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Editoriaux

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Et si l’Algérie basculait aussi ?
 Algériel'opposition bloquée par la police ne baisse pas la gard
 Les événements en Egypte ce vendredi : Moubarak a démissionné,
 Un samedi crucial pour l’avenir des Algériens
 Medgaz, Desertec et nucléaire civil
 Tunisie: arrestation d'un groupe armé dans le nord-ouest
 Tunisie: une femme s'immole par le feu à Monastir
 Voyages en Tunisie et en Egypte:
 L’armée française s’apprête à entrer en scène depuis le Burkina
 Egypte : l'armée va adresser «un important communiqué» au peupl
 Egypte : l'évolution heure par heure
 Egypte: attentat devant une église à Alexandrie, plusieurs morts
 Egypte : nouveaux affrontements au Caire
 Concours International « Génies en Herbe OHADA » 2011
 Appel en faveur de Radarh
 Tromperie du Ministre Emmanuel YOKA sur la Nationalité Congolais
 La Fédération Africa Djibouti est née
 Il faut soutenir la jeunesse algérienne !
 La révolution africaine !
 Le Franc CFA : une monnaie coloniale qui retarde l’Afrique
 La Révolution des Jasmins en Algérie
 4eme Journées médicales GUINEE –REGION RHONE-ALPES
 Révolution dans le monde arabe : La contagion se poursuit !
 Trois manifestants anti-Moubarak tués sur la place Tahrir
 La révolution des Jasmins au Maroc
 Compte rendu de l'AG du Club OHADA MARRAKECH / 13 Novembre 2010
 Un groupe armé responsable de l'enlèvement d'un Français
 L'ONU recolonise l'Afrique
 Le président Ben Ali a quitté la Tunisie
 Près de 200 morts en Côte d'Ivoire, selon les Etats-Unis
 Les deux otages français au Niger ont été tués
 Deux morts et 400 blessés dans les émeutes en Algérie
 Ils aimaient l’Afrique
 Message du Grand Maître du Grand Orient Arabe Œcuménique
 Création de Deux pages Facebook

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Et si l’Algérie basculait aussi ?

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Après la Tunisie et l’Egypte, le vent de la démocratie souffle sur l’ancienne colonie française. Mais le pouvoir ne veut rien lâcher. Hier, une manifestation d’opposants a été rapidement dispersée.
Frédéric Gerschel | Publié le 13.02.2011, 07h00
Alger (Algérie), Hier. Le cortège de manifestants rassemblé place du 1er-Mai aux cris de « L’Algérie est libre et indépendante », « non à la corruption »... a rapidement été bloqué par les forces de l’ordre déployées en nombre.
(MAXPPP/MOHAMED MESSARA;
AFP/FAROUK BATICHE; AP/SIDALI DJARBOUB.)
Et maintenant, à qui le tour ? C’est que la question que se posent, sans doute avec pas mal d’angoisse, tous les autocrates du monde arabe qui ont vu avec stupéfaction le Tunisien Ben Ali rendre les armes, suivi un peu plus tard par le pharaon égyptien Hosni Moubarak. Un double départ impensable il y a encore quelques mois. Au pouvoir depuis 1970, le colonel Kadhafi a peut-être du souci à se faire, tout comme le Yéménite Ali Abdallah Saleh, le Syrien Bachar Al-Assad ou le roi Abdallah de Jordanie.
Nul ne sait encore jusqu’où le processus révolutionnaire se propagera.
Forte répression
Mais en France, où la communauté algérienne est nombreuse, tous les regards se tournent désormais vers Abdelaziz Bouteflika, 74 ans, fatigué et malade, à la tête d’un pays potentiellement riche mais dont la population est privée de tout. L’argent des immenses ressources en gaz et en pétrole termine dans la poche des militaires, qui tiennent le pouvoir d’une main de fer. Les jeunes diplômés manquent de perspectives. La rue peut-elle s’enflammer comme au Caire ou à Tunis ? Les spécialistes de la question algérienne restent prudents. Ils expliquent que la guerre civile des années 1990 — qui a fait 200000 morts — est encore dans toutes les mémoires. Et que les Algériens sont fatigués des violences.
Hier à Alger, la police a choisi la manière forte pour réprimer la manifestation de l’opposition : 30000 hommes postés aux points stratégiques de la capitale, plus de 300 interpellations, des militants molestés et emprisonnés. Même scénario à Oran (ouest) et à Annaba (est). « Nous avons brisé le mur de la peur, Ce n’est qu’un début ! » se félicitait pourtant Fodil Boumala, l’un des fondateurs de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD). Un leader du RCD, le Rassemblement pour la culture et la démocratie, assurait ne pas avoir vu autant d’hommes en arme dans les rues d’Alger depuis le général Massu et la guerre d’indépendance contre la France ! Un signe que le pouvoir ne prend pas le mouvement de contestation à la légère. |
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Algériel'opposition bloquée par la police ne baisse pas la gard

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Des centaines d'arrestations après la marche de la CNCD, qui poursuit son action. Un important dispositif sécuritaire a cadenassé la capitale. ph. afp
Des milliers de personnes ont réclamé hier le départ du président algérien Abdelaziz Bouteflika au centre d'Alger. Ils ont répondu à l'appel à la marche de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), née dans la foulée des émeutes meurtrières du début janvier, et constituée de partis d'opposition, de syndicats et associations.
« Le système doit partir », ont crié les mécontents, tenus à distance par un dispositif de sécurité impressionnant. Les autorités, qui ont interdit la marche, ont déployé plus de 20 000 policiers dans la ville. La place du 1er-Mai, rebaptisée par les manifestants place Tahrir du Caire, a été complètement quadrillée par les forces antiémeutes et des policiers en civil. Des affrontements ont fait une dizaine de blessés parmi les manifestants, qui ont tenté sans succès de percer le dispositif de sécurité. La police a procédé à des centaines d'arrestations et bloqué des hommes et des femmes venus des autres villes du pays pour rejoindre le point de ralliement de cette place du 1er-Mai, devenue l'un des symboles de la contestation politique en Algérie. Les autorités ont également suspendu les transports publics, placé sous haute surveillance les cités universitaires et stoppé les étudiants qui voulaient en sortir.
En dépit de cette présence dissuasive, la marche de la CNCD a réuni plus de 5 000 personnes selon les organisateurs, 250 selon le ministère de l'Intérieur et entre 2 000 et 5 000 selon les journalistes. Des laïcs, des islamistes, des étudiants, des chômeurs, des intellectuels et des artistes ont participé à ce mouvement de contestation. Une première en Algérie. L'opposition n'avait en effet pas réussi à mobiliser des milliers de personnes depuis de longues années. Si le pouvoir est parvenu à empêcher la marche, il n'a pas mis fin à la dynamique du changement démocratique en Algérie désormais enclenchée. La CNCD compte poursuivre son action de protestation à l'égyptienne, en organisant périodiquement des marches et des rassemblements dans plusieurs villes du pays.
« Nous allons tenir une réunion dans les prochains jours pour décider de la suite à donner à ce mouvement qui est encore à ses débuts », a déclaré le président de la Ligue algérienne des droits de l'homme, Mostepha Bouchachi, l'un des fondateurs de la CNCD : « Le régime dépense beaucoup d'argent pour empêcher les Algériens de marcher. Il se donne en spectacle. »
Les opposants algériens, jusque-là peu convaincus de la capacité de la rue à changer le régime, veulent désormais imiter les Tunisiens et les Égyptiens. |
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Les événements en Egypte ce vendredi : Moubarak a démissionné,

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«Il faut maintenant aller au plus vite vers la démocratie»
Créé le 11.02.11 à 08h55 -- Mis à jour le 11.02.11 à 18h27
http://www.20minutes.fr/article/668553/monde-suivez-direct-evenements-egypte-vendredi-moubarak-demissionne-il-faut-maintenant-aller-plus-vite-vers-democratie
Les principaux éléments à retenir:
Hosni Moubarak a démissionné et transféré ses pouvoirs au Conseil supérieur des forces armées égyptiennes.
L'ex-raïs a quitté Le Caire pour Charm-el-Chaikh.
Les manifestants de tout le pays - place Tahrir au Caire, à Alexandrie ou encore à Suez - exultent.
L'armée égyptienne a fait savoir qu'elle souhaitait la réforme de la Constitution, garantissait la tenue d'«élections libres» (sans en préciser la date), et la levée de l'état d'urgence en fonction de l'évolution de la situation.
L'armée souhaite un «retour à la normale» et met en garde contre «toute atteinte à la sécurité».
18h24: Martine Aubry salue la victoie du peuple
«Je me réjouis du départ de Hosni Moubarak», a écrit Martine Aubry dans un communiqué. «C'est une grande victoire du peuple égyptien qui ouvre une nouvelle page de son histoire». «Il faut maintenant aller au plus vite vers la démocratie», souligne la maire de Lille. «Je rends hommage à la détermination et au courage des milliers d'Egyptiens qui se sont mobilisés depuis plusieurs semaines. Ils ont montré beaucoup de force et de responsabilité face à la répression», ajoute-t-elle.
18h12: Israël espère des lendemains sereins
Israël espère que la période de transition en Egypte se fera «sans secousse», selon un responsable anonyme. «C'est trop tôt pour en prédire les conséquences mais nous espérons que le changement vers la démocratie en Egypte se déroulera sans violence et que l'accord de paix survivra», a-t-il ajouté.
17h54: Explosion de joie place Tahrir
17h51: Jack Lang félicite la jeunesse égyptienne
«C'est un jour historique pour l'Egypte», a réagi Jack Lang. «Bravo la jeunesse égyptienne. Par sa vaillance et son intelligence, elle a réussi à terrasser la dictature longtemps honnie», a-t-il salué dans un communiqué.
17h43: Obama va parler
Le président des Etats-Unis Barack Obama prendra la parole à 19h30 (heure française) et s'exprimera sur la démission d'Hosni Moubarak.
17h04: La place Tahrir exulte
Des scènes de liesse se déroulent place Tahrir, où des centaines de milliers de manifestants saluent aux cris de «Dieu est grand!» l'annonce de la démission de Moubarak. «Le peuple a renversé le régime!», scandent les manifestants en délire, au 18e jour de leur mouvement.
17h03: Moubarak a démissionné
La nouvelle a été annoncée par Omar Souleimane. Le vice-président s'est brièvement adressé à la Nation, et a annoncé la démission du raïs «pour le bien de la République». Il délègue ses pouvoirs au Conseil supérieur des forces armées égyptiennes.
Son discours: «Au nom de Dieu le miséricordieux, citoyens, dans les moments très difficiles que l'Egypte traverse, le président Hosni Moubarak a décidé de démissionner de son poste de président de la république, et a chargé le Conseil supérieur des forces armées de gérer les affaires du pays. Que Dieu nous vienne en aide.»
17h: Le nouveau secrétaire général du NPD démissionne
Hossam Badrawi a justifié sa décision en indiquant que l'Egypte avait besoin de nouveaux partis. «C'est une démission de mon poste de secrétaire géénral et du parti. La formation de nouveaux partis, d'une façon qui reflète une nouvelle façon de penser est meilleure pour notre société actuellement», a-t-il indiqué
16h45: Un relâchement de la sécurité au Caire?
Selon la BBC, des milliers de personnes scandent devant le Parlement «Ce gouvernement corrompu doit partir». Selon le correspondant de la chaîne sur place, la porte principale est très peu gardée.
Al-Jazira fait le même constat devant le siège de la radiotélévision d'Etat: l'armée a abandonné et laisse les manifestants gérer le flot de personnes dans la zone.
Selon CNN, les tanks gardant le palais présidentiel ont détourné leur tourelles des manifestants, suscitant les houras de ces derniers.
16h10: Echange de coups de feu entre manifestants et policiers dans une ville du nord du Sinaï
A El Arich, un millier de manifestants s'est séparé du cortège principal, et certains ont lancé des cocktails molotov sur le poste de police,et mis le feu à trois voitures de police, indiquent des témoins à Al-Jzaira. Les policiers sont réfugiés sur le toit du bâtiment.
16h05: Deux hélicoptères décollent du palais présidentiel
Ils ont décollé du palais présidentiel d'Ittihadia, à Héliopolis, banlieue résidentielle du Caire, rapportent des témoins. Le palais d'Ittihadia, qui est gardé par la garde présidentielle, est assiégé par des manifestants anti-Moubarak.
15h33: Un «important» communiqué de la présidence sera dévoilé sous peu, a fait savoir la télévision d'Etat
15h20: Les Iraquiens d'Egypte aidés par Bagdad
Leur gouvernement leur a offert des vols gratuits de retour vers l'Iraq, mais aussi de la nourriture, ou encore une aide financière pour ceux qui souhaitaient rester sur place. Ils ont été 2.000 à quitter l'Egypte grâce au gouvernement iraquien depuis le 25 janvier.
Cependant, les Iraquiens souhaitant retourner en Egypte une fois al situation plus calme dans le pays ne bénéficieront aps d'un vol retour gratuit, a indiqué Saif Sabah, un porte-parole du ministère de l'émigration iraquien.
15h12: «Ce que veulent les Frères Musulmans»
C'est le titre d'un article d'opinion publié dans le New York Times par Essam El-Errian, l'un des membres éminents de la confrérie. Il explique que les Frères ont, depuis leur création, «oeuvré pour la réforme politique», et «se sont toujours positionnés contre la violence». Il rappelle que la confrérie participe aux négociations avec le pouvoir, mais souligne que «les exigences du peuple doivent être comblées avant toute négociation sérieuse pour créer un nouveau gouvernement».
Essam El-Errian réaffirme enfin que la religion est «une partie importante de la culture et de l'héritage égyptiens», mais que les Frères Musulmans envisagent «l'avènement d'une démocratie, d'un Etat laïc», qui fonctionnera grâce à «la liberté et à la justice, des valeurs islamiques centrales».
15h08: Manifestation de soutien à Téhéran
Le régime iranien appuie les manifestants «islamiques» du Caire, à l'occasion du 32e anniversaire de la Révolution iranienne. Ils scandaient également «Mort à l'Amérique!» et «Mort à Israël!», des slogans rituels depuis le soulèvement qui a renversé le shah d'Iran en 1979.
«La victoire est imminente. Les pouvoirs arrogants sont au bout du rouleau. Notre nation soutient votre choix», s'est exclamé le président iranien, alors que la foule massée sur la place de la liberté (Azadi) scandait «Moubarak, bravo pour le soulèvement des Egyptiens!»
15h: Wyclef Jean soutient la révolte égyptienne
L'ancien Fugees et ancien candidat à la candidature en Haïti a composé «Freedom (Song for Egypt)», et l'a postée sur son compte Twitter et sur YouTube.
14h58: Des milliers de manifestants marchent sur le palais prédientiel, selon ITélé
14h56: Lars Rasmussen appelle à la démission de Moubarak
Le Premier ministre danois est le premier dirigeant européen à lancer un tel appel. Il a affirmé: «Moubarak est l'histoire ancienne. Il doit démissionner.»
14h53: Moubarak serait bien à Charm-el-Cheikh
Mohamed Abdelllah, un cadre du parti au pouvoir, a confirmé à Al-Jazira l'information de la chaîne israélienne Channel 10.
14h45: Deux millions de personnes rassemblées au Caire, selon ITélé
14h23: Mouammar Kadhafi soutient Moubarak
Le président lybien a appelé son homologue égyptien après son discours jeudi soir, rapporte al-Masry al-Youm.
14h20: Le départ de Moubarak du Caire confirmé
Une source proche du gouvernement a confirmé l'information donnée par Al Arabia, indiquant que le raïs et sa famille avaient quitté la capitale.
14h18: Les militaires en force à Alexandrie
Les forces de sécurité entourant le palais présidentiel sont très présentes, selon Al-Jazira, qui souligne que des snipers ont pris place sur les toits de tous les immeubles de la zone.
14h10: Manifestation à Suez
Des milliers de manifestants anti-Moubarak se sont rassemblées autour de dix bâtiments gouvernementaux à Suez après la prière du vendredi, selon des témoins cités par CNN. Les manifestants ne partiront pas avant que Moubarak démissionne, rapporte Al Ahram.
14h02: Selon la chaîne israélienne Channel 10, Mouabrak serait à Charm-el-Cheikh
Selon les informations de Channel 10, Moubarak n'aurait «pas l'intention de retourner au palais présidentiel d'ici la fin de son mandat».
13h42: L'Iran brouille le service persan de la BBC
Le service assure la couverture des manifestations antigouvernementales sans précédent en Egypte. L'interférence a commencé jeudi soir après la diffusion d'informations sur la mobilisation d'Egyptiens qui continuent de réclamer la démission immédiate du président Hosni Moubarak. «On pense que c'est l'impact de la couverture qui a provoqué ce brouillage», a indiqué la BBC dans un communiqué.
La BBC soupçonne l'Iran d'avoir pris cette décision après une émission interactive permettant aux Iraniens et aux Egyptiens d'échanger leurs points de vue sur la crise égyptienne. Peter Horrocks, le directeur de BBC World Service, a prévenu qu'il continuerait d'émettre vers la République islamique.
13h: Moubarak et ses proches auraient quitté Le Caire
Selon la chaîne d'information à capitaux saoudiens Al Arabia, le raïs et ses proches sont partis d'une base aérienne militaire située en périphérie de la capitale pour une destination inconnue. Interrogé à ce sujet, un haut responsable militaire contacté par Reuters n'a pas souhaité faire de commentaire.
12h34: Tensions entre les manifestants et l'armée devant le palais présidentiel
Selon la chaîne Al Jazira version anglaise, la colère est montée d'un cran dans les rangs des anti-Moubarak après qu'un colonel de l'armée a demandé à la foule de laisser Hosni Moubarak partir de manière honorable.
12h29: Des manifestants déterminés
«Nous marcherons jusqu'au palais présidentiel et nous chasserons Moubarak, nous savons que le monde est de notre côté», a indiqué Nourrhan Ismaël, un manifestant de 34 ans cité par l'agence de presse Reuters.
12h23: Le site Internet du parti de Moubarak au Caire piraté
Il a été bloqué par des membres de l'opposition, selon une information relayée par France 24. Un message indique qu'il restera dans cet état jusqu'à ce que le président égyptien et le régime tombe.
12h08: La place Tahrir noire de monde
Elle est bientôt trop petite pour contenir toute la foule au Caire, a déclaré la correspondante d'Al-Jazira version anglaise. Les manifestants agitent des drapeaux, chantent et appellent Moubarak à partir. A Alexandrie aussi, des milliers d'anti-Moubarak sont rassemblés, selon Al Jazira. Difficile d'établir un chiffre précis.
12h04: Selon Al Jazira, la prière de midi vient de se terminer
11h41: Selon l'envoyée spéciale de la chaîne France 24, beaucoup de manifestants ne seraient pas encore au courant du communiqué de l'armée...
11h37: Une manifestation de soutien au Yémen
Seon une internaute basée au Yémen, une manifestation de soutien aux Egyptiens va être organisée par des étudiants, après les prières et devant l'université de Sana.
11h23: La prière a commencé place Tahrir au Caire
11h15: Dans un deuxième communiqué, le Conseil suprême des forces armées a appelé les manifestants à quitter les rues et à mettre un terme aux rassemblements qui durent depuis le 25 janvier.
11h10: Rassemblement à Alexandrie
Plusieurs manifestants sont également rassemblés à Alexandrie. Selon le correspondant de la chaîne Al Jazira anglaise, la foule devrait s'étoffer davantage après la prière.
11h09: Bientôt des «élections libres»?
Autre garantie de l'armée dans son communiqué: la tenue d'«élections libres». En revanche, aucune indication sur la date...
11h: L'armée souhaite un «retour à la normale»
Dans son communiqué, l'armée met en garde contre «toute atteinte à la sécurité» et appelle à «un retour à la normale» alors que des dizaines de manifestants sont actuellement rassemblées au Caire en réaction au discours d'Hosni Moubarak.
10h52: Levée de l'état d'urgence garantie par l'armée
Ca y est le communiqué est tombé. Première informations: l'armée égyptienne souhaite la réforme de la Constitution et la reprise de l'activité. Autre garantie: celle de la levée de l'état d'urgence en fonction de l'évolution de la situation.
10h33: 300 morts depuis le début des protestations
Selon le Telegraph, les Nations Unies ont fait savoir que 300 personnes avaient été tuées depuis le début des manifestations en Egypte.
10h22: Certains membres de l'armée ont rejointt les manifestants
Un commandant de l'armée égyptienne ayant lui-même rejoint les rangs des manifestants place Tahrir a assuré vendredi qu'une quinzaine d'officiers de rang intermédiaire avaient fait de même.«Le mouvement de solidarité des forces armées avec le peuple a débuté», a déclaré le commandant Ahmed Ali Shouman. «Ce qui nous pousse à rejoindre la révolution du peuple est le serment d'allégeance que nous avons tous prêté en rejoignant l'armée: protéger la nation», a-t-il encore expliqué.
9h37: Un coup d'Etat serait néfaste «pour tout le monde»
«Le cauchemar d'un coup d'Etat est très mauvais pour tout le monde, pour les jeunes, pour l'économie», a estimé vendredi le ministre égyptien des Finances, Samir Radouane, sur les ondes de la BBC. «C'est un scénario que nous aimerions éviter.» Et d'ajouter, confiant: «Je pense que les militaires sont très disciplinés et ils ont pris la décision de ne pas tirer sur les jeunes. Ce blocage ne peut pas durer éternellement».
9h32: MAM met en garde contre l'ingérence
La ministre française des Affaires étrangères se démarque de la diplomatie américaine. «Nous n'avons pas à décider à la place des peuples», a déclaré vendredi matin, Michèle Alliot-Marie invitée de France 2. «Il faut faire très attention» afin d'éviter toute ingérence ou en tout cas, tout sentiment d'ingérence «dans certains pays».
Rappelons que jeudi soir, Barack Obama a immédiatement réagi à l'allocution d'Hosni Moubarak. Le président des Etats-Unis a insisté pour que le gouvernement égyptien ouvre la voie à la démocratie «de façon crédible, concrète et sans équivoque».
9h23: «A bas Hosni Moubarak» devant le palais présidentiel
Un petit groupe d'Egyptiens appelant à la démission de leur président s'est rassemblé dans la matinée devant le palais présidentiel au Caire, en scandant «A bas Hosni Moubarak». L'armée n'est pas intervenue pour les disperser. Un fil barbelé bloque l'une des entrées du palais.
9h15: La «profonde inquiétude» de François Bayrou
«Tout le monde mesure ce que l’armée humaine peut être si elle se forme», a déclaré François Bayrou sur Europe 1 vendredi matin, concernant les derniers événements en Egypte. Le président du Modem «trouve qu’il y avait quelque chose d’une profonde signification qui, pour nous, est une profonde inquiétude». Il se dit toutefois dans le camp «des optimistes qui pensent que les peuples ont quelque chose en eux qui leur permet d’éviter la dictature et l’obscurantisme».
9h06: Nouveau rassemblement au Caire
De nombreux manifestants sont réunis en ce «vendredi du défi», place Tahrir au Caire. Selon I>Télé, les manifestants souhaitent marcher sur le bureau d'Hosni Moubarak, situé à une quinzaine de kilomètres du centre de la ville. Toutefois les accès sont bloqués par l'armée. En outre, certains se dirigent actuellement vers les bureaux de la radio et télévision égyptienne afin d'empêcher les employés d'aller travailler.
9h02: Le communiqué publié dans une heure
Un peu plus de détails sur ce communiqué: il devrait être publié vers 11 heures heure égyptienne, soit dans une heure en France, selon des informations rapportées par l'envoyé spécial d'I>Télé.
8h56: Un important communiqué de l'armée
Selon France24, citant l'AFP, l'armée égyptienne s'apprêterait à faire une annonce d'importance au peuple. selon I>Télé, elle pourrait les exhorter à quitter la place Tahrir au Caire, où des manifestants sont de nouveau réunis.
Ils sont déçus et en colère. Des milliers de manifestants sont toujours réunis sur la place Tahrir au Caire et la déception est grande pour les manifestants anti-Moubarak. Une importante manifestation doit avoir lieu ce vendredi après les déclarations d’Hosni Moubarak.
Dans une allocution à la télévision égyptienne jeudi soir, le président égyptien a décidé de déléguer certains de ses pouvoirs au vice-président Omar Souleimane, alors que la CIA évoquait une probable démission plus tôt dans la journée. Une situation critique selon Mohamed ElBaradei, opposant politique au président, qui estime que «l'Egypte va exploser». De son côté, Barack Obama souhaite que le gouvernement égyptien ouvre la voie à «une démocratie véritable de façon crédible, concrète et sans équivoque et il n'a pas encore saisi cette occasion».
20minutes.fr |
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Un samedi crucial pour l’avenir des Algériens

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e 11/02/2011 à 00:00 par Raymond Couraud
Des passants et un policier sont intervenus pour empêcher l’homme en vert de s’immoler. AFP
Des passants et un policier sont intervenus pour empêcher l’homme en vert de s’immoler. AFP
Après la Tunisie et l’Égypte, l’Algérie ? Bien qu’interdite par le pouvoir, une grande manifestation est prévue demain à Alger.
La Coordination nationale pour le changement et la démocratie appelle les Algériens à manifester ce samedi dans la capitale. Le gouvernement a interdit la manifestation, mais les organisateurs sont décidés à passer outre.
Ce mouvement de colère fait suite aux violentes manifestations qui avaient fait cinq morts en Algérie au mois de janvier. Depuis, la tension n’a pas baissé, à Alger comme dans le reste du pays. Manifestations, grèves se succèdent sans que le gouvernement ne cède de terrain. L’annonce de la levée de l’état d’urgence, instauré en 1992, a été la seule concession faite par le pouvoir.
Les quelques mesures destinées à réguler les tarifs des denrées alimentaires n’ont pas relevé le moral des plus pauvres. Une trentaine de personnes se sont immolées par le feu ces dernières semaines. La semaine passée, un agent de sécurité de Staouéli a été sauvé de justesse par un collègue alors qu’il venait de s’asperger d’essence ainsi que sa fille lourdement handicapée. Interrogé par le quotidien El Watan, il a expliqué ainsi son geste : « Je brûle de l’intérieur, et l’enfer, j’y suis déjà ! » Travailleur précaire, il attend en vain une titularisation depuis des années.
250 avocats et des dizaines d’associations ont appelé à la grève de ce samedi à Alger. Des manifestations devraient également se tenir dans d’autres villes algériennes.
Cette semaine, à Alger, plusieurs mouvements de protestation ont été organisés. Tous ont été bloqués par les forces de l’ordre, que ce soient les manifestants qui voulaient se rendre devant l’ambassade d’Égypte ou les chômeurs réunis devant le ministère du Travail. Le gouvernement a mobilisé de très nombreuses forces de sécurité depuis plusieurs semaines dans la capitale. Elles seront encore plus nombreuses ce samedi.
« Le pouvoir n’a aucune légitimité »
Cependant personne ne s’avance à prédire l’ampleur des rassemblements d’aujourd’hui et encore moins les conséquences de cette journée.
Mokrane Aït Larbi, avocat et militant des droits de l’Homme, avançait hier dans le journal El Watan que « face au mécontentement général, le changement du système par un mouvement insurrectionnel n’est pas à exclure ». Il se livrait à une analyse sans concession du paysage politique algérien : « Le pouvoir n’a aucune légitimité populaire et l’opposition est faible et complaisante, pour ne pas dire inexistante ».
L’ancien Premier ministre, Ahmed Benbitour, dans une tribune libre publiée par le quotidien Liberté, lançait récemment cet appel : « La nation est en danger et le pays est à la dérive. C’est le moment d’exprimer notre solidarité avec notre jeunesse ».
Il dressait ensuite ce constat : « Face à l’impasse et au désespoir, il ne reste à la jeunesse, pour s’exprimer que la violence, qui est devenue le seul moyen de règlement de conflits parmi les individus et entre les individus et l’État. Cette double violence du pouvoir et de la société menace de devenir incontrôlable à tout moment ».
Pour Ahmed Benbitour, « les récentes expériences algérienne, tunisienne et égyptienne, démontrent l’urgente nécessité de construire un interlocuteur valable face à un pouvoir aux abois et une jeunesse décidée à arracher sa liberté, y compris par la violence ».
La coordination qui appelle à manifester a reçu le soutien de quelques partis politiques. Il lui faudra pourtant gagner en légitimité pour pouvoir canaliser la colère et le désespoir des Algériens.
le 11/02/2011 à 00:00 par Raymond Couraud |
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Medgaz, Desertec et nucléaire civil

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l’Algérie prépare l’après-pétrole
Vendredi 11 février 2011
Comme un pays exportateur de pétrole averti en vaut deux, l’Algérie semble vouloir commencer à prendre ses devants. Même si les prévisions sur l’échéance de l’épuisement des réserves de pétrole ne font pas l’unanimité au sein de la communauté des experts et analystes en hydrocarbures, il est toutefois admis que l’or noir continuera effectivement à couler mais pas pour longtemps encore. Et comme un pays exportateur de pétrole averti en vaut deux, l’Algérie semble vouloir commencer à prendre ses devants en encourageant le développement des énergies dites propres et surtout renouvelables. Cette stratégie prônée par le ministère de tutelle envisage de substituer graduellement l’utilisation du pétrole par d’autres énergies telles que le gaz, le solaire mais aussi le nucléaire civil.
En effet, en attendant l’achèvement des travaux du gazoduc devant relier l’Algérie au sud de l’Italie (Galsi), des responsables de la direction régionale (Ouest) de la société de transport par canalisation (TRC), filiale du groupe Sonatrach, ont affirmé que la mise en service de l’autre gazoduc reliant l’Algérie à l’Espagne (Medgaz) interviendra dans les toutes prochaines semaines « le gazoduc est actuellement en stand by. Sa mise en service est imminente », a-t-on déclaré. Ces deux projets colossaux mettront à terme l’Algérie à la tête du peloton des pays exportateurs de gaz vers l’Europe.
Car même si le gaz est une énergie fossile, les experts s’accordent à dire qu’il a encore de beaux jours devant lui, non seulement par ses réserves qui sont de loin plus importantes que celles du pétrole, mais aussi parce qu’il s’agit d’une énergie propre, de plus en plus réclamée par les organisations écologistes. Outre l’exportation, les quantités que transporta le Medgaz permettront d’alimenter également des centrales électriques sur le terroir national à hauteur de 3,4 milliards m3/an sur le total des 11,4 mds m3 transportés. Parallèlement au Medgaz et à Galsi, l’Algérie s’est officiellement engagée dans des projets d’énergies renouvelables, dont le plus important est Desertec. Pionniers en la matière, les Allemands ont remporté il y a une année un contrat de construction d’une ferme éolienne à Adrar, une première du genre en Algérie. Le savoir-faire germanique a encore une fois été sollicité dans le domaine du solaire. Ainsi, le groupement allemand, Centrotherm, a pour sa part remporté au courant de cette semaine, le contrat de réalisation de l’usine de fabrication de modules photovoltaïques à Rouiba. L’octroi de ce marché entre dans le cadre de la réalisation du programme national de développement des énergies renouvelables visant à être, « dans 20 ans, un acteur majeur » dans ce domaine, a commenté à ce sujet le P-DG de Sonelgaz, Noureddine Bouterfa.
L’autre source d’énergie envers laquelle les autorités algériennes ont affiché leur intérêt, est celle du nucléaire civil. A l’occasion de la visite à Alger du ministre sud-coréen des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, son homologue algérien, Mourad Medelci, a déclaré qu’il est pressé de signer avec les Coréens des accords sur le nucléaire pacifique « Nous espérons recevoir de nouveau, le plus rapidement possible, mon homologue sud-coréen pour signer un accord de coopération dans le domaine du nucléaire pacifique. »
Le jour d’Algérie |
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Tunisie: arrestation d'un groupe armé dans le nord-ouest

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LE KEF, Tunisie (AP) — Les forces de sécurité tunisiennes ont arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi "un dangereux groupe de criminels armés" au Kef, à 160m de Tunis, a rapporté jeudi l'agence de presse officielle TAP.
Selon les premiers éléments d'enquête, le groupe a été arrêté par des agents des unités de sécurité avec l'aide de l'armée nationale, à la lumière de son implication présumée dans les troubles sanglants qui avaient fait deux morts la semaine dernière dans cette ville du nord-ouest tunisien.
Cette flambée de violence avait créé un climat de chaos et de terreur marqué par des incendies volontaires des biens publics et privés et des actes de pillage à grande échelle, notamment les postes de police de la ville.
Elle avait pour origine une version controversée selon laquelle le chef du district de police aurait giflé une femme. D'aucuns avancent que les bruits sur cet abus présumé auraient été propagés par des personnes suspectes infiltrées dans la foule.
Les personnes arrêtées sont soupçonnées également de s'être livrées à des opérations de contrebande et de corruption en complicité avec des membres de la famille du président déchu Zine el Abidine ben Ali, ajoute la TAP.
Des armes ont été saisies par les unités des forces de sécurité et de l'armée chez ces éléments qui ont été traduits devant la justice pour être jugés et répondre de leurs actes criminels présumés, précise l'agence. AP |
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Tunisie: une femme s'immole par le feu à Monastir

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TUNIS (AP) — Une Tunisienne était hospitalisée dans un état grave après s'être immolée par le feu jeudi devant le siège du gouvernorat (préfecture) de Monastir, à 180km au sud-est de Tunis, a rapporté l'agence officielle TAP.
Citant une source médicale, la TAP précise que la victime est atteinte de brûlures de troisième degré. Elle a été transférée à l'hôpital universitaire Fattouma Bourguiba à bord d'un véhicule de la protection civile.
Tout en disant ignorer les raisons qui l'ont poussée à cet acte, sa soeur a expliqué que la victime rencontrait des difficultés pour obtenir de la caisse d'assurance maladie des médicaments pour son mari qui est atteint d'un cancer et qui venait d'être opéré.
La révolte qui a conduit à la chute du régime du président Zine El Abidine Ben Ali est née après l'immolation de Mohamed Bouazizi. Ce vendeur ambulant, dont la marchandise venait d'être confisquée par la police, s'était aspergé d'essence le 17 décembre dernier à Sidi Bouzid, une région déshéritée du centre-ouest. Il est décédé le 5 janvier.
Entre temps, les tentatives de suicide s'étaient multipliées, tout comme les manifestations antigouvernementales. AP |
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Voyages en Tunisie et en Egypte:

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Fillon et Alliot-Marie n'ont pas commis de "faute", selon Nicolas Sarkozy
PARIS (AP) — Le président Nicolas Sarkozy a considéré jeudi soir qu'il n'y avait pas eu "faute" de la part de la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie et du Premier ministre François Fillon, lors de leurs voyages respectifs en Tunisie et en Egypte à la fin de l'année dernière.
"Pas un centime d'argent public n'a été détourné", a souligné le chef de l'Etat. "La politique étrangère de la France n'a été impactée ni par le déplacement en Tunisie, ni par le déplacement en Egypte".
"Si je pensais qu'il y avait une faute, j'aurais agi", a-t-il affirmé.
Concernant le séjour du Premier ministre, à l'invitation des autorités égyptiennes, "il n'y a là qu'une attitude courante qui a été développée des dizaines et des dizaines de fois", a-t-il rappelé.
"Pour autant, l'époque a changé et je comprends que ça puisse choquer", a-t-il admis. "Et donc ça doit changer".
Le président a souligné avoir "recommandé" aux ministres "de passer leurs vacances en France, ce qui permet de ne pas être trop loin de son bureau".
"Je leur ai demandé qu'on en parle, s'ils doivent aller à l'étranger, pour savoir si c'est cohérent avec la politique étrangère de la France", a-t-il ajouté.
"Sans doute, si nous en avions parlé Michèle Alliot-Marie et moi, on aurait convenu -même si c'est plus facile à dire après qu'avant- que c'était pas la meilleure idée d'aller en Tunisie", a-t-il lâché. AP |
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L’armée française s’apprête à entrer en scène depuis le Burkina

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Profitant des relations qui le lient à Blaise Compaoré, le président Nicolas Sarkozy s’apprête à entrer en scène dans quelques heures pour obtenir le départ de Laurent Gbagbo par la force.
Selon une source aéroportuaire au Burkina Faso, trois cargos militaires français ont atterri dans la soirée du jeudi 16 décembre sur le tarmac à Ouagadougou.
Le «package de Sarkozy», composé de soldats français et de logistiques militaires, poursuit notre source, sera acheminé vers la Côte d’Ivoire par sa frontière nord.
Les Forces françaises auraient été reçues par le général Emmanuel Beth, ancien patron de la Force licorne, nommé récemment ambassadeur de France au Burkina Faso.
Avant même la prise officielle de service de l’ambassadeur de France au pays des Hommes intègres, sa nomination avait fait des gorges chaudes sur les bords de la lagune Ebrié.
Les supputations allaient déjà bon train du côté de la Côte d’Ivoire, pays où ce dernier a commandé de 2002 à 2003 la force française d’interposition, la Licorne.
Le général Beth à l’œuvre Les analystes des enjeux politico-diplomatiques avaient vu dans cette nomination une crainte de la métropole d’une déflagration en Côte d’Ivoire au cas où le scrutin présidentiel ne se tiendrait pas comme elle le souhaitait. Emmanuel Beth, non loin de là, pouvait bien coordonner une éventuelle intervention militaire.
Les prévisions des autorités françaises anti-Gbagbo semblent se confirmer, au point de vouloir convoyer du renfort en zone rebelle.
Ce renfort à la rébellion, révèle notre source, en marge à l’ultimatum de Sarkozy à son homologue ivoirien, à qui il « demande de céder le pouvoir dans les 72h» confirme une volonté de la France d’intervenir militairement en Côte d’Ivoire.
Ainsi, après que son filleul ait enregistré un échec patent dans la prise de la Rti et la Primature, jeudi et vendredi, mais surtout l’avènement de la guerre civile qu’il appelait de tous ses vœux en Côte d’Ivoire, Nicolas Sarkozy a décidé lui-même d’entrer en scène pour imposer un individu qu’il contrôle aux Ivoiriens.
Les cargos français, nous a-t-on confié, ont été mis en route dans la nuit d’hier en direction de la zone nord de la Côte d’Ivoire.
Et ses hommes appuieront la rébellion ivoirienne au cas où l’armée régulière engageait une offensive de libération des territoires occupés par les hommes d’Alassane Ouattara.
On se rappelle que sur ordre du prédécesseur de Nicolas Sarkozy, une partie de la flotte militaire ivoirienne avait été anéantie, le 6 novembre 2004.
La France avait là un prétexte tout trouvé pour freiner l’offensive de «l’opération Dignité».
Les avions bombardiers ivoiriens « Sukhoï 25 » sont détruits.
Mais une réaction entraînant une autre, les patriotes sont descendus dans la rue dénonçant «l’occupation de leur pays et la tentative de renverser le président Laurent Gbagbo, orchestrée par la France».
C’est par millier qu’ils avaient convergé vers l’aéroport d’Abidjan pour «le libérer».
Cette fois, ce sera certainement un autre match.
Source Nouveau Courrier d'Abidjan |
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Egypte : l'armée va adresser «un important communiqué» au peupl

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Publié le 11.02.2011, 08h31
ARCHIVES. Après l'annonce par Moubarak qu'il reste au pouvoir, c'est la consternation jeudi soir sur la place Tahrir. Ce vendredi matin, le conseil suprême des forces armées égyptiennes s'apprête à adresser un «important communiqué au peuple», a annoncé vendredi l'agence officielle Mena.
ARCHIVES. Après l'annonce par Moubarak qu'il reste au pouvoir, c'est la consternation jeudi soir sur la place Tahrir. Ce vendredi matin, le conseil suprême des forces armées égyptiennes s'apprête à adresser un «important communiqué au peuple», a annoncé vendredi l'agence officielle Mena.
Alors que les manifestants affluent par milliers sur la place Tahir au Caire, le conseil suprême des forces armées égyptiennes s'apprête à adresser un «important communiqué au peuple», a annoncé vendredi l'agence officielle Mena.
«Le conseil suprême des forces armées, présidé par le ministre de la Défense Hussein Tantaoui a tenu une importante réunion ce matin», a affirmé la Mena. «Le conseil va adresser un important communiqué au peuple après la réunion», a-t-elle ajouté.
Une annonce qui intervient au lendemain de l'intervention télévisée du président Hosni Moubarak, au cours de laquelle il a annoncé qu'il restait au pouvoir jusqu'en septembre, même s'il déléguait ses prérogatives à son vice-président Omar Souleimane. Ce qui a provoqué la consternation et très vite la colère parmi les manifestants de la plac Tarhir, mobilisés depuis trois semaines pour demander le départ du président.
Jeudi, dans ce qu'il a qualifié de «communiqué numéro 1», le conseil suprême des forces armées a annoncé qu'il examinait «les mesures» nécessaires pour protéger le pays et «appuyer les demandes légitimes du peuple». La télévision d'Etat avait interrompu ses programmes pour diffuser ce texte bref lu par un militaire en uniforme.
Les manifestants de la place Tahrir au Caire, avaient après le discours réclamé que l'armée, déployée en force autour des manifestants, prenne position: «Armée égyptienne, il faut faire un choix, le régime ou le peuple!» |
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Egypte : l'évolution heure par heure

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11 février 2011 à 09h28 -
Nouvelle journée cruciale en Egypte. Le président Hosni Moubarak a refusé hier soir de quitter son poste acceptant simplement de transférer ses pouvoirs au vice-président Omar Souleimane jusqu'aux prochaines élections prévues en septembre 2011. Comment les opposants de la place Tahrir vont-ils réagir, eux, qui ont cru jeudi après-midi pendant plusieurs heures au départ du dictateur ? Suivez l'évolution de la situation heure par heure.
10 h : Ahmadinejad se félicite d'un Proche-Orient "bientôt débarrassé des Etats-Unis et d'Israël"
Le président iranien s'est exprimé ce vendredi devant une foule rassemblée sur la plus grande place de Téhéran. Il s'est félicité des révoltes tunisiennes et égyptiennes indiquant que le Proche-Orient sera "bientôt débarrassé des Etats-Unis et d'Israël". Dans son allocution, il a demandé aux jeunes "des pays islamiques et arabes" d'être "vigilants". "C'est votre droit d'être libres, de choisir votre gouvernement, vos dirigeants", a-t-il affirmé.
9 h : des dizaines de milliers de manifestants rassemblés au Caire
Des dizaines de milliers de manifestants sont rassemblés place Tahrir. Certains ont dormi sur le pavé. D'autres arrivent en masse. Tous scandent des slogans contre le président Moubarak en portant des drapeaux égyptiens. La mobilisation s'annonce massive.
8 h : l'armée va adresser un "important communiqué au peuple"
Le conseil suprême des forces armées égyptiennes, présidé par le ministre de la Défense Hussein Tantaoui, s'est réuni ce vendredi matin. Il doit adresser un "important communiqué au peuple" suite aux déclarations d'Hosni Moubarak.
7 h : les annonces de Moubarak ne sont "pas suffisantes"
Réveil difficile ce vendredi matin sur la place Tahrir. En refusant de quitter le pouvoir hier soir, Hosni Moubarak a douché l'enthousiasme qui s'était emparé de la foule dans l'après-midi. Les réactions au discours du président égyptien se multiplient. Barack Obama a affirmé que le transfert de pouvoirs annoncé n'était pas "suffisant", et appelé Le Caire à tracer un chemin "sans équivoque" vers la démocratie. |
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Egypte: attentat devant une église à Alexandrie, plusieurs morts

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01.01.2011,
Un attentat devant une église d'Alexandrie, la grande ville du nord de l'Egypte, a fait plusieurs morts et blessés dans la nuit de vendredi à samedi, a indiqué un responsable des services de sécurité à l'AFP.
Le nombre exact de victimes n'était pas encore connu dans l'immédiat, mais des témoins ont indiqué à l'AFP que de nombreuses ambulances se trouvaient sur les lieux de l'explosion.
L'attentat a eu lieu vers minuit et demi alors que des fidèles sortaient de l'église, située dans le quartier de Sidi Bechr. Une voiture carbonisée se trouvait devant l'entrée, selon les témoins.
Un grand nombre de chrétiens manifestait devant une mosquée proche de là, toujours selon la même source.
Les auteurs de l'explosion ne sont pas connus mais les Coptes, ou chrétiens d'Egypte, ont fait l'objet de menaces de la part d'un groupe se réclamant d'Al-Qaïda en Irak, qui a revendiqué l'attaque sanglante contre la cathédrale syriaque catholique le 31 octobre à Bagdad.
Au total, 46 civils (dont deux prêtres), sept membres des forces de sécurité et les cinq assaillants avaient péri dans cette attaque, l'une des plus violentes contre la communauté chrétienne d'Irak.
Le groupe avait menacé de s'en prendre aux Coptes d'Egypte si leur église ne libérait pas deux chrétiennes présentées comme "emprisonnées dans des monastères" pour s'être converties à l'islam.
Les deux femmes mentionnées par Al-Qaïda sont Camilia Chehata et Wafa Constantine, les épouses de prêtres coptes dont la conversion supposée à l'islam a provoqué des remous en Egypte.
La protection autour des lieux de culte coptes avait été discrètement renforcée après les menaces, tandis que le président Hosni Moubarak s'était engagé à protéger les Coptes "face aux forces du terrorisme et de l'extrémisme".
Les Coptes sont la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient. Ils représentent de 6 à 10% des 80 millions d'Egyptiens selon les estimations. |
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Egypte : nouveaux affrontements au Caire

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Par Europe1.fr
NDLR d'Africapax : Nous venons d'apprendre que des éléments de la police et de l'armée pactisent avec les insurgés alors que la répression s'amplifie.
Notre correspondant en chef a été arrêté au Caire. Il ne manifestait pas mais prenait des photographies.
Publié le 3 février 2011 à 06h18 Mis à jour le 3 février 2011 à 06h18
De nouveaux affrontements tôt jeudi sur la place Tahrir au Caire, cœur de la contestation contre le président égyptien depuis 10 jours, ont fait deux tués et plusieurs blessés, selon des témoins sur place, au lendemain d'une journée de violences entre pro et anti Hosni Moubarak qui a fait au moins trois morts et des centaines de blessés.
Sur la place Tahrir (place de la libération), des tirs sporadiques ont commencé à se faire entendre vers 04H00 (02H00 GMT) jeudi et étaient toujours audibles une heure plus tard.
L'armée s'est déployée en masse mercredi soir aux alentours de la place, immense esplanade dans le centre du Caire, devenue depuis le 25 janvier le point de ralliement des manifestants anti-Moubarak, qui y campent par milliers chaque nuit malgré le couvre-feu. |
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Concours International « Génies en Herbe OHADA » 2011

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OHADA.com vous informe : Concours International « Génies en Herbe OHADA » 2011 : inscription des participants.
Le Comité d'Organisation du Concours « Génies en Herbe OHADA » invite toutes les personnes désireuses de participer à l'édition 2011 du concours à prendre contact avec celui-ci au plus tard le 17 décembre 2010, délai de rigueur d'inscription des participants.
Le Concours International « Génies en Herbe OHADA » est une initiative de l'Association des Etudiants Juristes de Côte d'Ivoire (AEJCI) en partenariat avec l'Association des Jeunes Juristes de l'Afrique de l'Ouest (AJAAO).
Ce concours, qui s'inscrit dans le cadre de la promotion du droit OHADA, reçoit chaque année l'appui de l'Association pour l'Unification du Droit en Afrique (UNIDA), de la Cour Commune de Justice et d'Arbitrage (CCJA), du Club OHADA Côte d'Ivoire, de l'Association Ivoirienne pour le Développement du droit OHADA (AIDO) et la Commission Nationale OHADA de Côte d'Ivoire.
Le concours est également soutenu, tout particulièrement pour la prochaine édition, par le Service de Coopération et d'Action Culturelle de l'Ambassade de France en Côte d'Ivoire, le Fonds Scientifiques Jean Bastin et le Cabinet d'Avocats JurisFortis.
Contact our toute information complémentaire :
Pierre-Olivier LOBE
Project Manager du Concours
Email : olivierlob@ohada.com
Tél. : +225 07 58 02 08
UNIDA / OHADA.com |
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Appel en faveur de Radarh

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PAS L'ARGENT D'ABORD
LA SOLIDARITE D'ABORD
DEVENEZ CITOYEN DE COEUR D'UNE COMMUNE HAITIENNE
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R.A.D.A.R.H.
Réseau d'Amitiés pour le Développement Accéléré et la Reconstruction d'Haïti
Haïti a connu le 12 janvier 2010 un séisme qui a fait des centaines de milliers de victimes. Il y eut alors dans l'urgence des élans de générosité extraordinaires, comme cela arrive souvent dans les grands cataclysmes. De partout les aides ont afflué. Puis, passée l'urgence, on est tombé dans les lenteurs administratives de la gestion des sommes considérables collectées. Si bien que la plupart des aides prévues n'arrivent pas à destination et Haïti est aujourd'hui même dans une situation de détresse des plus dramatiques.
Cette inefficacité a plusieurs raisons qui se trouvent ici à la rubrique "Explications".
Pour participer d'une manière plus efficace à la reconstruction et au renouveau d'Haïti, RADARH, une association à but non lucratif, propose à tout un chacun les deux solutions suivantes:
A.- DEVENIR CITOYEN(NE) DE COEUR D'UNE COMMUNE HAÏTIENNE
Qui que vous soyez, vous pouvez devenir un citoyen(ne) de cour d'une commune haïtienne, en cliquant ici.
B.- OUVRIR UN CENTRE RADARH
Qui que vous soyez, vous pouvez ouvrir un cendre RADARH en cliquant ici
Pour tous renseignements complémentaires, prière d'aller d'envoyer un message à
radarh12janv2010@gmail.com
Adresse de RADARH en France:
RADARH-COMPAS
46, rue Giscard d'Estaing
34410 SERIGNAN France
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Tromperie du Ministre Emmanuel YOKA sur la Nationalité Congolais

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Tromperie du Ministre Emmanuel YOKA sur la Nationalité Congolaise
LORSQUE LE CONSEIL DES MINISTRES SE TROMPE LOURDEMENT SUR LA NATIONALITE CONGOLAISE
Par Roger YENGA
La nationalité est le lien juridique qui rattache les individus à un Etat dont ils deviennent les ressortissants. Ce lien juridique est déterminé par la loi de chaque Etat.
C’est à la loi de chaque Etat de déterminer, en effet, quels sont ses nationaux et de fixer les règles d’attribution et d’acquisition de la nationalité. Dans notre pays la République du Congo, c’est la loi 35-61 du 20 juin 1961 portant code de la nationalité congolaise qui est te texte de référence.
Il sied de préciser qu’après cinquante ans d’application stable, le code de la nationalité congolaise mérite un toilettage, afin de le mettre en conformité aussi bien aux dispositions des instruments internationaux de protection des droits humains qu’à la Constitution du 20 janvier 2002.
C’est ce qui m’avait conduit, en tant que citoyen congolais soucieux de l’évolution positive de nos lois, de mener une réflexion ayant abouti à la rédaction d’un dossier intitulé : Examens de quelques dispositions du code de la nationalité congolaise et contribution en vue de sa réforme.
Cette réflexion avait du reste été publiée dans deux journaux de Brazzaville il y a trois ans déjà. Par la suite, pour faire œuvre utile, j’ai transformé cette réflexion en une proposition de loi modifiant et complétant certaines dispositions du code de la nationalité congolaise. C’était un dossier complet comprenant un exposé des motifs, un argumentaire détaillé de la réforme et le texte de la proposition de la loi.
Ces dossiers complets avaient été remis à deux députés dont les noms ne seront pas mentionnés ici. Mais ces derniers, pour des raisons qu’ils leurs étaient propres, n’avaient pas pu soumettre cette proposition de loi à la Chambre basse du Parlement.
C’est donc avec satisfaction que j’ai appris, par la lecture du compte rendu du Conseil des ministres du 29 décembre 2010, que le ministre d’Etat, coordonnateur du pôle de la souveraineté, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits humains Monsieur Emmanuel YOKA, avait soumis à l’appréciation du Conseil, qui l’a adopté, un projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n° 35-61 du 20 juin 1961 portant code de la nationalité congolaise.
Cela dit, à la lecture de ce compte rendu du Conseil des ministres, on ne peut qu’être surpris et déçu par ce déplorable amalgame qu’entretient ce texte relativement aux droits reconnus aux personnes ayant acquis la nationalité congolaise par naturalisation et les congolais d’origine.
En effet, dans le compte rendu du Conseil des ministres du jeudi 29 décembre 2010, s’agissant du projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°35-61 du 20 juin 1961 portant code de la nationalité congolaise, on peut notamment lire ceci ;
"Comme chacun sait, aux termes de la Constitution du 20 janvier 2002, tout étranger naturalisé congolais jouit de la prérogative de garder sa nationalité d’origine et tout congolais, quel qu’il soit, a le droit de changer de nationalité ou d’acquérir une seconde nationalité.
Ces dispositions nouvelles, inscrites dans la loi fondamentales de 2002, mais en contradiction évidente avec la loi portant code de la nationalité congolaise, votée voici presque un demi-siècle, nécessitaient donc une mise à jour de celle-ci".
Il convient de relever tout de suite que ce passage du compte rendu du Conseil des ministres contient une inexactitude - si ce n’est pas une fausseté - juridique en ce sens qu’il fait dire à la Constitution du 20 janvier 2002 ce qu’elle ne prévoit pourtant pas.
En effet, sans le mentionner, ce passage se réfère bien à l’article 13 de la Constitution du 20 janvier 2002. Cet article prévoit que : "La citoyenneté congolaise est garantie par la loi. Tout congolais a le droit de changer de nationalité ou d’en acquérir une seconde".
Cette disposition constitutionnelle reconnaît désormais à tout congolais d’origine le droit de changer de nationalité ou d’acquérir une seconde alors que l’article 47 du code de la nationalité congolaise sanctionne encore l’acquisition volontaire d’une nationalité étrangère par la perte de la nationalité congolaise.
Mais le contenu de l’article 13 de la Constitution du 20 janvier 2002 n’a visiblement pas été compris par tous.
Il ne fait aucun doute que l’expression de tout congolais, dans l’article 13 de la Constitution du 20 janvier 2002, a été comprise par certains comme signifiant que la possibilité d’acquérir une seconde nationalité concerne aussi bien les congolais d’origine que les naturalisés congolais. Rien n’est plus faux !
Il s’agit là d’une confusion manifeste qui, de surcroît n’a aucun fondement juridique. C’est d’autant plus vrai que, rien dans l’article 13 de la Constitution ne permet de croire ou de prétendre qu’un droit reconnu aux seuls congolais d’origine est également reconnu aux naturalisés congolais.
Pour bien comprendre cette différence entre les deux catégories de congolais, il faut revenir à la notion même de naturalisation.
La naturalisation est l’acquisition de la nationalité congolaise par un étranger qui ne l’a jamais possédée antérieurement.
La naturalisation n’est pas une procédure subsidiaire pour devenir congolais. C’est le mode normal d’acquisition de la nationalité congolaise, lorsqu’une personne étrangère ne bénéficie pas du droit d’acquérir la nationalité congolaise de manière automatique ou par déclaration.
Il est clair que les personnes ayant participé à la rédaction du projet de loi précité ont fait une mauvaise lecture de l’article 13 de la Constitution du 20 janvier 2002 en écrivant que ce texte reconnaît à tout étranger naturalisé congolais le droit de jouir de la prérogative de conserver sa nationalité d’origine.
Or non seulement l’article 13 de la Constitution ne prévoit rien de tel mais le naturalisé congolais n’a pas le droit de conserver sa nationalité d’origine, comme nous allons le voir, à travers les lignes qui vont suivre.
La recevabilité d’une demande de naturalisation est soumise à plusieurs conditions légales.
Ces conditions sont essentiellement prévues aux articles 26 à 42 et 99 du code de la nationalité congolaise. Parmi ces conditions, il y a notamment la prestation de serment civique et la déclaration de renonciation à la nationalité d’origine ou étrangère.
Le code de la nationalité prévoit que nul ne peut être naturalisé s’il n’a pas encore prêté le serment civique et renoncé expressément à sa nationalité d’origine (article 32.6e et 7e du code de la nationalité congolaise).
Le requérant doit comparaître devant le juge d’instance de sa résidence ou, à défaut, devant l’un des magistrats désignés à l’article 95 du code de la nationalité congolaise.
Le requérant doit prêter le serment civique et renoncer à sa nationalité d’origine en ces termes :
"Je jure de me conduire en tout cas comme un digne et loyal citoyen congolais et d’assumer toutes les obligations inhérentes à cette qualité. Je déclare en outre expressément renoncer à ma qualité de… qui est ma nationalité d’origine".
Le magistrat dresse aussitôt un procès-verbal de ce serment et de cette déclaration qui sera enregistrée au greffe et communiquée, selon les cas, soit au ministère de l’intérieur, soit à la préfecture dont dépend la résidence effective du postulant, ou les agents diplomatiques et consulaires et congolais si le postulant se trouve à l’étranger.
La prestation de serment civique et de renonciation à la nationalité d’origine telle que prévue par l’article 32 du code de la nationalité congolaise rend impossible et interdit le maintien de sa nationalité d’origine à tout postulant à la nationalité congolaise. Il ne lui sera donc plus possible, lorsqu’il aura obtenu son décret de naturalisation congolaise, d’exciper de sa nationalité d’origine ou étrangère.
Ce n’est pas pour rien que, lorsque leurs demandes de naturalisation sont acceptées par l’autorité compétente, les étrangers naturalisés congolais, c’est-à-dire, ayant renoncé à leur nationalité d’origine doivent transformer leurs pièces d’état civil étranger (et tout particulièrement leurs actes de naissance, s’ils sont nés à l’étranger) en actes d’état civil congolais par la transcription desdits actes étrangers sur les registres des Consuls ou des Ambassades du Congo, après en avoir fait la demande au ministère des affaires étrangères.
Il est clair donc que l’acquisition de la nationalité congolaise, par naturalisation, est incompatible avec le maintien de la nationalité d’origine du postulant. Aucun cumul n’est donc permis en l’état actuel de notre code de la nationalité et de notre Constitution.
Alors que le code de la nationalité congolaise l’interdit formellement et que la Constitution du 20 janvier 2002 ne le prévoit nulle part, comment prétendre alors, dans le compte rendu du Conseil des ministres, que cette Constitution permet aux étrangers naturalisés congolais de garder leur nationalité d’origine ?
Le parallèle fait entre le droit d’avoir une double nationalité, reconnu aux congolais d’origine par l’article 13 de la Constitution du 20 janvier 2002, et la situation des étrangers naturalisés congolais est dénué de tout fondement juridique et ne tient pas la route.
Autrement dit, ce droit constitutionnellement garanti aux congolais d’origine n’est pas transposable ou extensible aux étrangers naturalisés congolais.
Une telle confusion, qui ne peut être que dommageable, ne se justifie ni dans l’esprit ni dans la lettre de l’article 13 de la Constitution du 20 janvier 2002 et, encore moins, dans le code de la nationalité congolaise.
Suggestion :
Dans la mesure où cette confusion et cette fausseté émanent de l’organe délibérant du gouvernement qu’est le Conseil des ministres, et que le projet de loi soumis à son ’appréciation vient du garde des sceaux, il est plus qu’urgent de détromper aussi bien les citoyens congolais que les étrangers résidant au Congo Brazzaville et ayant lu le compte rendu du Conseil des ministres du 29 décembre 2010. Les administrations concernées par les questions de nationalité en font partie aussi.
On ne peut pas laisser toutes ces personnes dans la croyance fausse, selon laquelle, un étranger naturalisé congolais peut conserver sa nationalité d’origine, alors même qu’on sait pertinemment que la loi l’interdit formellement.
Si un tel rectificatif n’était pas publié, des difficultés surgiront inéluctablement demain dans les procédures de naturalisation congolaises engagées par les étrangers résidant dans notre pays. Il faut craindre qu’au moment de prêter le serment civique et de renoncer à leur nationalité d’origine, ces étrangers ne puissent refuser de le faire au motif que la Constitution du 20 janvier 2002 leur reconnaîtrait le droit de conserver leur nationalité d’origine tout en acquérant la nationalité congolaise. Ils s’appuieront naturellement sur le compte rendu du Conseil des ministres du 29 décembre 2010.
Pour eux, à ce moment-là, le fait de leur demander de renoncer à leur nationalité d’origine équivaudrait à un déni de droit et à une iniquité que rien ne justifie. Il est encore temps de prévenir ces contestations.
Il y a donc lieu de publier, le plus rapidement possible, un rectificatif dans tous les journaux ayant publié ce compte rendu. C’est du reste une pratique courante dont on ne doit pas rougir.
Il faut aussi veiller à ce que cette confusion ne soit pas reprise dans le texte du projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions du code de la nationalité congolaise.
La nationalité congolaise et la citoyenneté étant indissolublement liés, tout ce qui touche à ces deux matières doit être traité avec le plus grand sérieux et dans le strict respect des lois et règlements de la République, en général, de la Constitution et du code de la nationalité congolaise, en particulier.
La crédibilité du Conseil des ministres, du gouvernement et du ministre initiateur du projet de loi en dépend.
Nous Sommes le Congo !
Cessons d'Avoir Peur !
Pour un Etat de Droit au Congo !
"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"
Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !
http://mampouya.over-blog.com/ |
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La Fédération Africa Djibouti est née

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Le Ministère de l’Intérieur de la République de Djibouti a accordé la création et la reconnaissance officielle comme association djiboutienne à la Fédération Africa Djibouti.
Cette décision porte le numéro 431/ DAGR, datée du 28 décembre 20101.
C’est sous l’impulsion de son Président, le Professeur Isman Robleh, que cette dynamique Fédération a vu le jour.
Les liens d’amitiés entre la France et Djibouti sont historiques mais là les liens fraternels se tissent durablement, permettant à l’ONG/OSI Africa et à sa Fédération Djiboutienne de travailler durablement sur un certain nombre de projets.
La composition du bureau de la Fédération est la suivante :
Président : Monsieur Isman Ibrahim ROBLEH
roblehi@yahoo.fr
Vice Président : Monsieur Idriss Ahmed MIGUIL
Secrétaire Général : Monsieur Elmi Farah WABERI
elmiiljano@yahoo.fr
Trésorière : Madame Aicha Abdillahi ASSOWEH.
Le Président Isman Robleh entre au conseil d’administration d’Africa Internationale.
Il aura pour mission de développer les relations durables entre le peuple djiboutien et le peuple français mais, plus largement, d’inviter l’ensemble des autres peuples africains à développer le même type de relations et d’initiatives.
Djibouti est située en plein centre de la Corne de l’Afrique au débouché du détroit de Bab El Mandeb qui sépare la Mer Rouge de l’Océan Indien (golfe d’Aden). Les pays voisins immédiats sont l’Ethiopie et la Somalie. Sa position stratégique est indéniable. Cette fédération devrait jouer un rôle majeur dans cette région. Nous mettrons tous nos moyens à sa disposition.
Le Professeur Isman Robleh n’est pas un inconnu, loin de là.
Né le 21 Septembre 1959 à Dasbyo, il est devenu enseignant.
A ce titre, il a formé des générations d’élèves reconnaissants dont certains sont membres de la Fédération.
Inspecteur de l' Education nationale, il occupe actuellement la fonction de Directeur Adjoint du Centre de Formation des Personnels de l’Education Nationale (Bd de la République Tél. : 35 20 43 Faxe: 35 85 60 BP : 1131 E-mail: cfpen@intnet.dj Site web : www.cfpen.dj).
Le Professeur Isman Robleh voyage entre Djibouti et l’Europe dont, en particulier, la Belgique t la France.
C’est le secteur associatif qui le motive le plus :
Premier Président de l’Association des Scouts de Djibouti (1985-1987),
Deuxième Président de l’Association de développement HODAGAD (1990-2008),
Premier Président de la plateforme de la Société Civile de Djibouti (2009-2010).
Gageons que les communiqués sur la République de Djibouti et sur les activités de la Fédération vont se multiplier !
A l’aube de cette nouvelle année, nous souhaitons longue vie à cette jeune Fédération.
Les premières adresses :
Ambassade de la République de Djibouti en France
Ambassadeur : Son Excellence Rachad Farah
Adresse : 26, rue Emile Menier 75116 Paris
Téléphone : 01.47.27.49.22
Télécopie : 01.45.53.50.53
Courriel : webmaster@ambdjibouti.org
Ambassade de France à Djibouti :
Ambassadeur : Son Excellence René Forceville
Adresse : 45, boulevard du Maréchal Foch - BP 2039 - Djibouti
Tél : [253] 35 09 63
Fax : [253] 35 02 72
Internet : http://www.ambafrance-dj.org/
Courriel : ambfrdj@intnet.dj |
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Il faut soutenir la jeunesse algérienne !

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LE MONDE | 10.02.11 | 13h42
El harga ouala houma ("Le feu plutôt que ces gens-là"). Vive la jeunesse algérienne !" La jeunesse algérienne et la population sont désespérées. En cinquante ans, l'augmentation du nombre d'habitants (36 millions aujourd'hui) a été supérieure à 200 %. Age moyen : à peine plus de 26 ans. Treize ans en moyenne passés à l'école, c'est très peu car, depuis longtemps, les gouvernements algériens investissent plus dans l'armée que dans la jeunesse, dans la militarisation que dans la scolarisation du pays.
L'augmentation du prix de la farine, de l'huile et du sucre qui a déclenché la révolte n'a rien à voir avec la consommation mais avec le droit de vivre et le chômage.
La hogra ("le mépris"), le ras-le-bol, la mal-vie dominent. Alors les jeunes Algériens s'enflamment, certains préfèrent prendre feu. Des adolescents en colère ont été vus sur toutes les images. Pourquoi descendent-ils dans la rue ?
Parce qu'ils n'ont ni présent ni avenir. La précarisation s'est étendue. Le "dégoûtage" est le sentiment dominant. Les droits fondamentaux ne sont ni garantis ni respectés. Les droits sociaux d'accès au travail et au logement sont lettre morte. La détresse gagne.
On ne comprendrait pas autrement le phénomène des harragas, ces clandestins qui préfèrent partir par la mer au péril de leur vie : l'eau, ou le feu, plutôt que "ces gens-là" ! Ces gens-là ? En face de cette jeunesse démunie, le spectacle d'Algériens riches et arrogants, corrompus et puissants qui font le jour et la nuit, la pluie et le beau temps dans le pays. En face de cette jeunesse démunie, un gouvernement prétendument "démocratique et populaire" qui ne connaît aucune alternance et aucune amélioration. Une nomenklatura prédatrice qui, sous couvert de nationalisme, gère et capte à son profit les ressources du pays, son gaz et son pétrole. Beaucoup de très pauvres dans un pays très riche.
En butte à l'arbitraire
Ce n'est pas la première fois que le pays s'embrase. L'année 1988 avait vu la fin du parti unique et l'instauration du multipartisme, l'ouverture des médias et la manifestation de l'espoir. Celui-ci a été ruiné. Après 1992, le "péril islamiste", réel, a été l'alibi des exactions légales et des répressions systématiques pour combien de milliers de morts et de "disparus" ? Le "Printemps noir" kabyle de 2001-2002 a été cruellement réprimé.
Tous les Algériens sont aujourd'hui, d'une manière ou d'une autre, en butte à l'arbitraire. Combien de dinars faut-il pour vivre décemment ? Combien de dinars faut-il pour parler (à peu près) librement ? Combien de dinars faut-il pour faire taire, combien de policiers ou de militaires ? Quand un wali (préfet) détourne des fonds destinés à la création d'une université dans le sud (il n'y en a aucune), c'est celui qui dénonce la spoliation qui va en prison.
La jeunesse algérienne a besoin de solidarité internationale. Elle a besoin de savoir qu'on soutient son combat. Elle a besoin de liberté. Elle ne cherche pas un avenir qui lui serait offert mais un avenir qui lui soit permis. La médiocratie et la gérontocratie lui ferment toutes les portes.
A désespérer sa jeunesse par goût pour les prébendes et bénéfices personnels, par soif du pouvoir et des positions acquises, on attise l'extrémisme qu'on prétend combattre. Quand les bureaux de vote sont manifestement vides, les urnes, paradoxalement, sont pleines. Au-dessus du volcan, rien ne bouge. Les manifestations violentes sont réprimées, les manifestations pacifiques interdites, les casseurs prépayés, selon une stratégie bien huilée. La police occupe la rue, l'armée veille.
Il y a longtemps que les Algériens ne sont plus fiers de leur passeport, comme ils l'ont été au lendemain de l'indépendance. Abdelaziz Bouteflika, déjà ministre de la jeunesse et du tourisme en 1962, est aux affaires étrangères, de 1963 à 1978. Avec les "hommes forts" du régime, il est toujours aux affaires, et aux commandes, puisque cela fait douze ans qu'il tient la présidence.
La "communauté internationale" des Etats est bien trop souvent encline à soutenir la stabilité des régimes, fussent-ils iniques, plutôt que l'alternance démocratique. La France ne fait pas exception.
Dans la conjoncture nouvelle qui se fait jour en Algérie, avec la mobilisation des militants des droits de l'homme et des syndicats autonomes, il est de notre devoir de soutenir ces mouvements démocratiques et d'affirmer haut et fort qu'il n'y a pas de démocratie sans liberté ni égalité, autrement dit sans respect ni justice. |
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La révolution africaine !

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En raison des évènements qui secouent le Nord de l'Afrique, en particulier en Egypte et en Tunisie, l'Association Africa m'a chargé de relayer les informations concernant les pays suivants : Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte.
Je suis chargé également de correspondre avec toutes celles et tous ceux qui sont intéressés par notre action dans ces pays.
La base logistique de notre Organisation pour l'Afrique du Nord, dans sa globalité, est installée à Alger.
Pour des raisons évidentes de sécurité, les coordonnés de nos informateurs resteront totalement confidentielles.
Notre base pour l'Afrique subsaharienne est installée au Togo.
Mon homologue devrait se manifester dans les jours qui viennent.
Il se trouve, à l'heure actuelle, à Abidjan.
Notre organisation est totalement solidaire des peuples qui souffrent en tentant d'instaurer, chez eux, une certaine forme de démocratie et une juste répartition des richesses
Les morts, les blessés, les disparus, les interpellés sont autant de martyrs d'une cause qui ne peut plus reculer.
Les peuples ont soif de liberté et de justice, soif paix et de solidarité, soif de travail et d'enseignement.
Ils misent sur le développement durable de leurs sociétés et de leurs environnement
Ils n'acceptent plus que la terre de leurs ancêtres soit souillée et d'être contraints à l'exil pour survivre.
Ils rejettent l'exploitation honteuse de leurs ressources par des puissances extérieures, bénéficiant de complicités locales qui doivent être dénoncées en attendant de passer devant les tribunaux populaires.
L'histoire est en marche.
L'Afrique se libère, petit à petit, de ses démons intérieurs après s'être libérée des chaînes de l'esclavage et du colonialisme.
Ceux qui n'hésitent pas à employer la force, sous quelque fourme que ce soit, pour contraindre les peuples doivent s'attendre aux mêmes effets que ceux produits par la Révolution des Jasmins en Tunisie.
Seuls les peuples concernés sont à même de juger si leurs responsables politiques sont dignes de leur confiance.
Cet évènement considérable s'est étendu à l'Égypte et risque de se propager dans d'autres pays.
Nous devons toutes et tous rester vigilants, affirmer une solidarité sans faille, faire circuler dans le monde toutes les informations qui nous proviennent de nos correspondants.
Quelques citations :
Tout homme naît avec des droits inaliénables et imprescriptibles ; telles sont la liberté de toutes ses opinions, le soin de son honneur et de sa vie ; le droit de propriété, la disposition entière de sa personne, de son industrie, de toutes ses facultés ; la communication de ses pensées par tous les moyens possibles, la recherche du bien-être et la résistance à l'oppression.
Art.35 de la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
Je vous remercie pour votre confiance.
Achour El Hachémi.
Journaliste indépendant
Presse Africaine Indépendante contre la Xénophobie (P.A.I.X.)
achoure787@gmail.com
27, Rue Didouche Mourad
Alger
Algérie
ماضيكِ لاأنوي إثارتَهُ
حسبي بأنكِ هاهنا الآنا |
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Le Franc CFA : une monnaie coloniale qui retarde l’Afrique

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"Il faut apprendre au nègre à trouver de la beauté en lui" Marcus GARVEY
Par Dr Séraphin PRAO YAO
Le débat sur le franc CFA s’enfle, mobilise et inquiète la France. De plus en plus, les africains s’imprègnent des réalités monétaires et s’interrogent sur le bien-fondé du maintien du franc CFA, une monnaie coloniale.
En fait, la guerre mondiale des monnaies a fini par ouvrir les yeux de ceux qui s’efforçaient encore de les fermer. Les Etats-Unis font marcher la planche à billet pour faire chuter le dollar. On se souvient que la banque centrale des Etats-Unis avait annoncé début novembre 2010, qu’elle allait racheter pour 600 milliards de dollars (443,5 milliards d’euros) de bons du Trésor. Le but, affirme-t-elle, est de maintenir les taux d’intérêt à de très bas niveaux afin de soutenir la reprise économique. C’est dans ce contexte que la crise post-électorale en Côte d’Ivoire a réveillé le vieux débat sur le franc CFA.
En effet, sept ministres des finances de l’UEMOA, ont demandé le jeudi 23 Décembre 2010 à la BCEAO, d’autoriser uniquement les représentants du Dr Alassane OUATTARA, à gérer les comptes de la Côte d’Ivoire. En plus, le Conseil a décidé "que les représentants régulièrement désignés par le gouvernement légitime de Côte d’Ivoire sont les seuls habilités à prendre des mesures relatives au fonctionnement de l’UEMOA au nom de ce pays". Ce même Conseil a renchéri pour décider "d’instruire la BCEAO de permettre aux seuls représentants régulièrement désignés par le gouvernement légitime de Côte d’Ivoire d’effectuer les mouvements sur les comptes en son nom".
Face à cette imposture de la BCEAO et de l’UEMOA, certains économistes ivoiriens versent au débat leurs contributions. Mais là n’est pas le problème, car il est inacceptable que cinquante années après les indépendances, les pays africains de la zone franc (PAZF) n’arrivent pas à accéder à la souveraineté monétaire, préalable à la souveraineté tout court.
Si le combat est louable, il arrive parfois que des contributeurs, par leurs écrits et argumentations, galvaudent le combat. Ne comprenant pas eux-mêmes les phénomènes monétaires, ils s’invitent dans un débat où seuls les initiés ont voix aux chapitres.
L’objectif de ce papier est justement de démontrer pourquoi le franc CFA doit disparaitre pour faire place à une monnaie africaine au service du développement. Cela suppose en premier lieu de montrer l’importance de la monnaie : il s’agit de définir correctement la monnaie (I). Faisant suite à cette démarche définitoire de la monnaie, il sera utile en deuxième lieu, de présenter l’historique de la zone franc (II).
Une telle présentation permettra en troisième lieu de dire pourquoi sortir de la zone franc (III).
I. UNE DEMARCHE DEFINITOIRE DE LA MONNAIE
C’est faute d’avoir compris que la monnaie n’est pas banale, que le développement des pays africains de la zone franc (PAZF) se trouve aujourd’hui à la limite du paradoxe. Dans les lignes qui suivent, nous allons donner les fonctions et la nature de la monnaie.
I.1. LES FONCTIONS DE LA MONNAIE
Charles RIST se refusait à définir la monnaie parce qu’elle recouvrait un domaine très vaste. En effet, la monnaie est l’un des concepts les plus difficiles à définir de la théorie économique. La monnaie est de plus en plus présente à tous les niveaux de la vie quotidienne des agents économiques et, parallèlement, ses formes sont de plus en plus complexes et multiples.
Depuis Aristote, la monnaie est définie par les trois fonctions qu’elle est supposée exercer : la monnaie comme intermédiaire des échanges, la monnaie comme réserve de valeurs et, enfin, la monnaie comme unité de compte.
Considérée comme intermédiaire des échanges (unité de paiement), la monnaie est un instrument qui permet d’échanger deux biens, en évitant les contraintes du troc. Il s’agit de surmonter la contrainte de la double coïncidence exacte des besoins du vendeur et de l’acheteur en qualité et en quantité, sur un même lieu, contrainte propre au troc.
En considérant une économie de troc, l'absence de double coïncidence limite les possibilités d'échanges et l'apparition d'un élément tiers, la monnaie, règle cette contrainte, elle "lubrifie" les transactions.
La médiation monétaire serait une condition nécessaire au développement des échanges de biens et de services selon Jevons. Cette fonction suppose que la monnaie a un pouvoir libératoire, c’est-à-dire qu’elle garantie la possibilité d’effectuer des règlements et également d’éteindre des dettes. Or il est possible d’avoir des monnaies en circulation sans pouvoir libératoire. Le paiement renvoie, selon B. COURBIS, E. Froment et J.-M SERVET, à "l’appartenance à une communauté de paiement dans laquelle les moyens de s’acquitter sont établis". Ainsi donc, l’unité de paiement peut différer de celle de compte.
La monnaie exerce également une fonction de réserve de valeur pour deux raisons : la non-synchronisation entre les recettes et les dépenses d’une part et l’incertitude sur les réserves futures d’autre part. Elles constituent deux motifs de "demande de monnaie".
Elle a une fonction de réserve de valeur parce qu’elle est acceptée par tous et surtout parce qu’elle est unité de compte. Cette fonction n’est pas spécifique à la monnaie car les agents économiques disposent d’autres moyens pour conserver de la valeur, c’est-à-dire détenir de la richesse. Cette dernière a d’ailleurs plusieurs composantes :
- la richesse non financière, qui est constituée des biens matériels (or, maison, bijou, usine…) et immatériels (comme, par exemple, un fonds de commerce, une qualification) ;
- la richesse financière, qui est constituée des titres qui peuvent s’échanger directement contre des biens matériels ou qui, en général, doivent d’abord se transformer en monnaie pour s’échanger contre des biens matériels (actifs monétaires, actifs financiers).
La monnaie a une troisième fonction : celle d’unité de compte. Sans monnaie, dans une économie marchande, il y a autant de prix que de paires de biens, de types d’échanges entre deux biens. S’il y a n biens, il y a n(n-1)/2 prix relatifs.
Pour opérer ses arbitrages dans un système de troc, chaque consommateur doit avoir en tête tous ces prix. Si un de ces biens est utilisé comme étalon des valeurs, alors le système des prix est profondément simplifié. Il suffit alors de connaître les n-1 expressions de la valeur des autres biens dans le bien choisi comme monnaie pour connaître l’ensemble des rapports de valeurs des n biens. La monnaie permet donc d'établir une échelle de prix simple et unique, exprimée en unités monétaires. Mais une "vraie" unité de compte ne peut avoir de valeur par elle-même sauf à varier.
Or, c'est bien ce que les hommes ont fait en utilisant, pendant de brèves périodes historiques, comme valeur monétaire, des biens ayant eux-mêmes un certain prix. Toutefois, durant la majeure partie du Moyen-Âge, le Prince demeurait le "maître des mesures" : il imprimait son sceau et fixait les valeurs monétaires qui différaient, la plupart du temps, de celles du métal incorporé.
Finalement, la définition fonctionnelle de la monnaie ne nous aide pas dans la poursuite de notre objectif, celui de justifier la disparition du franc CFA.
On ne peut pas se satisfaire de cette définition. Il nous faut approfondir la question monétaire en disant ce qu’elle est et non ce qu’elle fait.
I.2. LA QUESTION DE LA NATURE DE LA MONNAIE
Qu’est-ce que la monnaie ? Cette question par laquelle il fallait bien commencer, n’admet pas de réponse simple, acceptée par l’ensemble des économistes, ni sous l’angle empirique, ni sous l’angle théorique. Notre préoccupation à ce stade de notre réflexion, est de dissiper le "nuage épais" qui enveloppe les contributions sur la nature de la monnaie.
La monnaie, rassurons-nous n’est pas un bien industriel comme le pain. Elle n’est pas une marchandise. La monnaie a plusieurs dimensions.
La monnaie est une créance à vue des agents économiques sur le système bancaire et une dette de celui-ci. De ce point de vue, il est impossible de dissocier la monnaie du système monétaire d’où d’ailleurs l’importance des banques dans une économie monétaire de production.
Cette définition est complétée par l’approche institutionnelle de la monnaie : la monnaie est certes une technique mais c’est aussi un phénomène social qui met en jeu des relations humaines et pas simplement une technique.
L’enjeu principal de la monnaie est toujours l’appartenance à une communauté de valeurs. Or, cette appartenance s’inscrit dans des formes relativement différentes selon les époques et les sociétés.
La monnaie est une institution qui exprime et conforte les valeurs globales de la société où elle existe.
La monnaie a également une dimension conventionnaliste.
Elle est générée par une convention marchande : j’accepte la monnaie car autrui l’accepte. La qualité d'une monnaie se mesurera, dès lors, à l'aune de son aptitude à conserver sa valeur d'une période à l'autre et de sa capacité à inspirer confiance à ses utilisateurs.
Ce minimum de cohésion sociale et de confiance, qui est au fondement même de toute monnaie, émane soit d'un acte de foi (acceptation générale du numéraire par la communauté), soit d'un édit des autorités qui l'établit comme cours légal dans un territoire donné.
Dans le premier cas, la monnaie peut provenir soit d'une coutume immémoriale, soit d'une convention émergeante ou librement négociée, ou encore être le résultat d'une concurrence entre monnaies privées où une a fini par s’imposer dans un vaste réseau d’échange.
Dans le second cas, la monnaie est la production d'un monopole d'État qui impose le médium d'échange et tente de le contrôler. La puissance publique tire profit de cette situation à divers échelons : la monnaie sert, à la fois, de source d'unité symbolique du pays, de source de revenu pour l'État et de moyen d'indépendance politique, le pays ayant sa propre devise.
Georges SIMMEL met pour sa part en avant que si la monnaie ne doit rien dans sa genèse, à l’Etat, un fonctionnement viable ne peut cependant être garanti par celui-ci. C’est dans cette filiation que se situe l’approche étatique de KNAPP (1973) à laquelle fait référence J.M. KEYNES dans le "treatise on money".
Cette approche peut être résumée ainsi : "la monnaie est une créature de la loi", c’est-à-dire du droit. En fait, selon KNAPP, l’État sélectionne et impose une forme-monnaie en choisissant une certaine unité et en lui donnant une validité sur un territoire qui correspond à son espace national. Ainsi, l’acceptation inconditionnelle de la monnaie par les individus est garantie par l’État.
Il s’agit de dire que c'est l'autorité politique représentative qui, dans un espace national donné, fait battre monnaie et lui donne cours légal, un principe repris, après bien des vicissitudes, du droit romain.
Bien qu’elle soit un enjeu entre les classes sociales et un instrument de domination des uns sur les autres, la monnaie est aussi un bien public. Elle ne peut exister que par la légitimation politique qui lui donne la capacité d’être un pouvoir d’achat immédiat ou futur, garantissant son rôle de réserve à travers le temps.
La monnaie a également une dimension politique : les nations se sont construites autour de la monnaie et autour d’un roi qui avait le pouvoir de battre monnaie.
Au 19ème siècle, l’unification progressive de l’Allemagne s’est faite à partir du Zollverein, mais aussi par une monnaie commune : le Thaler (1857). A l’heure actuelle, le pouvoir monétaire est perçu comme un élément de la souveraineté nationale : ses capacités régulatrices lui viennent de son aptitude à représenter les valeurs qui sont au fondement de la communauté d’échanges.
Pour Charles LOYSEAU dans son "Traité des seigneuries" (1669) : " …la souveraineté est du tout inséparable de l’Etat, auquel, si elle était ôtée ne serait plus un Etat. Car, enfin, la souveraineté est la forme qui donne l’être à l’Etat, voire même l’Etat et la souveraineté prise in concreto sont synonymes et l’Etat est ainsi appelé, pour ce que la souveraineté est le comble et période de puissance où il faut que l’Etat s’arrête et s’établisse". La souveraineté s’affirme ad externa.
Concrètement, elle s’exerce sur un territoire délimité – la première fonction du roi étant de tracer la ligne qui situe le domaine de la couronne dans l’espace, et qui marque sa libre existence face à toute autre puissance extérieure contre quoi le moyen militaire peut être requis.
II. L’HISTORIQUE DE LA ZONE FRANC
Il n’est pas possible d’asservir des hommes sans logiquement les inférioriser de part en part. La zone franc demeure un maillon de l’impérialisme français.
II.1. EVOLUTION HISTORIQUE DE LA ZONE FRANC ET SES PRINCIPES
II.1.1. EVOLUTION HISTORIQUE DE LA ZONE FRANC
Philippe HUGON (1999) dans son livre intitulé "La zone franc à l’heure de l’euro", s’interroge sur le statut de la zone franc : est-elle une zone monétaire ou une survivance néocoloniale ?
Dans tous les cas, la zone franc lato sensu, regroupe 26 entités territoriales ; elle comprend, outre 15 pays africains, la France, les DOM-TOM, la principauté de Monaco et Mayotte ; elle est depuis le 1er janvier 1999 liée à l’Union monétaire européenne puisque les francs de la zone sont arrimés à l’euro.
Historiquement, même s’il est difficile de donner une datation exacte de la zone franc avant son officialisation, il est possible de lui trouver un ancrage.
La dislocation progressive de l'espace monétaire et commercial international dans les années trente, la montée en puissance généralisée du protectionnisme et l'enchainement des dévaluations compétitives provoquèrent de la part des puissances coloniales une réaction de repli sur leurs empires.
Après l'échec de la conférence de Londres en 1933, les zones monétaires firent leur apparition. C'est ainsi que prit naissance la "zone sterling".
Un grand nombre de pays d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud vont rattacher leur monnaie au dollar pour former la "zone dollar".
La formation d'une zone économique impériale, protégée de la concurrence extérieure et fondée sur la complémentarité des productions coloniales et métropolitaines, passait par la création d'un espace monétaire commun. Avec le déclenchement de la seconde guerre mondiale, naissait l'instauration d'une réglementation des changes, valable pour l'ensemble des résidents de l'empire et la centralisation des réserves en devises au profit de la métropole.
La zone franc est donc née de la volonté initiale d’isoler l’empire colonial du marché international et de créer un espace préférentiel après la crise de 1929. Elle a été institutionnalisée le 9 septembre 1939, lorsque dans le cadre de mesures liées à la déclaration de guerre, un décret instaura une législation commune des changes pour l'ensemble des territoires appartenant à l'empire colonial français.
En fait le début de la seconde guerre mondiale va s'accompagner d'un dirigisme monétaire avec la mise en place du contrôle des changes à cette date. La zone Franc, en tant que zone monétaire caractérisée par une liberté des changes, est formellement créée.
Officiellement, le franc CFA est né le 26 décembre 1945, jour où la France ratifie les accords de Bretton Woods et procède à sa première déclaration de parité au Fonds monétaire international (FMI). Il signifie alors "franc des colonies françaises d'Afrique".
Mais cette définition de la parité du Franc se fait avec une différenciation selon les secteurs géographiques. Nous avons alors trois unités distinctes avec le Franc des Colonies Françaises du Pacifique (FCFP), un Franc des Colonies Françaises d'Afrique (FCFA) et un Franc de la métropole valable également pour l'Afrique du Nord et les Antilles (FF).
Le FCFP valait 2,40 FF et le FCFA 1,70 FF. C'est aussi l'occasion d'affirmer l'unité car le communiqué du ministre des Finances parle de "Constitution de la zone franc" et ce sera la première fois que le terme est utilisé officiellement.
Certains pays ont choisi, lors de l'indépendance ou après, de quitter la zone franc coloniale : Algérie (1963), Maroc (1959), Tunisie (1958), Mauritanie(1973), Madagascar(1973), Guinée (1958), l'ex- Indochine (Cambodge, Laos, Viêtnam) en 1954. Le Mali l'a quittée en 1962 pour la réintégrer en 1984.
II.1.2. LES PRINCIPES DE LA ZONE FRANC
Les principes de la coopération monétaire ont été rappelés dans la convention de coopération entre les pays membres de l'Union monétaire ouest-africaine et la République française du 4 décembre 1973. Les principes fondamentaux sont au nombre de quatre :
1) La fixité des parités avec la monnaie ancre : la parité des monnaies de la Zone avec l’euro est fixe et définie pour chaque sous-zone. Les monnaies de la Zone sont convertibles entre elles, à des parités fixes, sans limitation de montants.
2) La garantie de convertibilité illimitée du Trésor français : la convertibilité des monnaies émises par les différents instituts d'émission de la Zone franc est garantie sans limite par le Trésor français.
3) La libre transférabilité : les transferts sont, en principe, libres à l’intérieur de la Zone. À l'intérieur de chaque sous-zone, et entre chaque sous-zone et la France, les transferts de capitaux sont en principe libres.
4) La centralisation des réserves de change : elle apparaît à deux niveaux puisque les États centralisent leurs réserves de change dans chacune des deux Banques centrales tandis qu’en contrepartie de la convertibilité illimitée garantie par la France, les banques centrales africaines sont tenues de déposer, auprès du Trésor français sur le compte d'opérations ouvert au nom de chacune d'elles, une fraction de leurs réserves de change (50 % pour les avoirs extérieurs nets de la BCEAO et 60% jusqu’au 30 juin 2008, 55 % jusqu’au 30 juin 2009 et ensuite 50% pour la BEAC). Depuis 1975, ces avoirs bénéficient d'une garantie de change vis-à-vis du DTS.
II.2. BREVE HISTOIRE DE LA BCEAO
L’exploitation des colonies s’accéléra au tournant du XXe siècle, les cultures destinées à l’exportation firent leur apparition, et les grandes firmes commerciales, la CFAO, la SCOA, s’en assurèrent le monopole côté français, comme du côté anglais, la firme anglo-hollandaise Unilever. Et la gestion monétaire des colonies était assurée par des banques privées bénéficiant dans leurs zones respectives de privilèges d'émission. Tout commence le 27 avril 1848, date de l’abolition de l'esclavage dans les colonies françaises.
De nombreux propriétaires d'esclaves sont ruinés, tant dans les Caraïbes que dans les possessions françaises d'Afrique. Le 30 avril 1849, une loi portant indemnisation des colons par suite de l’abolition de l'esclavage est votée.
Le 21 décembre 1853, le décret portant création de la Banque du Sénégal est signé par Louis Napoléon BONAPARTE. Son capital, fixé à 230.000F est formé du prélèvement du 8ème des indemnités accordées aux colons, par suite de l'abolition de l'esclavage, et des arrérages échus de l'inscription de rente représentative de ce prélèvement. Cette Banque du Sénégal, fondée en 1853, avait ses locaux à Saint-Louis. Elle était spécialisée dans le crédit à court terme. Cependant, elle n'a jamais pu servir à une réelle politique de mise en valeur de la colonie.
Le 29 juin 1899, un décret est pris portant création de la Banque de l’Afrique Occidentale (BAO). Le siège de la BAO est fixé à Paris (78, rue de Provence) et Henri NOUVION fut nommé premier Directeur du nouvel établissement. La même année, débutèrent les activités de la BAO à Dakar, tandis qu'une agence était créée à Conakry.
A l’origine, le rôle de la "Banque du Sénégal" qui deviendra l'Institut d'Émission de l'Afrique Occidentale Française et du Togo (de 1955 à 1959) et, enfin, la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (à partir de 1959), est d’organiser la paupérisation du corps social africain, pour empêcher l’érection d’une bourgeoisie nationale du commerce, en refusant le crédit aux populations locales en Afrique noire. Et cette politique criminelle continue encore, contre le développement de l’Afrique.
En effet, jusqu’aujourd’hui, les banques françaises en Afrique, n’accordent aucun crédit de développement aux particuliers. Elles n’accordent aucune ligne de crédit à la consommation aux ménages les plus démunis. Son rôle colonial, c’est d’encaisser le maximum d’argent liquide pour la métropole sans investir localement, ni dans les entreprises africaines ni dans le développement.
Depuis cette date, la BCEAO a toujours été dirigée par un directeur général français. Le dernier français en est Robert JULIENNE qui occupa le poste de gouverneur depuis le 28 septembre 1962 jusqu’en 1973. Le siège de la banque était à Paris.
Avant de passer le flambeau aux africains pour la direction et le siège de la banque, la France exigea la signature le 4 Décembre 1973, d’un nouvel Accord de Coopération et de la nouvelle Convention de Compte d'opérations entre la République Française et l'UMOA. C’est finalement le 15 décembre 1974 que M. Abdoulaye FADIGA sera nommé aux fonctions de Gouverneur de la BCEAO. Ce dernier va œuvrer pour le transfert du siège de la BCEAO de Paris à Dakar en Juin 1978 et l’inaugurer le 26 mai 1979.
Avant de clore ce chapitre sur la BCEAO, disons un mot sur la fonction d’une banque centrale. La BCEAO, rebaptisée par nous, sous le nom de "Banque Centrale Européenne en Afrique de l’Ouest", ne fait qu’appliquer les directives de la BCE (Banque Centrale Européenne).
A l’occasion de l’entrée en vigueur de la reforme institutionnelle de l’UMOA et de la BCEAO (1er Avril 2010), M. Philippe-Henri DACOURY TABLEY, gouverneur de la BCEAO donnait dans une interview, l’objectif de cette reforme en ces termes : "la mise en œuvre de la réforme devrait, en assignant à la BCEAO un objectif prioritaire de stabilité des prix, permettre, de garantir le pouvoir d’achat de notre monnaie et apporter une réponse adéquate au défi du financement des économies". Le constat est frappant, sans aucun doute humiliant.
Pour revenir à notre sujet, la BCEAO poursuit prioritairement un objectif de stabilité des prix au sein de l'Union Monétaire Ouest Africaine au détriment de notre développement économique. Cette banque est contre les africains. La lutte contre l’inflation ne doit pas être l’objectif principal de la BCEAO, ni avoir une cible d’inflation de 2% comme la BCE car les populations ouest-africaines ne vivent pas les mêmes conditions économiques que les européens.
L’acceptation d’une souveraineté nominale et le refus absolu d’une indépendance réelle, telle est la réaction type des nations colonialistes à l’égard de leurs anciennes colonies. Le franc CFA est une monnaie coloniale qu’il faut faire disparaître.
IV. POURQUOI SORTIR DE LA ZONE FRANC
La question à laquelle nous répondons ici est celle de savoir pourquoi les pays africains de la zone franc doivent-ils sortir de cette zone ou du moins décoloniser le franc CFA sinon la remplacer par une monnaie purement africaine. Notre thèse se justifie pour au moins trois raisons.
- Premièrement, le franc CFA et ses mécanismes sont des leviers du pillage des économies africaines.
- Deuxièmement, le franc CFA est un instrument de domination de la France en Afrique.
- Troisièmement, le franc CFA entame la souveraineté des pays membres.
IV.1. Le franc CFA et ses mécanismes sont des leviers du pillage des économies africaines
• Les principes de la zone franc posent problème. Précisons ici rapidement ce point.
- Au niveau de la parité fixe, selon les enseignements de la théorie standard, elle se justifie d’autant plus que l’économie est petite, peu ouverte, faiblement diversifiée, polarisée sur le pays de monnaie d’ancrage, qu’il y a à l’intérieur des zones une mobilité forte du travail et faible mobilité du capital.
La fixité du change peut également se justifier pour des motifs d’ordre microéconomiques (réduction des incertitudes sur des taux de change réels) et macroéconomiques (stabilité des prix, gestion saine des finances publiques). Et ceci d’autant plus que les petites économies africaines sont fortement ouvertes et qu’elles sont fortement intégrées au niveau des importations et des capitaux à l’Europe.
Cependant, ces arguments favorables à la fixité du change sont contrecarrés par l’existence de chocs réels et nominaux, intérieurs et extérieurs. Des économies fortement exposées à des chocs comme les pays de la zone franc, ont intérêt à stabiliser l’économie par la flexibilité de change.
Dans le cas de chocs externes, le taux de change flexible neutralise les effets des chocs. Dans le cas de chocs interne réels (comme la sécheresse), il permet de stabiliser le produit national réel. Le taux de change flottant permet théoriquement une autonomie de la politique monétaire et joue un rôle de stabilisation automatique. Le régime de change fixe a pour conséquence de ne pas s’adapter aux réalités économiques.
- Au sujet de la libre transférabilité, cette disposition favorise la fuite des capitaux. Selon la CNUCED, la fuite des capitaux en 30 ans des pays africains depuis les indépendances dépasse 400 milliards de dollars américains.
Selon HUGON (1999, p.99), on estime l’hémorragie des capitaux hors UEMOA à 3 milliards de francs en 1991, à 4,6 milliards en 1992 et à 5 milliards de francs durant les 6 premiers mois de l’année 1993.
Les placements spéculatifs effectués en francs Cfa en France entre janvier 1990 et juin 1993 s'étaient élevés à 928,75 milliards de francs Cfa, soit environ 1,416 milliards d’euros.
Le montant des transferts sans contrepartie des ménages non africains sortis des PAZF en direction de la France et le RDM est passé de 89 millions de dollars (en 1970) à 434 millions de dollars (en 1993). Le montant cumulé de ces transferts est estimé à 3783,6 millions de dollars (soit 2200 milliards de franc CFA).
En 2004, l’Afrique noire (sans l’Afrique du Sud) a reçu 0,4% des IDE dont la moitié a été au bénéfice de l’Angola et du Nigeria.
- Quant à la convertibilité illimitée, elle est virtuelle. La convertibilité revient à dire simplement que tout étranger détenteur de cette monnaie doit avoir la possibilité, à tout instant, de l’échanger librement contre d’autres monnaies ou contre de l’or.
La convertibilité revêt plusieurs formes et on en distingue le plus souvent les degrés de convertibilité par rapport aux opérations, aux pays, et aux agents. Pour les petites économies que sont les pays africains de la zone franc, il n’est pas bon d’avoir des monnaies convertibles.
Dans la remuante histoire du franc français, l’échange de francs contre des devises n’était pas libre, mais réglementé. Cette convertibilité externe du franc, rétablie en 1958 pour les non-résidents, n’était pas totale pour les résidents.
Par exemple, ceux-ci ne pouvaient pas sortir des capitaux hors des frontières sans autorisation administrative. La Tunisie par exemple a une politique qui s’appuie sur le maintien de contrôles des capitaux, c’est-à-dire sur une "convertibilité" partielle de la monnaie, certaines opérations sur les mouvements des capitaux avec l’extérieur restant soumises à restrictions.
Cela permet à la Banque centrale de conserver une certaine marge de manœuvre sur sa politique intérieure. Quant au géant chinois, la grande fragilité de son système bancaire étatique (créances douteuses) ne l’autorise pas aujourd’hui à libéraliser son marché des changes et à rendre sa monnaie librement convertible sous peine de faire peser des risques importants sur la croissance économique chinoise.
Le Naira n’est pas une monnaie convertible pourtant le Nigeria est un géant économique ; la Roupie également n’est pas convertible pourtant l’Inde est une puissance économique.
La convertibilité du franc CFA est d’autant plus virtuelle que les francs CFA de la BCEAO et ceux de la BEAC ne sont pas convertibles entre eux, ce qui n’encourage pas le développement des échanges entre les deux zones.
Au contraire, les mécanismes de la zone franc facilitent les relations financières et commerciales entre la métropole et les territoires, tout en supprimant le risque de change entre les deux monnaies (Euro et franc CFA).
Le franc CFA n’a pas apporté le développement mais la pauvreté
Déjà, parmi les 49 pays moins avancés (PMA), 35 sont en Afrique subsaharienne (ASS). La zone franc, elle, représente 12% de la population africaine, 12% du PIB et 1,5% des exportations.
Avec une population de 25% supérieure à celle de la France, les PAZF représentent 4,5% du PIB français ou 1,5% de masse monétaire.
La zone franc n’a pas apporté le développement aux pays membres mais le développement du sous-développement.
Pour atténuer cette pauvreté, l’aide française est venue comme une bouée de sauvetage. En effet, les pays de la zone Franc sont des principaux bénéficiaires de l'aide publique au développement française.
En 1997, ils ont reçu environ la moitié de l'APD bilatérale française aux pays d'Afrique sub-saharienne, ce qui représente 23 % des apports bilatéraux de la France aux pays en développement (6,5 MdF sur 27,8 MdF d'aide bilatérale en 1997).
Dans le cadre du traitement de dette au sein du Club de Paris, 10 pays de la Zone franc ont bénéficié d'annulations pour un montant total rééchelonné de 23 MdF. La France a apporté près de 50 % de l'effort ainsi consenti par les créanciers.
En plus des accords conclus dans le cadre du Club de Paris, la France a pris des mesures bilatérales exceptionnelles de réduction de dettes, en annulant en 1989, les crédits d'aide publique au développement (Dakar I), puis en procédant à une nouvelle annulation en 1994 (Dakar II), soit une annulation de dette de 55 MdF au profit des pays de la zone Franc. Entre 1993 et 1996, l'effort de réduction de dettes a représenté en moyenne une contribution annuelle de la France de 3,2 MdF, soit plus du tiers de l'aide bilatérale française à la zone Franc.
En tout état de cause, les pays de la zone franc ne sont pas mieux lotis en termes de performances macroéconomiques à comparer aux pays africains hors zone franc. Une synthèse de nombreux travaux comparant les performances est présentée chez Hadjimichael et al. (1995).
Lorsqu’on compare les taux de croissance du PIB des pays africains de la zone franc et des pays hors zone, il apparait que les années 60 et 70 sont marquées par des résultats supérieurs pour les pays de la zone franc (5% contre 4,4%) alors qu’il y a inversion au cours de la décennie 80, plus précisément entre 1985 et 1991(1% contre 3,7%), sur l’ensemble des trois décennies, les résultats sont, en revanche, comparables.
On note également une plus grande instabilité des taux de croissance au sein de la zone. L’écart-type du taux de croissance a été entre 1971 et 1987 de 7% contre 4,5% pour les pays voisins. De 1980 à 1994, les écarts du PIB réel par rapport à sa tendance à long terme ont été supérieurs. En 2010, la situation n’est guère reluisante pour les pays de la zone franc.
La Côte d’Ivoire demeure en dépit de la crise militaro-politique qu’elle traverse depuis 2002, le premier pays africains de la zone franc en termes de PIB réel. Pourtant, le franc CFA n’a pas permis à ce pays de faire mieux que les pays hors zone franc (Tableau 1).
Les pays comme l’Algérie, l’Angola, l’Ethiopie, le Kenya, le Maroc, le Nigeria, le Soudan, la Tanzanie, la Tunisie, pour ne citer que ces pays, ont chacun un PIB réel supérieur à celui de la Côte d’Ivoire (le premier en termes de PIB réel en 2010 de la zone franc), comme l’indique le tableau 3 ci-dessous. Certains de ces pays font mieux en matière d’espérance de vie.
Au sein des PAZF, le Togo (63), le Benin (62) et le Gabon (61) occupent le peloton de tête en termes d’espérance de vie. Les pays qui ont accédé très tôt à leur souveraineté monétaire ont des espérances de vie plus élevées que les trois pays cités ci-dessus. Il s’agit par exemple de la Tunisie (74), de l’Algérie (73), du Maroc (72), de Maurice (72) et du Cap-Vert (72).
Tableau 1 : Le classement des pays africains de la zone franc en termes de PIB réel en 2010.
Rang Pays PIB réel (en milliards de dollars)
1er Côte d'ivoire 22,4
2e Cameroun 21,9
3e Guinée-Equatoriale 14,5
4e Sénégal 12,7
5e Gabon 12,6
6e Congo 11,9
7e Mali 9,1
8e Burkina-Faso 8,7
9e Tchad 7,6
10e Benin 6,5
11e Niger 5,6
12e Togo 3,1
13e Centrafrique 2,1
14e Guinée-Bissau 0,8
Source : Le Monde : bilan du monde, la situation économique internationale, 2011, p. 91.
Tableau 2 : Le classement des pays africains de la zone franc en termes de PIB réel/ habitants en 2010.
Rang Pays PIB réel/habitants (dollars)
1er Guinée-Equatoriale 11081
2e Gabon 8395
3e
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La Révolution des Jasmins en Algérie

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De notre correspondant à Constantine
J’ai fait le tour des groupes qui sont décidés à bouger.
Ils le promettent : a partir du 12 février, nous entrons dans la danse. Les officiers subalternes sont d’accord pour nous laisser passer. Ils en ont assez de la dictature des généraux.
La « révolution de jasmin » en Tunisie est le début d’une onde de choc démocratique dans le monde arabe.
Les Tunisiens ont pris tout le monde de court.
Que l’Algérie bouge, oui, que le Maroc frémisse oui mais personne n’attendaient les Tunisiens.
Leur combat exemplaire va ravager l’Afrique du Nord et s’étendre à l’Afrique subsaharienne.
De jeunes algériens sont partis en Côte d’Ivoire, au Gabon, en Guinée et au Togo, voyage payé par des organisations islamistes d’Egypte et du Yémen.
Depuis le 28 novembre 2010, les révélations de Wikileaks n’en finissent pas de tenir en haleine le monde entier.
Au Maghreb, de nombreux câbles diplomatiques ont sérieusement égratigné l’image des régimes en place.
Corruption, pratiques mafieuses, des dirigeants incapables de s’entendre sur les questions régionales, des militaires véreux qui occupent un rôle obscur au sein des appareils de l’Etat, des services de renseignements paranoïaques et divisés, des gouvernements qui obéissent à la moindre directive occidentale, une souveraineté nationale bafouée, etc., les documents révélés par Wikileaks ont laissé pantois des pans entiers de l’opinion publique maghrébine.
A travers ces mémos, c’est toute une mise à nu des systèmes politiques maghrébins qui se dessine. L’Algérie, comme le Maroc, la Tunisie et la Libye, ont été passés au crible par des observateurs américains qui n’ont jamais hésité à déverser, par moment, et en coulisses, leur fiel sur des régimes jugés « sclérosés », dictatoriaux et « coupés de la réalité » et de leurs peuples. (Source El Watan)
En Tunisie, depuis la Révolution du Jasmin et le départ du dictateur, on ne fait que de susciter de nombreuses questions sur la jeunesse du Maghreb !
Si les médias et télévisions algériennes font la sourde oreille, des internautes de la génération Facebook et des comités se réveillent un peu partout en Algérie !
La jeunesse algérienne marocaine vit le même malaise qu'en Tunisie et le phénomène révolutionnaire pour plus de transparence, de liberté, de lutte contre la corruption qui fait partie du système actuel des choses dans tous les pays du Maghreb et prennent des tournures dans des proportions plus grande encore en Algérie qu'en Tunisie !
Aussi, le peuple algérien est un peuple plus fataliste qu'en Tunisie sur les questions d'organisation de l'enseignement.
En Algérie, le journalisme indépendant est dominé par le pouvoir, qui peut fermer des journaux pour différents délits, comme la critique frontale du Président.
Le peuple tunisien a pu s'émanciper grâce aux médias.
L’Algérie vit plutôt la loi du Silence !
Il est vrai que va ca mal en Algérie, surtout pour les jeunes qui restent pessimistes quand a leur avenir.
Leur préoccupation première est de passer en Europe, s'ils le pouvaient !
Beaucoup de jeunes diplômés se sentent diminués, et ne voient pas de perspectives de débouchés à l'horizon, ils pensent tous qu'il n'y a que le chômage en bout de course, dénoncent la corruption et le clientélisme pour accéder à des postes de travail, et observent une pauvreté et précarité toujours en nette augmentation.
Mustapha |
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4eme Journées médicales GUINEE –REGION RHONE-ALPES

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CONAKRY DU 22 AU 29 MAI 2011
Les premières journées médicales Guinée Région Rhône-Alpes se sont tenues du 3 au 10 Mai 2003 à Conakry et ont connu la participation d’une trentaine de médecins français, de Monsieur André Lewin, ancien Ambassadeur de France en Guinée, d’ une centaine de médecins guinéens .
Les deuxièmes journées médicales du 23 au 30 Avril 2005, avec la participation d’une quarantaine de médecins français, dont le doyen de la faculté de pharmacie de Lyon, le responsable de l’institut tropical du service de santé des armées de France (FARO) le Général Patrick Queguiner, de cent cinquante médecins guinéens, de Monsieur André Lewin.
Les troisièmes journées médicales du 20 au 27 Avril 2008, participation d’une trentaine de médecins français, de deux cent cinquante médecins guinéens, de Monsieur André Lewin, pendant ces journées formation des journalistes guinéens avec l’édition d’un journal des journées médicales, formation en
soins de premiers secours des sapeurs pompiers du Port Autonome de Conakry.
Introduction du Président des troisièmes journées :
« Après le succès qu’ont connues les deux journées précédentes, les Journées Médicales Guinée-Région Rhône-Alpes sont maintenant presque devenues une tradition et on pourrait même affirmer qu’elles sont en voie d’être institutionnalisées »
Professeur M.Koulibaly Doyen de la Faculté de Médecine, Pharmacie, Odonto-Stomatologie -Conakry- Président des troisièmes journées.
Les quatrièmes journées médicales se tiendront du 22 au 29 Mai 2011 à Conakry Le rapport de synthèse des 3 emes journées établi par le Docteur Alexandre Delamou:
« Compte tenu que ces journées ont constitué un véritable succès sur le plan scientifique et social au regard de l’engouement suscité, du nombre, de la qualité des communications et de la pertinence des thèmes abordés nous participants recommandons la pérennisation des journées médicales Guinée Région Rhône-Alpes » |
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Révolution dans le monde arabe : La contagion se poursuit !

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Marie Desnos - Parismatch.com
Suite aux manifestations, le président yéménite a annoncé toute une série de mesures, et promis de ne pas se représenter. | Photo Khaled Abdullah Ali Al Mahdi / Reuters
La Syrie, prochaine sur la liste ?
Un appel à manifester vendredi après-midi contre la «monocratie, la corruption et la tyrannie» en Syrie a été lancé ces derniers jours sur Facebook, pourtant censuré, révèle «L’Orient le Jour». Sous le slogan de «la révolution syrienne 2011», le groupe, qui réunit déjà quelque 8000 personnes, invite les jeunes Syriens à manifester vendredi après la prière, «la première journée de la colère du peuple syrien et de rébellion civile dans toutes les villes syriennes».
Après la Tunisie et l’Egypte, le mouvement de contestation libertaire et social gagne le Yémen et la Jordanie. Les dirigeants de Sanaa et d’Amman tentent de l’endiguer en annonçant des mesures.
Le mouvement de protestation né en Tunisie n’en finit plus de faire des vagues. Après l’Algérie et surtout l’Egypte, c’est au tour de deux pays du Moyen-Orient de se soulever: le Yémen et la Jordanie. Ces deux pays, tous deux frontaliers de l’Arabie Saoudite, connaissent en fait des remous depuis la fin janvier ; mais la contestation a pris de l’ampleur, à tel point que leurs dirigeants, le président yéménite et le monarque hachémite, ont tous deux annoncé une série de mesures dans l’espoir de ne pas suivre les pas de Zine el Abidine Ben Ali, chassé du pouvoir le 14 janvier. Ainsi, Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis plus de 32 ans au Yémen, a promis de ne pas briguer de nouveau mandat aux prochaines élections en 2013. Au pouvoir depuis 1978, mais élu pour la première fois en 1999 au suffrage universel direct puis réélu en 2006, la Constitution lui interdisait normalement de se représenter une troisième fois consécutive. Mais son parti, le Congrès populaire général (CPG) avait engagé une réforme supprimant cette limite, qui devait être examinée le 1er mars au Parlement. C’est justement cet amendement constitutionnel que Saleh s’est engagé à geler, dans un discours prononcé face aux députés, aux membres de la Choura (conseil tribal) et à l'état-major de l'armée qu’il avait convoqués pour une réunion extraordinaire. «Je formule ces concessions dans l'intérêt du pays», a-t-il souligné, assurant que «l'intérêt national» passait avant ses «intérêts personnels».
«Pas de prolongation, pas de transmission», a insisté le président yéménite, indiquant ainsi qu’il ne cèderait pas non plus les rênes à son fils aîné Ahmed, chef de la garde républicaine et unité d'élite de l'armée, comme cela est redouté. Ali Abdallah Saleh a en outre annoncé le report des élections législatives du 27 avril, comme le souhaitait l’opposition qui demande une réforme politique préalable –selon elle, 1,5 million de Yéménites n'ont pas pu s'inscrire à ce jour sur les listes électorales. Le chef de cet État de 24 millions d’habitants, seule république de la péninsule arabique, a également assuré qu’il mettrait en place des élections au suffrage universel direct pour les gouverneurs des provinces, ce qui donnerait à la population un plus grand poids dans la politique régionale. Il a en échange appelé à la fin des manifestations, et à la reprise du dialogue avec le CPG, interrompu depuis l’annonce des élections législatives du 27 avril. Saleh a enfin proposé de former un «gouvernement d'union nationale».
Sanaa refuse la comparaison avec Tunis
Les députés de l'opposition, qui a appelé à une «Journée de colère» jeudi, ont boycotté la séance. Mais son principal parti, Islah, a jugé ces annonces «positives» tout en précisant attendre qu’elles se «concrétisent». «Pour ce qui est du rassemblement de demain, le projet tient, et ce sera une manifestation organisée et en bon ordre, a néanmoins ajouté Mohamed al Saadi, l'un des dirigeants de ce parti islamiste. Il s'agit d'une lutte pacifique, par laquelle la population peut faire entendre sa voix et exprimer ses aspirations», a-t-il souligné. La semaine dernière, un rassemblement a mobilisé quelque 16 000 personnes réclamant le limogeage du gouvernement. Depuis la mi-janvier, une immolation par le feu et trois tentatives ont été recensées dans le pays –acte de désespoir qui avait aussi été l’élément déclencheur de la révolte tunisienne, le 17 décembre dernier. Pour autant, Saleh a refusé la comparaison avec Tunis. «Nous sommes un pays démocratique à la différence de la Tunisie qui a placé les mosquées sous surveillance et fait taire tout le monde», avait-il fait valoir le mois dernier. Il avait déjà annoncé une série de mesures telles que des augmentations de salaires, des réductions d’impôts ou encore l'extension de la couverture sociale à un demi-million de personnes.
Les islamistes en Jordanie insatisfaits du choix du nouveau Premier ministre
De son côté, le roi Abdallah II de Jordanie a nommé mardi un nouveau Premier ministre, en la personne de Maarouf Bakhit, militaire de carrière et ancien ambassadeur qui avait déjà occupé cette fonction entre 2005 et 2007. Ce dernier, qui remplace donc le mal-aimé Samir Rifaï, a la charge de former ces prochains jours un nouveau gouvernement, et de mettre le pays sur la voie de «réelles réformes politiques» afin de répondre aux demandes des manifestants «en faveur de la démocratie». Le diplomate jouit d’une grande popularité et sa promotion pourrait donc suffire à endiguer le mouvement de contestation né de la cherté de la vie, des inégalités croissantes dans le pays et de la corruption. Le Front de l'Action islamique (FAI), principal parti d'opposition en Jordanie, a en revanche critiqué ce choix de ministre, estimant que Bakhit n’était pas un réformateur. Le FAI souhaiterait d’ailleurs que le chef du gouvernement soit élu. Parmi ses principales revendications, il demande en outre une modification du mode de scrutin qui le désavantage, selon lui. Une des premières mesures prises par le gouvernement en janvier fut le déblocage de 120 millions de dinars (169 millions de dollars) pour faire baisser les prix et créer des emplois. |
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Trois manifestants anti-Moubarak tués sur la place Tahrir

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Des Egyptiens évacuent un manifestant blessé place Tahrir au Caire, le 2 février 2011. (© AFP Mohammed Abed)
L'ESSENTIEL - Mercredi soir, en fin de journée, plusieurs centaines de personnes (femmes et enfants compris) étaient toujours bloquées place Tahrir, encerclées par les pro-Moubarak. Bilan des affrontements: des centaines de blessés et au moins trois morts.
6h30. Un nouveau bilan fait état de trois personnes tuées jeudi matin par des tirs visant des manifestants hostiles au président Hosni Moubarak sur la place Tahrir, au centre du Caire, portant à six le nombre de morts au cours de ces dernières vingt-quatre heures. «Trois personnes ont été tuées par des tirs au cours des trois dernières heures», a déclaré à l'AFP le Dr. Amr Bahaa, depuis un hôpital de fortune installé dans une mosquée près de la place. «La plupart des victimes sont arrivées ces trois dernières heures, beaucoup avec des blessures par balles», a ajouté le médecin.
4h30. Le Département d'Etat américain a pressé mercredi soir les citoyens américains d'éviter l'Egypte et ceux d'entre eux qui souhaitent quitter ce pays de se rendre «immédiatement» à l'aéroport.
4h00. Deux personnes ont été tuées tôt jeudi matin par des coups de feu tirés contre des manifestants hostiles au régime sur la place Tahrir du Caire, rapporte des témoins.
3h50. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton condamne une violence «choquante» en Egypte auprès d'Omar Souleiman.
Mercredi 23h00. Trois journalistes de France 24 sont interpellés et détenus par «les renseignements militaires». «Deux d'entre eux ont été interpellés pendant la manifestation» qui se déroulait dans la capitale, a déclaré à l'AFP Nathalie Lenfant, porte-parole de France 24. Un troisième, légèrement blessé par un manifestant, a été emmené sur un scooter, mais a été «arrêté à un barrage». La chaîne ignorait mercredi soir les motivations de ces interpellations.
Mercredi 22h00. Les accrochages se poursuivent place Tahrir où des coups de feu sont entendus. Un jeune homme est atteint à la poitrine et a été évacué, selon un journaliste de l'AFP. Un nouveau bilan officiel fait état de 3 morts et 639 blessés dans les heurts place Tahrir.
Mercredi 21h59. L'armée égyptienne est intervenue place Tahrir au Caire, cœur de la contestation, pour exfiltrer de la foule en colère un caméraman de la télévision publique Radio-Canada, sans quoi toute l'équipe «aurait été battue à mort», raconte l'un des journalistes.
Mercredi 21h45. Une petite centaine de personnes manifestent devant l'ambassade d'Egypte à Paris pour réclamer le départ du président Hosni Moubarak et dénoncer les violences contre les manifestants en Egypte.
Mercredi 20h45. Le vice-président égyptien Omar Souleimane déclare que les manifestations doivent cesser pour que le dialogue avec l'opposition puisse commencer, en appelant les manifestants à rentrer chez eux et à respecter le couvre-feu. Omar Souleimane appelle «tous les citoyens à répondre favorablement à l'appel de nos forces armées à rentrer chez eux et à respecter (...) le couvre-feu, afin de soutenir les efforts de l'Etat en vue d'un retour au calme et à la stabilité». |
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La révolution des Jasmins au Maroc

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De notre correspondant à Meknès
Les gens
Si les gens ont regardé jusqu'à plus soif toutes les télés qui donnaient le détail heure par heure (France 24 ou al Jazzera), les gens aisés (50/60ans)ont peur et refusent véritablement de s'étendre dessus; ou disent que la dictature de Ben Ali était spéciale et que le Maroc est loin d'être dans cette situation; Mais ils veulent parler loin de leur portable (sic!! mais si ,si ,c'est vrai), disent des banalités. J'avais, il y a10 ans, lu le livre de Gilles Perraud "notre ami Ben Ali''; je l'évoque quand on m'assure qu'on ne savait rien, que la Tunisie est très avancée. Si par hasard, je fais constater que le Maroc n'a pas du tout les mêmes bons critères de développement (13ou16%de diplômés par exemple contre 40% environ en Tunisie alors que tous les deux pays en avaient 5% en 1980, ils sourient et disent «pour une fois, vive l'analphabétisme comme cela le Maroc est tranquille"
Les quelques jeunes trentenaires aisés avec lesquels j'ai du rapidement évoqué la situation ne voulaient pas non plus s'y attarder et souhaitent que rien ne se passe au Maroc; Même si dans la conversation plus tard on me parlera de patrons voyous qui exploitent les employés, les paient avec un mois de retard pour les garder, ne les déclarent pas à la sécurité sociale!!
Des employés de maison ne savaient rien le samedi matin de la situation:
Maintenant qu'ils sont informés, ils ont un rire entendu, mais aucun commentaire!
La presse
le samedi dernier , lendemain, rien
il a fallu attendre le dimanche
titres d'abord laconiques
puis on tire sur l'ambulance et Ben Ali est voué aux gémonies
un livre circule par mail: la régente de Carthage
ce WE:
Réactions de colère dans tous les organes de presse contre l'ancien directeur du "Journal" Aboubakr Jami et contre le Prince Moulay Hicham, cousin de SM: Tous deux dans la presse française (encore plus inadmissible!! Nouvel Obs et Monde je crois) trouvent que tous les ingrédients sont réunis pour que la situation explose;.
Un journaliste, en fait sociologue, a publié dans "Challenge" un article très courageux où il demandait aux puissants du royaume d'agir avant qu'il ne soit trop tard: il est ; en langue française je crois bien le seul.
On peut cependant admirer aussi son rédacteur en chef dont l'éditorial était beaucoup plus "pompe à reluire" , mais qui l'a laissé publier son article
Tous les articles qui volent au secours du pays et de sa tranquillité ont tous les mêmes arguments:
*la "révolution" a été faite il y a 10 ans , à l'installation du jeune monarque
* le nombre de multinationales installées au Maroc est de 48, contre à peine une petite dizaine en Tunisie
*l'INDH (qui en fait est un fiasco), la société civile ,la liberté d'expression, la refonte de la moudouana ont modernisé le pays, même s'il y a encore à faire
*le marocain avance à son rythme et n'aime pas la violence
*le contrôle des changes vient de doubler la dotation de devises pour sortir à l'étranger, signe d'esprit libéral:(40000dh)
*le roi est amir al mouminin
Mais il y a Deux Maroc (celui des très riches: les ventes de jaguar et de porches ont augmenté d'au moins 20 à 30%, celui des chômeurs diplômés, celui des gens non inscrits à la Sécurité sociale, malgré la CMU marocaine
*Une personne au moins sinon deux se seraient immolées par le feu à Rabat: réactions dans la presse: un long article d'imam parlant de suicide à la une!(je l'ai vu!), et forte mise en garde de la contagion de ce genre d'acte
Les français là dedans: toujours les mêmes: "Pourvu que ca dure!", phrase de la mère de Napoléon qu'on m'avait déjà dit à mon arrivée en 1973!!:Donc beaucoup d'hypocrisie, de silence; autre phrase qui m'avait été dite aussi (j’étais universitaire coopérant)et qu'on peut reprendre: «la coopération c'est d'être cocu": Personne ne veut se mettre à dos les marocains ou les autorités
Par ailleurs le micro crédit est en crise forte et de nombreuses personnes sont surendettées: mais aucune réaction de la part des autorités avant qu'il n'y ait une catastrophe
On parle beaucoup de la Tunisie, mais très peu de l'Algérie,: On a peut être un relent de mécontentement envers elle avec l'affaire du Sahara!, mais paradoxalement on prend un malin plaisir à la montrer au bord du gouffre! Mais soutien au peuple algérien
Voila les premières données: je peux approfondir ce que vous voulez
Cordialement Afid |
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Compte rendu de l'AG du Club OHADA MARRAKECH / 13 Novembre 2010

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OHADA.com vous informe : Compte rendu de l'AG du Club OHADA MARRAKECH / 13 Novembre 2010.
Le samedi 13 novembre, s'est tenu une importante assemblée du Club OHADA Marrakech à la Faculté de Sciences de Semlalia. Les principales résolutions se trouvent consignées dans les lignes ci-dessous :
PhotoL'assemblée a débuté à 16H précises sous la présidence de M. Bruce Harsele ILEMBI. Dans son propos introductif, le président a chaleureusement salué les membres présents tout en justifiant les absences remarquées de certains membres qui avaient tenu à s'excuser auprès de lui.
Entrant dans le vif du sujet, le président a rappelé les points inscrits à l'ordre du jour. Toutefois, en raison de la participation relative des membres lors de cette assemblée, l'examen de certains points pourtant inscrits à l'ordre du jour a été renvoyé à la prochaine AG : le renouvellement du bureau exécutif notamment.
Au demeurant, les membres présents ont, d'un commun accord, tenu à redéfinir la stratégie de fonctionnement du Club. Le diagnostic posé fait ressortir que le Club dispose d'atouts indéniables en dépit de quelques contraintes (logistiques et financières) que nous gérons avec les modestes moyens dont nous disposons.
Au terme de cette analyse minutieuse et fructueuse, l'orateur du jour a fait la recension des différentes propositions et suggestions suivantes :
1. Enrichir et diversifier l'offre du Club OHADA Marrakech : En plus de la sensibilisation sur le Droit OHADA que nous faisons, nous ambitionnons de nous lancer dans LA FORMATION A LA PRATIQUE DE CE DROIT par l'organisation des séminaires notamment. A cet effet, nous lançons un appel aux experts du Droit OHADA qui voudraient bien nous aider à la réalisation de cet objectif noble. Les modalités relatives à l'organisation de ces séminaires (transport et hébergement des intervenants, etc.) feront l'objet d'une discussion directe.
2. Diversification de notre public cible : Les délibérations ont aussi porté sur les personnes qu'on devrait cibler et intéressées par nos activités. Jusqu'ici nous privilégions plus les étudiants et n'avions pas un contact assez poussé avec les entreprises qui sont pourtant intéressées par la connaissance de l'environnement juridique de l'espace OHADA car elles veulent s'y implanter ou y ont déjà des implantations. Dans ce cadre, nous comptons poursuivre et intensifier l'organisation de rencontres avec des entreprises intéressées.
3. Attirer de nouveaux adhérents au Club OHADA Marrakech : il a été suggéré une nouvelle approche ; le Club envisage d'assister aux réunions et assemblées générales des communautés subsahariennes au Maroc aux fins de raffermir les liens, promouvoir le Droit OHADA et attirer de nouveaux adhérents. Nous avons déjà expérimenté cette approche en prenant part à la journée d'intégration de la communauté congolaise (Congo Brazza) organisée le samedi 06 Décembre 2010. Tous nos remerciements à l'endroit de la communauté congolaise pour l'accueil et l'écoute ainsi qu'à leur président M.Wilfried OTIA OBA qui nous a convié à ce rendez-vous.
4. Consolidation et renforcement de la relation avec nos partenaires habituels au travers des correspondances, recherche de nouveaux partenaires : nous souhaitons nouer un partenariat avec différentes institutions qu'elles soient publiques ou privées pour bénéficier de leur soutien multiforme très crucial dans l'organisation de nos différentes manifestations. En sponsorisant le Club OHADA Marrakech, ces institutions et/ou entreprises voire personnes physiques bénéficieront de facto d'une publicité auprès de nos nombreux adhérents et cela contribuera assurément à renforcer leur image d'« entreprise citoyenne » soucieuse de la réussite des initiatives en faveur de l'intégration juridique de l'Afrique.
Clôturant la séance, le président a tenu à remercier les membres pour leur disponibilité avant d'exhorter tous les membres présents et absents à s'impliquer davantage dans la bonne marche de la structure.
Nezha AMRAOUZA,
Délégué à la communication du Club OHADA Marrakech.
Pour toutes suggestions, questions et remarques, veuillez nous contacter :
Club OHADA MARRAKECH
M. Bruce Harsele ILEMBI
Tél. : +212 5 26 67 00 98
Email : clubohadamarrakech@yahoo.fr
UNIDA / OHADA.com |
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Un groupe armé responsable de l'enlèvement d'un Français

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LEMONDE.FR | 23.04.10 | 22h32
Le gouvernement nigérien a confirmé vendredi 23 avril dans un communiqué l'enlèvement de deux étrangers, un Français et un Algérien, par un "groupe armé" dans la région frontalière du Mali et de l'Algérie, à l'ouest de la ville d'Arlit. Selon des sources concordantes, le Français serait un touriste âgé de plus de 70 ans accompagné d'un chauffeur algarien. Le Français faisait du tourisme dans cette région désertique.
D'après des sources sécuritaires au Niger, le groupe se réclame d'Al-Qaïda. Il serait dirigé par Taleb Abdoulkrim, dont les hommes n'avaient jusque-là jamais fait de prise d'otage. Les enlèvements de touristes sont courants dans la vaste zone désertique à cheval entre le Niger, le Mali et l'Algérie, où opère Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Quatre touristes européens (deux Suisses, un Allemand et un Britannique) avaient été enlevés dans la région nigérienne de Tillabéri, près du Mali, en janvier 2009.
Suite à ces enlèvements, les troupes maliennes ont été "placées en état d'alerte maximum" pour empêcher kes ravisseurs d'entrer sur le territoire malien. |
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L'ONU recolonise l'Afrique

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par Tierno Monénembo le 03.01.11
Pauvre Afrique, hier, on lui imposait ses dictateurs, aujourd'hui, on lui choisit ses "démocrates". Les rappeurs, ces Prévert des nouveaux temps, viennent d'inventer un néologisme qui fait fureur d'un bout à l'autre du continent : la démocrature. Entendez, ce système hybride (le visage de la démocratie, le corps diabolique de la dictature) qui a le don de déchaîner les passions et d'ajouter à la confusion.
Qui a gagné les élections en Côte d'Ivoire, qui les a perdues en Guinée ? Cette question qui a l'air d'embraser l'univers n'a aucun sens dans les faubourgs de Conakry et d'Abidjan où, bon an, mal an, la vie politique n'aura jamais qu'un seul régime, la disette, et une seule loi : "tout ce qui n'est pas obligatoire est interdit", pour reprendre le fameux mot de Léon Campo. Là-bas, on préfère d'expérience les mauvaises élections aux guerres civiles bien réussies. Mieux vaut encore Bokassa et Mobutu que les drames du Liberia ou de la Sierra Leone ! La bête humaine s'habitue à l'enfer du despotisme, certainement pas aux massacres à la rwandaise !
Or, les démons de la violence et de la haine hantent à nouveau la Côte d'Ivoire. Comme en 2000, le pays va se couper en deux, il va brûler comme une paille, plus rien ne peut l'empêcher. La faute à qui ? Au monde entier et d'abord et avant tout à cette fameuse communauté internationale qui n'est jamais mieux dans son rôle que quand elle rallume les incendies qu'elle est censée éteindre.
Formellement, ce "machin" derrière lequel se cachent les grosses griffes des Etats-Unis et de l'Union européenne ne pèse pas plus que le poids d'un arbitre. Son rôle se limite à prévenir les conflits et à proposer une solution négociée lorsque ceux-ci s'avèrent inévitables. Aucune circonstance exceptionnelle ne lui permet de déborder de ce cadre-là. C'est du moins ce que croyaient les néophytes, les sorciers de la diplomatie, eux ne manquant jamais d'arguments pour justifier l'injustifiable.
Disons-le clairement : l'ONU n'a pas à décider qui est élu et qui ne l'est pas à la tête d'un pays (le cas ivoirien compte peu en l'occurrence). Le faisant, elle outrepasse ses droits, ce qui lui arrive de plus en plus. Au point que derrière le langage feutré de ses diplomates, on distingue des bruits de bottes coloniales. A la manière dont Barack Obama, Nicolas Sarkozy ou Ban Ki-moon, traite ce pauvre Laurent Gbagbo, on croit revoir Gosier-d'Oiseau (célèbre personnage du Vieux nègre et la médaille, roman du Camerounais Ferdinand Oyono) transpirer sous son casque en engueulant ses nègres dans une plantation d'Oubangui-Chari.
Nous ne soutenons pas Laurent Gbagbo, nous nous contentons de rappeler un principe. D'ailleurs, le pestiféré d'Abidjan n'a pas besoin de notre soutien : l'arrogance des chancelleries et l'hystérie des médias travaillent pour lui. La diabolisation dont il est l'objet a fini par le rendre sympathique aux yeux de ses pires détracteurs. "A force de jeter une grenouille de plus en plus loin, on finit par la jeter dans une mare", dit un proverbe peul...
Nous ne contestons pas non plus l'élection d'Alassane Ouattara (nous sommes même convaincus que psychologiquement et techniquement, il est mieux outillé que n'importe lequel de ses concurrents pour gouverner). Nous disons simplement que le rôle de la communauté internationale ne revient pas à prendre des positions partisanes et à se répandre en déclarations intempestives encore moins dans une situation aussi explosive que celle de la Côte d'Ivoire. Pourquoi le défi et la menace du canon là où la discrétion, la ruse, la prudence et le tact bref, l'art de la diplomatie, auraient suffi ?
Nous n'allons pas apprendre à des géopoliticiens de métier que la Côte d'Ivoire est la pierre angulaire de la sous-région et que, si elle sombre, elle risque d'entraîner ses voisins, alors que la Guinée tente une périlleuse expérience démocratique et que Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a déjà ses sanctuaires au Burkina Faso et au Mali. La situation paraît d'autant inquiétante qu'il plane sur la région un "non-dit" tribal lourd de menaces pour l'avenir : tout sauf un Dioula au pouvoir à Abidjan ; tout sauf un Peul au pouvoir à Conakry.
La Côte d'Ivoire mérite-t-elle de brûler pour les besoins des statistiques ou pour les beaux yeux de Laurent Gbagbo ou d'Alassane Ouattara ? Non, assurément non !
Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, où est la différence ? Ils forment le trio maléfique qui a ruiné le pays d'Houphouët-Boigny. A Bédié, le poison de l'ivoirité, à Ouattara, celui de la sécession, à Gbagbo celui de la confiscation du pouvoir. Chacun de ces caïds a montré combien il était prêt à sacrifier sa patrie au profit de son pouvoir personnel. De ce point de vue, ils n'ont rien d'exceptionnel.
La quasi-totalité des chefs d'Etat africains sont au pouvoir à la suite d'un putsch sanglant ou d'une élection truquée. Une loi non écrite permet à chacun de tuer, de voler et de tricher pour arriver au pouvoir. La nouveauté, ce sont les "scrupules" avec lesquels les grands de ce monde regardent cela. Congo, Rwanda, Somalie, jusqu'ici ils ont encouragé les trucages électoraux et les putschs et fermé les yeux sur les pires atrocités au gré de leurs intérêts. Et voilà que ces messieurs sont soudain pris d'un excès d'états d'âme !
Eh bien, s'ils sont devenus aussi vertueux qu'ils le prétendent, pourquoi ne vont-ils pas fouiller dans les cuisines électorales du Burkina, de la Tunisie ou de l'Egypte ? Sont-ils sûrs que les dynasties présidentielles du Gabon et du Togo sont sorties de la vérité des urnes ? Se seraient-ils comportés ainsi s'il s'était agi de l'Iran, de la Birmanie ou de la Chine ?
Ce raffut fait autour de Ouattara est tel qu'il en devient suspect. Que veut sauver la communauté internationale, à la fin : la Côte d'Ivoire ou un de ses protégés ? Ouattara et Gbagbo sont les loups-jumeaux de la politique ivoirienne : même teint, même sourire carnassier, même poids électoral (l'un contrôlant la Commission électorale et l'autre la Cour suprême). Il y a cependant entre eux une différence de taille : le carnet d'adresses. Dans le monde mesquin et corrompu qui est le nôtre, plus besoin de formule magique, ce joujou-là suffit à ouvrir les plus secrets des sésames.
Ancien directeur adjoint du Fonds monétaire international (FMI), Ouattara se trouve au coeur du complexe réseau qui gouverne ce monde alors que, modeste professeur d'histoire, Gbagbo, hormis un bref exil à Paris, n'est jamais sorti de chez lui. Ce petit détail-là explique mieux que tout (les longs couplets sur la démocratie par exemple) pourquoi une simple élection africaine a pris une dimension mondiale. Le village global est bel et bien là : la planète des copains et des coquins ! Et ses lois s'appliquent partout aussi bien en Côte d'Ivoire que dans la Guinée voisine où, Alpha Condé, le président "élu" est un ami des présidents africains et un vieil habitué des ministères parisiens.
"Je ne me vois pas échouer cette élection", affirma le nouveau président guinéen au lendemain du premier tour alors qu'il accusait un retard de près de 25 points sur son concurrent. Il ne croyait pas si bien dire : l'élection fut prolongée de cinq mois, le temps sans doute que le "bon" candidat soit prêt avec à la clé, l'incendie de la Commission nationale électorale indépendante, les vols du fichier informatique, le tout suivi d'un véritable nettoyage ethnique. Il n'y eut aucune enquête et ces sourcilleux jurés de la communauté internationale n'y trouvèrent rien à redire. Comme pour confirmer ce que tout le monde savait déjà : pour être élu en Afrique, pas besoin de mouiller la chemise. Avec un peu de chance et quelques copains bien placés à l'ONU, à la Maison Blanche, à l'Elysée ou au Quai d'Orsay, vous êtes sûr de passer même à 18 %.
Tierno Monénembo, écrivain guinéen, Prix Renaudot 2008 pour "Le Roi de Kahel" (Seuil) Article paru dans l'édition du 04.01.11
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/03/l-onu-recolonise-l-afrique_1460370_3232.html#ens_id=1445146&xtor=RSS-3208 |
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Le président Ben Ali a quitté la Tunisie

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Le président Ben Ali a quitté la Tunisie, son avion a survolé Malte vers 19 heures
http://www.liberation.fr/monde/01012313676-manifestation-en-cours-a-tunis
Le Premier ministre Mohammed Ghannouchi assure l'intérim
Par LIBÉRATION.FR
LE CONTEXTE — Le président Zine El Abidine Ben Ali, confronté à une crise sans précédent, a quitté vendredi la Tunisie après 23 ans de pouvoir. Le Premier ministre Mohammed Ghannouchi a annoncé à la télévision qu'il assurait l'intérim et a appelé à l'unité des Tunisiens.
20.10. Martine Aubry demande à la France de «s'engager sans ambiguité en faveur de la démocratie en Tunisie». «Le départ du Président Ben Ali doit permettre la transition démocratique», a-t-elle ajouté. «Cela passe par la libération de l’ensemble des prisonniers politiques, l'établissement de toutes les libertés démocratiques et la préparation d’élections libres dans les meilleurs délais», estime la maire de Lille.
20h03. On apprend que l'avion de Ben Ali survolaient peu avant 19h00, l'espace aérien maltais «en direction du nord».
19.56. Des tirs d'armes automatiques ont été entendus ce soir dans le centre de Tunis sous couvre-feu, selon des journalistes de l'AFP.
19.45. Nicolas Sarkozy et François Fillon se réunissent à l'Elysée pour parler de la situation en Tunisie, et «aucune information n'atteste la venue de (l'ex-président tunisien Zine El Abidine) Ben Ali en France», selon l'Elysée.
19h18. Le président par intérim, Mohammed Ghannouchi, s'engage à «respecter la Constitution».
19h15. L'Elysée n'a «pas d'information» sur une éventuelle arrivée en France de l'ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali. Selon certaines informations, non confirmées, l'ex-président serait en route pour Malte.
19h05. Air France annule tous ses vols à destination de Tunis, ainsi que les sept vols prévus au départ de l'aéroport tunisien samedi et dimanche d'une capacité totale de quelque 1.100 passagers. Paris déconseille tout voyage en Tunisie.
19 heures. Le Premier ministre tunisien, qui assure l'interim de la présidence, appelle les Tunisiens à l'unité: «J'appelle les Tunisiens toutes sensibilités politiques et régionales confondues à faire preuve de patriotisme et d'unité».
18h50. Le Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi annonce à la télévision qu'il assure l'intérim de la présidence en remplacement de Zine El Abidine Ben Ali, qui a quitté le pays après 23 ans de pouvoir.
«Conformément à l'article 56 de la Constitution, j'assume à partir de cet instant la charge de président par intérim», a annoncé M. Ghannouchi, 69 ans. Le président par intérim, filmé dans la palais présidentiel de Carthage, a lu sa déclaration debout, entouré par le président de la chambre des députés, Fouad Mebazaa et celui de la chambre des conseillers (sénat), Abdallah Kallal.
«Je m'engage à respecter la Constitution et à mettre en oeuvre toutes les réformes sociales et politiques (...) qui ont été annoncées en collaboration avec les partis politiques et les composantes de la société civile», a-t-l déclaré.
18h38. Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a quitté la Tunisie, ont indiqué à l'AFP deux sources proches du gouvernement.
18h25. Lu sur Twitter: «Ben Ali a bel et bien fui à bord de l'avion présidentiel. Annonce sur TV7 imminente» (@gwen_611)
18h20. France 24 dresse une bonne rétrospective en vidéos d'un mois de contestation sociale en Tunisie.
18h11. La chaîne de télévision publique TV7 prévient qu'une annonce «très importante» va être faite de façon imminente.
18h10. Les domiciles de la famille Trabelsi, belle-famille de Ben Ali, ont été mis à sac par plusieurs centaines d'émeutiers, rapporte Lemonde.fr. Ces domiciles sont situés à Gammarth, quartier huppé dans la banlieue de Tunis. «Les insurgés font sortir les habitants des maisons, sortent la Mercedes du garage, pillent, saccagent, puis mettent le feu», témoigne un journaliste tunisien au Monde.fr.
Leïla Trabelsi, épouse du Président, est détestée en Tunisie, symbole de la confiscation des richesses par le «clan Ben Ali».
17h55. Les partis de gauche français, du PS au NPA, demandent que le gouvernement français et l'Union européenne «soutiennent une véritable transition démocratique» en Tunisie.
«Nous demandons l'arrêt immédiat de cette répression et la libération de l'ensemble des prisonniers politiques, syndicalistes et des journalistes tunisiens ainsi que la prise en compte des revendications portées par l'opposition démocratique», poursuivent-ils.
17h50. Lors de heurts violents entre policiers et manifestants à Tunis, un policier a tiré à bout portant sur un photographe français de l'agence européenne EPA. Il a été atteint la tête et a commencé à saigner avant d'être évacué vers un hôpital, a rapporté un photographe de l'AFP. Il s'agit de Lucas Mebrouk, âgé de 32 ans.
Des groupes de manifestants se sont formés à l'intersection de l'Avenue Bourguiba et celle de Paris dans le centre et ont commencé à jeter des pierres sur les policiers qui ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes. Certains policiers, pris de panique, se sont repliés sur l'Avenue Bourguiba et les manifestants ont renvoyé les grenades encore fumantes dans leur direction.
17h40. L'opposant Hamma Hammami a été libéré. Le chef du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT, interdit) avait été interpellé mercredi à son domicile, près de Tunis.
17h30. L'armée a pris le contrôle de l'aéroport international de Tunis Carthage en fin d'après-midi, alors que l'espace aérien a été fermé.
17h25. Sur son site, le ministère des Affaires étrangères conseille «vivement» aux personnes se rendant en Tunisie «de différer tout voyage qui n'aurait pas un caractère d'urgence».
17h05. L'état d'urgence est officiellement décrété dans tout le pays. avec un couvre-feu de 18h à 6h du matin, l'interdiction des rassemblements de plus de trois personnes sur la voie publique et l'autorisation donnée à l'armée et à la police de tirer sur tout «suspect» refusant d'obéir aux ordres.
17h. Heurts violents entre des groupes de manifestants et des policiers anti-émeutes à Tunis. Un photographe étranger a été blessé à la tête par un tir de gaz lacrymogène, selon des journalistes de l'AFP sur place.
16h30. Lu sur Twitter: «Nous voulons des élections présidentielles. Dehors Ben Ali!» (@ZorroXTN).
Ou encore: «Ben Ali, dégage aujourd'hui. On ne peut plus t'avoir pour les 6 prochains mois» (@Moufidtounsi).
16h15. Ben Ali annonce le limogeage du gouvernement et des législatives anticipées, dans six mois. C'est le Premier ministre Mohammed Ghannouchi qui l'a annoncé. Il a ajouté avoir été chargé de former le nouveau gouvernement.
16h10. Nawaat, site tunisien qui relaie la contestation depuis un mois, a mis en ligne des vidéos de manifestations à Sfax, Mahdia, Monastir, Sousse, etc (voir ici). Exemple à Bizerte, ville du littoral nord, proche de Tunis.
16h. Pour mémoire: rassemblement de soutien prévu samedi à Paris, place de la République à 14h. D'autres manifestations de soutien sont prévues à Toulouse, Marseille, Lyon, Bruxelles, Montréal, etc. Voir détails sur le site de la Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives.
15h45. Des blindés de l'armée se sont déployés vendredi devant le ministère de l'Intérieur. Des unités anti-émeutes pourchassent des jeunes manifestants dans les escaliers d'immeubles résidentiels et dans un centre commercial, où ils se sont repliés.
15h35. Des sources médicales indiquent que treize civils ont été tués par des tirs des forces de l'ordre jeudi soir à Tunis et dans sa banlieue. Soit après le discours de Ben Ali. A Kairouan, ce sont deux personnes qui ont été tuées par des tirs de police, pendant le discours cette fois.
15h30. A Tunis, la police tunisienne disperse à coups de grenades lacrymogènes les milliers de manifestants rassemblés. Elle est intervenue lors d'une tentative de jonction d'un groupe important de manifestants avec l'essentiel des protestataires qui étaient massés devant le siège du ministère de l'Intérieur depuis plusieurs heures. En quelques minutes, la rue s'est vidée de la foule et quelques manifestants ont lancé des pierres et des chaises et des parasols des terrasses de cafés en direction des policiers. L'atmosphère dans l'avenue Habib Bourguiba était irrespirable à cause des nombreux tirs de gaz lacrymogènes alors que des renforts de police arrivaient sur les lieux.
15h15. Des touristes rapatriés: le voyagiste Thomas Cook Belgique rapatriera ses 540 clients présents en Tunisie actuellement d'ici la fin de la journée. De même pour la filiale allemande, qui a recensé 2000 touristes en Tunisie. En revanche Thomas Cook France n'a «pour l'instant aucun plan de rapatriement prévu». Pas de rapatriements forcés non plus chez Jetair, qui n'annule pas ses départs, mais met en garde sa clientèle.
14h50. L'ambassadeur de Tunisie à l'Unesco présente sa démission. Mezri Haddad a présenté sa démission au président Ben Ali quelques jours, après l'avoir «supplié d'arrêter le bain de sang» contre les émeutiers dans son pays, dans une lettre dont l'AFP a eu copie à Paris.
12h15. Des manifestants réclament le départ du président Ben Ali, à Tunis et en province. A Tunis, ils sont des milliers, devant le ministère de l'Intérieur (voir quelques photos, postées sur Twitter. Voir aussi cette vidéo sur Nawaat. «On tiendra jusqu'à la chute du régime», «Ben Ali dehors», «Ben Ali dégage», «on préfère la disette à Ben Ali» sont quelques uns des slogans vus ou entendus. Dans la foule compacte, se mêlent syndicalistes, avocats en robe, infirmiers en blouse, citoyens. «Nous voulons des actes, pas des paroles», a réagi devant le ministère de l'Intérieur, Radia Nasraoui, avocate et militante des droits de l'Homme. Cette opposante de longue date était venue demander des éclaircissements sur le sort de son mari, Hamma Hammami, dirigeant du Parti des ouvriers communistes tunisiens (POCT), dont elle est sans nouvelle depuis son arrestation mercredi.
Autour d'elle, les manifestants criaient «ministère de l'Intérieur, ministère de la terreur» devant le bâtiment sombre qui symbolise dans l'esprit des Tunisiens, les arrestations arbitraires, la torture et les exactions.
Inimaginable encore hier, la police s'est tenue à l'écart des manifestants. Elle a tenté de bloquer la marche qui s'avançait en direction du siège du ministère de l'Intérieur avant de céder devant la pression de la foule.
Aucun incident n'a été signalé en dépit de l'absence de service d'ordre. Un manifestant qui a jeté une pierre sur le siège du ministère de l'Intérieur a été conspué par la foule.
11h45. Vu dans la presse tunisienne: «La Tunisie passe de la peine à la joie», titre Le Quotidien.
Le Temps fait figurer le discours de Ben Ali tout en haut de sa Une, discours qui «marque un tournant historique» selon le quotidien francophone. On peut également y voir des photos des manifestations pro-Ben Ali de jeudi soir
11h30. Hormis Tunis, d'autres manifestations sont en cours à Sidi Bouzid, la ville d'où tout est parti le 17 décembre, à Kairouan ou encore à Gafsa. A Regueb, un sit-in de protestation a lieu pour la cinquième journée consécutive sur la Place 7 novembre, où des tentes ont été dressées.
11h15. Les réactions divergent sur le discours de Ben Ali. Si l'opposition politique a réagi plutôt positivement, d'autres militants semblent beaucoup plus sceptiques, à l'image de l'avocat et défenseur des droits de l'Homme, Mohamed Abbou. Le Président «se moque des Tunisiens avec des promesses sans lendemain», estime-t-il.
Illustration de ce scepticisme qui demeure chez nombre d'activistes, ces dessins du blogueur _z_. Le blog était censuré jusque là en Tunisie, il a été débloqué hier soir, juste après le discours de Ben Ali, indique _z_ à libération.fr. Même écho sur la radio privée Mosaïque: «Il ne suffit pas de déverrouiller Dailymotion et de Youtube pour tourner la page, trop de sang a coulé», a lancé l'animateur d'une émission matinale.
10h30. Des manifestants ont commencé ce matin à parcourir le centre de Tunis en criant des slogans hostiles au président Zine El Abidine Ben Ali au lendemain d'un discours apaisant du chef de l'Etat après un mois d'émeutes sanglantes. La foule des manifestants a commencé à gonfler pour atteindre plusieurs centaines. Elle a été bloquée par un barrage de police qui s'est vite formé au milieu de l'Avenue Bourguiba de manière à l'empêcher de marcher vers le siège du ministère de l'Intérieur.
10h15. Sur Europe 1, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Kamel Morjane, a estimé que la formation d'un gouvernement d'union nationale était «tout à fait faisable» et «même normale». «Le président est un homme de parole», a ajouté Kamel Morjane, qui a confirmé qu'il y aurait des élections législatives anticipées.
Il a aussi demandé aux manifestants qui prévoient de défiler vendredi à Tunis de se comporter de façon «responsable, pacifique». Il a par ailleurs souligné que le président tunisien avait admis que les violences commises par la police à l'encontre des manifestants n'étaient pas acceptables: «C'est une faute à reconnaître, il l'a reconnu. Je pense que c'est ça qui est important».Le point sur la soirée de jeudi. Tout de suite après le discours de Ben Ali, les sites YouTube et Dailymotion, interdits depuis longtemps en Tunisie, étaient de nouveau accessibles. Quelques minutes après le discours, des dizaines de manifestants ont défilé dans le centre de Tunis aux cris de «Ben Ali, Ben Ali!».Ce matin, la présence des forces de sécurité, massivement déployées dans le centre de Tunis, était réduite. Des commerces et des cafés ont rouvert, la circulation automobile a repris. Quelques unités de la gendarmerie et de l'armée étaient postées autour des bâtiments officiels |
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Près de 200 morts en Côte d'Ivoire, selon les Etats-Unis

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Tim Cocks et Laura MacInnis
Le Premier ministre d'Alassane Ouattara, Guillaume Soro, a estimé jeudi que Laurent Gbagbo devrait être traduit devant la Cour pénale internationale (CPI) pour les événements survenus en Côte d'Ivoire depuis le scrutin présidentiel et qui ont fait près de 200 morts selon l'Onu.
Désigné vainqueur par un Conseil constitutionnel acquis à sa cause, le chef de l'Etat sortant, Gbagbo, résiste aux pressions de la communauté internationale qui souhaite le voir céder le pouvoir à Ouattara, proclamé vainqueur par la commission électorale et réfugié à l'hôtel du Golf.
Charles Blé Goudé, chef de file des Jeunes Patriotes, proches de Laurent Gbagbo, a appelé jeudi à un rassemblement le 29 décembre à Abidjan pour dénoncer l'ingérence étrangère dans les affaires ivoiriennes.
Dans un entretien publié jeudi dans le quotidien français Libération, Guillaume Soro, espère l'envoi d'une mission de la CPI dans le pays pour "établir la responsabilité des uns et des autres et que tous ceux qui sont impliqués d'une manière ou d'une autre soient transférés à La Haye".
"Nous espérons vivement que la communauté internationale ne prenne pas trop de temps pour se rendre compte que la place de Gbagbo n'est pas au palais présidentiel mais à la Cour pénale internationale de La Haye", a-t-il ajouté.
Réuni à Genève, le Conseil des droits de l'homme de l'Onu a adopté jeudi soir une résolution condamnant les violences politiques et préconisant l'ouverture d'une enquête sur l'ensemble des crimes commis et la protection des civils.
Lors d'une séance extraordinaire convoquée à la demande de pays africains, les pays membres du Conseil ont condamné les graves atteintes aux droits de l'homme commises depuis le second tour de la présidentielle, le 28 novembre, et fait part de leur crainte d'une escalade de la violence.
SOMMET DE LA CEDEAO VENDREDI A ABUJA
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) affirme disposer d'accusations étayées faisant état de la mort d'au moins 173 personnes dans des violences et des arrestations pendant la période allant du 16 au 21 décembre (voir ).
L'ambassadrice des Etats-Unis auprès du HCDH, Betty E. King, a parlé pour sa part de près de 200 personnes tuées dans les violences qui ont suivi le deuxième tour du scrutin.
Dans un communiqué, l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) a indiqué que des partisans masqués de Laurent Gbagbo armés de lance-roquettes barraient une route menant à Anyama, aux abords de NDotre, un village situé à la périphérie d'Abidjan renfermant, selon certaines allégations, un charnier.
Depuis l'hôtel du Golf, Soro a appelé mercredi le Conseil de sécurité des Nations unies à envisager la force pour contraindre Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir.
Une telle initiative doit relever des pays africains, a estimé jeudi le ministre français de la Coopération.
"La communauté internationale, qui a ratifié les résultats en Côte d'Ivoire, est représentée par la force de l'Onu, l'Onuci, et je ne vois pas l'Onuci déclarer la guerre à une partie de la Côte d'Ivoire contre l'autre partie", a dit Henri de Raincourt au micro de RFI.
"Donc, si quelque chose devait en la matière se produire ça ne pourrait être qu'à l'initiative des pays africains eux-mêmes", a-t-il ajouté.
Jeudi, le président français Nicolas Sarkozy a réitéré jeudi le soutien de Paris à la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) qui doit se réunir vendredi à Abuja pour trouver une issue à la crise ivoirienne.
Paris a recommandé à ses 15.000 ressortissants de quitter la Côte d'Ivoire dans l'attente d'une normalisation de la situation.
Un possible renforcement des 10.000 casques bleus de l'Onuci déployés en Côte d'Ivoire pour parer à toute action des partisans de Gbagbo est actuellement discuté aux Etats-Unis.
Les pays de l'Union européenne ont annoncé lundi qu'ils imposeraient sous peu des restrictions de déplacement à Laurent Gbagbo et son épouse ainsi qu'à 17 de ses collaborateurs.
Les ministres de la banque centrale de l'Union monétaire ouest-africaine devaient jeudi en Guinée Bissau pour discuter d'un possible gel des financements de la Côte d'Ivoire.
Avec Jean-Baptiste Vey à Paris; Bertrand Boucey, Eric Faye, Marine Pennetier et Jean-Loup Fiévet pour le service français
http://fr.news.yahoo.com/ |
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Les deux otages français au Niger ont été tués

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Enlevés vendredi soir en plein centre de Niamey, les deux jeunes hommes, âgés de 25 ans, ont trouvé la mort près de la frontière avec le Mali au cours d'une opération coordonnée par des forces nigériennes et françaises.
Le restaurant du centre de Niamey où ont été enlevés les deux Français. (AFP)
Le ministre de la Défense, Alain Juppé, a confirmé samedi soir que les deux Français enlevés la veille dans un restaurant de Niamey (Niger) ont été tués.
Antoine De Léocour et Vincent Delory, tous deux âgés de 25 ans, étaient originaires de la même ville du Nord, Linselles, dans l'agglomération lilloise. Antoine De Léocour résidait au Niger, où il a notamment travaillé pour une ONG allemande entre 2008 et 2009 et où il comptait se marier prochainement. Son ami Vincent Delory l'y avait rejoint pour assister au mariage.
Les deux jeunes Français ont été enlevés vendredi soir par «quatre hommes armés», selon la Défense, alors qu'ils dînaient au restaurant dans un quartier en principe sécurisé du centre-ville de Niamey. C'est la première fois qu'un enlèvement de ce genre survient à Niamey, capitale considérée jusque-là comme sûre, à environ 200 kilomètres au sud de la frontière malienne.
Leurs ravisseurs étaients des inconnus "enturbannés et armés" et qui "parlaient l'arabe", ont précisé des témoins.
Certains ravisseurs «neutralisés»
Le groupe a été «immédiatement pris en chasse par la garde nationale nigérienne pour lui interdire de rejoindre une zone refuge, ce qui constituait une menace grave pour nos otages", explique Alain Juppé dans le communiqué du ministère Défense diffusé samedi soir.
"Après un accrochage dans la nuit au cours duquel le chef de détachement de la garde nationale nigérienne a été blessé, les terroristes ont poursuivi leur progression en direction du Mali."
L'opération "coordonnée avec des éléments français présents dans la région" a permis de "neutraliser" certains des ravisseurs. Mais "à l'issue de cette action, les corps des deux otages ont été découverts sans vie", poursuit le ministre, sans préciser qui était responsable de leur mort et avant de présenter "ses condoléances attristées aux familles des victimes et à leurs proches".
Plus tôt dans la journée, le porte-parole du gouvernement nigérien Laouali Dan Dah avait fait état des échanges de tirs mais "les ravisseurs ont pu passer à travers les mailles du filet". Laouali Dan Dah ne s'est pas engagé sur l'identité des assaillants mais les soupçons se portent sur Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), mouvance qui opère dans la bande sahélo-saharienne aux confins du Niger, du Mali, de l'Algérie et de la Mauritanie. Aqmi retient déjà depuis septembre cinq otages français, salariés du géant du nucléaire Areva ou d'une filiale du groupe de construction Vinci.
«Un acte barbare et lâche»
Nicolas Sarkozy a condamné samedi soir "avec la plus grande fermeté", "l'assassinat" des deux jeunes otages , "un acte barbare et lâche", en assurant de la "détermination" de la France à "combattre sans relâche la barbarie terroriste".
Le président de la République "salue l'engagement des forces nigériennes pour tenter de libérer nos deux compatriotes", et "assure aux autorités nigériennes que la France sera à leurs côtés dans le combat qu'elles mènent contre le terrorisme".
Le soutien de Paris aux pays de la région dans la lutte contre Aqmi a contribué à faire des intérêts français une de ses cibles. Après la participation en juillet de militaires français à une opération de l'armée mauritanienne contre Aqmi, l'organisation avait annoncé l'exécution d'un otage français, l'humanitaire Michel Germaneau.
Après le dénouement dramatique de la prise d'otages de Niamey, la sécurité des Français et d'éventuelles évacuations risquent de se reposer avec encore plus d'acuité, à une échelle plus large.
(Source AFP)
http://www.liberation.fr/monde/01012312450-deux-francais-enleves-au-niger
Plus tôt dans la journée, le porte-parole du gouvernement nigérien Laouali Dan Dah avait fait état des échanges de tirs mais "les ravisseurs ont pu passer à travers les mailles du filet". Laouali Dan Dah ne s'est pas engagé sur l'identité des assaillants mais les soupçons se portent sur Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), mouvance qui opère dans la bande sahélo-saharienne aux confins du Niger, du Mali, de l'Algérie et de la Mauritanie. Aqmi retient déjà depuis septembre cinq otages français, salariés du géant du nucléaire Areva ou d'une filiale du groupe de construction Vinci.
«Un acte barbare et lâche»
Nicolas Sarkozy a condamné samedi soir "avec la plus grande fermeté", "l'assassinat" des deux jeunes otages , "un acte barbare et lâche", en assurant de la "détermination" de la France à "combattre sans relâche la barbarie terroriste".
Le président de la République "salue l'engagement des forces nigériennes pour tenter de libérer nos deux compatriotes", et "assure aux autorités nigériennes que la France sera à leurs côtés dans le combat qu'elles mènent contre le terrorisme".
Le soutien de Paris aux pays de la région dans la lutte contre Aqmi a contribué à faire des intérêts français une de ses cibles. Après la participation en juillet de militaires français à une opération de l'armée mauritanienne contre Aqmi, l'organisation avait annoncé l'exécution d'un otage français, l'humanitaire Michel Germaneau.
Après le dénouement dramatique de la prise d'otages de Niamey, la sécurité des Français et d'éventuelles évacuations risquent de se reposer avec encore plus d'acuité, à une échelle plus large. |
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Deux morts et 400 blessés dans les émeutes en Algérie

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Par LIBÉRATION.FR
Affrontements entre manifestants et policiers dans le quartier de Belcour, à Alger, vendredi. (© AFP Fayez Nureldine)
Deux personnes sont mortes et environ 400 ont été blessées, dont 300 policiers, durant les quatre jours d'émeutes déclenchées en Algérie contre la cherté de la vie, a annoncé samedi le ministre algérien de l'Intérieur Dahou Ould Kablia.
Une personne a été tuée par balle à Ain Lahdjel, dans la région de M'sila, à 300 km au sud-est d'Alger, a déclaré le ministre à la radio nationale Chaîne III, confirmant une information publiée ce jour par le quotidien El Khabar. "Il est mort lors d'une tentative d'intrusion dans un commissariat de police", a précisé le ministre
Une autre est décédée à Bou Smaïl, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest d'Alger. "Il a été ramassé dans la rue blessé, le médecin légiste a constaté qu'il est mort suite à des blessures à la tête, mais les causes de la mort ne sont pas encore élucidées". Une source médicale avait auparavant indiqué à l'AFP que cette victime aurait reçu en pleine figure une bombe lacrymogène.
Evoquant les blessés, le ministre a souligné que la police avait reçu l'ordre de contenir les manifestations en évitant tout débordement. "Il y a plus de 300 agents, entre police et gendarmerie, qui ont été blessés, a souligné le ministre, alors que dans l'autre camp, il y a moins d'une centaine de blessés".
Canons à eau
Depuis plus d’une semaine, de petits groupes de jeunes dénoncent un peu partout dans le pays ce qu’ils appellent leur «mal-vivre», que ce soit faute d’emploi -plus de 20% des jeunes sont chômeurs- ou faute de logements.
Un Conseil interministériel est prévu ce samedi pour examiner les moyens de juguler la flambée des prix des produits de base, à l’origine depuis une semaine des émeutes dans le pays, avec notamment de violentes manifestations jeudi.
A Alger vendredi après-midi dans le quartier populaire de Belouizdad (Belcourt, photo), des groupes de jeunes ont affronté avec des pierres et des bouteilles en verre des policiers déployés en masse et lourdement armés, selon des correspondants de l’AFP. Les policiers se sont opposés aux manifestants en faisant usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes.
(Reuters)
A Annaba, épargnée jusqu’à présent par la contestation qui a touché une dizaine de départements, de violents incidents ont éclaté après la grande prière du vendredi dans le quartier populaire dit «gazomètre». Les échauffourées se sont ensuite étendues à la cité voisine des Lauriers-Roses avant que les manifestants ne coupent avec des barricades la principale artère menant vers le Centre hospitalier universitaire de la ville.
A 230 km plus à l’est, des affrontements ont aussi éclaté à Tebessa, ville toute proche (50 km) de la Tunisie, elle-même déchirée par des tensions sociales très vives depuis trois semaines.
En Kabylie aussi
A Oran, la grande métropole de l’ouest algérien, où plusieurs édifices publics avaient été saccagés mercredi soir, les échauffourées ont repris vendredi après-midi dans le quartier périphérique du Petit-Lac. Des dizaines de jeunes ont attaqué avec des pierres des policiers qui ont riposté avec des grenades lacrymogènes, selon un correspondant de l’AFP.
A Tizi Ouzou, principale ville de Kabylie (est d’Alger), de violents heurts ont opposé des jeunes du quartier des Genêts et des policiers qui ont fait usage de grenades lacrymogènes, selon des habitants.
Les manifestants ont également coupé plusieurs rues de la ville avec des barricades. A Béjaïa (250 km à l’est d’Alger), les émeutes, qui avaient secoué jeudi la localité d’Akbou, où les manifestants avaient attaqué un tribunal, ont gagné les villes voisines de Tazmalt et Sidi Aïch, selon des résidents.
«La sérénité et le calme sont de grandes grâces d’Allah»
Les autorités sont par ailleurs sorties de leur silence vendredi: le ministre algérien de la Jeunesse et des Sports Hachemi Djiar a appelé les jeunes manifestants à «dialoguer de façon pacifique».
La violence «n’a jamais donné des résultats, ni en Algérie ni ailleurs, et cela nos jeunes le savent», a dit M. Djiar lors d’une visite à Constantine (430 km à l’est d’Alger).
Il a appelé la jeunesse tournée vers la violence à «réfléchir et à voir tout ce qui a été réalisé en Algérie en un laps de temps quand même record» et à «dialoguer de façon pacifique et civilisée».
Lors de la grande prière hebdomadaire, les imams d’Algérie ont appelé au calme. «La sérénité et le calme sont de grandes grâces d’Allah. Il faut les préserver», a lancé un prédicateur dans un sermon retransmis en direct par la radio nationale.
http://www.liberation.fr/monde/01012312289-la-situation-est-plutot-calme-ce-matin-en-algerie |
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Ils aimaient l’Afrique

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Assassinats au Niger, la tristesse de Linselles
(Photographie de Vincent Delory)
"On ne s'attendait vraiment pas à ce que quelque chose comme ça puisse arriver". Après la mort des deux jeunes Français au Niger après leur enlèvement, le quartier des Myosotis à Linselles, où résident les familles, était figé par l'incompréhension et la tristesse.
"Tout le monde est très éprouvé ici. On aura de la difficulté à s'en remettre, c'est certain", témoigne Corinne Pottier, l'une des voisines des familles d'Antoine De Leocour et Vincent Delory, morts à 25 ans.
Ces familles résident dans le quartier depuis plus de 30 ans, à moins de 50 mètres l'une de l'autre, au coeur d'un lotissement de petites maisons individuelles couleur brique.
Dimanche matin, seule la présence des forces de police bloquant l'accès à la rue et des journalistes, signalent aux passants que quelque chose s'est produit.
"Nous sommes dans un quartier où les gens ne se fréquentent pas, mais sont solidaires. Nous avons beaucoup de peine", expliquait samedi soir une voisine de 70 ans, qui a tenu à conserver l'anonymat.
"C'est l'ensemble de la ville qui est aujourd'hui attristé et touché au coeur par cet événement inexplicable", témoigne le maire de la ville, Jacques Romery. Il a rendu visite aux deux familles dans la matinée, accompagné du député UMP du Nord, Christian Vanneste.
"Les familles, qui ont choisi de ne pas s'exprimer, sont très abattues. Elles se demandent comment cela à pu arriver à leurs garçons. Elles n'éprouvent pas de colère, mais veulent juste savoir ce qui s'est passé", a déclaré le maire, qui les décrit comme "impliquées dans le milieu associatif et menant une vie exemplaire".
"Les parents sont bien évidemment effondrés, il n'y pas de mot pour décrire ce qu'on peut ressentir dans de pareilles circonstances. La mère de Vincent m'a même avoué qu'elle n'y croyait toujours pas", confiait le député.
Deux membres de la cellule psychologique du Quai d'Orsay ont rendu visite aux familles très tard dans la nuit et le préfet dimanche après-midi.
Antoine de Léocour, 25 ans, que tout le monde décrit comme un "amoureux de l'Afrique", travaillait pour des ONG en Afrique depuis près de deux ans et demi. "Il était parti là-bas juste après la fin de ses études. Il s'y sentait bien", précise Marie-Agnès Dhulu, une conseillère municipale de Linselles.
Selon M. Vanneste, Antoine "ne s'imaginait pas en danger à Niamey", où il a été enlevé.
Son ami Vincent, ingénieur à Toulouse avait rejoint Antoine, qu'il connaissait depuis la maternelle, afin d'assister à son mariage avec une Nigérienne.Un autre ami est arrivé à Niamey juste après l'enlèvement et d'autres devaient les retrouver pour assister aux noces prévues samedi. Selon Marie-Agnès Dhulu, "Antoine devait ensuite retourner en Centrafrique où était basée l'ONG pour laquelle il travaillait".
"Les familles savaient qu'il y avait des risques bien sûr. Mais l'esprit de camaraderie et l'amour de leurs enfants primaient", a témoigné M. Roméry.
Les obsèques seront célébrées à Linselles à une date indéterminée pour l'instant.
Article du Journal Libération
AFP |
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Message du Grand Maître du Grand Orient Arabe Œcuménique

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Message du Grand Maître du Grand Orient Arabe Œcuménique Jean-Marc Aractingi au nouveau Grand Maître d’origine Arabe Nadim Mansour de la Grande Loge de l’État d’Israël
En ce début de décennie, et après 60 ans de guerres israélo-arabes, nous pensons qu’avec l’élection d’un Arabe comme Grand Maître de la Grande Loge de l’État d’Israël il est de notre devoir entre « Frères » et « Sœurs », et même si à l’intérieur de nos loges la politique est interdite, de « plancher » ensemble sur une solution de paix durable.
La Franc-maçonnerie a été taxée dans les pays arabes d’être au service du sionisme ; ce qui est tout à fait erroné puisqu’elle existait dans ces pays bien avant la création de l’État d’Israël (la première loge à Alep en Syrie dès 1738 !).
Malheureusement quelques erreurs contribuent toujours à justifier cette image maçonnique, comme lorsque le Grand Orient de France admet en son sein une loge sioniste « L’Étoile de la paix » ou quand certains de ses dignitaires abondent publiquement dans ce sens comme lorsque l’historien André Combe prétend que les Francs-maçons français sont tous favorables à l’État d’Israël. Il ajoute que ce serait « pour ces mêmes valeurs de démocratie que la franc-maçonnerie défend, que cette dernière a toujours reconnu la légitimité d'Israël », soulignant que, dans l'ensemble, les maçons français seraient « même tous favorables à l'État d'Israël »
Travaillant loin de ces errements, nous considérons en toute humilité que le GOAO, qui travaille au rite œcuménique (judéo-chrétien-musulman) et dont les Frères et Sœurs appartiennent à ces trois confessions, a un rôle spécifique à tenir dans un dialogue positif et a minima, dans un esprit maçonnique de liberté, d’égalité et de fraternité, avec nos Frères et Sœurs israéliens.
Nous interpellons donc le Grand Maître de la Grande Loge de l’État d’Israël pour nous éclairer sur ce qui entrave, du coté israélien, les propositions suivantes :
1) Un retrait complet d’Israël des territoires arabes occupés depuis 1967, y compris le retrait complet des Hauteurs du Golan syrien et les secteurs demeurant occupés au sud Liban, jusqu'aux limites existantes le 4 juin 1967.
2) D’accepter de chercher un accord et une solution juste au problème des réfugiés palestiniens, conformément à la résolution 194.
Cette résolution 194 adoptée le 11 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies , décide, à la suite du départ de centaines de milliers de Palestiniens : « qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables. »
3) D’accepter un État palestinien indépendant et souverain sur les territoires palestiniens occupés depuis le 4 juin 1967 en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
4) D’accepter que Jérusalem soit une Capitale Œcuménique, qu’elle soit déclarée Internationale et mise sous l’égide des Nations Unies (Puisque les trois religions du Livre la revendique).
En contrepartie, les États arabes doivent s’engager :
1) À considérer le conflit arabo-israélien comme terminé et aller vers la conclusion d'un accord de paix avec Israël, afin de consolider cette situation.
2) Obtenir une paix totale pour tous les États de la région.
3) Établir des relations normales et diplomatiques, dans le contexte d'une paix totale avec Israël.
Vœux pieux ! Beaucoup ont essayés avant, mais qui sait peut être que la Fraternité universelle entre des Francs-maçons libres pourra faire avancer les choses.
www.grandorientarabe.org |
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Création de Deux pages Facebook

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Africa Pax
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Marquis Gilbert du Motier de La Fayette
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