homme, de préserver la nation vraie, sont des impératifs moraux qui font le dissident et sa grandeur. Ici je remercie l’histoire de voler à mon secours.

En effet, en 1940, le Général Charles de GAULLE fut un dissident au moment où le peuple français était majoritairement au côté du Maréchal Pétain. Il a fallu une dose certaine de courage à de GAULLE à ce moment-là pour rompre ainsi, au nom de l’honneur et de la morale avec les Français, sa caste, l’Armée et proclamer que la défaite militaire ne dispensait pas la France de continuer à combattre. L’avenir lui donna raison.

J’ai la conviction trop profonde sur l’erreur volontaire de l’orientation suggérée par le fameux Front constitué essentiellement par des rebuts sociaux qui ont les mains tout aussi entachées que celles de SASSOU NGUESSO, pour me laisser bercer par les refrains angéliques lancés par ces démagogues, réunis au sein d’un Front dont le nanisme de l’engagement à vouloir parvenir au résultat évoqué, conduit à douter de la pertinence de leur sincérité.

Il nous faut, telle est ma certitude, nous "dissider", que l’on me permette le néologisme, pour vaincre le régime prédateur de SASSOU NGUESSO dans le cadre du Droit et avec l’intelligence de la situation du moment.

Ceux qui diffusent un autre discours nous trompent quand ils ne se trompent pas volontairement, conscients qu’ils sont d’avoir en commun les crimes avec le Pouvoir actuel. Ces communistes d’hier, devenus par antiphrase des démocrates, usent d’un discours qui est un hommage du vice à la vertu. Il nous faut, par un discours sincère et réaliste parvenir à vacciner notre population contre la lâcheté.

Je crois avec raison, que devant cette opposition gravement compromise qui use d’un discours inadapté aux circonstances ; nous devons, comme le prisonnier de la caverne, apprendre à distinguer l’apparence de la réalité, les ombres de la lumière pour un sursaut salutaire. Plutôt que de s’enfermer dans ce psittacisme doctrinaire infusé par une classe politique dégénérée qui, à chaque étape de notre histoire politique ramène le débat aux escarmouches des stéréotypes de quelque catéchisme, fait d’endoctrinement faisant l’économie d’une recherche intelligente de la véritable solution à nos problèmes; il nous faut nous armer de courage pour lutter contre nos trop commodes certitudes, qui donnent à croire que seule cette vieille classe politique, pourtant responsable de nos misères, constitue notre espoir. On ne construit pas du neuf avec du vieux.

Il nous faut absolument rompre avec cette philosophie du compromis et de l’absolution systématique de nos bourreaux.

Il nous faut nous décider à envisager la politique autrement, avec une conception réaliste telle qu’elle devrait être perçue sans lubies idéalistes préconçues, qui doivent être impitoyablement sacrifiées parce qu’impossible à concilier avec les faits considérés dans leurs propres rapports et non dans les rapports fantastiques. Et, je le crois, la politique vraie ne se conçoit pas autrement que de cette façon. Tous ces problèmes qui minent actuellement notre société et qui paralysent ses chances de développement, doivent faire l’objet d’un examen minutieux pour des solutions pérennes.

Voici ce que SASSOU NGUESSO écrit lui-même à la page17 de son ouvrage suscité :

"Quel homme admettrait de voir son pays plongé dans le désordre et la ruine ? Quel homme tolérerait de voir les siens souffrir de conditions de vie de plus en plus précaires, privés des droits démocratiques les plus élémentaires ? Quel homme supporterait de voir détruit en quatre ans, parfois irrémédiablement, ce qu’il a patiemment édifié avec l’aide de tout son peuple. Aucun homme digne de ce nom.

Mon pays est beau, il regorge de ressources, il est peuplé d’hommes et de femmes pleins de talents, d’énergie et de sagesse et, pourtant, on y vit dans la peur des milices et de l’arbitraire… "

Mon Dieu, si les belles paroles pouvaient écorcher la langue !

Le moment me semble venu de poser les mêmes questions à son auteur, je le crois.

Je suggère, qu’à la place de l’exigence d’une Commission électorale indépendante, nous produisons à SASSOU NGUESSO une pétition nationale exigeant la convocation immédiate d’un Forum véritablement sans exclusive.

Il faut donc que tous les exilés soient de retour au pays pour participer à cette grande réunion à l’issue de laquelle sera mise en place, une période de transition dont la direction sera confiée à un homme fiable pour ne pas rééditer la faute de 1991. Car en effet, des 21 Actes de la Conférence Nationale Souveraine tels que publiés au Journal Officiel dans une Edition spéciale de Juin 1991, le Gouvernement d’André MILONGO n’a pu en exécuter la moitié.

La seule solution qui contribuera à changer la situation du pays pour un avenir meilleur sans qu’il soit demandé à notre population un autre impôt de sang, est la convocation dans un avenir immédiat, d’un second Forum National à l’instar de la Conférence Nationale Souveraine, à l’occasion duquel seront faits les Etats Généraux du pays.

Nous devons absolument aujourd’hui et maintenant exiger du Gouvernement de SASSOU NGUESSO, la convocation de ce FORUM avant la fin de l’année, autrement dit avant décembre 2010.

Rejetons sans condition aucune la formule du Gouvernement dit d’union nationale qui pourrait être proposée en échange et qui consacrera un moment de répit pour SASSOU NGUESSO.

Que toutes les Forces démocratiques de l’intérieur comme de l’extérieur se retrouvent dès maintenant pour la rédaction d’une pétition exprimant cette exigence. A l’occasion dudit forum, il ne sera plus question de faire le bilan de la politique de SASSOU NGUESSO et son clan ; il est connu : c’est le chaos !

Le seul point qui sera examiné à ce forum, c’est l’exigence de la proclamation de l’AUTONOMIE DES REGIONS. Il faudra à cette occasion sceller le pacte de l’Union Sacrée du CFCO, autrement dit, l’alliance entre les cinq régions du Sud : KOUILOU, NIARI, LEKOUMOU, BOUENZA et POOL-KOONGO qui exclue NGABE.

Je m’attends d’ores et déjà à une seule critique, qui consiste à clamer le caractère dangereux de mon approche pour l’unité nationale. Mais, de quelle nation parlons-nous, Seigneur?

Allons-nous attendre sans réagir que SASSOU NGUESSO et son clan aient exterminé toutes les richesses du pays ?

On me dira je suis tribaliste, mais oui je le sais et fier de l’être, car pourquoi voudrait-on que j’eus honte là où le Chef de l’Etat n’en ressent aucune ? Je suis peut-être tribaliste, mais ce qui me réconforte, c’est que personne ne se lèvera pour dire avec la force des arguments que mon approche est fausse. Le débat est ouvert !

"Aimez donc la raison ; que toujours vos écrits empruntent d’elle seule et leur lustre et leur prix"

(Boileau)

A MONSIEUR SASSOU-NGUESSO :

"Pendant plus de deux décennies, vous avez affirmé votre attachement aux principes du marxisme léninisme, au nom et pour la défense desquels vous avez confisqué nos libertés, mutilé de nombreuses carrières, tué de nombreuses vies humaines. Vous avez menti ! Ni vous-même ni tous ceux de votre clan politique n’ont jamais en réalité cru au marxisme, à la dictature du prolétariat.

Au sortir de la Conférence Nationale Souveraine, vous avez donné à croire que vous étiez désormais un démocrate. Ici aussi vous avez menti. Vous n’avez jamais été ni marxiste, ni démocrate.

Revenu au pouvoir par notre faute à tous, vous avez montré que vous disposiez de toute la panoplie du despote : mensonge, démagogie, kleptomanie, félonie, cruauté, tribalisme, manque de compassion, bellicosité. Après avoir longtemps clamé : A BAS L’IMPERIALISME INTERNATIONAL ET SES VALETS LOCAUX !

Sans la moindre gêne, vous venez de célébrer à Paris même, le 14 juillet, Fête nationale d’un des pays impérialistes. Le Pool-koongo, berceau des valets locaux de l’impérialisme a bien rit.

Les Congolais cependant vous reconnaissent deux mérites : celui d’avoir transformé le Congo en pays le plus endetté au monde par tête d’habitant, puis celui d’avoir transformé notre pays en un gigantesque Etat policier.

A l’occasion du fameux cinquantenaire de notre autonomie appelée par antiphrase : INDEPENDANCE, par des dépenses démesurées, le pouvoir vient de regonfler la dette extérieure du pays pour la ramener au niveau où elle se trouvait avant l’accès au PPTE. Et les Congolais, dans l’inconscience qui les caractérise, sont allés nombreux applaudir leurs malheurs. Voilà la République que vous nous offrez"

Là où il se trouve, Pascal LISSOUBA doit ricaner et dire : "vous avez applaudi à mon départ, et bien, les changements même les plus souhaités ont leur mélancolie".

Chers parents des régions méridionales : Ne vous trompez surtout pas, en espérant une protestation de la part de l’Union Africaine et autres organisations étrangères, lorsque SASSOU NGUESSO décidera de rendre public sa volonté de réviser sa Constitution qu’il nous a imposée.

La réalité est que dans les pays comme le Niger où cela a eu lieu, c’est parce que la FrançAfrique l’a voulu. La France de SARKOZY soutiendra cette aventure de SASSOU NGUESSO, car il est le seul capable de préserver intacts les intérêts français dans notre pays.

Bernard KOLELAS mort, André MILONGO mort, Thysthère TCHICAYA mort, Pascal LISSOUBA invalide, SASSOU NGUESSO pourra alors réviser sa Constitution en levant le verrou de la limite d’âge. Déjà les organes de presse griots du pouvoir prépare l’opinion à cette aventure.

Que SASSOU NGUESSO révise donc sa Constitution, pourvu que soit adoptée l’autonomie et non la décentralisation des régions.

REVEILLONS-NOUS !

Nous Sommes le Congo !
Cessons d'Avoir Peur !
Pour un Etat de Droit au Congo !
"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"
Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !
http://mampouya.over-blog.com/
La France règne en maître sur le marché des manuels scolaires 


La France règne en maître sur le marché des manuels scolaires en Afrique francophone

Brigitte PERUCCA

Les ancêtres des élèves africains ne sont plus les Gaulois depuis belle lurette mais la France conserve la haute main sur l'édition des manuels scolaires de la partie francophone du continent noir. En vertu d'un partage linguistique hérité de la colonisation, Hachette International (filiale du groupe Lagardère par ailleurs actionnaire du groupe Le Monde et du Monde Intéractif) y règne en maître, occupe 85% des parts de marché de l'édition scolaire en Afrique subsaharienne francophone via les deux marques Edicef (Editions Classiques d'Expression Française) et Hatier International.

Bon connaisseur des manuels en cours dans les écoles africaines, le directeur international d'Hachette International, Jean-Michel OLLÉ, observe que l'histoire enseignée s'inscrit largement dans les "sous-régions" (Afrique de l'Ouest, de l'Est, etc.) donnant peu de place aux histoires nationales. En revanche, chaque livre scolaire se doit de refléter une réalité la plus locale possible (à travers les photos du pays, les prénoms qui y sont le plus usités, etc.). Chaque pays ou presque ayant opté pour un découpage différent au collège (en 3, 4 ou 5 ans), l'heure de la mise en commun entre les pays n'est pas pour demain.

Réaliser un bon manuel scolaire relève en partie de la gageure. D'abord à cause de la difficulté à trouver des auteurs. "Pour être un bon auteur de livres scolaires, il faut avoir de la fantaisie, de l'imagination et donc disposer d'une certaine liberté, ce qui est loin d'être toujours le cas en Afrique", explique Jean-Michel OLLÉ.

L'absence de démocratie au bout du compte, très souvent assortie d'une main mise dirigiste et bureaucratique sur la pédagogie et/ou les programmes, le manque de formation et le faible niveau des enseignants créent un environnement particulièrement peu propice à la créativité.

UNE DÉPENDANCE VIS-À-VIS DES BAILLEURS DE FONDS

Les contenus mis à part, l'édition des manuels scolaires échappent pour une très grande part aux pays africains qui, dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres, sont soumis au bon vouloir et au rythme imposé par les bailleurs de fonds.

Pauvres, les pays africains n'ont pas les moyens de commander des manuels. Hormis de rares pays, comme le Cameroun et la Côte d'Ivoire où l'achat des manuels repose sur les familles, l'édition des livres scolaires dépendent quasi totalement de la Banque mondiale le plus souvent, de la Banque africaine de développement parfois, ou des aides bilatérales de temps à autre.

Au mieux, les élèves africains disposent d'un manuel "pour trois ou cinq élèves", estime Patrick Dubs, directeur général d'Hachette International, "les renouvellements étant peu courants". Peu de pays possèdent un outil industriel suffisamment performant et 80% des livres sont imprimés hors du continent.

Bien qu'occupant une position archi-dominante, Hachette subit une concurrence que l'éditeur juge déloyale. "Les appels d'offre - une douzaine par an - se font de plus en plus rares", explique M. DUBS qui se plaint, de surcroît, du fait que la Banque mondiale suscite des candidatures parmi les imprimeurs locaux. Souhaitant voir se développer un marché "national" du manuel scolaire, ses experts incitent en effet l'industrie locale du livre à se lancer… Sans égard pour la qualité des contenus, déplore l'éditeur. Mais "plus horrible" encore s'avère "le piratage" d'éditeurs locaux. "Je préférerais avoir de vrais concurrents", pointe M. DUBS.

Les AFRICAINS VEULENT TRANSMETTRE LEUR HISTOIRE

Décoloniser l'histoire : tel était le sens et l'ambition des auteurs de l'Histoire générale de l'Afrique, un vaste projet lancé en 1964 par l'Unesco au lendemain des indépendances, "pour remédier à l'ignorance généralisée sur le passé de ce continent et rompre avec les préjugés raciaux". Ce grand œuvre, dont le fil conducteur était de "considérer l'Afrique comme un tout", a été orchestré, entre autres, par l'historien sénégalais, Cheikh ANTA DIOP, ou l'ethnologue malien, Amadou HAMPÂTÉ BA, a mis plus de trente ans à se concrétiser.

Toutes les questions délicates, dont certaines sont encore débattues aujourd'hui, comme l'origine africaine de la civilisation égyptienne ou la traite négrière, ont été posées pour parvenir à un relatif consensus entre les africanistes.

Le chantier, auquel plus de 350 historiens (dont 80 % d'Africains) ont participé, a abouti à la publication, de 1980 à 1999, de huit volumes, allant de la Méthodologie et préhistoire africaine à L'Afrique depuis 1935. Traduits en sept ou huit langues, certains d'entre eux ont été publiés en version abrégée, souvent traduits en kiswahili, la plus courante des langues africaines mais aussi en hawsa et en peul, pour les mettre à la portée des enseignants africains.

Sur les étagères

Sans succès. Le panafricanisme militant ayant cédé la place aux nationalismes de choc, ce travail de titan est resté dans les mémoires et sur les étagères des ministères. Et rien ou presque n'a été fait pour transcrire ces travaux dans les programmes scolaires des pays. C'est à cette tâche monumentale que veut s'atteler l'Unesco : concevoir une "utilisation pédagogique" de l'Histoire générale de l'Afrique.

Le coup d'envoi de l'initiative a été donné en mars 2009, après que l'Unesco s'est assuré du soutien politique de l'Union africaine et de celui, financier, de la Libye, qui s'est engagée à consacrer 1,66 million d'euros à l'opération.

Les travaux pratiques ont commencé, jeudi 10 juin, à Tripoli (Libye), avec une première conférence qui réunira, pendant une semaine, historiens, pédagogues, représentants des ministères de l'éducation, sous l'égide d'un comité scientifique d'une dizaine de membres dont les professeurs ELIKIA M'BOKOLO (République démocratique du Congo) et SHAMIL JEPPIE (Afrique du Sud).

Objectif : élaborer, d'ici à 2012, des programmes pour le primaire et le secondaire, qui intègrent cette histoire panafricaine si peu enseignée dans les établissements.

En amont de la conférence, un questionnaire a été envoyé aux pays pour faire "l'état des lieux" de l'enseignement de l'histoire. Un premier exploit : 44 sur 53 pays de l'Union africaine ont répondu.

Un seul indique avoir utilisé l'Histoire générale de l'Afrique dans ses programmes : l'Afrique du Sud qui, après la suppression de l'apartheid, a éprouvé le besoin de reconsidérer cet enseignement stratégique à des fins de réconciliation nationale
Togo : le pouvoir et la désinformation. 

Après que Faure GNASSINGBE ait été intronisé le 3 mai, sans légitimation du peuple togolais, à l’issue d’un scrutin entaché de graves irrégularités, fondant son invalidation, sa légitimité politique reste aussi ténue en 2010 qu’en 2005. De surcroît, elle est contestée par un nombre toujours plus important de filles et de fils du Togo tout entier !

Le voilà aujourd’hui bien embarrassé, pour former un gouvernement, dans la mesure où celui-ci, quelque soit l’origine et la qualité des participants n’aura pas la légitimité du suffrage universel, tout comme ceux qui se sont succédés durant les cinq dernières années. A moins que la volonté de bonne gouvernance et de changement du Peuple togolais soit entendue !

Faure Gnassingbé se trouverait dans une impasse qui l’obligerait à gouverner seul, si les partis politiques composant le FRAC (Front Républicain pour l’Alternance et le Changement), OBUTS (Organisation pour Bâtir Un Togo Solidaire), le CAR (Comité d’Action pour le Renouveau) et bien d’autres, les mouvements citoyens et associations défendant les droits humains au Togo ne parviennent pas à un véritable consensus politique salutaire pour le Peuple togolais.

La nomination trois jours après sa démission, de Gilbert Fossoun HOUNGBO comme nouveau Premier Ministre, sans avoir présenté au Peuple togolais une feuille de route précise, illustre bien la situation de crise politique que nous ne cessons de dénoncer et l’impasse politique dans laquelle se trouve le pouvoir sortant.

Quel que soient l’origine et la qualité des potentiels participants à ce qu’il appelle « équipe de grande compétence et de large ouverture », celui-ci souffrira d’un manque de confiance chronique, conséquence directe du système de falsification du suffrage universel, auquel Faure Gnassingbé a recouru lors du dernier scrutin présidentiel. Cette panne d’inspiration le contraignant à faire du neuf avec du « vieux », ouvre la porte à l’improvisation et ne présage rien de bon pour la situation personnelle de millions de nos compatriotes.

Cette démarche montre qu’il ne se soucie guère de la situation de précarité du Peuple togolais !

Après avoir déjà sacrifié beaucoup de candidats au poste ministériel sur l’autel de la soumission à un système présidentiel autocratique, Faure GNASSINGBE et le RPT savent bien aujourd’hui que le réservoir des prétendants se réduit comme une peau de chagrin ; et que les bonnes compétences ne souhaitent plus briser leur carrière en s’associant à ce régime, même pour pouvoir faire bonne figure demain.

Mais il s’agit bien pour Faure GNASSINGBE de faire bonne figure, à l’égard du Peuple d’abord, puis d’une certaine Communauté internationale, adepte de l’amnésie et du silence, pourvu que ses intérêts ne soient pas mis en cause.

Tout le système RPT et une partie non républicaine de l’armée s’agitent beaucoup aujourd’hui, pour tenter de semer la division et la zizanie dans les rangs des partis de l’opposition qui représentent aujourd’hui les forces de l’alternance. Ces derniers ayant engagé une lutte de longue haleine pour la vérité des urnes et des comptes publics, dans l’unité d’action et sans violence.

Paradoxalement, en recourant à la force avec les moyens de l’Etat et en s’appuyant sur des réseaux anti-démocratiques, le Pouvoir togolais a unilatéralement « décrété » que tous les coups sont permis. Ce faisant, la Nomenklatura et ses affidés montrent à suffisance qu’ils ne s’embarrassent guère de principes démocratiques et encore moins éthiques, dans l’exercice de leur gouvernance dont les résultats sont en train de d’amener le Togo au rang des Etats défaillants en attendant celui d’un Etat voyou.

Ce vendredi 7 mai, par une action concertée officialisée sur le site officiel de la République togolaise, republicoftogo.com -devenu au fil du temps un organe de communication propagandiste annexé par le RPT et non un espace d’information reflétant le pluralisme de la République- certains médias de la sous-région, sous influence d’un « nègre blanc » très proche du cercle présidentiel, ont tenté de faire croire, bien malhabilement à un ralliement de l’opposition derrière Faure Gnassingbé. Il s’agit d’une manipulation !

C’est ainsi, que le journal ivoirien NUIT et JOUR, sous la signature du journaliste Michel ZIKI, indique : « Selon une source proche du palais présidentiel togolais, Akoto YAO, lors de cette mission aurait rencontré à trois reprises, le président Faure Gnassingbé. Mais, bien avant, il s’est entretenu avec la coalition des partis d’opposition dirigée par KODJO Agbeyomé, ex-Premier ministre d’Etienne Gnassingbé Eyadema. A sa sortie des deux audiences, l’ancien collaborateur de Bédié n’a pas jugé utile de s’adresser à la presse togolaise. Cependant, certaines indiscrétions font état de ce que Pablo a longuement débattu des questions brulantes de l’actualité sociopolitique togolaise avec le président Faure et son opposition »... « Egalement, il a demandé à KODJO Agbeyomé et à ses partisans d’accepter d’entrer dans le nouveau gouvernement »...

On notera que Michel ZIKI ne fait pas état d’une conversation et encore moins d’une interview de M. Akoto YAO, mais de certaines « indiscrétions ». Mais ces indiscrétions proviendraient de qui ? Rien ne permet actuellement de ne pas croire que tout ce remue-ménage ne proviendrait pas de ceux, au Togo, qui cherchent, par tous les moyens souvent maladroits, à gâcher la réputation de ceux qui promeuvent la vérité des urnes ?

Puis il poursuit toujours aussi péremptoirement : « Cette démarche d’Akoto YAO aurait été vivement saluée par les deux parties. Au point où les opposants auraient, somme toute, décidé d’agir dans le sens qu’il a souhaité. Ainsi, il ne serait pas étonnant que les tous prochains jours, la coalition de l’opposition togolaise fasse une déclaration publique pour reconnaître officiellement la victoire du président Essozimna GNASSINGBE. Et que, consécutivement à cela, elle accepte d’entrer dans le nouveau gouvernement ».

Décidément ces propos dithyrambiques frisent le délire verbal, surtout quand il écrit à propos de cet émissaire, membre de la délégation du Président Laurent GBAGBO ayant pris part le 3 mai dernier à l’investiture de Faure GNASSINGBE : « Quand un médiateur ivoirien sauve le Togo » !

Mais nous voyons tout de suite plus clair sur le but poursuivi, lorsque Michel ZIKI, rapporte aussitôt après : ...« C’est donc, au vu de ce travail d’hercule abattu par l’ex-député de Sakassou que le président togolais a mis son avion spécial à la disposition du médiateur ivoirien »...

Cet article, fut aussitôt relayé le même jour, vendredi 7 mai, par le site officiel togolais « republicoftogo.com », sans doute par le plus grand des hasards, sous le titre « Akoto Yao, sauveur du Togo ? », ar un entrefilet de onze lignes qui fait observer : ...« Pour étayer ses affirmations, Nuit et Jour cite une mystérieuse « source proche du palais présidentiel togolais ». Connaissant le peu de rigueur de la presse ivoirienne et sa propension à publier rumeurs et fausses informations, l’article incite à la plus grande prudence »... Soyons prudents, mais en attendant le mal est fait et la calomnie et le mensonge sont distillés !

Compte tenu de son style fort connu, il y a de moins en moins de doute sur l’auteur « blanchement togolais », et il y a fort à parier que c’est la même plume qui a inspiré les deux articles. Ce communiqué est donc un démenti formel aux prétendues annonces, complètement farfelues, d’un « envoyé spécial », qui semble avoir répondu à des motivations bassement matérielles, qu’ont pu lui fournir les commanditaires de cette opération « d’apprenti médiateur ».

Comme point d’orgue à cette entreprise dont on devine bien la finalité, Agbéyomé KODJO, président d’OBUTS a reçu deux courriers officiels datés ce même vendredi 7 mai.

L’un émane du nouveau premier Ministre Fossoun HOUNGBO, nommé le jour même, qui indique : « Le Chef de l’Etat, fidèle à sa politique de main tendue, m’a donc demandé de former une équipe de grande compétence et de large ouverture. Dans ce sens, je serai heureux de pouvoir échanger avec votre parti sur les différentes questions liées à la formation du gouvernement le lundi 10 mai 2010 à la Primature ».

L’autre est adressé par la vice-présidente de la Commission Vérité Justice Réconciliation qui précise : « C’est avec une attention particulière que la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) suit l’évolution de la situation socio-politique de notre pays depuis le début du processus électoral. Cette situation, telle qu’elle se présente aujourd’hui, ne peut laisser personne indifférent », et « convie à une rencontre avec le Bureau de la CVJR, le mercredi, 12 mai 2010 ».

Tout le monde peut aujourd’hui observer, après les dénigrements et moqueries systématiques dont il a fait l’objet depuis le 4 mars, dans les pages du site officiel de la République togolaise republicoftogo.com, la sollicitude subite, dont a fait l’objet ce vendredi 7 mai, le Président d’OBUTS et Coordinateur provisoire du CVU, Agbéyomé KODJO, ne relève pas de la simple coïncidence.

Quoiqu’il en soit, Faure GNASSINGBE, peut user de tous les stratagèmes, il aura beaucoup de difficultés pour rallier des acteurs de plus en plus déterminés à défendre la vérité des urnes, à une démarche politique caractérisée par l’improvisation, qui depuis cinq ans n’à fait qu’aggraver le malheur des togolais.

Nous continuons à lutter pour la vérité des urnes et des comptes publics et le Peuple togolais qui opte pour la vérité des urnes aura l’occasion de manifester pacifiquement dans les villes de son choix.

Il s’agit de dire haut et fort, aux côtés de milliers de filles et de fils du Togo tout entier, qu’il existe des dirigeants togolais, consciencieux, qui sont résolus à défendre l’intérêt supérieur de la Mère Patrie. Il y a lieu d’abord de reconnaître l’invalidation du scrutin du 4 mars 2010, ce qui ouvrira la voie à des négociations pour la formulation d’une feuille de route qui sera suivie par la mise en place d’un gouvernement de transition qui aura une obligation de mission vis-à-vis du Peuple togolais.

Nous réitérons, notre position claire et qui ne souffre aucune ambigüité : la seule offre politique réaliste pour sortir le Togo de la crise politique dans laquelle l’ont conduit Faure GNASSINGBE et le RPT, est un Gouvernement de Transition à terme et mandat précis, auquel sont partie prenante tous le partis ayant participé au scrutin du 4 mars 2010. Il s’agit bien de l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle dans la plus grande transparence.

Ce n’est donc certainement pas avec nous que Faure GNASSINGBE pourra former un gouvernement de « vraie-fausse » union nationale, s’il ne prend à l’égard du Peuple togolais et de ses représentants, des décisions seules susceptibles de sortir le Togo de la crise politique qui l’affecte aujourd’hui !

Nous sommes résolument pour une saine concertation entre les parties prenantes de la crise politique actuelle que connaît notre pays. Mais pas à n’importe quel prix, si ce n’est seulement celui où l’intérêt supérieur de notre Peuple préside à toute action politique !

Le salut du Togo ne sera possible que quand tous ensemble, nous saurons mettre en place le réseau de la confiance du futur et de la reconnaissance de l’histoire articulée à la vérité des urnes et à la vérité des comptes !

En avant la Résistance citoyenne, et que Dieu nous illumine davantage pour que vive la République !

Lomé, le 8 mai 2010

Le coordinateur Provisoire

Agbéyomé Kodjo

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